L’hélicoptère du Samu aurait atterri sur un boulevard de Vernet-les-Bains « sans service de sécurité » au sol : le maire interpelle le préfet (L’Indep)

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 aout 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère H66 affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de dispositif de sécurité. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 août 2026)

Sollicitée, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

« Un pompier avait sécurisé la zone et si nous avions atterri plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient »

Du côté du Samu, on livre une version des faits différente de celle du maire sur plusieurs points. « Lors de cette intervention, un pompier présent au sol avait sécurisé la zone en amont, assure une source au sein du service hospitalier. De plus, si nous nous étions posés plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient, qui était dans le coma et qu’il fallait intuber, mettre sous respiration artificielle, puis en réanimation. Cette intervention a permis de sauver une vie. » L’enquête que les services de l’État ont lancée après réception du courrier du maire de Vernet devrait permettre de trancher entre les deux versions.

Autre précision : si le transport des équipes médicales par l’hélicoptère H66, disponible 24 heures sur 24, est effectivement délégué à une société privée dans le cadre d’une convention, « comme dans les autres Samu de France », le service hospitalier reste bel et bien le donneur d’ordre.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 août 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu s’est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de personnels au sol chargés de sécuriser l’atterrissage. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». L’intervention du 12 août visait à prendre en charge une personne victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Son bien-fondé était donc indiscutable et le premier magistrat en convient. Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Sollicitée, la direction de l’hôpital de Perpignan n’a pas donné suite. De son côté, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Guillaume Roubaud-Quashie : « L’Université d’été du PCF, pour aborder cette année avec ambition » (La Marseillaise)

Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l’Université d’été du PCF et membre du Conseil national présente l’événement qui débute ce vendredi à Toulouse.

La Marseillaise : Quels seront les temps forts de cette université d’été du PCF à Toulouse ?

Guillaume Roubaud-Quashie : C’est une université un peu particulière parce qu’elle arrive juste après le 40e Congrès du Parti Communiste. C’est, pour nous, le premier événement public majeur, important, national, depuis. Il s’inscrit dans un contexte bien connu, qui est celui, du macronisme finissant mais qui n’est pas encore parti puisqu’ils sont dans la préparation d’un prochain budget et envoient des signaux assez inquiétants. Parmi les temps forts de cette année, on a voulu donner une place importante aux enjeux climatiques et environnementaux. Cela se traduira notamment par la présence dès l’ouverture d’un responsable syndical des Sdis. On a aussi voulu apporter un éclairage particulier sur la question des enjeux de l’intelligence artificielle. On aura toute une série de rendez-vous autour des questions internationales, avec le retour de la délégation du PCF qui s’est rendue au Proche-Orient, un temps fort aussi autour de Cuba face au danger trumpiste qui ne cesse de grandir, et une séquence consacrée à l’évolution de la domination états-unienne dans la période. Dans les temps forts politiques, Fabien Roussel donnera son allocution de rentrée ce samedi soir, un débat est organisé dimanche entre Léon Deffontaines et le Haut-Commissaire à la Stratégie et au Plan Clément Beaune sur la question de la planification démocratique. Nous avons également organisé une rencontre entre les différentes formations politiques de gauche, avec socialistes, écologistes, insoumis et communistes bien sûr, ainsi qu’une rencontre avec le monde du travail, en présence de Caroline Chevé secrétaire générale de la FSU et Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT.

La Marseillaise : Vous prendrez part à une conférence intitulée « Antifascisme et politique de masse », pouvez-vous la présenter ?

Guillaume Roubaud-Quashie : C’est une thématique qui est importante pour nous parce qu’il y a la question de la nature de la menace d’extrême droite qui est devant nous et beaucoup d’ateliers seront consacrés à cette question, avec, notamment, Bernard Pudal qui a sorti un livre très important sur le sujet. On a voulu construire avec la jeunesse communiste un projet d’échange qui marie leurs réflexions en cours d’un côté, et de l’autre, un ancrage historique. C’est à ce titre-là que je vais intervenir dans cet atelier, parce que cette question de l’extrême droite, il faut évidemment la regarder à la lumière précise du présent, mais elle n’est pas neuve. On a déjà été confrontés à cette question et à des moments d’affirmation de l’extrême droite, et il y a eu des réponses des communistes dont on peut juger qu’elles sont adaptées pour le présent, qu’elles ne le sont plus, qu’elles l’ont été, qu’elles n’ont pas été, peu importe. En tout cas l’idée est de proposer aux communistes de ne pas réfléchir comme si rien n’avait jamais été pensé et tenté par le passé, si je puis dire. Le propos qui sera le mien sera surtout centré sur les réflexions et les expériences des communistes dans les années 1930, au moment où justement l’extrême droite en France était aux portes du pouvoir. Et, finalement, il faudra la victoire de Hitler pour que l’extrême droite, qui a cessé de progresser et n’avait pas réussi à obtenir le pouvoir, l’obtienne dans le bagage de l’armée nazie par ce rapport de force là. Donc l’idée c’est de voir un petit peu des éléments de réflexion et de parallèles avec aujourd’hui.

La Marseillaise : Pourquoi ce moment est-il important pour le parti, les militants, les cadres et les élus ?

Guillaume Roubaud-Quashie : C’est-à-dire qu’on sait tous qu’on va aborder une année importante et qu’on l’aborde avec esprit d’ambition absolument, mais tout en sachant qu’elle n’est pas facile d’avance. C’est-à-dire que le pire n’est pas du tout certain mais le meilleur n’arrivera pas par hasard. Donc, si on veut que le meilleur advienne et que le pire n’advienne pas, alors, il est impératif de prendre le temps de la réflexion au-delà des postures et des pensées courtes. Il faut creuser un certain nombre de sujets sur lesquels l’université va justement travailler à la veille de cette rentrée 2026-2027.

La Marseillaise : L’allocution de Fabien Roussel est prévue ce samedi soir. Est-ce un lancement de campagne présidentielle, tout en sachant que le vote des militants pour déterminer si oui ou non il sera candidat, est attendu le 6 septembre prochain ?

G.R.-Q. : Évidemment, au Parti communiste, ce sont les adhérents qui décident de leur orientation. En même temps il est certain que le 40e Congrès, au terme d’un processus démocratique, a déjà donné une certaine orientation. Le discours de Fabien Roussel ne pourra pas être celui du candidat, puisque ça, c’est aux communistes de le décider souverainement début septembre. Néanmoins, il s’inscrira dans la perspective qui a été tracée démocratiquement par le 40e congrès. Il aura une tonalité offensive pour attaquer l’année dans le contexte présent.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 21 août 2026)

Jean-Marc Touzard : « La viticulture doit s’adapter au climat » (La Marseillaise)

Jean-Marc Touzard, économiste et directeur de recherche à l’INRAE, est spécialiste des stratégies d’innovation dans le secteur de la viticulture. L’accélération du changement climatique nécessite, selon lui, de la coopération entre les acteurs du secteur et la construction de stratégies d’adaptation à plusieurs niveaux.

La Marseillaise : Cette année encore, les vignerons du Languedoc-Roussillon sont contraints d’avancer le début des vendanges. Cela va-t-il devenir la norme ?

Jean-Marc Touzard : Oui, la période des vendanges ne cesse d’avancer depuis des années. On observe une tendance de quatre à cinq jours d’avance supplémentaires par décennie. Dans les années 1980, la récolte démarrait autour du 15 septembre dans le Languedoc-Roussillon. Nous sommes cependant dans une année particulièrement précoce. Et encore, le Languedoc n’est pas la région viticole la plus touchée. Cela est évidemment une conséquence du changement climatique, qui agit sur la « phénologie » de la vigne, c’est-à-dire ses différents stades de développement, et entraîne donc une maturation plus précoce des raisins.

La Marseillaise : Quels sont les autres impacts du changement climatique sur la viticulture ?

Jean-Marc Touzard : Les impacts sont nombreux et ils interagissent entre eux. Par exemple, le stress hydrique induit par le changement climatique a pour effet de produire des baies plus petites et donc, de diminuer les rendements. La qualité du vin est elle aussi impactée directement avec, entre autres, une plus grande concentration de sucre. Or, si cela ne signifie pas forcément une perte de qualité à proprement parler, cette évolution ne suit pas la demande : aujourd’hui, les consommateurs ont tendance à rechercher des vins moins alcoolisés et plus frais. Le changement climatique entraîne aussi davantage d’événements extrêmes et donc l’augmentation des risques de destruction des cultures. Une autre conséquence indirecte que l’on peut citer est la salinisation des sols, en raison de la montée du niveau de la mer. Tous ces effets entraînent ensuite des conséquences sociales et économiques, avec notamment des difficultés commerciales ou encore la baisse de la valeur du patrimoine. En résumé, les impacts sont de plus en plus importants à mesure que le changement climatique s’accélère. Nous vivons aujourd’hui une année qui sera considérée comme normale dans une dizaine d’années, c’est la raison pour laquelle il faut s’adapter dès maintenant.

La Marseillaise : Par où commencer cette adaptation ?

Jean-Marc Touzard : Avant de parler de solutions concrètes, il faut rappeler un préalable indispensable, qui est la limitation urgente de nos émissions de gaz à effet de serre dans le but de stabiliser le climat à l’échelle mondiale. Plus tôt le climat sera stabilisé, plus nos possibilités d’adaptation seront nombreuses. Ensuite, il faut aussi rappeler qu’il n’y a pas de solution miracle, puisque tout l’enjeu est de combiner différents types de solutions. La première d’entre elles concerne probablement le choix des cépages. Il va ainsi falloir changer les cépages cultivés dans le Languedoc-Roussillon, ou du moins ne garder que les cépages résilients et adaptés au climat, tels que le Cinsault ou le Grenache, et diminuer d’autres cépages précoces, tels que le Merlot. Il pourrait aussi s’agir d’aller chercher d’anciennes variétés, des variétés qui sont cultivées dans d’autres pays de la Méditerranée ou encore, de puiser dans des créations variétales, comme celles sur lesquelles travaille l’INRAE.

La Marseillaise : Après avoir repensé le choix des cépages, quelles solutions se trouvent dans les pratiques viticoles ?

Jean-Marc Touzard : Le deuxième type d’adaptation se situe au niveau de la gestion du sol. Il faut renforcer la capacité des sols à retenir l’eau, ce qui peut passer par plein de techniques différentes, qui présentent toutes des avantages et des limites. On peut citer notamment la vitiforesterie, l’irrigation, la taille en gobelet ou encore, le jeu sur les feuilles. Ensuite, le troisième type d’adaptation se situe après la récolte, au niveau de l’œnologie, qui permet de corriger un peu les effets du changement climatique sur le vin. Cela peut se traduire notamment par le recours au froid ou à des techniques pour désalcooliser le vin.

La Marseillaise : Et sur le long terme, faut-il adapter notre paysage et la société dans son ensemble à ces changements ?

Jean-Marc Touzard : Des solutions d’adaptation existent à travers la relocalisation de certaines parcelles de vigne. C’est ce que font notamment les vignerons du Larzac, en allant chercher de l’altitude. Cela risque cependant de poser des questions concernant les appellations qui, jusque dans les années 1980, mettaient volontairement en avant des sols peu profonds, tandis qu’aujourd’hui, d’autres types de sols plus profonds pourraient devenir plus intéressants. On peut aussi s’intéresser à tous les changements institutionnels qui doivent accompagner les évolutions que nous avons citées : modifier les cahiers des charges, réinventer les mécanismes pour faire face aux risques tels que les assurances, la prévention etc. Enfin, il faut reconstruire des liens avec le consommateur et réinventer les récits autour de la viticulture. La valeur du vin est intrinsèquement liée à la valeur de son terroir, ces récits sont donc indispensables et leur transmission peut passer par l’œnotourisme.

La Marseillaise : Êtes-vous optimiste ?

Jean-Marc Touzard : Dans le scénario où l’on arrive à ralentir et à stabiliser le changement climatique, je ne désespère pas. La viticulture est une filière très sensible, qui est impactée durement par ce changement, mais c’est aussi une filière avec une grande diversité et une grande créativité. Il y a des solutions, à condition que tous les acteurs collaborent entre eux. De mon côté, je pense qu’il faut privilégier en priorité les solutions fondées sur la nature, telles que la sélection des cépages et la diversification.

Propos recueillis par Nina Bailly (La Marseillaise, le 21 août 2026)

Agression horrible dans la bande de Gaza. Destruction totale et pertes économiques importantes dans le secteur agricole

Un rapport du ministère de l’Agriculture palestinien publié fin juillet 2026, a documenté la destruction totale subie par le secteur agricole dans la bande de Gaza, pendant cette agression continue contre la population civile.

Le rapport a confirmé que le secteur agricole de Gaza a subi pendant l’offensive militaire des destructions à grande échelle, entraînant l’effondrement quasi complet des infrastructures de production agricole, avec des dommages dépassant 87 % dans la plupart des secteurs, selon l’analyse des images aériennes haute résolution, les systèmes d’information géographique (SIG) et les bases de données agricoles officielles.

Selon le rapport approuvé par plusieurs organisations agricoles internationales, les pertes totales du secteur agricole dans l’enclave palestinienne ont atteint environ 3,49 milliards de dollars américains, dont 1,90 milliard de dommages directs et 1,59 milliard de dommages indirects.

Il a été indiqué que le secteur de la production végétale a connu une forte baisse de la production des cultures, ce qui a entraîné une réduction de la capacité à fournir de la nourriture localement, en raison de dommages touchant environ 158, 909 kilomètres carrés sur un total de 182, 247 kilomètres carrés, avec un taux global de dommages de 87,1 %.

L’agression horrible a directement provoqué un effondrement presque complet du système d’irrigation agricole, avec la mise hors service d’environ 8700 puits agricoles, en plus de la détérioration de 3 828 bassins d’eau agricole, ainsi que la destruction de 1371 kilomètres de conduites d’eau agricole.

Dans le secteur de la production animale, le taux de pertes a atteint environ 90,3%, avec des dommages affectant plus de 5450 fermes de ruminants et environ 2 300 fermes de volailles, en plus de la mort d’environ 69000 animaux ruminants et 2,79 millions d’oiseaux, ainsi que la détérioration de 28400 ruches, reflétant de grandes pertes dans le système de production animale.

Et selon le rapport, les ressources du secteur de la pêche n’ont pas été épargnées par la guerre d’extermination totale, avec environ 1674 moyens de pêche affectés, 7 fermes aquacoles endommagées et environ 450 bassins à double usage touchés, en plus de la destruction de l’unique écloserie de poissons, ce qui a entraîné un arrêt quasi total des activités de pêche et de production piscicole.

Concernant les infrastructures agricoles, environ 93 pépinières ont été gravement endommagées, 18 incubateurs et 134 chambres froides agricoles également presque complètement détruits, sans parler des destructions massives dans les centres gouvernementaux, les laboratoires vétérinaires, les stations expérimentales et de traitement de l’eau, ainsi que les graves dommages subis par les installations et les ports des pêcheurs et les infrastructures de services qui leur sont associées.

Le ministère palestinien de l’Agriculture a confirmé que cette destruction sans précédent a entraîné une paralysie quasi totale du système de production agricole, ainsi qu’une forte baisse de la sécurité alimentaire pour les habitants du secteur, en plus de la perte de sources de revenu pour des milliers de familles, ce qui a augmenté la dépendance à l’aide humanitaire et aux secours.

Avec leur volonté, quelques paysans palestiniens de Gaza ont essayé de reprendre leurs actions. Ils ont réussi malgré les conditions très difficiles de la remise en état d’environ 24 hectares de serres endommagées, principalement dans le sud de la bande de Gaza, une reprise timide et entravée, mais encourageante.

Ces prémices de reprise restent fragiles, et largement entravées. Les agriculteurs de Gaza souhaitent relancer la production sur chaque parcelle disponible, mais ils doivent pour cela avoir accès à des intrants et à leurs terres.

Dans l’ensemble de l’enclave illégalement assiégée et occupée, les coûts de production ont augmenté de manière spectaculaire, certaines semences ayant vu leur prix multiplié par dix, alors que des milliers d’hectares sont devenus inaccessibles ou impropres à la culture en raison des opérations militaires et des débris de guerre.

La pénurie de semences, d’engrais, de pesticides et de carburant continue de paralyser le secteur. En outre, l’occupation actuelle par l’armée israélienne de près de 65% de l’enclave rend dangereux voire impossible pour nombre d’agriculteurs d’accéder à leurs terres situées aux alentours de la ligne jaune.

Dans ce contexte sombre, le ministère de l’Agriculture a appelé toutes les institutions de la communauté internationale, les organisations onusiennes et les donateurs à agir rapidement et immédiatement pour soutenir la relance, la réhabilitation et la récupération du secteur agricole, reconstruire ses infrastructures, et permettre aux agriculteurs, aux pêcheurs et aux éleveurs de reprendre la production, afin de renforcer la sécurité alimentaire et soutenir la reprise économique dans la bande de Gaza.

Et malgré le soi-disant accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025, la situation humanitaire dans le secteur ne s’est pas améliorée en raison du refus de l’occupation de respecter ses engagements, y compris l’ouverture des points de passage et l’introduction des quantités convenues d’aide alimentaire, humanitaire et médicale, ainsi que de matériaux de construction.

40 emplois menacés au terminal ferroviaire de Cerbère (L’Indep)

Le groupe DB Cargo Iberia, dont dépend le site ferroviaire de Cerbère dédié au changement d’essieux nécessaire pour permettre aux trains de fret français de circuler côté espagnol, a annoncé la fermeture de l’atelier au 31 décembre 2026. Un plan social avec 40 suppressions de postes à la clé est en cours de négociation.

Ce n’est pas à proprement parler une surprise. Avec le report d’une partie du transport de marchandises vers la ligne TGV entre Perpignan et Barcelone, le terminal de Cerbère connait depuis un certain nombre d’années une inquiétante baisse de trafic. Cette diminution impacte directement l’activité des 40 salariés qui changent les essieux des trains de fret traversant la frontière en raison de la différence d’espacement des rails sur le réseau espagnol.

Selon les représentants des salariés, le groupe dont dépend l’entreprise gestionnaire de cet atelier, DB Cargo Iberia, a annoncé ses intentions depuis plusieurs mois. « La direction du groupe a décidé des décembre 2025 de fermer le site », assure Antoine Calero, le secrétaire du syndicat FO de la société DB Cargo Iberia Axie Change, qui regroupe les chantiers de Cerbère et d’Hendaye.

En cet été 2026, le processus a franchi une étape décisive. « Nous sommes en train de négocier un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). S’il n’y a pas de repreneurs, le site fermera au 31 décembre », résume Sébastien Auzou, du syndicat CFTC.

Une « grève du zèle » stratégique

La quarantaine d’emplois que recense l’atelier est menacée. « Il n’y a rien dans le PSE de la direction », dénonce Antoine Calero. « En l’état, on partirait avec une main devant et une main derrière. »

Du coup, les salariés ont décidé de faire monter la pression. En entamant une « grève du zèle » destinée à ralentir le trafic alors que le site de Cerbère doit actuellement absorber les rames de marchandises qui passent généralement par l’atelier d’Hendaye, en travaux ce mois-ci.

Petite lueur d’espoir : selon le maire de Cerbère, Christian Grau, « il y aurait deux entreprises intéressées par une reprise du site, mais on ne connait ni leurs noms, ni leurs projets ». S’il confirme que deux entreprises auraient manifesté leur intérêt, Antoine Calero précise qu’à ce jour, aucun repreneur ne s’est concrètement positionné : « Et s’il y en avait un, il ne ferait pas forcément le même métier que nous et ne serait pas obligé de reprendre le personnel. »

Les négociations autour du PSE devraient se poursuivre jusqu’au 15 septembre prochain.

Arnaud (L’Indépendant, le 20 août 2026)

Christian Grau : « Nous essayons d’alerter les pouvoirs publics depuis 2020 »

Pour le maire de Cerbère, Christian Grau, à l’heure où la décarbonation de l’économie est présentée comme une priorité, la fermeture du site tiendrait du paradoxe. « Si les rames qui passaient jusqu’ici par Cerbère ne peuvent passer ni par la ligne TGV (Perpignan-Barcelone, NDLR) qui arrive à saturation, ni par Hendaye, les marchandises devront être transportées par des camions, prédit-il. On ne peut pas faire passer le fret uniquement par la ligne TGV, qui doit aussi être entretenue la nuit. On va vers une solution routière alors qu’on a un site et un savoir-faire. »

Christian Grau rappelle également que le combat pour le maintien de l’atelier ne date pas d’hier : « Cela fait depuis début 2020 que nous essayons d’alerter les pouvoirs publics. Le directeur du site a fait toute une série de propositions pour qu’on lui adresse de l’activité, mais aucune n’a été retenue. L’outil de travail risque d’être démantelé, alors que ces infrastructures pourraient être également utilisées pour certaines opérations de maintenance ferroviaire. »

De son côté, le secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Cerbère, David Cerdan, pointe également du doigt « des choix politiques qui favorisent depuis des années le routier ». Tout en mettant également en cause les conséquences de l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire.

L’Indépendant, le 20 août 2026

Perpignan. Divisée et battue dans les urnes, la gauche règle encore ses comptes (L’Indep)

La réélection de Louis Aliot des le premier tour de l’élection municipale à Perpignan, doit beaucoup à la division de la gauche et du centre. Les cicatrices restent ouvertes alors que les recours en annulation du scrutin, déposés par la liste d’Agnès Langevine et la liste de Mickaël Idrac, seront auditionnés le 17 septembre par le tribunal administratif.

Sur les cendres de sa défaite, la gauche perpignanaise brûle sa rupture par les deux bouts. Il a suffi d’une date pour raviver la flamme : l’annonce par le tribunal administratif de Montpellier du jour de l’audience des recours déposés en annulation de l’élection municipale à Perpignan, le 17 septembre prochain.

Après une campagne fratricide à gauche et un large succès du maire sortant Louis Aliot (RN), réélu dès le premier tour avec 50,61 % des voix, deux listes avaient déposé des recours en annulation. Celle menée par Agnès Langevine, investie par le PS et Place Publique, seconde avec 15,94 %, et celle portée par Mickaël Idrac (LFI, les Écolos, Génération. s), quatrième avec 9,60 %. Ces recours seront donc audiencés mi-septembre.

Mais, celui d’Agnès Langevine n’est visiblement toujours pas digéré par Mathias Blanc (8,94 % des voix) et sa liste « Perpignan Autrement » qui réunissait plusieurs partis (dont le PC) et associations de gauche, dont des cadres locaux de Place Publique.

Mathias Blanc étant lui-même membre du PS local. Ce recours de la vice-présidente de la Région, fort d’une vingtaine de pages, demande l’annulation totale du scrutin, et donc l’élection de Louis Aliot. Il pointe par exemple des procurations non prises en compte.

Mais il vise aussi l’annulation des bulletins de Mathias Blanc qui faisaient référence au PS et à Place Publique, alors que nationalement les deux partis avaient investi Langevine, à contre-courant des militants locaux pour le mouvement de Raphaël Glucksmann. De quoi avoir « trompé et influencé » les électeurs soutient-elle.

« Les arguments choisis sont directement dirigés contre la liste « Perpignan Autrement » », réplique Mathias Blanc. « Non seulement, ils sont faibles juridiquement, mais moralement cela me semble condamnable. C’est le signe d’une obstination, d’une rancœur. Ce recours, tant son dépôt que son maintien, est un énième coup porté à la nécessaire union de la gauche. En ce qui nous concerne, nous continuerons, dans un esprit d’ouverture, à rassembler sur le terrain et de nous battre contre les manœuvres mortifères qui font le jeu du RN et de l’union des droites ».

La seconde salve est tirée par LFI et Mickaël Idrac. Pourtant, il avait dégainé d’abord, déposant un premier recours en annulation. La cible : la décision de la préfecture « d’imposer que le bulletin de vote « Perpignan, Changez d’air! » soit présenté aux électeurs côté verso, sans la photo du candidat tête de liste et sans les logos des formations politiques qui nous soutenaient. Suite aux manigances de la liste « Plus forts pour Perpignan » menée par Agnès Langevine », accusent-ils. Avant de qualifier le recours d’Agnès Langevine de « contre-feu » et d’apporter leur soutien à Mathias Blanc. Doublement ciblée, Agnès Langevine sort aussi l’artillerie lourde.

« L’objectif de notre recours est bel et bien l’annulation de l’élection et donc celle de Louis Aliot et de l’extrême droite. Notre avocat réserve ses arguments pour le tribunal administratif, nous avons fait cela dans l’intérêt de la démocratie et de l’état de droit. Nous pointons des procurations pas prises en compte. Et oui, les bulletins de « Perpignan Autrement » ont trompé et influencé les électeurs alors que Mathias Blanc n’avait pas les investitures du PS et de Place Publique. Qui est le candidat dissident à gauche, Mathias Blanc ou Agnès Langevine ? »

Dernier, mais certainement pas ultime épisode de la déchirure de la gauche perpignanaise : si le tribunal administratif rejette l’annulation de l’élection, et donc confirme Louis Aliot dans son fauteuil, il pourrait tout de même défaire l’élection des quatre conseillers municipaux élus sur les listes Blanc et Idrac…

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 19 août 2026)

Au Venezuela, le rejet de « toute forme de domination » (La Marseillaise)

Depuis l’enlèvement illégal par les États-Unis du président du Venezuela Nicolás Maduro, le pays est dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Celle-ci semble s’être accommodée de la tutelle imposée par Washington à Caracas, accédant à chacune des exigences de l’administration de Donald Trump ; entre exploitation de la reprise de l’activité pétrolière au profit des multinationales américaines -mais pas des habitants- et rétablissement des relations consulaires avec Israël. Pendant ce temps, la population vénézuélienne peine à se relever des conséquences des séismes, plongeant davantage dans la pauvreté.
Le Parti communiste du Venezuela dénonce l’impérialisme américain qui a la mainmise sur le pays depuis l’enlèvement de Nicolás Maduro.
Entretien avec Neirlay Andrade membre du bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV).

La Marseillaise : Quelle est la situation politique dans le pays depuis le début de la « tutelle » américaine ?

Neirlay Andrade : Le triumvirat dirigé par Delcy Rodríguez, son frère et président du Parlement, Jorge Rodríguez, et le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, exerce illégalement le contrôle interne. Le gouvernement aurait dû organiser des élections après l’enlèvement de Nicolás Maduro, comme le prévoit la Constitution. Or, ce groupe s’est emparé du pouvoir et agit sous la direction de la Maison Blanche. Pour Washington, la priorité immédiate n’est pas le rétablissement de la souveraineté populaire ou des libertés démocratiques, comme on le faisait croire à l’opinion publique. Son véritable objectif est de garantir des conditions favorables au pillage du pays, et le PSUV [le Parti socialiste unifié du Venezuela, au pouvoir, Ndlr.] en est devenu le garant. Pendant des années, le gouvernement de Maduro a construit un faux discours de confrontation avec les États-Unis. Aujourd’hui, cette relation est présentée comme une nécessité. Le peuple vénézuélien doit résoudre sa crise politique et sociale sans que Washington ne décide de la date des élections, des personnes autorisées à y participer ou de la manière dont le pétrole sera géré. Cela ne signifie pas pour autant défendre l’ancien gouvernement de Maduro ni ignorer la profonde crise politique qui l’a précédé. C’est précisément parce que nous dénonçons l’autoritarisme, la corruption et la destruction des droits démocratiques sous le PSUV que nous refusons la solution consistant à remplacer une forme de subordination par une autre. L’alternative pour le Venezuela ne peut pas être de choisir entre l’autoritarisme du PSUV et la tutelle impérialiste.

La Marseillaise : Les manifestations contre l’impérialisme américain sont-elles fréquentes ?

Neirlay Andrade : Il n’y a pas eu de mobilisations anti-impérialistes massives depuis le 3 janvier. La direction du parti au pouvoir a neutralisé toute initiative susceptible de compromettre ses relations avec la Maison Blanche. La campagne exigeant la libération de Maduro et son retour au Venezuela a été brusquement abandonnée et remplacée par une campagne visant à promouvoir la « renaissance » du pays dans le cadre d’un nouveau dispositif de « coopération » avec Washington. Cependant, des manifestations antisionistes importantes ont récemment eu lieu dans plusieurs villes du pays, en signe de rejet de la présence des forces militaires israéliennes, intégrées à l’équipe chargée de diriger le processus de reconstruction des zones sinistrées à la suite des tremblements de terre. Ces rassemblements, bien que de faible ampleur, ont été menés par des militants de base du PSUV qui rejettent le revirement opéré par la direction du parti [qui a rétabli les liens consulaires avec Israël, Ndlr.]. Le PCV œuvre aux côtés d’organisations politiques et sociales à la construction d’une alternative démocratique, populaire et souveraine, visant à rétablir la Constitution et à lutter contre le pillage, l’autoritarisme et toute forme de domination étrangère.

La Marseillaise : Marco Rubio a été qualifié par le New York Times comme le « vice-roi du Venezuela ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Neirlay Andrade : Marco Rubio joue un rôle clé dans la domination des États-Unis sur le Venezuela. Il a été l’artisan du « plan » mis en œuvre après les bombardements du 3 janvier et proposé une feuille de route en trois phases : « Stabilisation, relance et transition. » La première vise soi-disant à éviter le chaos ; la deuxième phase est directement liée à la garantie de l’accès des entreprises américaines au pétrole vénézuélien ; et la troisième serait une éventuelle transition politique. En d’autres termes, la soi-disant transition démocratique semble subordonnée à une phase préalable de stabilisation et de relance économique selon des conditions définies par les États-Unis.

La Marseillaise : La production pétrolière semble avoir repris mais qui profite des bénéfices économiques ?

Neirlay Andrade : Il est fondamental de savoir qui contrôle cette production, gère les recettes et empoche les revenus pétroliers. Et c’est là qu’un changement très important est en train de s’opérer. La nouvelle réforme de la loi organique sur les hydrocarbures renforce l’ouverture du secteur aux multinationales et réduit la capacité de l’État à s’approprier les revenus. Donc, même si l’État peut conserver formellement une participation au capital, il perd la capacité effective de décider de la gestion de l’activité et de la part de ces revenus qui reste au Venezuela. Les fonds provenant de la commercialisation du pétrole sont gérés par le biais de mécanismes placés sous contrôle américain. Selon Donald Trump, les États-Unis ont déjà tiré plus de 13 milliards de dollars de la vente du pétrole vénézuélien. À cela s’ajoute la renégociation de la dette extérieure. Le Venezuela est accablé par des obligations dont le montant réel n’est même pas établi de manière transparente. La reprise du secteur pétrolier sert essentiellement à satisfaire les créanciers et à garantir les bénéfices des multinationales, alors que les salaires et les retraites restent pratiquement gelés, le peuple vénézuélien n’en profite pas. Cela se répercute directement sur les conditions de vie ; environ 68 % des ménages vivent dans la pauvreté et 32 % dans l’extrême pauvreté.

La Marseillaise : Comment jugez-vous la gestion du séisme par le gouvernement actuel ?

Neirlay Andrade : Les séismes du 24 juin dernier constituent sans aucun doute la catastrophe naturelle la plus dévastatrice qu’ait connue le Venezuela dans son histoire moderne. Cette tragédie a frappé un pays plongé dans une profonde crise politique, économique et sociale qui a privé l’État de moyens suffisants pour faire face à une urgence de cette ampleur. Pour se rendre compte de l’ampleur de la détérioration des institutions, il suffit d’observer la situation de la Fondation vénézuélienne de recherches sismologiques (Funvisis). Son réseau de surveillance est passé de 250 à 300 stations opérationnelles au cours des années 1990 à seulement quatre actives en 2026. Des enquêtes indépendantes ont révélé qu’au cours des premières 24h, l’État avait déployé 4 000 fonctionnaires civils et militaires, soit 12,6 % de l’effectif total mobilisé pendant toute la durée de la situation d’urgence. Au cours des premières heures, la majeure partie des opérations de sauvetage a été menée par des voisins et des bénévoles. Aujourd’hui encore, près de deux mois après les séismes, il y a toujours des milliers de disparus et aucune donnée officielle à ce sujet.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 19 août 2026)