La France bannit le ministre Itamar Ben-Gvir (L’Indep)

Jean-Noël Barrot a officialisé cette décision sur X en raison des « agissements inqualifiables » du ministre israélien de la sécurité nationale.

La France a décidé d’interdire d’accès à son territoire le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a annoncé samedi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, après la diffusion d’une vidéo le montrant à côté de membres d’une flottille pour Gaza agenouillés et mains liées, parmi lesquels des Français.

« À compter de ce jour, Itamar Ben-Gvir est interdit d’accès au territoire français », a ainsi déclaré Jean-Noël Barrot sur X (ex-Twitter).

« Cette décision fait suite à ses agissements inqualifiables à l’égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Smud », a ajouté le ministre, tout en désapprouvant la « démarche » de cette flottille, qui, selon lui, « ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires ».

Une demande de sanctions adressée à l’UE

Jean-Noël Barrot a demandé en outre à l’Union européenne, comme l’Italie a également pu le faire, de prendre des sanctions contre Itamar Ben-Gvir.

Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté mardi 430 personnes à bord de cinquante navires dans les eaux internationales afin d’empêcher cette flottille d’atteindre la côte de la bande de Gaza, dont elle avait l’intention de briser le blocus par Israël afin d’y distribuer de l’aide humanitaire.

Itamar Ben-Gvir, membre d’un parti ultranationaliste, a par la suite diffusé une vidéo, publiée sur sa chaîne Telegram (avec l’hymne national israélien en fond sonore), dans laquelle il se moque de ces militants agenouillés et les mains liées.

Plusieurs d’entre eux ont par ailleurs dénoncé des « violences », des « attouchements », ou des « humiliations », qui leur auraient été imposés par les forces israéliennes lors de leur détention.

« Nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français puissent être ainsi menacés, intimidés ou brutalisés, qui plus est par un responsable public », a encore déploré Jean-Noël Barrot.

L’Indépendant, le 24 mai 2026

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