Category Archives: Département
Maury. 11-Novembre
La commémoration a eu lieu sous la conduite de Charles Chivilo, maire, conseiller départemental et de Lola Beuze, conseillère municipale et départementale, aux côtés du conseiller régional Patrick Cases. Le correspondant Défense Jean-Pierre Boluda, les conseillers municipaux, dont Robert Salvat et Henri Gomez, maitre de cérémonie, ont organisé le protocole. En présence des Anciens combattants, de douze pompiers, sept porte-drapeaux, un gendarme de La-tour-de-France, quatre gradés de la Délégation militaire autour du lieutenant-colonel Chapuy, du cafetier Thibaut Tiouri, Ancien combattant et réserviste en tenue militaire, le Souvenir français du Fenouillèdes était comblé. Avec aussi Pierre Lapraye et Gilles Bérard, délégués du secteur et Henri Jonca de la section histoire et arts militaires ont exaucé le souhait de Georges Clémenceau de ne jamais oublier.
L’Indépendant, le 16 novembre 2025
Les vignerons catalans au rendez-vous (L’Indep)
Ce samedi 15 novembre 2025, des viticulteurs venus de l’ensemble de l’ex-région Languedoc-Roussillon, voire d’au-delà, ont manifesté à Béziers pour défendre la filière, actuellement menacée. Ils étaient entre 4 000 (selon la préfecture de l’Hérault) et « plus de 7 000 » (selon les organisateurs). Les agriculteurs des Pyrénées-Orientales étaient notamment au rendez-vous.
« Il faut qu’on se fasse entendre. On est à un tournant de la viticulture. Si on ne nous écoute pas, c’est la fin. » Vigneronne à Trouillas, Laurianne faisait partie des agriculteurs catalans venus grossir les rangs des manifestants ce samedi à Béziers. Il faut dire qu’en pays catalan, la filière fait actuellement face à des baisses de rendement particulièrement inquiétantes.
« Cette année, la récolte s’annonce encore plus petite que celle de l’an dernier, qui était déjà historiquement basse, alerte la vigneronne. Les déclarations de vendange ne sont pas terminées, mais on devrait être à environ 320 000 hectolitres dans le département. Les rendements sont de plus en plus bas. On est à 20 hectolitres par hectare. Cela provient des aléas climatiques et notamment de la sécheresse. Même s’il a plu au printemps, ça n’a pas suffi pour faire remonter les nappes d’eau souterraines. Et puis les vignes ont tellement souffert qu’elles ne s’en remettent pas. »
Pour Laurianne, qui travaille sur le terroir particulièrement sec des Aspres, l’accès à l’irrigation est l’une des principales revendications. Thierry, qui cultive la vigne dans le même secteur, à Fourques, confirme : « Cela fait 15 ans qu’on attend le projet de retenue collinaire dans les Aspres, qui nous permettrait de maintenir les vignes en vie. Nous avons des souches qui meurent… »
Autre problématique : les prix auxquels les viticulteurs se retrouvent contraints de vendre leur production. « Nous sommes confrontés à une mévente historique, particulièrement sur les vins rouges, et ce malgré tous les signes de qualité (bio, etc.) qu’on peut avoir », déplore ainsi Thieny.
Viticulteur à Rivesaltes, Brice tire également la sonnette d’alarme. « Avec les aléas climatiques qui se succèdent, sur les trois dernières années, on ne produit chaque année que la moitié d’une récolte normale. On est même plutôt en dessous. Et dans le même temps, les charges augmentent, alors que le prix du vin reste, dans le meilleur des cas, stable. Il faut réfléchir au partage de la valeur. Le prix des bouteilles augmente en grande surface ou dans les restaurants, mais le prix payé au viticulteur reste le même. »
« Mévente historique » et « concurrence déloyale »
Le secrétaire général des Jeunes agriculteurs des Pyrénées-Orientales, Benoît Bousquet, installé à Estagel, pointe du doigt une « concurrence déloyale ». « C’est comme pour le maraîchage. On est sous le régime de l’Europe, mais chaque pays n’a pas les mêmes contraintes, pas les mêmes taux horaires. Certains ont aussi plus d’accès à l’eau et donc plus de rendement, ce qui leur permet de baisser les prix. »
C’est afin d’alerter sur cette situation que les viticulteurs catalans et leurs homologues de l’ex-région Languedoc-Roussillon ont défilé ce samedi à Béziers. Pour exprimer leur colère. Mais aussi pour réclamer un certain nombre de mesures à même de sortir la filière de l’ornière.
« Nous avons besoin d’accompagnement pour traverser la grande crise que nous connaissons actuellement », plaide le président de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Pyrénées-Orientales, Bruno Vila. « Nous réclamons notamment des primes à l’arrachage, des aides à la trésorerie et un allégement de certaines réglementations trop strictes : on commence à avoir des impasses sur le traitement de certaines maladies. »
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 novembre 2025)
Communiqué de Presse du syndicat CGT du Conseil Départemental 66
80 ans après la création du service de la PMI, où en est-on dans notre département ?
À la suite des grandes ordonnances de 1945, instaurant notamment le système de protection de l’enfance actuel, que naissait le service de Protection Maternelle et Infantile.
Son objectif ? Réduire la mortalité périnatale qui atteint alors des niveaux records, réduire les inégalités et permettre l’accès aux soins à tous. Et ça marche! A titre d’exemple, en près de 20 ans, la mortalité infantile baisse de trois quarts.
Mais 80 ans après la création de ce service qui deviendra mission obligatoire des Conseils Départementaux, où en est-on ?
Dans le département des Pyrénées-Orientales, les constat sont édifiants :
- Les consultations infantiles sont réduites à leur strict minimum,
- Les bilans de santé en écoles (dépistage des troubles sensoriels et du développement) sont réalisés de façon inégale sur le territoire et leur nombre est en nette diminution d’année en année,
- Les crèches ne sont plus évaluées par des professionnels de la petite enfance,
- Entre mai 2024 et mars 2025, aucun carnet de santé n’a été distribué aux nouveaux-nés entravant la traçabilité et le continuité des soins,
- Les professionnels de santé peinent à avoir du matériel médical adapté à disposition,
- etc…
Depuis plusieurs mois déjà, les agents de la PMI, qu’ils soient médecins, Infirmières Puéricultrices, Éducatrices de Jeunes Enfants ou Sages-Femmes se mobilisent afin de dénoncer ces différents manquements en la matière.
Si au cours des rencontres, un calendrier de modernisation du services a été évoqué, a ce jour RIEN n’est mis en place par le Conseil Départemental, RIEN n’est proposé dans le schéma de modernisation des services, la PMI n’est même pas citée.
Alors, même que le Conseil Départemental n’a pas jugé nécessaire de fêter les 80 ans de ce service les agent.es ont décidé de le faire autour d’une exposition photo réalisée par leurs soins.
Le syndicat CGT et les agents de la PMI vous invitent donc au vernissage de l’Exposition intitulée :
80 ANS !
La PMI de 1945 à 2025
Le Mercredi 19 Novembre 2025 à 10h30
À la maison des syndicats située rue de la Garrigole à Perpignan.
Une Conférence de Presse traitant de l’état actuel de le PMI dans les Pyrénées-Orientales sera donnée à cette occasion.
Souanyas-Marians. Le préfet à l’écoute des éleveurs
Réunion de crise autour de la Dermatose entre des éleveurs et les représentants de l’État
Après les interventions de la municipalité, sur proposition du préfet Pierre Régnault de la Mothe, s’est tenue une réunion lundi en mairie(*) sur le préoccupant sujet de la Dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNCB). Dans une ambiance où se mêlaient inquiétude, angoisse, indignation, incompréhension, colère, les représentants de l’État et les éleveurs ont longuement échangé, de façon constructive. Ne pouvant refaire le passé, les discussions se sont orientées vers les mesures à prendre « pour arrêter la propagation, éviter l’abattage des bêtes vaccinées en cours d’immunisation, éliminer les animaux contaminés, pour sortir de ce contexte anxiogène, prévoir les protocoles à mettre en place pour garantir les santés animale, économique des exploitations, et mentale des éleveurs ».
Il a été dit que « tout éleveur devrait pouvoir bénéficier d’une liberté de décision pour la protection sanitaire de son troupeau ». Des décisions graves ont été prises dans un contexte de questionnements et d’ignorance de la maladie.
Devant ces incertitudes, le préfet s’est engagé à faire venir un spécialiste de santé animale en la personne d’Eric Cardinale.
« La position frontalière des P.-O. avec l’Espagne, le changement climatique imposent une vigilance accrue et la mise en place de mesures de prévention renforcées pour ne pas exposer les exploitations et les estives à d’autres drames, en créant un département sentinelle », a aussi expliqué le maire Guy Bobé.
Les conséquences abordées
Ces éleveurs passionnés ont évoqué la volonté de « garder un cheptel souche, adapté à ce très particulier milieu montagnard, socle fondateur d’adaptation des bêtes de remplacement introduites, dans une zone vaccinée, avec toutes les précautions à prendre pour la présence latente du virus, hautement résistant ». Le préfet a informé que « les observations, lors de l’épizootie en Savoie, ont permis de constater qu’une quarantaine de 36 jours sur la parcelle infestée était nécessaire ».
Après ces échanges d’importance pour l’élevage local, les conséquences économico-financières pour les exploitations impactées ont été abordées, pour être suivies et soutenues dans toutes les démarches administratives qui vont en découler.
Le préfet a quitté la commune avec nombre de réponses à apporter et la promesse d’une rencontre prochaine.
Pour ces éleveurs, s’exprimer, se défendre, se battre pour que vive l’élevage, c’est déjà exister et se projeter vers de meilleurs lendemains dans ces exigeantes montagnes.
A. C. (L’Indépendant, le 14 novembre 2025)
(*) En présence du sous préfet Didier Carponcin, de Myriam Cormary directrice de la chambre d’agriculture, de Tony Baurès président de la Société d’élevoge, des éleveurs de Souanyas-Marians et du Groupement pastoral de Carença, de Guy Bobé maire et des membres du conseil municipal.
Cabestany. La commune entretient le souvenir aux côtés de la jeunesse
En ce mardi 11 novembre, une foule nombreuse a accompagne le cortège, porte-drapeaux en tête, parti de la place de la Révolution jusqu’au monument aux Morts.
Les collégiens de 3e, très présents, ont procuré à la cérémonie une émotion particulière. Leurs lectures de lettres de Poilus, pleines de tendresse et de douleur, ont fait revivre l’enfer des tranchées et le courage des soldats. La maire a rappelé le lourd tribut payé par la France : 1,7 million de morts, ainsi que celui de Cabestany et son hameau de Saleilles à l’époque, dont 57 hommes ne sont jamais revenus. Parmi ceux-ci, elle a évoqué les frères Emile et Pierre Sabardeill morts a 22 et 21 ans; Joseph Alberty, tombé dans les Vosges; le lieutenant Pierre Pomarède ; Louis Sagui, fauché à 20 ans au Chemin des Dames; ou encore Raymond Lavail, mort à 21 ans en Belgique. Elle a insisté sur le rôle essentiel de l’école dans la transmission de la mémoire et a rendu hommage aux victimes du terrorisme intégriste, dix ans après les attentats du 13 novembre. En conclusion, elle a appelé la société à faire union et à l’amitié entre les peuples pour éradiquer les crises sociales, démographiques et environnementales.
Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 14 novembre 2025)
« 115 ruptures de contrat, c’est du jamais vu » : l’Unapei pointée du doigt (L’Indep)
La CGT 66 et la CGT Unapei dénoncent l’attitude de la direction de l’Unapei vis-a-vis de ses salariés suite à une multiplication de ruptures de contrat.
« Non-respect des salariés, non-respect de l’autorité du tribunal judiciaire, discrimination »… La CGT 66 pointe du doigt « les agissements de l’association Unapei, connue pour accompagner les personnes en situation de handicap intellectuel et leurs familles », ce mercredi 12 novembre à Perpignan.
Nathalie Guichet, en charge de l’union départementale 66 dans le domaine juridique, a rappelé que « le syndicat a été sollicité par rapport à un certain nombre de problématiques qui se posent dans cette entreprise déjà depuis plusieurs années ».
115 ruptures de contrats en 2024
Pour appuyer ces propos, elle a dressé le bilan de l’année 2024 : « Un total ahurissant de 115 ruptures de contrats de travail : 41 démissions, 15 licenciements dont 10 inaptitudes, 26 ruptures conventionnelles et 33 ruptures en période d’essai ». Pour la CGT, ces chiffres traduisent une dégradation globale du climat social : « Les salariés évoquent une charge de travail trop importante, le sentiment d’être maltraitant par manque de moyens, la perte de sens, l’isolement et le manque de respect ». Toujours selon l’organisation, « ces éléments révèlent que les salariés sont exposés à la souffrance au travail et aux risques psychosociaux ».
Par ailleurs, l’Unapei aurait porté plainte contre un médecin du travail qui avait déclaré deux salariés (tous deux militants CGT) inaptes à leur poste.
« C’est du jamais vu », dénonce la représentante syndicale. La justice aurait finalement donné tort à l’Unapei, le conseil des prud’hommes aurait rejeté sa demande. Mais la CGT dénonce une forme de discrimination. « Est-ce un hasard si ces deux salariés sont des militants CGT bien identifiés ? »
L’Unapei 66 gère huit établissements médico-sociaux dans les Pyrénées-Orientales. Contactée par l’Indépendant, l’Unapei 66 a indiqué ne pas souhaiter s exprimer pour le moment.
Emma Lemaire (L’Indépendant, le 14 novembre 2025)
Le Parc Corbières-Fenouilledes alerte sur un modèle d’élevage en danger (L’Indep)
Le Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes (PNRCF) a publie un communique hier pour « réaffirmer son soutien aux éleveurs des Pyrénées-Orientales directement touches et dont les bêtes ont été abattues ainsi qu’aux éleveurs dont l’activité est impactée dans leur quotidien ». La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) « fait des ravages depuis plusieurs semaines dans les vallées du Tech et de la Têt », provoquant de nombreux abattages et plongeant les éleveurs dans une détresse profonde. Le PNRCF dénonce notamment la mesure d’abattage total des troupeaux infectés et réclame une vaccination généralisée ainsi que des solutions adaptées pour préserver l’élevage extensif, un modèle essentiel au territoire.
Ce modèle d’élevage, majoritairement extensif sur ce territoire, est valorisé pour ses multiples services : « il façonne les paysages, soutient la vie locale et la biodiversité typique de la région, contribue à l’attrait touristique et participe à la prévention des incendies ». Le PNRCF insiste sur l’importance de préserver les races locales, souvent menacées par leur faible effectif et l’effort de sélection génétique accompli depuis des décennies.
Le Parc appelle à une réflexion collective et à une adaptation des dispositifs étatiques face à cette crise sanitaire. Il préconise notamment « une organisation nouvelle du secteur de l’élevage pour que les animaux nés sur le territoire y soient engraissés jusqu’à leur abattage local, ce qui permettrait aussi de renforcer l’abattoir de Quillan ». Le développement des circuits courts est également encouragé afin de favoriser la consommation de la production locale, en accord avec les enjeux actuels de soutien à l’agriculture et au pastoralisme dans la région méditerranéenne.
Le PNRCF réaffirme enfin son engagement aux côtés des éleveurs, notamment dans le contexte de lutte contre les incendies qui donne une nouvelle importance au pastoralisme comme activité écologique et territoriale.
L’Indépendant, le 13 novembre 2025









