La France doit mettre tout son poids en faveur d’une solution politique au conflit entre la Russie et l’Ukraine. C’est la solution pour stopper l’aggravation du conflit et construire une sécurité commune en Europe.
Après les bombardements intenses de la Russie sur Kiev fin mai 2026, touchant gravement une fois de plus des populations civiles, suite, selon la Russie, à une frappe meurtrière de l’Ukraine contre un lycée de la région de Lougansk, la diplomatie russe a appelé le lundi 25 mai les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements de l’armée russe.
Le ministère russe des Affaires étrangères a en effet déclaré que « des frappes seront menées sur des centres de décision » et des « entreprises du complexe militaro-industriel » à Kiev, et a indiqué « Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d’organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible… »(1)
Le Mouvement de la paix à cette occasion rappelle sa condamnation de l’agression russe contre l’Ukraine en violation du droit international et de la Charte des Nations unies (cf déclarations antérieures).
Le Mouvement de la Paix rappelle que seule une solution diplomatique, s’inspirant par exemple des propositions avancées dans le cadre des négociations en vue des accords de Minsk était susceptible d’arrêter ces atrocités dont sont victimes les populations civiles. Le Mouvement de la paix se réjouit de la position de la Suisse qui, en tant que pays assurant la présidence de l’OSCE a déclaré le 24 février 2026 que « L’OSCE a été conçue comme un lieu de dialogue entre adversaires — non comme un club d’États partageant les mêmes vues. En temps de guerre plus encore, ce dialogue doit rester réel. Il ne peut se réduire à deux monologues parallèles. Telle est l’ambition de la présidence suisse : défendre les principes d’Helsinki et préserver cette plateforme unique de dialogue inclusif. Face au retour des logiques de puissance, nous ne devons pas marginaliser notre organisation ; nous devons la rendre opérationnelle et utile, en y apportant les réformes et le courage nécessaires. La paix exige anticipation et détermination. Il nous appartient, collectivement, de faire de l’OSCE un instrument crédible au service de la paix et de la sécurité en Europe. »(2)
Le Mouvement de la paix estime que la France doit agir dans ce sens non seulement au sein de l’OSCE mais aussi en tant que membre du conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Mouvement de la Paix estime qu’il est urgent que la France révise totalement sa politique et son positionnement en particulier au niveau européen et mette tous ses moyens diplomatiques au service de la construction d’une issue politique et donc de remettre complètement en cause ses logiques de militarisation de l’Europe, d’européanisation de l’arme nucléaire, de doublement du budget militaire, de soumission aux exigences de Trump et de l’Otan visant à augmenter les dépenses militaires ; d’augmentation du potentiel en armes nucléaires de la France en violation du TNP.
La France doit faire des propositions pour ce qui concerne le désarmement nucléaire, l’arrêt de la militarisation de l’Europe, et agir pour une sécurité commune européenne basée sur les principes réactualisés des accords d’Helsinki.
C’est la raison pour laquelle le Mouvement de la paix participera aux cotés des organisations pacifistes européennes, du bureau international de la paix, du collectif No Rearm Europe (dont fait partie le Mouvement de la Paix) à la manifestation qui aura lieu à Bruxelles le 14 juin 2026, « Le bien-être, pas la guerre »(3)
Le Mouvement de la paix
Le 9 juin 2026
(1) Article du Figaro du 26 mai 2026.
(2) Vienne, 24.02.2026 — Discours du président en exercice de l’OSCE, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, devant le Conseil permanent de l’OSCE.
(3) « Le 14 juin à 15h, nous descendrons dans les rues de Bruxelles, devant les institutions qui pilotent le réarmement de l’Europe. Avec la Plateforme Halte à la militarisation, nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les forces politiques et les parlementaires –aux niveaux européen et national– à nous rejoindre. Nous nous réunirons ensuite en assemblée pour discuter et définir les prochaines étapes d’une mobilisation européenne contre le réarmement. Le 14 juin est un point de ralliement commun, et non une date butoir. Tout au long du mois, les mouvements, les organisations et les communautés de tout le continent sont appelés à organiser leurs propres manifestations, réunions publiques et actions coordonnées ».
