La « Journée noire » de mobilisation massive de la jeunesse n’a pas eu un très fort écho à Perpignan hier, comme prévu.
La « Journée noire » de mobilisation massive de la jeunesse au plan national a été très calme à Perpignan, ce mardi 3 novembre.
Seuls les étudiants ont décidé de mettre en place un nouveau blocus pour faire entendre leur colère. Les lycéens, eux, n’ont pas organisé de blocage préférant se concentrer sur la mobilisation sociale de ce jeudi.
Depuis 5 heures, ce mardi matin, ils étaient quelques-uns à avoir pris position à l’entrée du campus principal de l’université, dans le quartier du Moulin-à-Vent, qu’ils ont barricadée. Les autres accès ont été occupés également, et de donc fermés à leurs pairs et aux professeurs. Seul le restaurant universitaire est resté libre d’accès « par respect pour les étudiants dans une situation de précarité qui ont besoin d’aller manger », soulignaient les étudiants contactés.
« Nous apprécions de voir que de plus en plus d’étudiants, qui n’étaient pas forcément présents au début du mouvement de contestation et qui ne sont pas syndiqués, se rallient à la cause », a constaté auprès de L’Indépendant Riad Bouafia de l’Union progressiste. « Avec eux, nous ouvrons la discussion. Localement, sur l’insalubrité des infrastructures, le manque de postes et la fermeture de filières. Nationalement, sur le prix élevé des études, la demande de revalorisation des bourses… Ils prennent la mesure aussi que cette semaine s’annonce charnière avec la grève intersyndicale du jeudi 5 novembre. »
En revanche, du côté du campus Mailly dans le centre-ville, « il n’y a pas eu de blocage ». Car, « il y a un réel engagement du doyen et de la vice-doyenne avec qui une réflexion est menée et des conversations sont ouvertes ».
Laura Causanillas (L’Indépendant, le 4 novembre 2026)
