Dermatose. Les éleveurs mobilisés entre la Cerdagne et l’Andorre (L’Indep)

Les éleveurs se sont mobilisés pour faire entendre leurs revendications ce samedi à la hauteur de Latour-de-Carol. Une mobilisation est également prévue ce dimanche matin à Villefranche-de-Confient.

Depuis environ 15h ce samedi, des éleveurs des hauts cantons ont mis en place un barrage sur la RN20, au niveau de la carrière Riutés. Ils étaient une cinquantaine à filtrer la circulation la route durant 30 à 45 minutes, dans les deux sens, avant de laisser passer les véhicules et de bloquer à nouveau. Ils manifestent, comme sur de nombreux points de blocage en France, contre les mesures appliquées pour éradiquer la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui consistent en l’élimination des troupeaux si un seul cas est détecté.

« Nous avons dix points de revendication et nous avons remis en ce sens un courrier au sous-préfet de Prades Didier Carporcin qui était présent », précise un éleveur. Le représentant de l’État est venu à leur rencontre durant une heure et a engagé le dialogue avec les éleveurs : « Nous avons évoqué de manière calme et cordiale la stratégie nationale concernant la DNC. Ils m’ont remis une motion comportant 10 points de revendication que j’ai fait remonter au niveau national ».

Une mobilisation ce dimanche à Villefranche-de-Conflent

Dans cette motion, les agriculteurs de Cerdagne revendiquent l’abattage ciblé des seules bêtes malades ; l’accès au vaccin au printemps pour le rappel ; la vaccination nationale ; le lancement d’une étude sur la maladie ; l’ouverture de l’export après vaccination sans conditions ; pour les éleveurs qui ont subi l’abattage, le maintien des aides de la PAC (politique agricole commune) durant le repeuplement ; l’indemnisation des bêtes abattues ; la défiscalisation des aides perçues pour le dépeuplement ; le report des crédits pour les éleveurs touchés ; l’exonération des charges MSA pour les éleveurs sinistrés.

Le groupe de manifestants envisage de poursuivre ce barrage filtrant jusqu’à dimanche soir. Par ailleurs ce dimanche, une autre manifestation est prévue au niveau du rond-point de Villefranche-de-Conflent à partir de 8h, avec là aussi un barrage des éleveurs.

Isabelle Bley (L’Indépendant, le 14 décembre 2025)

Eus. 16 mois après l’accident du TER, la remise en état est sur de bons rails (L’Indep)

Le 24 juillet 2024, une coulée de boue sur la voie ferrée sur la ligne Villefranche/Vernet-les-Bains/Perpignan provoquait le déraillement d’un train express qui a démoli la pile d’un pont. Bilan : cinq blessés légers dont le conducteur et une contrôleuse, et d’importants dégâts. Hier, une visite des opérations en cours a été initiée par la SNCF.

Seize mois se sont écoulés depuis l’accident spectaculaire, mais heureusement sans décès ni blessés graves, d’un train express régional qui circulait sur la ligne Villefranche/Vernet-les-Bains-Perpignan.

Ce mercredi 24 juillet 2024, tôt en matinée, un TER qui roulait à la vitesse de 100 km/h à hauteur d’Eus est heurté par une coulée de boue suivie d’un éboulement. Bon an mal an, il poursuit sa lancée mais finit par dérailler avant de cogner la pile du pont d’Eus qui relie la D66 au chemin des Marotxes. Et de finir sa course quelques dizaines de mètres plus loin. Bilan : sur les neuf personnes à bord cinq blessés légers dont le conducteur et une contrôleuse du train. Et de très importants dégâts matériels et ferroviaires.

Réouverture officielle de la ligne le 24 janvier 2026 à 8h30

Ce 12 décembre, c’est sur le chantier de remise en état que SNCF Réseau Occitanie (présidé par Catherine Trevet) représenté entre autres par Paul-Émile Guilben, responsable de travaux du réseau SNCF et Frédéric Jallut, directeur adjoint d’établissement, et en présence du sous préfet de Prades Didier Carponcin, avait convié les médias locaux. Pour information, les travaux ont nécessité une enveloppe de 1,4 million d’euros. Et la date de sa livraison est désormais fixée. « Ce sera le 16 janvier prochain, à midi », a annoncé officiellement Frédéric Jallut lors de la visite. Enchaînant, « SNCF Voyageurs pourra alors procéder à une série de tests et de vérifications de sécurité. Conformément à la réglementation, les conducteurs de trains de la ligne devront également suivre une nouvelle formation ». Quant à la réouverture de la ligne Perpignan – Villefranche-de-Confient, elle aura lieu « le 24 janvier à 8h30 ».

Nous découvrons en leu et place de la coulée de boue responsable de l’accident en juillet 2024, un tabler d’enrochement impressionnant constitué de pierres issues de carrères locales. Par ailleurs le talus a été renforcé, de nouveaux rails posés sur une distance de 500 à 600 mètres sur le ballast -les anciens rails ont été fondus et recyclés-, et une vingtaine de poteaux remplacés. En revanche, concernant le pont d’Eus détruit -propriété de la mairie d’Eus qui s’est toujours positionnée « pour une reconstruction de l’ouvrage »-, un bras-de-fer opposant la commune à SNCF Réseau à coups d’expertises et de contre-expertises, se poursuit depuis plus d’un an. Sans, pour l’instant, voir la lumière au bout du tunnel.

Valérie Pons (L’Indépendant, le 13 décembre 2025)

Les étrennes du PCF 66

Deux mille vingt-cinq aura été pour la Fédération intense en activité et en mobilisations pour la défense des acquis sociaux et des services publics, avec par exemple notre grande campagne pour l’amélioration des transports dans notre département. Nous avions certes pris en compte les coûts en construisant un budget extrêmement serré.

Il n’en reste pas moins que le résultat de la fête du Travailleur Catalan , qui abonde normalement notre budget, s’est traduit par une perte de plus de 40.000€ pour la trésorerie fédérale. À celle-ci s’ajoute la hausse sensible des prestations et des fournitures subie par tous.

La trésorerie départementale de notre parti se retrouve malheureusement ainsi structurellement affaiblie, alors même que l’intervention communiste s’avère plus que jamais décisive pour les prochaines municipales, pour le développement des luttes, pour la construction d’une perspective politique de progrès en France et en Europe, pour la paix et le dépassement d’un capitalisme toujours plus mortifère pour les peuples et pour le vivant dans son ensemble. Il y a donc urgence à tous nous mobiliser pour redresser la situation. Avec une priorité pour répondre à l’urgence : une souscription départementale, sous forme d’étrennes, avant le 31 décembre. C’est le sens du courrier que le secrétariat fédéral adresse à l’ensemble des communistes, et plus largement à l’ensemble des souscripteurs, réguliers ou occasionnels, pour que chacune et chacun participe à l’effort exceptionnel qu’exige la situation financière de notre fédération.

Nous les appelons bien sûr, toutes et tous, à donner sans attendre, mais aussi à se mobiliser pour solliciter les amis du PCF, les électeurs de gauche, les syndicalistes, les militants associatifs, conscients de l’apport incontournable du PCF à la construction d’une alternative politique solide et durable.

Rappelons-leur d’ailleurs qu’en donnant à cette souscription, la législation sur le financement public de la vie politique prévoit qu’ils pourront ainsi bénéficier d’une réduction fiscale à hauteur de 66 % de leur don sur leurs impôts 2026, si les versements se font avant le 31 décembre2025. Cette campagne de souscription est décisive pour que la Fédération du PCF 66 dispose des moyens en rapport avec les ambitions politiques des communistes pour les municipales de mars 2026.

Alors, sans attendre, souscrivez et appelez au don autour de vous !

Le secrétariat départemental.

Journée internationale des migrants

Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.

La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.

Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.

Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.

Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.

Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.

Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.

L’édito du TC par Michel Marc. Contrastes

Le PLFSS a été voté à l’assemblée nationale et nous aurons très vite le verdict pour le PLF (projet de loi de finance). Quelques concessions assez minimes donc, un financement nettement insuffisant, et des mauvais coups portés qui restent en l’état. Ce n’est donc pas un bon budget de la Sécu.

Pas ou très peu de recettes nouvelles. Ce budget ne pourra pas, à l’évidence, répondre aux besoins de santé. Les débats se poursuivent et font croire à un pays ruiné, écrasé par la fiscalité. Alors, parlons-en, justement, de la ruine. Avec quelques exemples. C’est le moment des versements des dividendes. C’est bientôt Noël ! Arcelor, le 3/12, 234 millions (en hausse) ; LVMH, le 4/12, 2.737 millions (stable) ; Orange, le 4/12, 798 millions (stable) ; Thalès le 4/12, 195 millions (en hausse) ; Total Énergie le 5/01/26, 1935 millions (en hausse)… N’en jetez plus ! On se gave.

D’un autre côté, la misère s’étend. Des voisins, des membres de nos propres familles, des étudiants la vivent, durement. Ce numéro tente d’en cerner les contours locaux, page 4 et 5. Des dizaines de bénévoles, organisés dans des associations s’activent, et font ce qu’ils peuvent pour subvenir aux besoins élémentaires de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes démunis économiquement. La banque alimentaire donc, qui collecte dans les grandes surfaces des centaines de tonnes de produits, le secours populaire (12.000 bénéficiaires par an), le secours catholique et les Restos du cœur (1.200.000 repas par an distribués dans les P.-O.). Le nombre de demandeurs augmente dangereusement (Plus 25 % en un an pour les Restos du cœur). Que dire de plus ?

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4095 – vendredi 12 décembre 2025)

L’édito de Michel Marc. Contrastes
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Focus

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver ». Un budget en peau de chagrin
Pour des états généraux de la culture

Dossier

L’appel de Coluche, il y a 40 ans
17 antenne fixes sur l’ensemble du département
Banque alimentaire
Secours Populaire. Les Pères Noël verts donnent un coup de main au Père Noël rouge
Banque alimentaire. Nourrir l’espoir en Pyrénées-Orientales

Département

La liste « Perpignan Autrement » rassemble encore
Laïcité. La FCPE en colère contre la mairie de Saleilles
École 42. Trois syndicats contestent l’initiative de FO 66
Elne. 20 ans, cela se fête !
Vie syndicale SNUIPP 66. Les réunions d’information syndicales (R.I.S) au centre du réacteur
Train Jaune. Des perspectives à construire ensemble
Conflent. Atermoiements et opacité autour du projet de centre de santé
Conseil départemental. Colère contre l’austérité
En Català. Les cinc arques Capitol 3 (4)

Sport

L’USAP sort de sa torpeur

Culture

Librairie de Noël. La fête des livres et des mots
Capses. L »art en boîtes
Le Boulou. Photographe voyageur
BUGONIA (international, 2025) de lorgos Lanthimos
Chant. Naissance d’un chœur
Archipel. Brazilian Odyssey par la Sao Paulo dance company
Archipel. Sarabande
Où sortir

France

Pourquoi sacrifier nos enfants ?

Monde

Belgique. Le mouvement social parvient à ralentir l’offensive néo-libérale
COP 30, un échec ?

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Montebourg, Ruffin et les Animalistes au soutien de Perpignan Autrement (L’Indep)

Debout, L’Engagement et Les Animalistes rejoignent la liste Perpignan Autrement, menée par Mathias Blanc, pour les municipales 2026 a Perpignan. De quoi peser un peu plus dans les très complexes négociations pour unifier l’offre à gauche et au centre ?

« Notre ADN est de fédérer et de rassembler ». Au milieu d’une longue tablée ce mardi 9 décembre 2025 à midi au Vienne a Perpignan, Mathias Blanc joint le geste à la parole.

Le candidat socialiste, tête de liste de Perpignan Autrement regroupant une dizaine de partis et d’associations de gauche, présente trois nouveaux soutiens en vue des municipales de mars 2026 : Debout, le parti de François Ruffin, L’Engagement, celui d’Amaud Montebourg, et les Animalistes. « Divisés, on sait que l’on ne va pas très loin. Nous avons fait la preuve, avec Perpignan Autrement, de notre capacité à rassembler, encore aujourd’hui ».

Crédité de seulement 11 à 15 % des intentions de vote au premier tour, selon différentes hypothèses, dans le sondage exclusif Ifop pour L’indépendant, Mathias Blanc ajoute : « ma légitimité est celle du collectif et de la démocratie interne ». Ajoutant que des « propositions concrètes pour rejoindre notre liste ont été faites à Agnès Langevine », « Elles sont toujours en attente d’une réponse », ajoute une colistière. « Les échanges continuent et nous continuerons dans cet objectif », insiste le cadre socialiste. Mais le temps presse désormais à gauche, comme au centre. Surtout que la coalition Insoumis-Écologistes prend du poids.

Référent Debout dans les Pyrénées-Orientales, Lucas Bernabé confirmait « sa conviction en l’union, meilleur atout pour une ville plus juste, plus solidaire, plus respirable ».

Ex-coprésidente du parti Les Animalistes, désormais correspondante locale, Isabelle Yvos annonçait 32 mesures pour la cause animale retenues par Perpignan Autrement.
Parmi elles, « une grande campagne de stérilisation des chats errants. Il faut savoir que 2 chats errants -mâle et femelle- aujourd’hui, c’est 1 200 chats potentiels dans 4 ans ; des buffets de la ville lors des réceptions à 50 % végétariens, sans foie gras, ni produits testés sur des animaux ; un tarif préférentiel chez les vétérinaires pour les personnes en difficultés sociales ». Tout cela alors que le programme complet de Perpignan Autrement sera présenté début 2026. À moins que d’ici là, la donne à gauche et au centre change.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 10 décembre)

Communiqué de presse de la FCPE 66. « En ce 9 décembre, 120 ans de la Laïcité, un principe de notre Constitution, à Saleilles et dans toutes les Pyrénées-Orientales »

Lu dans le bulletin municipal de novembre 2025 de la commune de Saleilles sous le titre « Sondage pour les parents des enfants scolarisés à Saint Pierre La Mer à Saint-Cyprien », la FCPE 66 dénonce un acte contraire à la laïcité avec l’accompagnement par une municipalité des familles vers l’enseignement privé. De cette manière, ces enfants sont incités manifestement à faire leur scolarité dans le privé, plutôt qu’au collège de Cabestany du secteur, ce qui va à l’encontre de la carte scolaire et de la mixité.

À l’occasion des 120 ans le la laïcité, la FCPE 66 dénonce et s’insurge de cette situation de faits du contournement de la carte scolaire du collège de Cabestany par cette incitation au privé, et au-delà de ça, d’évoquer la problématique de la mixité sociale et scolaire, de la laïcité, et du rôle de certains élus de la République qui vont à l’encontre de la laïcité.

Pour information, le journal municipal est financé par de l’argent public et n’a donc pas vocation à faire de la publicité pour le privé…

L’autre point, c’est que derrière ce sondage lancé auprès des parents, il y a également les transports scolaires assurés par les financements publics, et donc intimer le fait qu’une ligne de transport pourrait être assurée entre Saleilles et le Groupe scolaire privé de Saint-Cyprien, c’est utiliser l’argent public pour desservir le privé.

Enfin, dans un département qui est l’un des plus pauvres de France, à Perpignan 32 % de la population vie en dessous du seul de pauvreté, où la mixité sociale et scolaire est peu respectée, les élus de la République, à Perpignan par exemple, ne cessent de valoriser les écoles privées, par ce type d’informations en catimini choquant !

120 ans de la laïcité en ce mardi 9 décembre et on s’aperçoit que nous sommes dans un département, où la laïcité, c’est un peu un principe que chacun instrumentalisé et usurpe à sa manière. La FCPE 66 rappelle que chaque élu de la République doit respecter les lois et notre Constitution, et le principe de laïcité n’a pas de double sens !

Rémy LANDRI, président de la F.C.P.E. des Pyrénées-Orientales
Marc ZARCONE, président de la F.C.P.E. de Cabestany