Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 28 novembre 2025)

Question d’actualité au gouvernement. On ne fait pas la guerre pour s’en débarrasser
Face aux maires de France, le chef d’état-major des armées a affirmé, je cite, « qu’il fallait accepter le risque de perdre ses enfants, de souffrir économiquement ».
Ce discours anxiogène et belliciste a laissé les maires, la nation tout entière, incrédules.
Madame la ministre, (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

Motion tendant à opposer la question préalable sur le PLF 2026. Un budget à l’image de l’agonie du macronisme
Jeudi dernier, dans mon département du Val-de-Marne, j’organisais avec mon collègue et camarade député Nicolas Sansu un Atelier législatif sur le budget. Dans la Salle ? Des chauffeurs Uber, des livreurs Deliveroo, inquiets sur le seuil de TVA.
Des salariés de Sanofi Maisons Alfort. L’usine (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Débat sur le projet de loi de finances. Un PLF de va-t’en guerre
Après 38 jours de débats à l’Assemblée nationale et un rejet unanime, le PLF arrive au Sénat. Alors que nous attendions un PLF paré des ornements de l’Assemblée nationale, il nous arrive dans son état d’origine, tel qu’élaboré il y a plusieurs mois par un Premier ministre désavoué depuis. Ce PLF (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

Explication de vote sur le PLFSS 2026. « Ce PLFSS ne porte aucune vision de la société ni aucun projet cohérent »
Il est temps pour nous de faire le bilan des modifications adoptées par le Sénat.
La copie du PLFSS 2026, présentée en conseil des ministres le 14 octobre était particulièrement régressive, avec de nombreux reculs du périmètre de remboursement de la Sécurité sociale. La version, même (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Communiqué de presse sur le vote de l’amendement de suppression du décalage de la réforme des retraites
Nous continuons à demander l’abrogation de la scandaleuse réforme des retraites !
Le groupe Communiste Républicain Citoyen Écologiste et Kanaky s’est abstenu lors du vote de la suppression de l’article 45 bis du PLFSS 2026 prévoyant le décalage de trois mois de l’application de la réforme des retraites.
L’amendement de la droite sénatoriale portait en lui un discours de (…)
—> Lire l’intervention

Proposition de loi du groupe CRCE-K. Fiscalisation des rentes des grandes entreprises de la défense
La présente proposition de loi part d’un constat simple : le capitalisme, en crise permanente de valorisation, se nourrit de la guerre. Après avoir méthodiquement épuisé le monde du travail et la planète, le capital cherche aujourd’hui des débouchés alternatifs susceptibles de soutenir la (…)
—> Lire l’intervention

Débat sur l’avenir de la filière automobile. « En sacrifiant la logique industrielle sur l’autel de la baisse du coût du travail, on organise notre désindustrialisation »
Souveraineté, réindustrialisation et transition écologique sont dans toutes les bouches, mais dans les ateliers, les fonderies et les usines, les salariés voient les chaînes s’arrêter et les sites fermer.
En vingt ans, nous avons perdu 114 000 emplois dans l’automobile, et on anticipe 80 000 (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025. « Notre pays ne se gouverne ni par la peur, ni par l’austérité, ni par la résignation »
La fin de gestion est marquée par un dérapage non comptable mais politique. Le chef d’État-major des armées évoque « le prix du sang », une parole d’autorité sans légitimité démocratique. La politique budgétaire favorise le climat délétère actuel.
Le Gouvernement prétend que 2025 marquerait (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

Les autres interventions

Les questions orales :

Les questions écrites :

L’actu de la CGT (n° du 28 novembre 2025)

Manifestation 2 décembre : c’est l’heure d’augmenter le Smic… et tous les salaires
À l’appel de la CGT, FSU et Solidaires, les salarié·es du public et du privé sont appelé·es à être en grève et dans la rue le mardi 2 décembre pour exiger une revalorisation immédiate du Smic et de l’ensemble des salaires.
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Télécharger le kit de mobilisation
Parce que des millions de travailleur·ses n’arrivent plus à vivre de leur travail, et parce que la question du niveau de vie est au cœur de la crise sociale et démocratique, il est urgent d’agir.
—> Télécharger le kit

25 ans de pertes de salaires
Agents de la fonction publique : quel manque à gagner sur votre salaire avec le gel du point d’indice ?
Faites le test avec le simulateur CGT.
—> Faire le test

Les impacts concrets du projet de budget
En préparation de la de mobilisation du 2 décembre, une conférence de presse a été organisée. Objectif : expliquer les impacts concrets du budget Lecornu sur la vie de chacun·e.
—> Lire l’article

L’Assemblée vote la nationalisation d’Arcelor Mittal
L’Assemblée nationale a approuvé la proposition de loi de nationalisation d’Arcelor Mittal. Ce vote est une victoire pour les salariés en lutte d’Arcelor Mittal et plus largement pour le monde du travail.
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Actualités

Une loi-cadre pour une lutte enfin efficace contre les VSS
Des propositions pour une loi-cadre visant à combattre efficacement ces violences faites aux femmes et aux enfants a été présentée à l’Assemblée nationale.
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29 novembre : manifestation nationale pour la Palestine à Paris
À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, instaurée par les Nations unies, les organisations de la CGT sont invitées à se rendre à Paris, le 29 novembre, pour participer à une grande manifestation nationale.
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Morts au travail : une aggravation alarmante
Face à la réalité insoutenable des morts au travail, la CGT refuse le fatalisme et exige du gouvernement des actes forts pour endiguer cette hécatombe.
759 travailleur⋅ses ont perdu la vie, à la suite d’un accident du travail en 2023, ce chiffre est porté à 764 pour l’année 2024 .
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Communiqués de presse

Pas d’augmentation du SMIC cette année ? Raison de plus pour se mobiliser le 2 décembre
Pour la 17e année consécutive, le groupe d’expert·es du SMIC recommande, de nouveau, de ne pas augmenter le SMIC.
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COP30 : un sommet qui échoue à protéger le climat et les travailleurs et travailleuses
Les gouvernements ont préféré protéger les profits des multinationales plutôt que les travailleurs et travailleuses, les territoires et les générations futures. Pour la CGT, il est plus que jamais nécessaire de construire une véritable transition écologique, fondée sur la justice sociale, l’investissement public, la reconversion des emplois et la planification démocratique.
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Des examens gynécologiques offerts aux étudiantes de l’université (L’Indep)

Les élus du conseil départemental des départemental ont adopté le renouvellement de ce dispositif mis en place depuis un an mais encore peu connu, permettant aux étudiantes de l’université de Perpignan d’obtenir des soins gynécologiques.

Améliorer l’accès aux soins gynécologiques pour les étudiantes de l’université de Perpignan, c’est tout le sens de la délibération votée ce jeudi par les élus du conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Les conseillers départementaux ont adopté le renouvellement d’une offre de soins qui permet aux étudiantes de la faculté de rencontrer un médecin et une sage-femme grâce à des permanences, directement depuis le campus du Moulin à Vent. Un examen gynécologique peut y être assuré ainsi qu’une proposition de contraception personnalisée. Mis en place depuis un an mais encore peu connu, ce dispositif a permis à cinquante patientes d’obtenir des soins gynécologiques en 2025. À noter que ce service de santé assure également des actions de dépistage et vaccination.

Les élus ont adopté le renouvellement de ce service pour une durée d’un an qui pourrait encore être reconduit.

Durant cette même session, les conseillers départementaux ont voté une motion visant à soutenir les éleveurs des Pyrénées-Orientales dont les bêtes ont été touchées par la dermatose nodulaire. Plus de 400 vaches, veaux et taureaux ont été abattus sur les terres catalanes, malgré un déploiement de la couverture vaccinale. Les élus du Département se sont engagés à accompagner ces éleveurs et « activer tous les leviers pour apporter son soutien financier en complément des dispositifs de l’État et de la Région ». Mais, pour l’heure, la collectivité n’a pas déterminé le montant de l’enveloppe de ces aides.

Les conseillers départementaux ont aussi appuyé les requêtes formulées par la Chambre d’Agriculture. À savoir, la prise en charge par la solidarité nationale de la vaccination de tous les bovins avant l’estive 2026. Mais aussi le financement des pertes d’exploitation et le remplacement des cheptels tués, privilégier l’abattement sélectif et mener une étude approfondie sur les vecteurs de l’épidémie et déployer un dispositif de surveillance.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 28 novembre 2025)

N’écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants (international)

Nos enfants, petits-enfants, les générations actuelles et futures ont le droit de vivre en paix. La guerre n’est jamais la solution !
L’avenir de nos enfants et petits-enfants n’est pas de devenir de la chair à canon.

Résumé. « N’écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants ». Lors du congrès des maires de France, le général et chef d’État major Fabien Mandon, (donc aux ordres du Président de la République) a déclaré : « Nous avons tout pour dissuader Moscou. Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la Nation. (…) Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement. Si nous ne sommes pas prêts à cela, alors nous sommes en risque. Il faut en parler dans vos communes »

Leurs politiques irresponsables et guerrières ont conduit le monde au bord du précipice.

Ils ont tourné le dos à leur devoir de construire la paix et la sécurité internationale dans le respect des règles fondamentales du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies qui prévoient que « le règlement de différends ou de situations de caractère international susceptibles de mener une rupture de la paix doit se réaliser par des moyens diplomatiques en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ». Ils ne nous proposent comme seule perspective que la culture de la guerre, l’économie de guerre, la propagande de guerre et aujourd’hui franchissent un nouveau pas en appelant les parents, les grands parents, les enseignants à préparer leurs enfants, leurs petits-enfants, la jeunesse d’aujourd’hui à mourir pour la patrie. Dans le même temps ils réduisent drastiquement les dépenses en faveur du bienêtre social et des services publics. Ils réorientent des pans entiers de l’économie vers la production d’armes et le commerce des armes.

Dès maintenant et jusqu’au 10 décembre 2025, journée internationale des droits de l’homme, le Mouvement de la Paix appelle à une sorte d’insurrection des consciences pour exiger de notre gouvernement qu’il agisse pour le respect du droit des humains à la paix, de notre droit et du droit de nos enfants, petits-enfants et des générations futures à vivre en paix. Allons en délégations partout, le plus unitairement possible, devant les préfectures et sous-préfectures etc… imaginons et exigeons partout d’être reçus pour porter cette exigence du droit de vivre en paix et du devoir de ceux qui nous gouvernent de construire la paix en trouvant des solutions diplomatiques aux conflits dans le respect de la Charte des Nations unies et de la résolution de l’ONU portant plan d’action pour une culture de la paix. Enfin, l’élimination de la menace atomique, dans le respect de l’article 6 du TNP et par la mise en œuvre du Traite sur l’Interdiction des armes nucléaires, est de nature à apaiser le monde. Face aux faiseurs de guerres et aux prophètes de malheur, c’est la construction de politiques de confiance, de coopérations multilatérales, contrôlées, partagées qui sera de nature à isoler les oiseaux de mauvais augures. L’espoir réside dans notre capacité à nous les sociétés civiles de construire au plan national et international une sorte de front uni des peuples pour la paix à travers le développement de mouvements sociaux engagés pour la justice sociale, la protection de la planète, et la paix.

Déclaration entière écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants !

Le rôle des États et des chefs d’État, en vertu du droit international et plus particulièrement de la Charte des Nations unies est « de préserver les générations futures du fléau de la guerre qui par deux fois dans l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances ….. d’unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationale … en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde. » Les États membres des Nations unies ont l’obligation suivant les termes de la Charte des Nations Unies « de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix et de réaliser par des moyens pacifiques conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations de caractère international susceptibles de mener une rupture de la paix ».

La France et ses dirigeants, les membres du conseil de sécurité et plus particulièrement les membres permanents ont depuis des années et en particulier depuis 2001 tourné le dos à ces obligations posées par le droit international en utilisant souvent indument leur droit de veto qui doit être supprimé en particulier pour des États qui ont parties à un conflit.

Ils ont conduit depuis la chute du mur de Berlin et surtout à partir de 2001, des politiques de militarisation du monde, caractérisées par des guerres souvent illégales, par l’augmentation des dépenses militaires qui sont passées de 1000 milliards d’euros en 2000 à 2700 milliards d’euros en 2024. Aujourd’hui les USA et l’Otan appellent à porter les budgets militaires des États de l’OTAN et de l’UE à 5 % du PIB c’est-à-dire à doubler les dépenses militaires. Les États dotés de l’arme nucléaire ont quasiment tous violés le doit international en matière d’armes nucléaires et plus particulièrement l’article 6 du traité de non-prolifération nucléaire.

Leurs politiques ont conduit le monde au bord du précipice comme le dit Amine Malouf secrétaire perpétuel de l’Académie française « Le monde est face à une dérive suicidaire ». « Il faut d’urgence raccommoder cette planète. Il faut rêver d’un monde où ne résonnent que les mots des poètes, les notes de musique et les rires des enfants ».

Ils n’ont pas été capables d’assurer la sécurité humaine des peuples (sécurité économique, sociale et environnementale). Ils n’ont même pas été capables d’assurer la sécurité alimentaire.

Ainsi comme le dit Jean Ziegler dans son ouvrage où est l’espoir : « conformément aux chiffres publiés par les 21 organisations spécialisées des Nations unies, les décès induits par le sous-développement économique et social et la misère extrême dans les 122 pays du tiers-monde se sont élevés en 2023 à plus de 61 millions d’êtres humains, autrement dit, la faim, la soif, les épidémies et les conflits provoqués par la misère détruisent aujourd’hui chaque année presque autant d’êtres humains que la seconde guerre mondiale en six ans ».

Comme le dit celui qui a été pendant de nombreuses années responsable du programme des Nations unies pour le développement « ces politiques de non-respect du droit international ont conduit à ce que les 500 plus puissantes sociétés transcontinentales du monde tous secteurs confondus contrôlent aujourd’hui 52,8 % du produit mondial brut en une année. Ces mêmes oligarchies du capital financier globalisé détiennent un pouvoir économique, politique, militaire, financier, idéologique comme jamais avant eux un roi, un empereur, un Pape n’en a possédé. Elles échappent à tout contrôle étatique, parlementaire, judiciaire, syndical ». L’ONG Oxfam dans son rapport sur les inégalités dans le monde de décembre 2021 indique que « les 18 multimilliardaires les plus riches du monde possèdent autant de valeur patrimoniale que la moitié la plus pauvre de la planète c’est-à-dire plus précisément 3,5 milliards d’êtres humains »

La situation actuelle du monde est le résultat de ces politiques qui font que les peuples souffrent, les multimilliardaires s’enrichissent et que le lobby militaro-industriel encaisse des profits faramineux, du fait de la réorientation de pans entiers des économies vers la production d’armes.

Ils ne nous proposent comme seule perspective que la culture de la guerre, l’économie de guerre, la propagande de guerre et aujourd’hui franchissent un nouveau pas en appelant les parents, les grands parents, les enseignants à préparer leurs enfants, leurs petits-enfants, la jeunesse d’aujourd’hui à mourir pour la patrie. Dans le même temps ils réduisent drastiquement les dépenses en faveur du bien être social et des services publics.

En France le gouvernement appelle les hôpitaux dans une circulaire de juillet 2025 à s’organiser pour pouvoir accueillir des blessés graves comme le révèle Ouest-France dans sa newsletter du 28 aout 2025 « Dans une instruction révélée cette semaine par le Canard enchaîné, le ministère demande aux agences régionales de santé (ARS) de préparer l’installation, en cas de besoin, de centres médicaux de transit (CMT), sorte de gares de triage régionales de patients arrivant du front. Ces plateformes auront pour mission d’orienter au mieux les blessés dans les hôpitaux civils – et également de les rapatrier vers leur nation d’origine lorsque les soins sont terminés.

Au lieu de s’arc-bouter sur une solution politique et diplomatique à la guerre en Ukraine le gouvernement français envisage de produire des avions rafale par centaines pour la grande joie de Dassault et autres fleurons de l’industrie militaire. Au lieu de consacrer tous leurs efforts pour une paix juste et durable au Moyen-Orient ils acceptent la présence à Paris, en ce mois de novembre au salon des armements, d’industriels israéliens liés potentiellement aux industries d’armement alors que la politique génocidaire de cet État et de son principal dirigeant Netanyahou sont condamnés par le justice internationale.

Nous les peuples, nous aimons la paix, nous aimons la vie, nous voulons vivre ensemble en paix dans un monde de justice, de solidarité, de fraternité-sororité, d’amitié entre les peuples.

Nous refusons que nos enfants nos petits-enfants soient engagés et potentiellement utilisés comme chair à canon dans cette spirale infernale.

La réalité du monde actuel, avec en particulier les dérèglements climatiques et les inégalités de développement , nous montre que pour son avenir l’humanité n’a d’autre chemin que la Paix.

Aucun des problèmes auquel est confronté l’humanité ne peut être résolu sans la paix.

C’est la raison pour laquelle le Mouvement de la paix à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, appelle partout en France, dès maintenant et jusqu’au 10 décembre à organiser des rassemblements, des délégations auprès des préfectures, des sous-préfectures… pour exprimer notre exigence de respect intégral des grandes règles du droit international afin de désarmer les dynamiques diverses d’hostilité, de conflits dans lequel nous vivons, afin d’en finir avec le droit international à double vitesse.

Comme le dit Georges Corm, historien libanais et ancien ministre des finances du Liban, « le non-respect intégral des grandes règles du droit international nous mène sur le chemin de la guerre généralisée qui nous attend demain si on n’y prend garde ».

L’espoir réside dans notre capacité à nous les sociétés civiles de construire au plan national et international une sorte de front uni des peuples pour la paix à travers le développement de mouvements sociaux engagés pour la justice sociale, la protection de la planète, et la paix.

Pour agir rejoignez le Mouvement de la paix. Contact : national@mvtpaix.org

Signez la pétition maudite soit la guerre

Saint Ouen Le Mouvement de la Paix le 26 novembre 2025

N’écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants ! (national)

Ce qui devrait être un principe sacré est aujourd’hui remis en question par des discours qui préparent l’opinion à accepter l’inacceptable : l’idée que nos enfants pourraient devoir mourir pour la patrie. Lorsque le général Fabien Mandon affirme qu’il faut « accepter de perdre nos enfants », une limite morale essentielle est brisée. On demande aux familles, aux enseignants, aux grands-parents d’intégrer la mort de la jeunesse la jeunesse comme une perspective normale. Cette injonction glace et révolte : comment oser réclamer un tel sacrifice alors que ceux qui l’exigent n’ont pas su préserver la paix, alors que c’était leur responsabilité ?

La Charte des Nations Unies impose aux États de résoudre les différends par la diplomatie et de ne consacrer aux armements que le strict minimum (article 26 de la charte des Nations unies). Mais depuis des décennies, les grandes puissances — France incluse — ont trahi ces obligations. Elles ont laissé s’installer une culture de guerre, alimentée par une explosion des dépenses militaires et par la puissance du complexe militaro-industriel. Les budgets mondiaux atteignent aujourd’hui des niveaux record passant de 1000 milliards de dollars en 2000 à 2740 milliards en 2025, tandis que les peuples s’appauvrissent et que la misère fait des ravages : en 2023, plus de 61 millions de personnes sont mortes des conséquences du sous-développement, de la misère et des conséquences de la misère (voir J.Ziegler « Où est l’espoir » Le seuil). Dans le même temps, la richesse se concentre entre quelques mains, et les multinationales disposent d’un pouvoir économique financier, médiatique (et idéologique), et politique sans précédent.

Ces choix ont affaibli la sécurité internationale au lieu de la renforcer. Les grandes puissances n’ont pas su prévenir les conflits, protéger les populations ni répondre aux urgences climatiques et sociales. Elles ont violé leurs obligations en matière de désarmement nucléaire (violation de l’article 6 du TNP) et laissé s’effriter l’ordre international fondé sur le droit. Comme le souligne l’écrivain Amin Maalouf (secrétaire perpétuel de l’académie Française), le monde s’engage dans « une dérive suicidaire ».

En France, la même logique domine : réduction des dépenses sociales, fragilisation des services publics (éducation, santé, information, transports) préparation des hôpitaux à accueillir des blessés de guerre, augmentation massive des investissements militaires. On anticipe les guerres au lieu d’œuvrer à les prévenir. On accueille même à Paris des industriels de l’armement israéliens au salon de l’armement alors que le gouvernement Netanyahou a été condamné par la justice internationale pour sa politique génocidaire à Gaza. Quelle cohérence reste-t-il quand on traite la guerre comme un marché avant de la traiter comme un échec et que l’on oublie que la paix est l’objectif fondamental à gagner par des moyens diplomatiques ?

Face à cette dérive, les peuples opposent un autre message : nous aimons la paix, nous aimons la vie, et nous refusons que nos enfants deviennent de la chair à canon. Les crises écologiques, sociales et économiques montrent que l’humanité n’a qu’un seul chemin : la coopération et la paix. Aucun problème vital ne peut être résolu dans un monde livré aux rivalités armées et aux guerres.

Le 10 décembre aura lieu le débat, sur « la trajectoire d’augmentation des moyens de nos armées » à l’assemblée nationale annoncé par le ministre des armées Le cornu, l’objectif proposé est d’augmenter les moyens militaires pour répondre aux exigences des USA, de l’Otan et de l’UE d’atteindre l’objectif des 5 % du PIB pour les dépenses militaires. C’est pourquoi le Mouvement de la Paix appelle, jusqu’au 10 décembre 2025, à une mobilisation citoyenne devant les préfectures et sous-préfectures afin d’exiger le respect intégral du droit international et de la charte des Nations Unies, le respect du droit des humains à la paix, la recherche de solutions diplomatiques aux conflits et la mise en œuvre de la résolution de l’ONU portant plan d’action pour la mise en œuvre de la culture de paix. Les33 Etats du CELAC (coordination des Etats latino-américains et des caraïbes) ont choisi la mise en œuvre de cette résolution comme base pour leur sécurité commune. Comme le rappelait l’historien Georges Corm, dans son livre « pour une lecture profane des conflits » le non-respect du droit international nous conduit droit vers une guerre généralisée. Il est donc urgent de rompre avec cette spirale. L’espoir existe : il réside dans la capacité des sociétés civiles à s’unir pour défendre la paix, la justice sociale et la protection de la planète. C’est en construisant ce front commun pour la paix sur le plan national, européen et mondial que nous pourrons isoler les faiseurs de guerre et rappeler aux gouvernements leur devoir fondamental : préserver la vie et la paix. Nous refusons que l’avenir de nos enfants soit écrit dans la peur et le sang. Nous refusons que la jeunesse paie de sa vie les erreurs et les renoncements des grandes puissances. Exiger la paix, ce n’est pas un rêve naïf : c’est la condition même de l’avenir. Qui veut la paix, prépare la paix !

Le Mouvement de la Paix – 26 novembre 2025

Contact : national@mvtpaix.org ; Rejoignez le mouvement de la paix

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Message du Collectif national Stop CETA – Mercosur

Le collectif a besoin d’aide pour faire pression sur E. Macron, le gouvernement et la Commission européenne afin de bloquer le très nocif accord de libre-échange UE-Mercosur dont la ratification pourrait avoir lieu autour du 18 décembre, le collectif :

Le collectif va continuer. Y compris à Bruxelles, avec ses partenaires européens. Mais il a besoin d’aide pour propager cette action en ligne visant à interpeller E. Macron, et pour être soutenu dans cet effort.

Passez à l’action : écrivez à E. Macron, ses ministres et aux eurodéputés !

Pour rester informés :

Soutenez l’action du collectif par un don, même minime !

Pour s’informer sur le fond :

  • Accord UE-Mercosur : Où en est-on ? L’accord peut-il encore être bloqué ? (2 pages, pdf)