La CGT66 pour la Paix

Réuni.es lors du Comité Général de l’UD CGT 66, les délégué.es des syndicats dénoncent les propos du Général Mandon, Chef d’état-major des Armées, qui en affirmant que nous devons être prêts à sacrifier nos enfants pour défendre le pays, témoignent d’une inquiétante dérive vers une pensée autoritaire et belliciste.

La paix constitue un droit fondamental pour toutes et tous et la montée des logiques de confrontation, de militarisation de la société et de banalisation du discours guerrier mettent en danger la cohésion sociale comme les libertés publiques.

L’histoire montre que la guerre n’a jamais servi les travailleurs et travailleuses. Tandis que les salarié.es paient le prix humain, social et économique des conflits, ce sont les intérêts capitalistes qui en tirent profit, par l’accroissement des commandes d’armement, la spéculation sur les matières premières ou l’extension de zones d’influence économiques.

Nous affirmons :

  1. Notre attachement indéfectible à la paix, au règlement politique des conflits et au refus de toute logique de préparation à la guerre érigée en horizon national.
  2. Notre opposition ferme à toute tentative de militarisation de la jeunesse, qu’elle prenne la forme d’un service militaire, d’un service national obligatoire ou de toute modalité visant à imposer des valeurs guerrières ou un ordre disciplinaire.
  3. Notre conviction selon laquelle la formation à la citoyenneté, la mixité sociale, l’émancipation de la jeunesse ne passent pas par un dispositif « caserne », mais par l’école publique, l’éducation populaire et le milieu associatif.
  4. Notre vigilance face à la multiplication des discours militaristes, qu’ils proviennent de sphères politiques, militaires ou médiatiques, et qui tendent à faire passer pour « inévitable » une orientation guerrière contraire aux intérêts fondamentaux de la population.

Cette motion réaffirme la conviction que la société doit se construire sur la solidarité, l’émancipation et la justice sociale — jamais sur la peur, la discipline imposée et l’esprit de guerre.

La jeunesse communiste dans le Vallespir

Ce samedi 29 novembre, deux jeunes de la JC sont venus sur le marché de Céret pour accompagner les communistes de la section Vallespir du PCF lors de la vente du numéro exceptionnelle du Travailleur Catalan consacré à l’économie des Pyrénées-Orientales.

Ils ont également fait signer avec les militants du Mouvement de la Paix la pétition pour la Paix et l’interdiction des armes nucléaires.

On les voit ici en pleine conversation avec Jacques Majester, le secrétaire de la section Vallespir du PCF.

L’édito du webzine. La paix pour notre jeunesse et notre peuple

L’histoire récurrente du capitalisme est toujours la même. Pour tenter de sortir de ses crises profondes, il fait appel aux canons. La période actuelle ne fait pas exception, pour sortir de son impasse, la guerre, croit-il, lui offrirait une solution. Pour cela, il est prêts à sacrifier les enfants des peuples.

Anatole France à propos de la boucherie de 14-18 écrivait : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels » et ajoutait : « Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. » En 2025, les propos plus que centenaires du prix Nobel de littérature 1921, n’ont rien perdu de leur pertinence et impertinence.

Le discours dominant des possédants, sous couvert de patriotisme et de morale, prépare les esprits et notamment la jeunesse, à l’inéluctable de la guerre. Du chef d’état-major des Armées déclarant devant les maires réunis en congrès qu’il faut se préparer à « accepter de perdre nos enfants », à Emmanuel Macron qui annonce un service militaire « volontaire » pour grossir les régiments de réservistes, la musique est lancinante et marche au pas. Ces discours va-t-en-guerre doivent être démontés car d’autres options sont non seulement possibles mais nécessaires.

Ce sont bien les communistes que ces gouvernants craignent le plus car ils démontent sans relâche les mécanismes des causes de la crise et se battent inlassablement pour construire la paix en prônant la diplomatie, la coopération et l’intervention des citoyens. Les communistes démontent quotidiennement que la paix se bâtit dans des sociétés où doivent primer la fraternité et l’égalité et non la concurrence aveugle entre les individus, asservis par un système qui veut les opposer les uns aux autres.

Pour de nouveaux jours heureux

La paix c’est des services publics renouvelés, des écoles et la lutte sans merci contre cet aide de camp du capitalisme que sont tous les trafics, celui de la drogue en priorité. Ces mafias tuent nos enfants, tuent tout espoir pour des milliers de jeunes qui aspirent à être formés et à travailler.

La soif de paix doit être porté par toute la gauche et doit absolument s’élargir à l’ensemble du mouvement social pour infuser dans la société et faire reculer les semeurs de haine, tous ceux qui profitent du désarroi et du confusionnisme ambiant qui font le lit de l’extrême droite.

Les communistes ne céderons ni à la peur, ni aux menaces, d’où qu’elles viennent. Fabien Roussel s’en est fait le porte-parole lors de son récent meeting à Marseille en menant un discours de paix. Face à l’économie de guerre, face aux discours guerriers, il fait le serment : « Jamais nous ne voterons les crédits militaires et les pleins pouvoirs à des dirigeants prêts à envoyer nos enfants faire des guerres qui ne sont pas les nôtres. »

Face à ces sacrifices promis à la jeunesse, Fabien Roussel veut ouvrir d’autres perspectives. « Nous proposons 100 milliards d’euros par an pour relever ce pacte d’avenir pour la France et le climat », annonce-t-il. Cela pour reconstruire les services publics avec un plan de formation de soignants et d’enseignants, abroger la réforme des retraites, indexer les salaires sur l’inflation en augmentant le Smic, assurer l’égalité salariale, garantir une énergie accessible et décarbonée… Et lancer la reconquête industrielle. « Il n’y aura plus une heure de travail qui partira à l’étranger », promet-il. Alors que la richesse des 500 plus grosses fortunes a doublé en huit ans, le secrétaire national du PCF interpelle : « Nous avons assez fait de sacrifices ! Les cigares doivent changer de bouches ! »

Le peuple de France ne se laissera pas faire. Les manifestations du 2 décembre contre « le musée des horreurs » retentira dans toutes les villes de France. Les communistes seront présents dans les rassemblement pour appeler à de nouveaux jours heureux.

Dominique Gerbault

L’équipe de Perpignan autrement s’attaque au narco-trafic (L’Indep)

Forte d’un nouveau colistier, l’équipe de gauche en lice pour les municipales de 2026 s’est lancée hier sur la thématique de l’insécurité et plus particulièrement de la lutte contre le trafic de drogue qui gagne du terrain dans les quartiers de Perpignan.

L’équipe de Mathias Blanc, tête de la liste de gauche Perpignan autrement pour les prochaines élections municipales de 2026, a investi le secteur Clodion ce samedi pour son tractage de campagne.

Le moment choisi pour aborder son programme sur la sécurité (ô combien chère au maire RN Louis Aliot qui en a d’ailleurs conservé la délégation) et plus particulièrement sur la lutte contre le narco-trafic, l’une des grandes problématiques des quartiers. Mais l’heure aussi d’afficher un nouveau visage, celui de Frédéric Monteil, « venu porter le soutien du Parti socialiste », qui se charge désormais plus particulièrement de cette thématique sécuritaire pour Perpignan autrement. Sur laquelle, comprenons, le directeur de cabinet de la présidente du Département occupera une place.

Là, n’est pas le sujet du jour. « Face au narco-trafic, on vise l’efficacité plutôt que le spectaculaire, en reprenant à la source des incivilités et de l’insécurité, pas uniquement dans la répression mais également dans la prévention », précise Mathias Blanc. Pour ce, plusieurs leviers : celui de l’éducation, avec le lancement d’un parcours de sensibilisation, la question des addictions de l’école primaire jusqu’aux lycées, celui du médical et du social avec la création de centres de santé de proximité, celui des forces de l’ordre en permettant aux policiers municipaux d’aller au contact de la population ou encore celui du logement en repensant l’habitat social. «Il s’agit d’amplifier la sensibilisation et à la fois redonner vie aux quartiers pour éloigner le trafic de drogue, l’isolement et l’insécurité », ajoute Françoise Fiter, co-listière communiste. « Et remettre tous les acteurs de sécurité au centre des habitants », poursuit Frédéric Monteil.

« Quand les services publics reculent, l’insécurité avance. Il faut soutenir les associations mais aussi s’appuyer sur les services de secours, pour détecter des situations sociales qui passent sous les radars. Et apporter une réponse municipale quartier par quartier. »

Laure Moysset (L’Indépendant, le 30 novembre)

À la défense des paysans palestiniens (L’Indep)

À l’initiative de l’association Cultures de Paix, une quinzaine de manifestants se sont rassemblés hier en fin de matinée d’avant une grande surface commerciale des Pyrénées-Orientales, choisie au hasard.

« On aurait pu alerter la petite et grande distribution comme les consommateurs devant n’importe quel commerce », précise d’emblée le président Hervé Bégué.

Devant ainsi l’hypermarché Carrefour de Claira, les protestataires ont déployé une banderole de revendications.

Leur contestation concerne « la vente illégale de produits agricoles, des fruits exotiques et d’herbes fines estampillés en provenance des territoires occupés dont La Palestine. »

Parmi les participants, des syndicats, FSU, CGT, et des mouvements pacifiques qui en ont profité pour lancer un appel au cessez-le-feu à Israël et à la Palestine. Sous le regard surpris des nombreux chalands d’évidence plus attirés par les lendemains du Black Friday et les traditionnelles courses de la semaine.

C. S. (L’Indépendant, le 30 novembre)

2 décembre 2025. Les retraité.es en action

Alors que le débat parlementaire sur les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale se poursuit en ce moment au Sénat, l’UCR CGT appelle à nouveau les retraité.es à se mobiliser massivement le 2 décembre prochain.

Pourquoi ?

Certes, des mesures telles que la suppression du gel du barème de la CSG, de la contribution supplémentaire des complémentaires santé, de l’élargissement des franchises médicales ou encore l’augmentation de la taxe sur les retraites chapeaux ont été validées par l’Assemblée nationale.

Mais, un certain nombre de dispositions néfastes pour la population, et plus particulièrement les retraité.es, demeurent :

  • maintient du taux de la contribution tarifaire d’acheminement prélevé sur les factures de gaz et électricité et dont les excédents vont continuer à financer la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse. Ce sont donc les usager.es, via leur facture de gaz et d’électricité, qui vont continuer à compenser les exonérations de cotisation sociale ;
  • le doublement des franchises médicales et participations forfaitaires existantes est maintenu. Le reste à charge pour les patient·es sera donc doublé en 2026 et pourrait atteindre 200€ alors que 30% de la population a renoncé à des soins en 2024 faute de moyens ;
  • baisse du budget des hôpitaux de 6 milliards d’€ alors que les besoins de santé n’ont jamais été aussi importants. Cette mesure va entraîner des conséquences dramatiques sur la prise en charge des malades et les conditions de travail des personnels hospitaliers.

Les textes sont actuellement en discussion au Sénat dont la majorité des membres a, d’ores et déjà, annoncé vouloir revenir sur les bougées actées par l’Assemblée nationale.

Dans un contexte où le taux de pauvreté des retraité.es est en hausse, où 60% ont une retraite inférieure au SMIC.

Non les retraité.es ne sont pas des privilégié.es et ne sont pas responsables du déficit de la sécurité sociale.

En revanche, les 70 à 80 milliards d’€ d’exonérations de cotisations sociales annuelles accordées aux entreprises, les 211 milliards d’€ d’aides publiques versées aux entreprises sont la cause du déficit de la sécurité sociale.

Seule la mobilisation massive de la population et, plus particulièrement, des retraité.es, sur lesquels les mesures d’austérité budgétaires vont principalement peser, peut faire bouger les lignes.

L’UCR-CGT appelle l’ensemble des retraité.es :

  • à poursuivre la signature de la pétition pour exiger un autre financement de la sécurité sociale ;
  • à être présent.es massivement dans les manifestations le 2 décembre 2025, partout en France, aux côtés des salarié.es, des précaires et privé.es d’emploi ;
  • à se réunir pour construire une nouvelle mobilisation au cours du 1er trimestre 2026.

Montreuil, le 27 novembre 2025

Courrier de l’Union confédéral des retraités CGT au Premier ministre

Monsieur Sébastien LECORNU
Premier Ministre
Hôtel Matignon
57, rue de Varennes
75007 PARIS

Monsieur le Premier ministre,

L’Union confédérale des retraité·e·s CGT (UCR-CGT) sollicite une rencontre, afin d’évoquer avec vous la situation des retraité·e·s dans notre pays, à l’aune des discussions en cours sur les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026.

En effet, ces projets, encore en discussion au Parlement, portent des mesures qui sont de nature à appauvrir les retraité·e·s et leur famille : gel des pensions de retraite, doublement des franchises médicales et participations, suppression de l’abattement fiscal de 10 %, …

Nous assistons, depuis plusieurs mois, à une stigmatisation des retraité·e·s et à des tentatives d’opposition entre les générations.

Les retraité·e·s seraient des privilégié·e·s car bénéficiant de pensions de retraite supérieures au SMIC. C’est vite oublier que, pour 60 % d’entre elles et eux, leur pension est inférieure au SMIC, et pour 31 % inférieure à 1 000 € (dont 74 % sont des femmes).

Il leur est aussi reproché d’être propriétaires de leur logement pour plus de 70 % d’entre elles et eux. C’est souvent le résultat d’années de sacrifices pour acquérir une maison ou un appartement. Être propriétaire de son logement ne signifie nullement être à l’abri de difficultés en termes d’entretien, de chauffage ou de choix budgétaire.

Aujourd’hui, nombre de retraité·e·s sont contraint·e·s de vendre leur logement pour financer leur entrée en EHPAD, sans le faire supporter à leur famille.

Les propositions contenues dans les projets de loi de finances 2026 vont aggraver la situation, déjà précaire, de millions de retraité·e·s, notamment dans l’accès aux soins, avec un risque accru de renoncement à se soigner.

Plus de 700 000 retraité·e·s ne peuvent, aujourd’hui, financer une complémentaire santé. L’augmentation de la contribution des complémentaires santé, inscrite dans le PLFSS 2026, va nécessairement les conduire à augmenter leur cotisation, et donc exclure encore plus de retraité·e·s du système, car n’ayant pas les moyens de payer.

Dans vos projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale, les hauts revenus et les profits générés par les entreprises sont épargnés. Il n’est pas prévu de remettre en cause les dizaines de milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, ni de conditionner les centaines de milliards d’euros d’aides publiques versées aux entreprises. Ce sont pourtant bien ces dispositifs qui privent notre système de protection sociale des ressources nécessaires pour répondre aux besoins grandissants de la population.

L’UCR-CGT a lancé, depuis plusieurs mois, une campagne revendicative pour exiger un autre financement de notre système de protection sociale, basé sur la cotisation sociale.

Ligne SNCF Perpignan-Villefranche : une date enfin arrêtée pour la reprise du trafic ferroviaire (L’Indep)

Enfin. C’est ce que doivent se dire les usagers du TER Perpignan-Villefranche-de-Conflent. Dix-huit mois après le déraillement d’un train régional à Eus provoqué par une coulée de boue et un glissement de terrain le 24 juillet 2024, la circulation va enfin reprendre. SNCF Voyageurs a confirmé que la ligne sera remise en service le 24 janvier prochain.

Pour rappel, l’accident de 2024 avait fait cinq blessés légers et entrainé la fermeture totale du trafic entre Ille-sur-Têt et Villefranche-de-Conflent. Le train avait terminé sa course contre un pont d’Eus. Rapidement, SNCF Réseau avait annoncé la nécessité de démolir l’ouvrage avant tout redémarrage. Mais la mairie d’Eus, propriétaire du pont, avait refusé dans un premier temps.

Après de nombreux mois de tensions, de manifestations d’usagers et de pétitions réclamant le retour rapide des TER, le conseil municipal d’Eus a finalement validé la destruction du pont a l’été 2025. Les travaux ont été menés en octobre. Le site a été totalement déblayé autour du 10 novembre.

Depuis début novembre, SNCF Réseau a engagé le chantier de remise en état de la voie, des installations de sécurité et des abords. L’opération doit s’achever le 16 janvier prochain. Après une série de tests réglementaires, la circulation du TER va donc pouvoir reprendre. Le premier train est prévu le samedi 24 janvier a 8 h 10, direction
Villefranche-de-Conflent. Enfin.

Driss Chait (L’Indépendant, le 29 novembre)