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L‘édito du TC par Jacques Pumaréda. Le bâillon
Le mouvement social à Saint-Pierre comme à Médipôle marquera durablement le paysage départemental par sa durée et l’intransigeance du groupe Elsan. Les menaces n’ont pas manqué, allant jusqu’à envisager la fermeture de la clinique Médipôle. A l’arrivée les grévistes actent le maintien d’un certain nombre de primes sans garantie pour la suite. Une intransigeance de la direction soutenue par le Préfet, bien timoré sur les revendications. Pas touche aux bénéfices du groupe Elsan et aux actionnaires, telle est la règle d’or et malheur aux revendications syndicales.
Dans une situation économique et sociale très tendue, alors que la question du pouvoir d’achat est au centre des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens, le patronat et le gouvernement s’appliquent à maintenir le couvercle sur une marmite en ébullition. Alors on dégaine l’arme répressive, on cible Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, mise en examen une nouvelle fois pour diffamation publique pour avoir dénoncé la « répression patronale violente » chez le fabricant d’articles culinaires Tefal. Fabien Gay, directeur de publication du journal l’Humanité est également mis en examen. En décembre 2025, Sophie Binet avait fait l’objet d’une première mise en examen pour injure publique après une plainte de Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal Ethic. Au 30 mars, la CGT dénombrait 550 plans sociaux sur plus de 400 sites. Ainsi un signal de répression est lancé dans tout le pays. La liberté d’expression comme les libertés syndicales sont aujourd’hui en danger. Plus de 1000 militants et cadres sont inquiétés par des poursuites judiciaires ou disciplinaires dont cinq dirigeants confédéraux. La Confédération internationale des syndicats a déposé plainte devant l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour « dénoncer une procédure bâillon et les atteintes aux droits syndicaux en France. »
À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4118 – vendredi 29 mai 2026)
L’édito de Jacques Pumaréda. Le baillon
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Libérez Christophe Gleizes
Focus
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Les communistes ont fixé leurs priorités pour la ligne nouvelle du TGV (L’Indep)
La ligne a grande vitesse entre Perpignan et Montpellier divise toujours. Le PCF des Pyrénées-Orientales réclame un financement plus équitable et une LGV mixte, capable de réduire les émissions routières et d’éviter l’engorgement ferroviaire.
Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Perpignan à Montpellier est au cœur des débats depuis l’ouverture de l’enquête publique. La fédération du Parti communiste français des Pyrénées-Orientales (PCF) a partagé à son tour ses observations et ses priorités, à 48h de la dernière réunion publique qui se tiendra ce jeudi 28 mai à Rivesaltes.
Selon la fédération, deux remarques préalables peuvent être faites. La première, « accélérer la réalisation du projet, sous peine de ne pas être au rendez-vous de défis économiques et environnementaux vitaux pour le territoire ». La deuxième, un financement prévisionnel jugé « déséquilibré ».
« L’État a des moyens de légiférer pour aller chercher des ressources sur ces grands projets, mais 40 % des financements reposent sur les collectivités territoriales, ça veut dire payé par les habitants de la région, on considère ça complètement injuste », alerte Michel Coronas, porte-parole du PCF. Ainsi, pour conjuguer efficacité environnementale et sociale, Michel Coronas a réaffirmé les propositions qui semblent judicieuses au parti.

Tout d’abord, « s’inscrire dans la durabilité », en préférant un tracé du côté des Corbières et éviter celui du littoral qui serait sujet au recul du trait de côte. Ensuite, opter pour une LGV « mixte », avec transport de marchandises, face à l’urgence de « limiter les émissions de gaz à effet de serre sur la route ». Le PCF affirme également préconiser le tracé comportant le contournement de Perpignan (déviation ouest), afin d’éviter l’engorgement de la gare de Perpignan par les flux de trains de fret. Un contournement décrié, notamment du côté du Soler et de Baho, où le tracé est envisagé.
Ensuite, la volonté de recréer une nouvelle plateforme. « On sait que celles qui sont existantes n’utilisent pas le rail, ou très peu, c’est le cas de Saint-Charles. 90 à 95 % de la marchandise passe par la route », développe-t-il, proposant pour cela une implantation sur le site de Rivesaltes. Enfin, penser à la localisation de la gare voyageurs : « Il faut qu’elle ait un rôle de lien entre les lignes du quotidien. Par exemple, que quelqu’un qui serait Céret puisse changer à Perpignan et monter dans un TGV qui pourra l’amener à d’autres destinations, nationales ou internationales ».
En attendant, ils misent sur un plan d’urgence concernant les trains du quotidien. « On récupérerait immédiatement une part importante de trafic. Sur la ligne Perpignan-Villefranche par exemple, il y a environ 700 personnes quotidiennement. Ces 700 de moins qui sont dans les voitures ». À cela s’ajoute, pour le PCF, l’importance de rajouter des horaires et cadencements « plus adaptés ».
Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 mai 2026)
Fin de la grève à Médipôle. « On se sent résignés et fatigués », une victoire en demi-teinte pour les soignants (L’Indep)
Après 32 jours de conflit social, la grève a la clinique Médipôle prendra officiellement fin ce mardi à 7 heures du matin. Un accord a été signé entre la direction et les syndicats ce lundi. Mais pour les derniers grévistes, cette victoire, qui ne leur apporterait pas de nouveaux droits, a un gout d’inachevé.
Trente-deux jours de lutte plus tard, les syndicats et la direction de la clinique Médipôle ont trouvé un accord. Une signature ratifiée en ce lundi de Pentecôte autour de quatre grands principes : la reconduction du contrat d’intéressement pour cinq ans (environ 1 500 € nets), une prime unique de partage de la valeur de 500 € nets, une prime pérenne de 400 € nets et la création de groupes de travail pour parler des conditions de travail.
« La lutte a payé », confirme la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « Les vraies victoires sont les 1 500 € assurés pour les cinq prochaines années et l’émergence de l’idée d’une prime pérenne ». « Des avancées significatives ont, dans le cadre de cet accord, été réalisées par la direction », affirme le groupe Elsan dans un communiqué. « Permettant ainsi de renouveler le contrat d’intéressement, de finaliser les négociations annuelles 2026 et d’anticiper celles de 2027. »
La direction confirme la reprise du travail ce mardi à 7 heures. « Une attention particulière sera portée à la reprogrammation des soins qui avaient du être différés, afin de garantir aux patients une prise en charge rapide », précise encore la direction.
Cette signature sonne la fin d’un très long conflit social. Mais peut-être pas le glas. Car ce lundi 25 mai, dans les rangs dégarnis des grévistes, les derniers protestataires n’ont ni l’impression d’avoir gagné la bataille, ni celle d’avoir perdu la guerre. « De manière générale, nous n’avons pas eu ce que l’on voulait, c’est-à-dire une prime pérenne conséquente et des conditions de travail améliorées », confie une soignante. « Au final, nous avons juste obtenu le maintien de ce que la direction voulait nous supprimer. Mais nous n’avons gagné aucun nouveau droit alors que l’on continue de nous en demander toujours plus. »
Certains personnels ne s’en cachent pas, la reprise du travail ce mardi matin se fera sans optimisme. « Franchement, tout cela n’est pas très encourageant », confirme une salariée de Médipôle. « On se sent résignés et fatigués par la charge de boulot mais aussi par ces longues journées de conflit. Nous avons réussi à gratter le maintien de quelques acquis mais pour cinq ans à peine. Après, que se passera-t-il ? Cela ne va pas aller en s’arrangeant. »
Après trente-deux jours de lutte acharnée pour un conflit social qui aura mobilisé jusqu’au préfet des Pyrénées-Orientales et le tribunal administratif de Montpellier, comment reprendre un dialogue social serein au sein de la clinique Médipôle ? En s’adressant aux derniers grévistes présents ce lundi, la déléguée syndicale CGT, Anne-Laure Affani, tentait justement de recruter parmi les ultimes motivés.
« Nous avons réussi à mobiliser jusqu’à 300 personnes durant cette grève. Si vous voulez renforcer les équipes militantes pour faire des choses plus grandes, sachez que nous, nous ne lâcherons rien. Nous avons créé des liens entre les syndicats et les différentes structures. Nous allons les poursuivre car nous pourrions réaliser des choses encore plus grandes. Il nous reste des années à bosser, au moins jusqu’à 64 ans, nous devrons encore affronter de nombreuses luttes. »
Valéry Folcher, le directeur, assure ce lundi, lui, que « l’heure est désormais à la reconstruction collective, au dialogue et à la confiance retrouvée. Notre responsabilité commune est de recréer les conditions d’un fonctionnement serein, respectueux des engagements pris et résolument tourné vers l’avenir de notre établissement, au bénéfice des patients du territoire ».
À Médipôle, le dialogue social est ressuscité en ce lundi de Pentecôte. Les soignants vont retrouver un quotidien qui n’a rien d’un électrocardiogramme plat. « On a plutôt l’impression de devoir avoir six bras », lâchaient-ils en-fin.
Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 26 mai 2026)
Alénya. Le comité de jumelage visite les jardins familiaux (L’indep)
Le comité de jumelage a invité les deux classes de CM2 et CM1/CM2 à visiter les jardins familiaux. La rencontre avec les jardiniers présents a permis aux enfants de découvrir les différents fruits et légumes cultivés dans des conditions compatibles avec l’objectif de produits sains et bons pour la santé.
C’était l’aboutissement d’une année de travail avec ces deux classes dans le cadre des tandems solidaires d’Occitanie coopération. Les enjeux de la ressource en eau au Kenya, mais aussi en France, le refroidissement ici et là-bas, le changement climatique, autant de sujets abordés par les enseignants dans leurs classes. Une très belle exposition a été réalisée à cette occasion. Le droit à l’eau est un droit humain fondamental garantissant l’accès à une eau potable suffisante, salubre et abordable pour tous. La visite de la Maison de l’eau et de la Méditerranée (MEM) au Boulou, ainsi que des installations de Sud Roussillon ont illustré ces thématiques d’actualité. Le comité de jumelage salue les enseignants et toutes les personnes qui ont participé à ces initiatives.
L’Indépendant, le 25 mai 2026







