Hier, l’intersyndicale a dénoncé les choix budgétaires du gouvernement. Les organisations ont appelé a poursuivre le mouvement. Les lycéens, eux, donnent déjà rendez-vous ce samedi.
Du Diams, Matmatah, Trust, mais aussi du Jul, Aya Nakamura et Theodora. Ce jeudi 5 novembre, à Perpignan, la bande-son de la mobilisation avait des airs de playlist intergénérationnelle… Entre 3 500 et 5 000 personnes ont défilé depuis la place de Catalogne. Ils ont emprunté les boulevards, avant de revenir à leur point de départ par l’avenue du Maréchal-Leclerc.
Une mobilisation menée dans le calme. Aucun incident notable, aucun heurt. L’ambiance était même franchement bon enfant. Au milieu du boulevard Jean-Bourrat, le cortège a marqué une pause de quelques minutes pour laisser la parole aux représentants syndicaux.
« Tout augmente, sauf les salaires et les pensions. Le projet de budget s’attaque aux plus précaires et aux malades et affaiblit le rôle protecteur de la Sécurité sociale. Le gouvernement baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires, pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies, répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux mégafeux », a martelé l’intersyndicale.
La jeunesse a aussi pris la parole. Alban, co-représentant de l’Union syndicale lycéenne des Pyrénées-Orientales, n’a pas mâché ses mots. « On nous parle de 10 milliards d’euros supplémentaires, mais ce n’est même pas assez pour retrouver le niveau qu’on avait avant. Il faudrait 14 milliards ! L’argent existe. On peut aller taxer les plus riches, les grandes fortunes. On peut aller chercher cet argent ».
Samedi, nouvel acte ?
Après les déambulations, un barbecue solidaire, toujours en musique, a pris ses quartiers place de Catalogne. Reste désormais à savoir si cette mobilisation saura se prolonger. Les lycéens ont déjà lancé un nouvel appel à manifester ce samedi 7 novembre, comme lors des trois précédents samedis. Les syndicats, eux, ne se sont pas encore exprimés. La mayonnaise prendra-t-elle une nouvelle fois ? Réponse dans les prochaines heures.
D. C. (L’Indépendant, le 6 novembre 2026)
