« Il restera bloqué jusqu’à ce que la direction réponde » : les étudiants du campus Mailly à Perpignan entament une nouvelle journée de mobilisation (L’Indep)

Une vingtaine de personnes ont bloqué l’entrée du campus Mailly de l’Université de Perpignan ce vendredi 16 octobre 2026 dès 7 heures, empêchant l’accès aux étudiants et au personnel. Les manifestants réclament des infrastructures adéquates et des réformes nationales, menaçant de poursuivre le blocus jusqu’à obtenir une réponse de la direction.

Les mobilisations continuent chez les étudiants. Au campus Mailly de l’université de Perpignan ce vendredi 16 octobre dès 7 heures, une vingtaine de personnes ont bloqué l’entrée. Aucun étudiant, professeur ou membre du personnel n’a pu entrer.

Leurs revendications sont toujours les mêmes. Il y a une semaine jour pour jour, ils avaient déjà constitué une chaîne humaine devant l’entrée de l’établissement pour se faire entendre. « Nous n’avons pas de parking à proximité, l’accès à l’université est compliqué pour certains, nous n’avons pas de restaurant universitaire comme au campus du Moulin à Vent, et nous avons un problème de passerelle entre les filières, qui a été rompu de façon délibérée. Certains étudiants se retrouvent bloqués notamment pour passer du droit aux sciences économiques », a précisé Riad Bouafia, étudiant à l’antenne du centre-ville de Perpignan. À cela s’ajoutent des revendications nationales, telles que les « places en master », le « gel des APL » et « une réforme de Parcoursup ».

Selon les manifestants, « le campus restera bloqué jusqu’à ce que la direction réponde à nos revendications et que les représentants du campus soient reçus par la direction ».

Pas pénalisés malgré leur absence en cours

La semaine dernière, une assemblée générale a eu lieu à l’université au Moulin-à-Vent avec l’Union progressiste, l’Union syndicale lycéenne, les étudiants et lycéens membres de la société civile. À l’issue de leur réunion, ils s’étaient « mis d’accord sur des moyens d’action qui respectent la sécurité de tous ; dont notamment la continuité des blocus, le dialogue avec les personnels et les étudiants, ou encore des pôles d’organisation pour permettre une action plus efficace et moins éreintante ». Parmi leurs revendications, ils ont demandé « la banalisation des emplois du temps, c’est-à-dire la possibilité de ne pas être pénalisé en cas d’absence en cours, malgré la présence obligatoire en conditions normales ».

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 16 octobre 2026)

Les étudiants ont bloqué leur campus (L’Indep)

Pacifiques malgré un contexte étudiant et social tendu en France, les étudiants du centre-ville de Perpignan ont constitué une chaîne humaine tout en partageant leur mécontentement

Hier des 7h, les étudiants du campus Mailly en centre-ville de Perpignan ont appelé à faire blocage devant leur établissement en disposant des poubelles face aux entrées. « Pacifiquement bien entendu, nous ne sommes pas là pour casser, mais pour défendre avec légitimité nos revendications », ont insisté plusieurs porte-parole du mouvement contactés par L’Indépendant.

L’action des élèves perpignanais, équipés pour certains de pancartes revendicatives devant leur université et constitués en chaîne humaine, a duré 30 minutes. Les jeunes gens ont fait entendre leur voix, pointant du doigt « une inégalité de traitement avec le campus principal de la faculté au Moulin-à-Vent : nous n’avons qu’une cafétéria et non pas un restaurant universitaire comme au Moulin-a-Vent, où d(ailleurs il nous est impossible d’aller quand nous n’avons qu’une heure pour manger : Quand nous avons l’occasion d’y aller, avec un repas à 1 euro, forcément, il y a foule » ; « les pannes d’aération dans nos locaux » ; « le manque de sécurité autour du campus malgré une présence policière régulière » ; « l’absence d’un parking pour ceux qui viennent en voiture, et à qui le stationnement en ville revient cher ». Mais aussi « le gel des APL qui en conduisent certains à avoir la tête sous l’eau » et « l’augmentation des tarifs des licences et des masters ».

À midi, les étudiants mobilisés se sont retrouvés en assemblée générale à l’université au Moulin-a-Vent pour organiser la poursuite du mouvement de contestation prévue des lundi 12 octobre. L’Union progressiste, Union syndicale lycéenne, les étudiants et lycéens membres de la société civile étaient présents. À l’issue de leur réunion, ils se sont « mis d’accord sur des moyens d’action qui respectent la sécurité de tous ; dont notamment la continuité des blocus, le dialogue avec les personnels et les étudiants, ou encore des pôles d’organisation pour permettre une action plus efficace et moins éreintante », ont-ils indiqué.

Parmi leurs revendications, ils ont demandé « la banalisation des emplois du temps, c’est-à-dire la possibilité de ne pas être pénalisé en cas d’absence en cours, malgré la présence obligatoire en conditions normales ». Et ce sur les sites du Moulin-à-Vent, le campus Mailly et les lycées Picasso, Lurçat, Arago et Maillol.

Laura Causanillas (L’Indépendant, le 10 octobre 2026)