Le 2 décembre toutes et tous mobilisé·es contre l’austérité et pour nos salaires

Par notre mobilisation depuis le mois de septembre nous avons obtenu l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.

Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que sans la mobilisation du monde du travail ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.

Rien n’est encore joué, car le débat budgétaire durera jusqu’à mi-décembre. C’est le moment d’amplifier nos mobilisations de la rentrée pour mettre la pression pour obtenir la justice sociale, fiscale et environnementale dans ce budget. Nous voulons enterrer définitivement toutes ces régressions, gagner l’abrogation de la réforme des retraites, et obtenir les moyens nécessaires pour nos services publics !

Des régressions nombreuses et graves que nous avions dénoncées dans le budget Bayrou

demeurent et notamment :

  • La suppression de 3 000 postes dans la Fonction publique et notamment dans l’Éducation nationale, à France Travail, aux Finances publiques, dans les organismes de Sécurité sociale…
  • Le gel du salaire des agent.es de la Fonction publique qui a déjà baissé depuis vingt ans de 23 % en euros constants !
  • La baisse des moyens des services publics notamment des universités, des collectivités territoriales, de la culture, de la santé, de l’action sociale, ainsi que la baisse des dotations aux associations…
  • La taxation des malades avec le doublement des franchises médicales qui pourraient atteindre 350€ par personne, l’augmentation des frais de complémentaire et l’explosion des dépassements d’honoraires.
  • La limitation à 15 jours des arrêts maladie et à 4 mois des arrêts en accidents du travail / maladies professionnelles (ATMP).
  • L’année blanche et le gel des pensions de retraites jusqu’en 2030, ainsi que de toutes les prestations sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, AAH, RSA…). Sous la pression, le premier ministre s’est engagé à y renoncer mais nous n’avons aucune garantie solide à ce stade.
  • La baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad alors qu’ils sont déjà contraints de fermer de nombreux lits.

Alors que les féminicides continuent d’augmenter, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes et les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.

Aucune réelle mesure de justice fiscale n’a été adoptée. Avec le soutien de l’extrême droite, l’Assemblée nationale a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie.

Dans le même temps, alors que les bénéfices des entreprises du CAC 40 atteignent des records, le patronat veut imposer le gel des pensions et des salaires et multiplie les licenciements. Il a bloqué l’augmentation des retraites complémentaires des salarié·es du privé (Agirc-Arrco) et s’oppose à toutes les augmentations de salaires dans les entreprises.

Nous appelons donc l’ensemble des jeunes, des salarié·es, des retraité·es et des privé·es d’emploi à se mobiliser par la grève et la manifestation le 2 décembre prochain partout en France.

Le 2 décembre et après, c’est le moment où tout va se jouer. Partout, organisons des assemblées générales pour décider des revendications à porter sur chacun de nos lieux de travail à commencer par les augmentations de salaires.

Partout mettons en débat la construction de la mobilisation, la grève et ses suites ! Faisons

converger les mobilisations sectorielles !

Cet appel est une initiative qui vise à s’élargir.

Partout, dans les professions, sur les lieux de travail et dans les territoires organisons les intersyndicales les plus larges possibles. Associations, acteur·rices de la culture, du logement, de l’action sociale, collectivités territoriales, jeunes, organisations environnementales, féministes… nous appelons toutes celles et ceux qui sont frontalement attaqué.es par ce budget à nous rejoindre pour construire la mobilisation du 2 décembre.

La porte est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaiteront se joindre à cet appel pour gagner enfin la justice sociale, fiscale et environnementale !

Le 06 novembre 2025

UCR-CGT. 6 novembre, quelle belle mobilisation des retraité.es !

Hier, 117 rassemblements et manifestations de retraité.es partout en France, des plus petites villes aux grandes agglomérations ont rassemblé plus de 35 000 manifestant.es.

À l’appel de l’UCR CGT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires, FGR, LSR et Ensemble et Solidaires, ils et elles ont dénoncé l’austérité généralisée que veulent imposer de concert le patronat et le gouvernement.

Les manifestant.es rejettent, sans ambiguïté, les projets de budget de l’État et de la sécurité sociale actuellement en discussion au parlement ainsi que le gel des retraites et des retraites complémentaires Agirc-Arrco.

Ils exigent notamment :

  • la revalorisation de 10 % de toutes les pensions et leur indexation en2026 et au-delà ;
  • des mesures pour les petites retraites ;
  • le droit à la santé et à l’accès aux soins sans franchises ni remise en cause des ALD ;
  • le retour de la retraite à 60 ans avec des départs anticipés pour les métiers pénibles ;
  • le maintien de l’abattement fiscal de 10 % ;
  • l’augmentation du financement des hôpitaux et de notre système de santé à la hauteur des besoins.

Les retraité.es refusent que le gouvernement et le patronat les stigmatisent et organisent leur paupérisation par les diverses mesures prévues. Le samedi 22 novembre, les femmes seront dans la rue, à l’occasion journée internationale contre les violences faites aux femmes (25 novembre), car celles-ci ne s’arrêtent pas avec l’âge !

D’ores et déjà elles et ils se donnent rendez-vous le 2 décembre, aux côtés des actifs, pour une journée de grève et de manifestations. Ensemble ils exigeront une augmentation significative des salaires, pensions et minima sociaux et l’abandon de ces budgets d’austérité.

Montreuil, le 7 novembre 2025

6 novembre : Intervention que Catherine Tran-Phung Cau, secrétaire générale de l’UCR-CG, lors de la manifestation parisienne au nom des 7 organisations appelantes

Bonjour les Camarades,

C’est au nom des organisations syndicales et associatives des retraité·es CGT, FSU, CFE-CGC, FP-FGR, Solidaires, LSR et Ensemble que j’interviens.

Nous sommes des milliers de retraité·es mobilisé·es et rassemblé·es, dans plus de 100 rassemblements et manifestations dans tout le pays pour nos revendications :

  • La revalorisation de 10 % toutes les pensions de bases et complémentaires ;
  • Des mesures pour les petites retraites ;
  • L’indexation des pensions sur l’évolution des salaires ;
  • Le droit à la santé et à l’accès aux soins pour toutes et tous ;
  • Le retour de la retraite à 60 ans avec des départs anticipés pour les métiers pénibles ;
  • Le maintien de l’abattement fiscal de 10%.

Camarades !

Nous ne sommes pas seul·es dans l’action car dans de nombreux départements et en région parisienne, les syndicats de salarié·es ont appelé à converger avec les retraité·es en présence des secrétaires générales des confédérations de la CGT, de Solidaire et de la FSU.

Au nom de nos organisations, nous tenons à les remercier d’être en convergence avec nous parce que ce budget des horreurs 2026 touche également les salarié·es et leurs familles (APL, modification des allocations familiales …) pour ne citer que celles-ci.

Les 1ers ministres se succèdent mais la politique reste la même. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2026 version LECORNU II, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale est un copier/coller de celui de F. Bayrou du 15 juillet 2025. Seul le maintien des deux jours fériés et la suspension de la réforme des retraites reportée en 2028, une vaste fumisterie. Ce sont les retraité·es qui vont la payer…0,4% et 0,9% de gel supplémentaire car elle maintient le départ à la retraite à 64 ans et sert de monnaie d’échange pour faire voter le budget 2026 et l’application de la réforme actuelle pour celles et ceux qui partent maintenant à la retraite.

Son coût est estimé à 400 millions d’euros pour 2026 et 1,8 milliards d’euros en 2027. Sommes qu’il faudra compenser par des économies afin que la dette ne dépasse pas les 4,9% du PIB.

Pour nous, nous sommes toujours pour l’abrogation de cette réforme.

Mêmes recettes, mêmes effets. Les retraité·es demeurent au cœur des attaques.

Partant du principe que les retraité·es ont un niveau de vie élevé, que leur taux d’épargne progresse, que les pensions ont fortement augmenté entre 2021 et 2025, ce sont à elles et eux de fournir des efforts pour amoindrir le déficit de la sécurité sociale :

  • Pas de revalorisation des pensions du régime général en 2026 = une année blanche pour 2026 ;
  • Revalorisation de 0,9 point en dessous de l’inflation en 2027 et 0,4 point en dessous de l’inflation de 2028 à 2030 ;
  • Suppression de l’abattement fiscal de 10% pour un abattement forfaitaire de 2 000 euros.

Ces mesures s’ajoutent au gel de la retraite complémentaire AGIRC ARRCO imposé par le Medef qui préfère prendre des actions des sociétés Thales, Airbus, Safran pour un total de 3 milliards d’euros pour contribuer à l’effort de l’industrie d’armement du pays du pays et maintenir un taux de réserve de l’AGIRC ARRCO de 108 milliards d’euros.

Au-delà du gel des pensions en 2026, ce sont l’ensemble des prestations sociales qui ne seront pas revalorisées ainsi que le barème des impôts. Les conséquences vont être dramatiques pour certain·es retraité·es qui vont devenir imposables et donc perdre certaines aides réservées aux ménages non imposables.

La santé des retraité·es est mise en péril avec ce projet de loi pour une économie de 7 milliards d’euros.

Le gouvernement souhaite doubler le montant des franchises médicales ainsi que le plafond annuel de 50 € à 100 €.

Également, Il remet aussi en cause le statut Affection Longue Durée (ALD) en le recentrant uniquement sur des pathologies nécessitant des soins importants. La prise en charge des cures devrait diminuer.

Autant de mesures qui vont contraindre nombre de retraité·es à faire des choix dans leur vie quotidienne avant d’engager des soins ou un suivi médical.

À nouveau, ce projet de budget effectue un transfert de prestations de la sécurité sociale vers les complémentaires santé qui sont appelées à verser une contribution supplémentaire d’un milliard d’euros. Contribution qui sera automatiquement répercutée sur les assuré·es (nous avons aujourd’hui des camarades qui ont reçu leur tarif 2026 avec pour certain·es une augmentation de 6%).

Ce sont déjà 700 000 retraité·es qui n’ont pas de complémentaires santé et le nombre va obligatoirement augmenter.

Alors que le vieillissement de la population est un fait avéré, que la prise en charge de la perte d’autonomie est un défi à relever dès maintenant, aucune mesure d’ampleur n’est inscrite dans ce projet de loi. Les personnes âgées en perte d’autonomie sont encore les grandes oubliées du gouvernement.

Mais rassurons-nous, le gouvernement a décidé de simplifier le cumul emploi-retraite pour permettre aux retraité·es de travailler et ainsi améliorer leur revenu !

Ce projet de loi 2026 constitue une attaque sans précédent contre notre sécurité sociale, contre les droits des retraité·es.

Les plus hauts revenus, les entreprises sont à nouveau épargnées et pourront continuer à bénéficier de niches fiscales très avantageuses, à verser des dividendes aux actionnaires, à être exonérés de cotisations sociales et à bénéficier d’aides publiques sans contreparties.

De plus, le gouvernement LECORNU envisage d’ouvrir des discussions sur l’avenir même de notre sécurité sociale, son financement mais aussi de remettre le sujet des retraites à la table des négociations.

Oui, il est possible de financer une sécurité sociale répondant aux besoins de la population en termes de niveau de retraite, de prise en charge de la maladie, de la perte d’autonomie, …

C’est une question de choix politique :

  • 88 milliards d’euros, c’est le montant des exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises ;
  • 211 milliards d’euros, c’est l’ensemble des aides publiques accordées aux entreprises ;
  • 80 milliards d’euros par an dans les paradis fiscaux.

Des sommes qui permettraient largement de couvrir l’ensemble des dépenses actuelles de la sécurité sociale, de développer l’hôpital public, de créer des centres de santé public et de développer nos services publics (écoles, transports, logements…) permettant de répondre à l’ensemble de la population et d’assurer un niveau de retraite décent et de partir à la retraite à 60 ans.

Mais notre intervention s’adresse aussi par une lettre ouverte au Patronat, au président du Medef et aux représentant·es du monde économique.

Nous, ancien·nes salarié·e·s, ouvrier·e·s, employé·e·s, cadres, artisan·e·s, commerçant·es, et agent·es publics avons contribué à la richesse de la France et des entreprises quelques soient leurs tailles. Pourtant, aujourd’hui, nous sommes nombreu·ses·x à vivre avec des pensions insuffisantes, souvent indignes, dans un contexte d’inflation qui ne cesse de rogner notre quotidien.

Cette situation n’est pas le fruit du hasard, elle est le fruit d’un modèle économique qui a longtemps privilégié la compression salariale au nom de la compétitivité.

Elle est le résultat de décennies de politiques salariales qui ont maintenu des millions de travailleur·euse·s à bas salaires. Or de faibles salaires produisent mécaniquement de faibles retraites. Le patronat porte une grande part de responsabilité dans cette paupérisation.Les entreprises ont comprimé les rémunérations, externalisé les emplois, précarisé les carrières. Et aujourd’hui, les conséquences se font sentir jusque dans nos foyers.

Nous dénonçons également la décision récente du patronat de ne revaloriser les pensions AGIRC-ARRCO que de 0,2 point, une proposition jugée inacceptable par les organisations syndicales et finalement rejetée.

En conséquence, il n’y aura aucune revalorisation des retraites complémentaires en novembre, malgré une inflation persistante et des réserves de plus de 108 milliards d’euros.

Nous observons aussi, avec colère, que les entreprises sont exonérées de cotisations sociales et bénéficient chaque année de milliards d’euros d’aides publiques. Pourtant, nombre d’entre elles délocalisent, automatisent et précarisent l’emploi, sans contrepartie sociale réelle. Cette logique contribue à la paupérisation des retraité·es et affaiblit la solidarité intergénérationnelle.

Nous appelons à une revalorisation immédiate des pensions de 10%, à une politique salariale plus juste pour les générations actuelles et futures, et à une prise de responsabilité du patronat dans la crise sociale que traverse notre pays.

Retraité·es, salarié·es et privé·es d’emploi ne baissons pas les bras, nous sommes une force.

Nous appelons les député·es et les sénateur·es à ne pas voter ce budget et compter sur nous pour rendre public les votes à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Montreuil, le 6 novembre 2025

L’actu de la CGT (n° du 7 novembre 2025)

Le 2 décembre toutes et tous mobilisé·es contre l’austérité et pour nos salaires
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Par notre mobilisation depuis le mois de septembre nous avons obtenu l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.
Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que sans la mobilisation du monde du travail ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.
—>­ Lire le communiqué intersyndical

Tract d’appel à la mobilisation du 2 décembre
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Le budget d’austérité du gouvernement, c’est encore les salarié·es, jeunes et retraité·es qui trinquent : gel des salaires dans la fonction publique, blocage des pensions des retraites, hausse des franchises médicales, coupes dans les services publics…
­—> Télécharger le tract

Actualités

[ Tribune ] Budget 2026 : « Certaines mesures fragilisent des étudiants du seul fait de leur nationalité »
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Dans une tribune au « Monde », des représentants d’associations et d’organisations syndicales, des universitaires et des parlementaires appellent à la suppression de l’article 67 du projet de loi de finances, qui prévoit d’exclure du bénéfice des APL l’ensemble des étudiants étrangers extracommunautaires.
­—> Lire la tribune

29 novembre : manifestation nationale pour la Palestine à Paris
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À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, instaurée par les Nations unies, les organisations de la CGT sont invitées à se rendre à Paris, le 29 novembre, pour participer à une grande manifestation nationale.
­—> Lire la suite

« Le message des retraité·es doit être entendu par le gouvernement »
Ce jeudi, Sophie Binet était l’invitée de l’émission « En toute franchise », pour répondre aux questions d’Adrien Gindre sur l’actualité.
—> Voir le replay

La lutte, ça gagne !
À chaque épisode, « La gagne » revient sur une lutte menée par les salarié·es d’une entreprise, de ses prémices jusqu’à la victoire. Son but : témoigner des succès des camarades, afin qu’ils soient source d’inspiration pour tou·tes les travailleur·ses.
—> Voir les épisodes

Baromètre économique de la CGT – édition 2025
Comprendre les chiffres pour mener la bataille des idées ! Consultez et téléchargez les fiches des indicateurs économiques, sociaux et environnementaux de la CGT.
—> Consulter les fiches du baromètre éco

Communiqués de presse

6 novembre, quelle belle mobilisation des retraité.es !
Hier, 117 rassemblements et manifestations de retraité.es partout en France, des plus petites villes aux grandes agglomérations ont rassemblé plus de 35 000 manifestant.es.
—> Lire le communiqué

Cameroun : halte à la répression, respect du vote populaire
­
L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun s’est déroulée dans un climat de fortes tensions, marqué par une forte mobilisation populaire, une contestation croissante et un rejet massif du régime en place.
—> Lire le communiqué

110 000 € récoltés pour l’UNWRA
La CGT mène une campagne de dons, au profit de l’UNRWA, pour venir en aide au peuple palestinien.
Madame Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France et Marc Lassouaoui, représentant de l’UNRWA, étaient présent·es à la Confédération pour recevoir un premier acompte.
—> Participer à l’opération

Lettre d’information de groupe CRCE.K au Sénat (n° du 7 novembre 2025)

Conditionner les aides publiques, pas enterrer les rapports
211 milliards d’aides publiques aux entreprises
Une soif de justice sociale et fiscale grandit partout dans le pays, dans le contexte budgétaire tendu. Deux idées sont devenues majoritaires dans la population. Sur les recettes, la taxe Zucman, qui a été enterrée à l’Assemblée par les droites et l’extrême droite coalisées.
Sur les dépenses, (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Les scrutins municipaux sous tutelle budgétaire ?
Débat sur la situation des finances publiques locales
Le Gouvernement ne réduit pas seulement les budgets des communes, il nuit à la démocratie. À quelques mois des élections municipales, c’est une affaire non seulement de chiffres, mais de signal politique.
On bride l’action locale, on place les scrutins sous tutelle budgétaire.
Après une (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Et le capitaine Dreyfus devint général
Élever Alfred Dreyfus au grade de général de brigade
« Je ne me laisserai jamais abattre. Je lutterai jusqu’au dernier souffle pour faire éclater la vérité et la justice. Je veux vivre pour voir triompher la lumière ». C’est ainsi que, près d’un mois après son arrivée sur l’île du Diable, Dreyfus exprimait à sa femme son ardente volonté de vivre (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

« L’austérité est la seule chose que vous décentralisez ! »
Débat sur l’avenir de la décentralisation
Merci pour ce débat qui touche au cœur de notre République. Mais regardons la réalité en face : nos territoires subissent un affaiblissement de la présence de l’État déconcentré et un recul continu des services publics : sous-préfectures exsangues, trésoreries amoindries, permanences de la CAF (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Non à la discrimination dans notre Constitution
Protéger la Constitution, en limitant sa révision à la voie de l’article 89
Les auteurs de la proposition de loi constitutionnelle ont eu raison de le rappeler : le projet du RN est profondément raciste. La proposition de loi constitutionnelle déposée par Marine Le Pen en janvier 2024 en est une preuve éclatante. Cette proposition de loi constitutionnelle restaure la (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Les soins dentaires ne doivent pas devenir un luxe
Proposition de loi visant à libérer l’accès aux soins dentaires
Je remercie Raphaël Daubet de nous offrir l’occasion de débattre de santé publique alors que le Gouvernement propose, dans le prochain PLFSS, d’étendre la participation forfaitaire aux actes réalisés par les chirurgiens-dentistes, ce qui augmentera le reste à charge pour nos concitoyens, et donc (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Logement : sans intervention publique, pas de solution !
Débat sur le thème : « Quelles réponses apporter à la crise du logement ? »
Le logement n’est pas un bien comme les autres. C’est un droit constitutionnel, conformément au préambule de la Constitution de 1946.
Or la nation ne tient pas cet engagement. Dans le Val-de-Marne, on dénombre 110 000 demandes de logement ! Pire, la nation facilite les expulsions. J’espère (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Quel avenir pour le dispositif cantine à un euro ?
Question adressée à Mme la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Mme Marie-Claude Varaillas attire l’attention de Mme la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’avenir du dispositif « Cantine à un euro ».
Lancé en 2019, le dispositif « Cantine à un euro » s’inscrivait dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Les autres interventions

Lois : « La transparence est devenue une condition de la confiance »
Justice et police
– Créer un fichier national des personnes inéligibles – par Ian Brossat – 6 nov. 2025

Finances : Le blanchiment d’argent, miroir d’un capitalisme sans contrôle
Budget et fiscalité – Sécurisation juridique des structures économiques face aux risques de blanchiment – par Pascal Savoldelli – 6 nov. 2025

Les questions orales

Quand l’État lisse ses comptes sur le dos des communes
Budget et fiscalité
– Question orale au Gouvernement – par Céline Brulin – 5 nov. 2025

Les débats

« Les revenus du capital s’envolent, quand ceux du travail piétinent »
Budget et fiscalité – Débat sur le thème : « Fiscalité du travail, fiscalité du capital : quels équilibres ? » – par Pascal Savoldelli – 5 nov. 2025

Affaires sociales

La France soigne sa pénurie médicale sur le dos des praticiens étrangers
Santé et protection sociale
– Question orale au Gouvernement – par Marianne Margaté – 5 nov. 2025

Les questions écrites

Préservation du tissu associatif
Solidarité
– par Marie-Claude Varaillas – 5 nov. 2025

Une planète en péril, malgré trois décennies de COP (L’Indep)

Les efforts réalisés ne sont pas suffisants face au réchauffement climatique extrême qui se dessine.

Alors que de nombreux dirigeants internationaux se réunissent depuis jeudi au Brésil à l’approche du début de la 30e Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques (COP30), lundi, les données du réchauffement de la planète donnent à réfléchir.

Malgré des années de négociations, d’engagements et de sommets, les émissions de gaz à effet de serre ont grimpé d’un tiers depuis la première COP, la consommation de combustibles fossiles continue d’augmenter et les températures mondiales sont en passe de franchir des seuils qui entraîneraient des dommages irréversibles pour la planète.

La diplomatie climatique mondiale est-elle en train d’échouer ? Selon Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, sans ces rendez-vous internationaux, les températures mondiales se dirigeraient vers une hausse catastrophique de 5°C. Mais, depuis 1995, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 34 % Bien que ce taux soit inférieur à l’augmentation de 64 % enregistrée au cours des trois décennies précédentes, il représente toujours une trajectoire incompatible avec la stabilité du climat. Et les objectifs gouvernementaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2035 restent insuffisants pour empêcher les températures mondiales d’augmenter de plus de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, seuil fixé par les gouvernements mondiaux lors de l’accord historique sur le climat conclu à Paris en 2015.

Progrès et lacunes

Les températures mondiales ont déjà dépassé ce seuil 1,5°C certaines années, 2023 et 2024 figurant parmi les plus chaudes jamais enregistrées, bien que la moyenne mobile sur 30 ans soit encore intérieure à ce niveau. « Il y aura un dépassement, estime James Fletcher, représentant des Caraïbes. Tout dépassement de 1,5°C sera catastrophique pour les petits États insulaires en développement.

Facteur aggravant, la consommation de combustibles fossiles -principale source d’émissions responsables du réchauffement de la planète- reste obstinément élevée, sous l’effet de la croissance économique et, désormais, de la demande d’énergie des centres de données pour l’IA L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit, dans le même temps, un maintien de la demande en charbon -l’un des combustibles fossiles les plus polluants- à des niveaux record jusqu’en 2027, l’augmentation de la demande en Chine, en Inde et dans d’autres pays en développement compensant les baisses enregistrées ailleurs. Avancée notable, les investissements mondiaux dans les énergies propres ont atteint 2 200 Md$ (1 890 Md€) l’an dernier, dépassant les 1 000 MdS injectés dans les combustibles fossiles. Et l’adoption de l’énergie solaire et éolienne s’est accélérée. Les ventes de véhicules électriques ont également bondi. « Il y a dix ans, nous n’aurions jamais pu imaginer que ces avancées technologiques se seraient produites », salue Jennifer Morgan, ancienne envoyée de l’Allemagne pour les questions climatiques. Mais l’essor des énergies renouvelables et des véhicules électriques a principalement contribué à compenser la croissance de la demande en énergie, plutôt que de remplacer les combustibles fossiles. Signe que la bataille du climat est encore loin d’être gagnée.

Lula pointe les mensonges des « extrémistes »

À l’approche de la COP30, qui organisée du 10 au 21 novembre à Belém, la présidence brésilienne réunit depuis jeudi, pour deux jours 53 chefs d’État, dont le Français Emmanuel Macron. Un pré-sommet boudé par les dirigeants des économies mondiales les plus polluantes – Chine, États-Unis, Inde et Russie, à l’exception de l’Europe. Le président brésilien, Lula, a dénoncé, jeudi, les mensonges de « forces extrémistes » qui favorisent « la dégradation de l’environnement ». Alors que le climato-sceptique Donald Trump a annoncé la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris et multiplie les discours et mesures anti-environnementaux.

Le Brésil a également exhorté les pays à ne plus chercher à effectuer de nouvelles promesses, mais plutôt à remplir les centaines d’engagements déjà pris dans l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de financer des solutions salvatrices face au changement climatique.

L’Indépendant, le 7 novembre 2025

Cabestany. Un voyage au nom de la mémoire et de la paix (L’Indep)

Sept jeunes de l’Espace Jeunesse ont participé à un séjour linguistique et culturel en Pologne, à Wolsztyn, dans le cadre du Triangle de Weimar. Une expérience marquante autour du dialogue, de la mémoire et de l’Europe de demain.

Ils étaient sept jeunes Français à représenter l’Espace Jeunesse lors de ce séjour d’échanges franco-germano-polonais. Une rencontre placée sous le signe de la mémoire et du vivre ensemble, rassemblant également huit jeunes Allemands et dix jeunes Polonais âgés de 12 à 17 ans.

Pour Noah, habitué des séjours de l’Espace Jeunesse, ce projet avait une saveur particulière : « C’était ma première participation dans le cadre du Triangle de Weimar. Les discussions ont porté sur la Seconde Guerre mondiale, pour confronter nos points de vue, comprendre comment chacun vit cette mémoire aujourd’hui ».

Au fil des discussions, des activités linguistiques et des conférences menées par des historiens, les jeunes ont découvert combien cette histoire commune les reliait. « La guerre a touché tout le monde, explique Noah. On s’est rendu compte que, même si nos familles en parlent de moins en moins, il est important de se souvenir ».

Entre visites culturelles à Wolsztyn et Pozna, ateliers ludiques et rencontres avec la municipalité, les participants ont aussi pris le temps de tisser des liens forts. « On a créé un groupe WhatsApp pour rester en contact. On parlait en anglais, ça nous a permis de progresser », précise Noah.

Ce séjour a également été l’occasion d’évoquer l’Europe d’aujourd’hui. « Là-bas, on se sentait plus européen que français ou allemand ou polonais », confie-t-il « On a envie d’un avenir de coopération, pas de guerre. Même si le monde inquiète parfois, je reste optimiste. »

Pour l’équipe d’animation, cette expérience illustre la force du dialogue entre jeunes générations. Grace au soutien de la municipalité, de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), du conseil départemental 66 et des partenaires polonais et allemands, le projet a permis à ces adolescents de comprendre l’Histoire autrement : en la partageant.

De Wolsztyn, les jeunes reviennent grandis, conscients du poids du passé mais confiants dans la construction d’un avenir commun.

Comme le résume Noah, « Personne ne veut revivre une guerre mondiale ». Et c’est peut-être là le plus bel enseignement de ce voyage européen.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 7 novembre 2025)

« Je vais être obligé de moins manger, de moins me soigner… » (L’Indep)

Ce jeudi 6 novembre 2025, entre 100 et 150 personnes ont défilé a Perpignan malgré la pluie à l’appel des organisations de retraités. Pour dénoncer les mesures d’austérité du projet de budget qui pourraient faire diminuer le pouvoir d’achat des aînés.

Les fortes pluies de la fin de matinée ont perturbé le cheminement de la manifestation. Le défilé s’est déroulé comme prévu entre le Castillet et le siège du Mouvement des entreprises de France (Medef), mais les trombes d’eau ont ensuite empêché l’ensemble du cortège de poursuivre jusqu’à la préfecture.

Reste que de nombreux retraités ont tout de même bravé le mauvais temps pour faire entendre leurs revendications ce jeudi. Entre 100 et 150 personnes ont pris part à la manifestation, qui avait pour objectif de dénoncer les mesures d’austérité prévues par le projet de budget du Premier ministre Lecornu, qui est en cours de discussion au Parlement. Projet qui, s’il était adopté tel quel, aurait selon les organisations de retraités un impact significatif sur le pouvoir d’achat des aînés.

« J’ai fait le calcul », indique Michel, un retraité de la RATP syndiqué à la CGT et résidant au Soler. « Si on additionne la fin de l’abattement de 10 % pour l’impôt sur le revenu et l’augmentation des mutuelles, pour un foyer comme le mien, cela représente un mois de pension en moins par an. Je vais être obligé de faire des choix, de moins manger, de moins me soigner… »

Antoine, un retraité du bâtiment pianenc, est également remonté. « Ce qu’on entend tous les jours est insupportable », juge-t-il. « L’impôt n’est pas juste en France. Ils veulent faire payer ceux qui n’ont pas les moyens, alors qu’il faudrait prendre l’argent là où il est. Avec toutes les mesures annoncées, je vais perdre 4 ou 5 % de pouvoir d’achat. Je vais être obligé de me priver, même si j’estime avoir une re traite qui tient la route. Alors imaginez ceux qui ont 1 200 euros par mois. »

De plus, les retraités soulignent avoir déjà été mis à contribution ces dernières années. Et nombre d’entre eux confient devoir aussi aider leurs enfants ou petits-enfants, qui sont eux-mêmes en difficulté.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 7 novembre 2025)

Manifestation des retraités à Perpignan

Malgré le mauvais temps, c’est plus de 200 retraité-es qui ont répondu à l’appel des organisations syndicales et associations. Après une manifestation dans les rues de Perpignan, avec un passage devant le MEDEF, une délégation à été reçue par un représentant du Préfet.

À cette occasion, 700 pétitions sur le thème de « la sécu, c’est vital », ont été remises.

Cette mobilisation, appelle à une suite… Au mois de décembre ?

Un clin d’œil amical, à nos camarades « actifs » présent-es à leurs côtés, dans un geste solidaire fort apprécié par les « aînés ».