Communiqué de presse du Mouvement de la Paix. Pour une solution politique au conflit entre la Russie et l’Ukraine

La France doit mettre tout son poids en faveur d’une solution politique au conflit entre la Russie et l’Ukraine. C’est la solution pour stopper l’aggravation du conflit et construire une sécurité commune en Europe.

Après les bombardements intenses de la Russie sur Kiev fin mai 2026, touchant gravement une fois de plus des populations civiles, suite, selon la Russie, à une frappe meurtrière de l’Ukraine contre un lycée de la région de Lougansk, la diplomatie russe a appelé le lundi 25 mai les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements de l’armée russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a en effet déclaré que « des frappes seront menées sur des centres de décision » et des « entreprises du complexe militaro-industriel » à Kiev, et a indiqué « Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d’organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible… »(1)

Le Mouvement de la paix à cette occasion rappelle sa condamnation de l’agression russe contre l’Ukraine en violation du droit international et de la Charte des Nations unies (cf déclarations antérieures).

Le Mouvement de la Paix rappelle que seule une solution diplomatique, s’inspirant par exemple des propositions avancées dans le cadre des négociations en vue des accords de Minsk était susceptible d’arrêter ces atrocités dont sont victimes les populations civiles. Le Mouvement de la paix se réjouit de la position de la Suisse qui, en tant que pays assurant la présidence de l’OSCE a déclaré le 24 février 2026 que « L’OSCE a été conçue comme un lieu de dialogue entre adversaires — non comme un club d’États partageant les mêmes vues. En temps de guerre plus encore, ce dialogue doit rester réel. Il ne peut se réduire à deux monologues parallèles. Telle est l’ambition de la présidence suisse : défendre les principes d’Helsinki et préserver cette plateforme unique de dialogue inclusif. Face au retour des logiques de puissance, nous ne devons pas marginaliser notre organisation ; nous devons la rendre opérationnelle et utile, en y apportant les réformes et le courage nécessaires. La paix exige anticipation et détermination. Il nous appartient, collectivement, de faire de l’OSCE un instrument crédible au service de la paix et de la sécurité en Europe. »(2)

Le Mouvement de la paix estime que la France doit agir dans ce sens non seulement au sein de l’OSCE mais aussi en tant que membre du conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Mouvement de la Paix estime qu’il est urgent que la France révise totalement sa politique et son positionnement en particulier au niveau européen et mette tous ses moyens diplomatiques au service de la construction d’une issue politique et donc de remettre complètement en cause ses logiques de militarisation de l’Europe, d’européanisation de l’arme nucléaire, de doublement du budget militaire, de soumission aux exigences de Trump et de l’Otan visant à augmenter les dépenses militaires ; d’augmentation du potentiel en armes nucléaires de la France en violation du TNP.

La France doit faire des propositions pour ce qui concerne le désarmement nucléaire, l’arrêt de la militarisation de l’Europe, et agir pour une sécurité commune européenne basée sur les principes réactualisés des accords d’Helsinki.

C’est la raison pour laquelle le Mouvement de la paix participera aux cotés des organisations pacifistes européennes, du bureau international de la paix, du collectif No Rearm Europe (dont fait partie le Mouvement de la Paix) à la manifestation qui aura lieu à Bruxelles le 14 juin 2026, « Le bien-être, pas la guerre »(3)

Le Mouvement de la paix
Le 9 juin 2026

(1) Article du Figaro du 26 mai 2026.
(2) Vienne, 24.02.2026 — Discours du président en exercice de l’OSCE, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, devant le Conseil permanent de l’OSCE.
(3) « Le 14 juin à 15h, nous descendrons dans les rues de Bruxelles, devant les institutions qui pilotent le réarmement de l’Europe. Avec la Plateforme Halte à la militarisation, nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les forces politiques et les parlementaires –aux niveaux européen et national– à nous rejoindre. Nous nous réunirons ensuite en assemblée pour discuter et définir les prochaines étapes d’une mobilisation européenne contre le réarmement. Le 14 juin est un point de ralliement commun, et non une date butoir. Tout au long du mois, les mouvements, les organisations et les communautés de tout le continent sont appelés à organiser leurs propres manifestations, réunions publiques et actions coordonnées ».

Grève à la SNCF. Le trafic très perturbé (L’Indep)

En raison d’un mouvement social national, la circulation des trains régionaux sera très perturbée en Occitanie, ce mercredi. Les Trains LiO seront les plus impactés, avec seulement 7 sur 10 en circulations et des liaisons partiellement assurées par des autocars.

C’est une première pour Jean Castex. Ce mercredi 10 juin, l’ancien Premier ministre, ex-maire de Prades, fait face à son premier conflit social à la SNCF, dont il est désormais PDG. Le mouvement est annoncé pour 24 heures. Un premier test social donc pour Jean Castex qui avait apaisé ce climat social quand il était à la tête de la RATP. Les syndicats du rail revendiquent une hausse des salaires et S’inquiètent de la multiplication de sociétés filiales et du transfert annoncé dans ces structures de salariés de la SNCF.

Une certitude, dans la région Occitanie et donc dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude, la circulation sera très perturbée ce mercredi 10 juin. « En raison d’un mouvement social national, la circulation des trains régionaux sera très perturbée en Occitanie », confirme SNCF voyageurs.

Dans le détail : 7 trains LiO (TER) sur 10 seront en circulations, avec un trafic partiellement assuré par autocars.

Des perturbations sont à prévoir aussi pour les TGV INOUI et OUIGO avec en moyenne 2 TGV sur 3 en circulation, mais aussi sur les lignes Intercités de jour et de nuit avec environ 1 train sur 2.

La SNCF recommande aux voyageurs de se renseigner avant de se déplacer, la veille à partir de 17h.

« Les équipes SNCF Voyageurs sont pleinement mobilisées pour accompagner ; informer et être au plus près des voyageurs », assure-t-elle par communiqué.

Toutes les informations sur les conditions de circulation sont à retrouver sur LiO Trafic pour suivre en temps réel l’état du trafic en Occitanie et consulter les prévisions du lendemain Site liO Train SNCF : trainlio.sncf.com (rubrique Info Trafic) Chaine WhatsApp liO Occitanie. L’application et le site SNCF Connect : sncfconnect.com.

T. B. (L’Indépendant, le 10 juin 2026)

« Les bactéries ont été détectées et traitées correctement, c’est rassurant », les curistes sont de retour dans cette station thermale après la fermeture suite à des légionelles (FR3 – Occitanie)

Le 21 avril dernier, l’établissement de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, avait été contraint d’interrompre ses soins après la découverte de légionelles dans son réseau hydraulique. La direction des thermes assure que toutes les mesures demandées par l’Agence Régionale de Santé Occitanie ont été mises en œuvre.

Un moment de détente mais aussi un soin thérapeutique pour ces curistes de retour dans les bassins des thermes de Vernet-les-Bains.

Après la découverte de légionelles dans les installations en avril dernier, plusieurs semaines de nettoyages, de désinfection et de contrôles sanitaires ont été nécessaires avant la reprise des soins et des cures.

« J’ai eu un peu d’inquiétude, mais je me suis assuré que le traitement de l’eau a été suivi correctement et qu’une fois que les bactéries ont été détectées, tout cela a été traité correctement. Donc, c’est rassurant » explique Gilles Simon, curiste.

Une perte touristique en mai

Une réouverture qui soulage les curistes, mais aussi la direction de l’établissement mobilisée pour programmer les traitements qui avaient été brutalement interrompus lors de la fermeture.

« Nous avons essayé de reporter, de changer les dates, de faire tout notre possible pour que les curistes pris en charge pour cette année puissent quand même faire leur cure. Il y a encore des gens qui sont en train de prendre leurs décisions pour voir comment ils peuvent s’organiser » détaille Liis Puig, directrice des Thermes de Vernet-les-Bains.

Car en Conflent, le thermalisme fait vivre de nombreux professionnels, hôteliers, restaurateurs et commerçants. Ils ont vu leurs activités ralentir pendant toute la période de fermeture, soit 7 semaines.

« Le tourisme, c’est juillet et août. Les Thermes c’est avril, mai, juin et septembre, octobre. Il nous a manqué un mois et demi » confesse Anne-Gaëlle de Col, boulangère à Vernet-les-Bains.

« Par rapport à l’an dernier, on a perdu entre 50 et 60 % de chiffre d’affaires sur le mois de mai » avoue un restaurateur.

À l’approche de l’été, toute la vallée compte désormais sur le retour des curistes pour relancer la saison.

Nicolas Esturgie (FR3 – Occitanie, le 9 juin 2026)

Wellfare NOT Warfare – La justice sociale PAS la guerre ! Manifestation à Bruxelles le 14 juin 2026 à 15h

Le Mouvement de la Paix fait partie des organisations qui appellent à cette manifestation, et est membre du Bureau International de la Paix (BIP) et du collectif Stop RearmEurope 2 qui appellent aussi à cette manifestation.

Cette manifestation est organisée par deux plateformes principales : la plateforme « Stop Militarization » en Belgique et la coalition européenne « Stop Rearm Europe ».

Départ de la manifestation : Bruxelles-Nord à 15 h (initialement 14 h , décalée à la demande de la police). Parcours en direction du quartier européen, à confirmer.

Après la manifestation, assemblée animée par Stop Rearm Europe pour discuter des stratégies futures.

Appel de la plateforme « Stop militarisation »

Les conflits se multiplient dans le monde entier, la loi du plus fort piétine de plus en plus le droit international et le multilatéralisme, l’autoritarisme gagne du terrain, les armes nucléaires continuent de menacer l’humanité et, malgré tout cela, des milliards sont dépensés dans le militaire et l’armement et dans la préparation des conflits. Ce sont les travailleurs et travailleuses, les familles et notre planète qui en paient le prix.

Nous nous opposons à la militarisation irresponsable de notre société. Nous sommes opposés aux projets de l’UE visant à dépenser 800 milliards d’euros supplémentaires en armement, argent qui est retiré des services sociaux, des soins de santé, de l’éducation, du travail, de la consolidation de la paix, de la coopération internationale, d’une transition juste et de la justice climatique. Comme en Belgique, où des économies sociales massives sont présentées comme nécessaires, tandis que des dépenses militaires supplémentaires passent sans débat.

L’Europe doit se remettre de la fièvre guerrière et arrêter de capitaliser sur un climat de peur afin de laisser à nouveau place à une perspective de paix et de désarmement, seule voie possible pour notre avenir commun. Nous appelons toutes celles tous ceux qui choisissent la paix et la justice sociale à participer à une manifestation européenne à Bruxelles pour plaider en faveur d’investissements pour la société et non dans la guerre.

Nous exigeons :

  • Pour la paix et la sécurité – des investissements dans les soins de santé, l’éducation, le travail décent, la justice, la transition climatique et la protection sociale, et non dans la militarisation de la société ;
  • Pour le respect du droit international – le respect de la Charte des Nations Unies, la défense des droits humains et des droits du travail, la promotion de la justice sociale et climatique ;
  • Pour le dialogue et la diplomatie – rassembler les peuples et les pays, plutôt que de les monter les uns contre les autres ;
  • Pour l’investissement dans la solidarité et la coopération internationales – le développement durable est la meilleure garantie d’une société stable et sécurisée, et donc le meilleur moyen de prévenir les conflits ;
  • Pour le désarmement – le contrôle des armements et le désarmement nucléaire garantissent la paix et la sécurité.

Rejoignez-nous pour une Europe de paix et de solidarité.

Invitation de la coalition « Stop rearm Europe »
dont est membre le Mouvement de la Paix

Nous assistons à des niveaux sans précédent de destruction et à une guerre contre la vie elle-même.

Les génocides sont en train d’être normalisés, les infrastructures civiles deviennent la cible privilégiée, les institutions internationales paralysées par l’inaction.

L’Europe n’est pas un spectateur.

À travers le continent, les gouvernements préparent les citoyens à la guerre, réintroduisent la conscription et détournent les ressources publiques vers la machine de guerre — tandis que l’industrie se prépare à faire du profit.

Les institutions européennes, désireuses d’apaiser la superpuissance mondiale, se contentent de soutenir les fantasmes impériaux de forces réactionnaires telles que représentées par Trump, Netanyahu et Alex Karp de Palantir : le tapis rouge est toujours déployé, les systèmes d’armes toujours exportés, leurs bombardiers réapprovisionnés. Cette nouvelle ère qu’ils souhaitent annoncer sera encore plus sombre grâce à l’expansion des logiciels testés sur les Palestiniens et conçus pour maximiser la mort et la destruction.

Nous refusons cela. Et nous nous mobilisons.

Rejoignez-nous — à Bruxelles et à travers l’Europe !

Le 14 juin à 15h, nous descendrons dans les rues de Bruxelles, devant les institutions qui mènent le réarmement de l’Europe. Avec la Plateforme Stop Militarization, nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les forces politiques et les parlementaires -aux niveaux européen et national- à se joindre à nous. Ensuite, nous nous réunirons en assemblée pour discuter et élaborer une stratégie des prochaines étapes d’une mobilisation à l’échelle européenne contre l’agenda ReArm.

Pourquoi nous mobilisons-nous ?

Au nom de la « sécurité », l’Union européenne et l’OTAN poussent une expansion militaire sans précédent. 800 milliards d’euros sont déjà réaffectés vers l’armement — des ressources retirées de la santé, de l’éducation, de l’action climatique et de la protection sociale. Au cours de la prochaine décennie, ce chiffre pourrait atteindre 6,8 000 milliards d’euros, alors que l’OTAN exerce des pressions sur les États membres pour des dépenses militaires allant jusqu’à 5 % du PIB.

C’est une économie de guerre permanente qui va transformer chaque aspect de la vie en Europe et au-delà :

  • Cela approfondit les conflits plutôt que de les résoudre. Investir des milliards dans les armes alimente les tensions mondiales et renforce la logique selon laquelle la force militaire -et non la diplomatie- est la réponse de l’Europe à chaque crise.
  • Cela accélère une course aux armements. Les pays réagiront à l’armement de leurs voisins, avec plus d’armes. Les frontières armées, la prolifération de bases militaires et la volonté d’investir dans les armes nucléaires deviendront la nouvelle norme.
  • C’est un transfert de richesse de la vie vers la destruction. Chaque euro dépensé en armes est un euro retiré de la protection sociale, de la transition juste et des services publics. Le réarmement et le démantèlement de nos systèmes de protection sociale ne font qu’un.
  • Il cible la prochaine génération. Une Europe réarmée exigera des soldats. Les jeunes seront invités à combattre et mourir dans des guerres qu’ils n’ont pas choisies. De plus, cela laissera les générations futures avec une dette encore plus importante.
  • Elle transforme nos sociétés. La militarisation entraîne la surveillance, la répression de la dissidence et un espace démocratique rétréci. La politique de guerre a toujours des conséquences autoritaires.

Nous rejetons cette direction. Nous défendons une Europe fondée sur la paix, la démocratie, les droits de l’homme, ainsi que la justice sociale et climatique — une Europe qui investit dans les soins, la solidarité et la coopération internationale plutôt que dans l’industrie de l’armement.

Informations pratiques

  • Manifestation Quand : 14 juin, 15h00. Où : Bruxelles Nord. Matériel utile (affiches, banderoles, etc.)
    https://stoprearm.org/materials/
  • Assemblée : Quand : 14 juin, 17h00 – 21h00. Où : Bruxelles près de Pl. Jean Rey. Pour toute question ou demande.

Sur le site de l’IPB (International Peace Bureau) : Welfare not Warfare! 14th of June we take the streets for peace and justice! – IPB – International Peace Bureau.

Sur le site de VREDE (Belgique) : Stop Militarisation | Vrede.

Paix et sécurité humaine selon le Mouvement de la Paix

Nos exigences pour cultiver la paix du quartier à la planète. Un autre monde est possible !

L’approche globale

Jamais les problèmes qu’affronte l’humanité n’ont été aussi graves : conflits sans fin, prolifération des armes, y compris nucléaires, atteintes à l’environnement, mauvaise gestion des ressources vitales, malnutrition et épidémies… Cependant jamais l’humanité n’a autant qu’aujourd’hui disposé de moyens (connaissances, techniques, analyses) pour résoudre ces problèmes et créer les conditions afin que chaque être humain puisse vivre en paix et en sécurité, sécurité physique, sociale, médicale, nutritive et environnementale.

Les engagements pris par les chefs d’État en l’An 2000 et réaffirmés depuis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) destinés à réduire de moitié la pauvreté dans le monde, ne sont pas tenus.

Cette situation qui plonge plus d’un milliard d’habitants de la planète dans l’extrême pauvreté, est un facteur majeur d’insécurité sociale, de violences et de conflits armés. La volonté d’une remilitarisation des relations internationales, sous la pression de certains gouvernements dont ceux engagés dans l’OTAN, se confirme.

La « sécurité humaine » conçue comme le respect des droits, individuels et collectifs, et la satisfaction des besoins, fondée sur une éthique de solidarité, doit devenir la référence commune pour promouvoir un développement durable, soutenable par la planète, partagé et respectueux de l’environnement.

Au premier rang des besoins, figure le droit pour tous de vivre en paix et en sécurité, dans des frontières garanties et reconnues, le droit de vivre sans crainte en tous lieux et à tout moment de sa vie.

Citoyens motivés, nous appelons à un sursaut civique. Pour cultiver la paix du quartier à la planète, nous mettons dans le débat des propositions pour le court, le moyen et le long terme en vue de la co-élaboration d’alternatives sous la dénomination de sécurité humaine et/ou culture de la paix.

« Nous pensons à Lyhanna et à tous les enfants victimes » (L’Indep)

Un hommage à la jeune Lyhanna a rassemblé près de 500 personnes devant le tribunal de Perpignan, ce lundi. Sous une fine pluie, associations et citoyens ont réclamé une protection réelle des enfants et l’examen urgent d’une loi intégrale.

L’ambiance qui régnait devant le tribunal de Perpignan était pesante, mais semblait nécessaire pour tout le monde. Ce lundi 8 mai, à 19 heures, environ 500 personnes se sont rassemblées en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dernier à Puycasquier, dans le Gers. Un appel national relayé par les associations Femmes solidaires 66 et les Chouettes anonymes, soutenues par le Collectif droit des femmes 66.

La pluie a commencé à tomber lors de l’arrivée des manifestants, majoritairement des femmes, accompagnées de quelques hommes et enfants. Charlotte, 36 ans, brandissait une pancarte avec ce mot d’ordre « Justice pour nos enfants ». L’histoire de Lyhanna a fortement résonné dans le cœur de cette jeune maman. « Je ne peux pas imaginer ce que ça peut faire à des parents. Des vies sont brisées par les violences sexuelles et il y en a assez que ça soit traité comme de simples dysfonctionnements », a-t-elle témoigné. Mathilde, 47 ans, avait du mal a retenir son émotion. « C’est beaucoup de tristesse. Mais avant tout, l’idée, c’est d’avoir une réflexion collective sur ce qui tait que des petites filles doivent avoir peur des papas des copines, ou que des femmes ont peur d’aller faire un footing dans la rue ».

Réunis devant le palais de justice, les membres des différentes associations ont pris la parole. « Nous pensons à Lyhanna et, à travers elle, à tous les enfants victimes de violences sexuelles. Nous sommes également réunis parce que nous refusons que la protection des enfants reste une promesse électorale alors qu’elle devrait être une priorité », a scandé Aurélie Martin, de Femmes solidaires 66, encouragée par des applaudissements. Cette dernière a également exprimé « l’examen immédiat » de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, portée par plus de 150 associations et organisations. Monique Hernandez, du Collectif droit des femmes 86, a quant à elle commencé par pointer du doigt l’interdiction de la mobilisation à Paris, avant de s’attaquer aux représentants politiques. « Darmanin s’excuse, mais il aurait pu démissionner, il en est déjà à sa 56e circulaire de l’année. Nous sommes aussi unis contre cette politique de l’émotion et du fait divers ».

Après une minute de silence, le rassemblement s’est ensuite déplacé de quelques mètres, devant le tribunal des affaires familiales de Perpignan.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 9 juin 2026)

Drame de Lyhanna. Femmes solidaires appelle à la mobilisation du 8 juin

Nous refusons que les violences faites aux enfants soient traitées comme une succession de tragédies isolées. Ce que révèle l’affaire Lyhanna, c’est l’existence de défaillances systémiques que les associations féministes dénoncent depuis des années ! Ce ne sont pas des faits divers. Ce sont des enfants délibérément livré.es à des
pédocriminels.

Alors que plus de 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite. Ces chiffres témoignent de l’ampleur des violences et de l’échec persistant de nos institutions à protéger les enfants.

Membre de la Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, Femmes solidaires s’associe à l’appel au rassemblement du 8 juin à 19 heures, place Vendôme à Paris devant le ministère de la Justice, ainsi que devant les tribunaux judiciaires partout en France, afin de rendre femmage à Lyhanna, d’exprimer notre soutien à ses proches ainsi qu’à toutes les victimes de violences sexuelles, et d’exiger que la protection des enfants devienne enfin une priorité politique, notamment par l’adoption de la Loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Notre colère est immense car les alertes existent depuis des années. Les constats sont connus. Nous refusons que l’inaction politique continue de mettre des enfants en danger. Nous demandons des moyens sur toute la chaine de la justice et que la parole des enfants soit enfin considérée !

Léon Deffontaines. « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan » (La Marseillaise)

Léon Deffontaines est porte-parole national du PCF. Il préside la commission nationale du texte pour le XLe congrès qui se tiendra à Lille les 3, 4 et 5 juillet.

La Marseillaise : Quelle est votre réaction après le choix du projet de base commune par les communistes ?

Léon Deffontaines : Je me félicite de la mobilisation des communistes. C’est quand même assez exceptionnel, dans le contexte politique national, de réussir à avoir une telle vitalité démocratique. Je salue les dizaines de milliers de communistes qui se sont mobilisés, tout le long du week-end, pour choisir la base commune de discussion qui sera soumise aux congrès de section. J’observe que les communistes souhaitent poursuivre ce qui a été engagé par Fabien Roussel depuis 2018, notamment la réaffirmation d’un Parti communiste français qui soit un parti de premier plan sur la scène politique nationale et qui entend jouer un rôle de plus en plus important. C’est, je crois, très enthousiasmant et très intéressant. Cela vient conforter la stratégie et les orientations politiques entreprises ces dernières années. Maintenant, il incombe à la direction nationale de rassembler l’ensemble des communistes sur le texte majoritaire « Un communisme de conquête », qui est désormais la base commune de discussion pour que chaque sensibilité, mais surtout chaque adhérent, en prise avec les réalités militantes, puisse s’approprier le texte, débattre, et l’amender pour l’enrichir. C’est une nouvelle étape dans la perspective d’avoir un candidat communiste à l’élection présidentielle, en l’occurrence Fabien Roussel, et c’est une très bonne chose.

La Marseillaise : Outre la question de la présidentielle, quelles sont, à grands traits, les orientations de la base commune de discussion ?

Léon Deffontaines : Elle propose un parti résolument tourné vers le monde du travail. Je pense que la préoccupation que chaque communiste a, c’est de savoir comment on est capable de faire reculer l’extrême droite et de permettre à la gauche de l’emporter. Cette question est centrale. Si on veut faire reculer l’extrême droite, il faut un Parti communiste, fort, présent, tourné vers le monde du travail qui, année après année, s’est détourné de la politique en général, de la gauche en particulier, voire même qui est tombé dans un vote Rassemblement national. Ce qu’exprime le vote des communistes, c’est que si on veut reconquérir cette base sociale, il faut un PCF tourné vers les travailleuses et les travailleurs, capables d’aller aux portes des entreprises, dans les entreprises elles-mêmes, pour discuter et démontrer que le RN n’est pas la solution et qu’un parti existe, à gauche, qui parle d’eux et défend leurs intérêts. C’est toute l’ambition de la base commune adoptée par les communistes ce dimanche.

La Marseillaise : La spécificité du fonctionnement du PCF, c’est que le texte majoritaire devient la base de discussion de l’ensemble des adhérents. Fabien Roussel avait exprimé des inquiétudes avant le vote à propos de pressions extérieures. Comment, désormais, réunir l’ensemble des communistes sur ce texte ?

Léon Deffontaines : Dans l’histoire du PCF, depuis les années 2000 où on a des textes alternatifs qui peuvent être déposés dans nos processus de congrès, rares ont été les textes choisis à une aussi large majorité. Il y a eu un débat parfois houleux sur les réseaux sociaux, mais ce qui transparaît sur ces plateformes est assez éloigné de la réalité du parti. Il y a eu aussi une certaine forme d’ingérence de la part d’autres formations politique, notamment de la France insoumise, qui n’ont pas obtenu gain de cause. Cela démontre que le Parti communiste français n’est pas un parti qui se laisse influencer par d’autres formations. Je crois que cela démontre la vitalité démocratique, la force et la conviction des militants communiste dans la période. Aujourd’hui, j’invite celles et ceux qui ont pu s’exprimer parfois de manière virulente sur les réseaux sociaux, à construire collectivement le Parti communiste qu’on souhaite et donc à s’inscrire pleinement dans les congrès locaux, départementaux et enfin dans le congrès national qui aura lieu à Lille, les 3, 4 et 5 juillet. Près des deux tiers des communistes ont souhaité se rassembler sur ce projet de base commune, et les messages que l’on reçoit ce dimanche, de la part de soutiens des autres textes, montrent que ces camarades ont le souhait de s’investir aussi dans le processus de congrès.

Propos recueillis par L.P. (La Marseillaise, le 8 juin 2026)

Anthony Gonçalves. « Ces données doivent fonder nos politiques publiques » (La Marseillaise)

Oncologue et adjoint PCF au maire de Marseille en charge de la Santé, Anthony Gonçalves réagit à l’étude de la Drees sur les inégalités sociales face au cancer qu’il juge « très importante ».

La Marseillaise : Quels enseignements retenez-vous de cette étude ?

Anthony Gonçalves : C’est une étude très importante. Le cancer, jusqu’à présent, était finalement considéré comme une maladie qui frappait, de façon indifférente, riche et pauvre. Ce n’est pas la sensation que les cancérologues en ont, évidemment, puisqu’on sait, nous, que les facteurs de risque ne sont pas répartis de façon équilibrée. La grande innovation de méthodologie est que ces chercheurs ont utilisé un paramètre qui est plus proche de la réalité alors qu’avant, c’était basé surtout sur la zone où on habite, ce qu’ils appellent « l’écologie ». Là, ils ont utilisé une échelle démographique permanente à l’EDP, qui a l’air d’être plus corrélée au statut social, ainsi que le SND (Système national des données de santé). En France, l’Assurance maladie couvre 90 % de la population, on a donc une espèce de « mine d’or » avec des données de santé disponibles dans la base du système national qui rembourse les médicaments.

La Marseillaise : Ces inégalités, vous les constatez sur le terrain ?

Anthony Gonçalves : Il y a des choses qu’on n’anticipait pas complètement, comme le fait que la répartition des cancers soit différente selon le niveau social. On fait l’hypothèse que les plus modestes sont exposés aux carcinogènes les plus impliqués dans le cancer du poumon, comme le tabac. Inversement, le cancer du sein est classiquement plutôt associé à peu de grossesses, ou plus tardives, et on évoque le rôle de la contraception orale, qui est réelle, mais très modeste. On sait bien, quand on voit les patientes, qu’elles sont plus souvent issues d’un milieu social « plus élevé » que la population atteinte de cancers pulmonaires. Pour la prostate, l’élément mis en avant est le fait que le diagnostic de cette pathologie repose, dans un grand nombre de cas, sur le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique), c’est quelque chose qui se développe plus facilement dans les catégories les plus aisées, qui sont plus médicalisées.
Ce qui est plus troublant, c’est la répartition dans le pronostic. Les cancers de mauvais pronostic, ceux qui conduisent à des survies inférieures à 50%, sont beaucoup plus fréquents chez les plus modestes que chez les gens plus aisés. Cela tient en partie, aussi, au type de cancer. Le cancer du sein ou de la prostate sont des cancers qui ont de bons pronostics, les cancers du poumon beaucoup moins. Mais, même quand on exclut les cancers considérés comme plutôt socialement marqués, il reste quand même des cancers plus agressifs, plus graves, de plus mauvais pronostic chez les gens les plus modestes. Le diagnostic se fait probablement plus tardivement, parce que moins d’accès au dépistage et aux docteurs tout court. Les plus modestes se retrouvent plus souvent avec des cancers qu’on pourrait éviter, donc qui sont accessibles à la prévention.

La Marseillaise : Quelle réponse politique apporter ?

Anthony Gonçalves : Il faut renforcer les approches de prévention et les dépistages. Les cancers qu’on pourrait dépister à des stades précoces, on les retrouve à des stades métastatiques de façon disproportionnée chez les patients les plus modestes, selon cette étude. Ces données sont très importantes et doivent fonder les politiques publiques –y compris municipales– en matière de prévention de dépistage, d’accès aux soins. Quand on voit de telles inégalités dans un domaine aussi fréquent et aussi socialement marqué dans l’inconscient collectif que le cancer, une pathologie qui est connue, dans lesquelles les données sont bien décrites, connues de tous les spécialistes, il est clair que, oui, c’est une affaire politique. Il y a des questions politiques qui sont derrière l’accès aux soins, au dépistage précoce et à la prévention.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 8 juin 2026)

Romain Pitelet. « Nous sommes à la SNCF dans un état d’urgence sanitaire » (La Marseillaise)

Romain Pitelet, secrétaire général adjoint de la CGT cheminots, dénonce les réorganisations successives qui ont conduit à une situation alarmante. Les fédérations des cheminots de la CGT, de l’Unsa, de Sud et de la CFDT ont déposé un préavis de grève unitaire à la SNCF, pour le 10 juin, en dénonçant une politique d’entreprise anxiogène après une vague de suicides.

La Marseillaise : Vous appelez les cheminots à la grève, ce mercredi 10 juin, avec un mouvement unitaire. Quel a été le déclencheur ?

Romain Pitelet : Nous observons une dégradation de plus en plus visible de la situation sociale et sanitaire de l’ensemble des cheminots à la SNCF. Depuis plusieurs années, ils subissent des réorganisations importantes, des déstructurations des collectifs de travail, une diminution de plus en plus forte des moyens. Cela amène à des tensions, auxquelles s’ajoute le désengagement de l’État sur la question du ferroviaire. Et il y a la question de l’ouverture à la concurrence, de la filialisation, du transfert de personnels, qui sont des épreuves pour les salariés. Cela amène à un climat de souffrance extrêmement fort, qui dure depuis plusieurs mois. Au fil des combats locaux, des mobilisations de proximité, que ce soit pour défendre une gare, une ligne, des emplois, des conditions de travail, petit à petit, il y a une colère qui monte de plus en plus, partagée par l’ensemble des organisations syndicales qui, depuis des mois, interpellent la direction de la SNCF. À cette heure, le peu de réponses apportées ne suffisent pas à régler la situation. Nous sommes dans un état d’urgence sanitaire extrêmement préoccupant.

La Marseillaise : Comment se manifeste cette urgence sanitaire au quotidien ?

Romain Pitelet : Cela s’exprime de la manière la plus dramatique. Le sujet des suicides a fait la Une de l’actualité [douze suicides de cheminots ont été recensés en quatre mois au début de l’année, Ndlr.], mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La situation est grave aussi bien chez les employés, les ouvriers, les agents de maîtrise, que chez les cadres, y compris supérieurs. Nous ne nous retrouvons plus dans la politique menée dans l’entreprise SNCF et, plus globalement, dans l’ensemble des entreprises de la branche ferroviaire. Les statistiques internes montrent une hausse des arrêts de travail, une hausse des risques psychosociaux, une augmentation des burn-out… De nombreux cheminots, y compris de l’encadrement, viennent nous voir et font état de situations totalement folles dans leur quotidien, ils font et défont leur travail en permanence, ou sont placardisés… Nous sommes dans une situation qui rappelle les processus qui ont eu lieu dans d’autres entreprises, qui ont amené à des drames. Nous ne voulons pas en arriver là. Nous avons alerté à de multiples reprises la direction de la SNCF sur des mesures d’urgence, avec un moratoire sur l’ensemble de ces réorganisations, l’arrêt de la concurrence. Et il y a la question salariale, exacerbée par le retard de paiement du travail des cheminots depuis plusieurs années, pas à la hauteur de la reconnaissance de leurs qualifications.

La Marseillaise : Pourquoi la SNCF pousse-t-elle ces réorganisations ?

Romain Pitelet : La plupart du temps, il s’agit d’accroître la productivité non pas pour améliorer le service -on voit le service public se dégrader- mais pour une raison simple : la SNCF se met en disposition pour pouvoir répondre à des appels d’offres. Donc il faut saucissonner, étanchéifier un certain nombre de sujets de production et pressurer les cheminots pour qu’il y ait des bénéfices sortis. Le système libéral amène jusqu’à tenter de sacrifier un certain nombre de sujets de sécurité, un élément fondamental du métier de cheminot.

La Marseillaise : Quels sont ces risques pour la sécurité ?

Romain Pitelet : Cela peut-être des sujets réglementaires : essayer de rogner des repos, allonger de manière forcée le temps de travail, rogner sur la question de la formation professionnelle. Nous embauchons beaucoup à la SNCF, mais conduire des trains, entretenir des voies, faire un poste d’aiguillage, être sur les quais demande une connaissance très fine du milieu ferroviaire. C’est un milieu dangereux et donc il faut une formation extrêmement solide. Les signes envoyés vont en permanence vers un rabougrissement de cette formation, pour des questions de coûts. On le voit dans toutes les entreprises du ferroviaire, avec des tentatives de formations de conducteurs en cinq mois, alors que notre critère, ce sont des formations de douze mois. C’est extrêmement dangereux pour la cohérence de l’ensemble du système.

La Marseillaise : Vous parliez de l’ouverture à la concurrence du rail. Quelles conséquences observez-vous ?

Romain Pitelet : Il y a le sujet de la gabegie financière. Le comité central d’entreprise a diligenté une expertise sur les surcoûts de la concurrence. Ce document a bousculé le gouvernement et les directions d’entreprises parce qu’il montre un système absurde de mise en concurrence dans un système qui doit être intégré. Oui, la concurrence coûte plus cher que de maintenir une entreprise publique intégrée. Le deuxième aspect, c’est sur la qualité du service : en rabougrissant les moyens, on ferme une gare, des dessertes, on met en danger des lignes qui pourraient faire circuler des trains. Dans le centre de la France, autour de Limoges, les associations d’usagers, avec la CGT cheminots, font de multiples initiatives parce que, bientôt, il n’y aura plus de train dans le Limousin. Et il y a le quotidien, le prix du billet qui s’envole parce qu’il faut que la machine à cash fonctionne à plein, que ce soit à la SNCF ou pour les autres entreprises. On pressure les cheminots sur les droits, on pressure les autres usagers en baissant du service : c’est ça la réalité de la concurrence.

La Marseillaise : Il y avait déjà eu des mobilisations nationales pour le fret ferroviaire. Où en sommes-nous ?

Romain Pitelet : Nous alertons jusqu’à la direction de la SNCF parce que nous avons des possibilités de reprendre un certain nombre de trafics, voire d’en créer de nouveaux, mais la direction de Rail et logistique Europe, l’antenne fret de la SNCF, ne se positionne pas dessus. Il faut du sérieux, les enjeux environnementaux sont importants. La bataille continue aussi sur les sites, pour le maintien des triages, des wagons, des locomotives, qu’on ne brade pas cet outil indispensable.

La Marseillaise : Quelle mobilisation attendez-vous pour le 10 juin ?

Romain Pitelet : Nous attendons une forte mobilisation parce qu’elle est unitaire. Les quatre organisations syndicales ont pris leurs responsabilités et il faudra qu’elles le fassent après les annonces que pourrait faire le président de la SNCF, Jean Castex. On sent une température qui monte, les initiatives, les appels locaux, complétés par les appels unitaires au niveau national créent un climat de conflit qui s’annonce extrêmement fort. Nous appelons la direction de la SNCF à nous recevoir le plus rapidement possible pour que nous puissions avoir de réelles négociations. Sur les points portés par les organisations syndicales, nous avons des propositions, nous sommes ouverts à la discussion et nous pouvons avancer rapidement sur un certain nombre de sujets, pour régler la situation.

La Marseillaise : Quelles propositions mettez-vous sur la table ?

Romain Pitelet : Sur les questions de salaires, on ne peut pas se contenter de primes. Il y a aussi les questions de formation, du maintien des droits des cheminots qui sont transférés, et le maintien de l’unicité de l’entreprise qui doit perdurer. C’est un outil public dont on va tous avoir de plus en plus besoin dans les années à venir. Nous ne voulons pas hypothéquer l’avenir, contrairement à ce que certains veulent faire. Mais, aujourd’hui, l’urgence, c’est la situation sanitaire des cheminots, leurs conditions de travail, que l’on remette le sens du travail au cœur des discussions.

Propos recueillis par Yves Souben (La Maseillaise, le 8 juin 2026)