L’actu de la CGT (n° du 10 avril 2026)

Passage en force sur le 1er mai : la CGT dénonce un coup de force contre le monde du travail
Ce vendredi 10 avril, la proposition de loi portée par Gabriel Attal visant à élargir le travail le 1er mai devait être débattue à l’Assemblée nationale.
Au lieu de cela, les député.es macronistes, avec l’aide de la droite et de l’extrême droite, ont choisi d’empêcher le débat en déposant en dernière minute une motion de rejet sur leur propre texte, organisant ainsi un passage en force inacceptable.
Ce procédé, qui revient à priver les député·es de tout débat sur le fond, constitue un déni démocratique grave.
Pour la CGT, cette décision est un coup de poignard dans le dos de millions de travailleurs et travailleuses. Derrière cette proposition de loi, se cache en réalité une volonté de banaliser le travail le 1er mai au bénéfice des grands groupes et au détriment des salarié·es.
La CGT appelle solennellement le gouvernement, qui a encore toutes les cartes en main, à prendre ses responsabilités afin d’empêcher ce passage en force.
Elle appelle d’ores et déjà les travailleurs et les travailleuses à se mobiliser massivement le 1er mai pour défendre leurs droits et ce symbole essentiel des luttes sociales.
Le bureau confédéral de la CGT se réunira dès lundi afin de décider des suites à donner à cette situation.
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Non au passage en force sur le 1er mai !
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Fiches pour lutter contre les idées de l’extrême droite
La lutte contre les idées de l’extrême droite est un fil rouge de l’activité de la CGT.
La progression de cette menace a rendu cette dimension de notre engagement plus fondamentale qu’elle ne l’a jamais été
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Actualités

Justice prud’homale : le timbre fiscal de 50 euros pour saisir les prud’hommes, une atteinte au droit d’accès à la justice
Pour la CGT, cette contribution financière constitue une remise en cause du droit d’accès à la justice, du rôle des prud’hommes et du droit des salarié·es à faire valoir leurs droits devant le juge.
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Projets CGT pour sauver l’industrie et l’emploi : la carte
Face aux plans de licenciements, les salarié·es ne se résignent pas. Retrouvez les projets qu’ils proposent pour défendre leurs outils de production, leurs savoir-faire et leurs emplois.
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Loi Yadan : les député·es ne doivent pas la laisser passer
Prétendant lutter contre « les formes renouvelées d’antisémitisme », la loi proposée par Caroline Yadan ne répond pas efficacement à la montée de l’antisémitisme, et représente un danger pour les principes de l’État de droit et la liberté d’expression.
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Hausse du carburant : nous refusons de payer pour travailler
La pétition est à l’initiative de Manuela CABOT SALAR, syndiquée à la CGT et aide à domicile qui n’arrive plus à s’en sortir avec la hausse des prix des carburants.
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Communiqués de presse

Arrêts maladie : le gouvernement choisit la répression plutôt que la prévention
À la suite des annonces du ministre du Travail du 9 avril 2026 sur la hausse des arrêts maladie, la CGT dénonce une nouvelle offensive contre les droits des travailleur.euses, fondée sur une logique de contrôle et de suspicion généralisée.
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CPF : 150 € pour se former, le gouvernement fait payer la crise aux travailleuses et aux travailleurs
Le gouvernement a officialisé une nouvelle mesure qui restreint encore l’accès au Compte Personnel de Formation (CPF) : le reste à charge imposé aux salarié.es passe désormais de 100 € à 150 €. Cette décision, issue des décrets d’application du Projet de loi de finances 2026, constitue un nouveau coup porté au droit à la formation professionnelle.
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La France doit cesser immédiatement toute livraison militaire à Israël
Face au drame en cours en Palestine, la CGT dénonce avec la plus grande fermeté la poursuite des livraisons d’équipements militaires au régime de Benjamin Netanyahu. Un rapport révélé par Le Monde, en collaboration avec Urgence Palestine et le Palestinian Youth Movement, fait état de 525 expéditions d’équipements militaires français vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026.
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Le handicap est un combat syndical
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Baromètre éco
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Déclaration du Mouvement de la Paix. Stop la guerre d’Israël contre le Liban, stop le massacre des populations civiles, la France doit agir plus fermement

Le Mouvement de la paix condamne les bombardements du Liban par Israël alors qu’un cessez le feu de 15 jours vient d’être signé avec l’Iran. Le cessez le feu doit immédiatement être étendu au Liban et à toute la région

L’invasion du Liban par Israël est inacceptable car totalement contraire au droit international. Le bombardement délibéré des populations civiles tant à Beyrouth que dans d’autres villes du Liban qui ont fait des centaines de morts est un crime contre l’humanité.

La France doit cesser ses atermoiements, et doit accompagner ses déclarations condamnant Israël d’actes concrets et de sanctions concrètes en stoppant toute vente d’armes à Israël, et agissant pour la suspension de l’accord Israël union européenne.

La France doit traduire sa reconnaissance de l’État de Palestine par des actions politiques et diplomatiques marquantes à tous les niveaux, national, européen et mondial pour que l’armée israélienne quitte Gaza et la Cisjordanie.

Le Mouvement de la paix appelle tous ses comités et ses adhérents partout en France à se joindre aux manifestations, rassemblements et protestations qui se dérouleront dès aujourd’hui jeudi mais aussi les jours suivants.

Le Mouvement de la paix le 9 avril 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 10 avril 2026)

« La stratégie du chaos et de la terre brûlée n’a jamais apporté la paix »
Question d’actualité au Gouvernement
Ce matin, un cessez-le-feu a été annoncé, après une nuit où le monde a, une fois encore, frôlé le pire. Mais chacun voit bien qu’il est fragile.
Je veux réaffirmer avec force que la stratégie de Donald Trump, faite de menaces, de bombardements et de démonstrations de force, est une impasse. (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Gemapi : l’engagement de l’État n’est pas à la hauteur des besoins
Gouvernance claire, juste et solidaire pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi)
La compétence Gemapi est lourde en termes de financements et de responsabilité. Les risques s’aggravent, la sinistralité progressera de 6 à 19 % d’ici à 2050.
Selon France Assureurs, le coût des sinistres dus aux catastrophes naturelles passera de 1,86 milliard d’euros par an en moyenne sur (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Sans péréquation, la fibre creusera les inégalités
Équilibre économique de l’exploitation des réseaux d’initiative publique (RIP) par un mécanisme de péréquation
Les collectivités territoriales se sont fortement engagées pour assurer la couverture fibrée du territoire. L’enjeu principal n’est plus la couverture : il s’agit désormais d’assurer un financement durable des RIP, créés pour pallier l’absence d’initiative privée.
Or nous constatons que les (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

« Ne donnons pas les pleins pouvoirs aux puissances du numérique »
Présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle (IA)
Neve alienam segetem pellexeris : « tu n’attireras pas à toi par magie la moisson de ton voisin ». Cet interdit, édicté par la loi des Douze Tables, remonte au Ve siècle avant notre ère.
Certes, les plateformes d’IA générative ne sont pas magiques, mais automatisées. Néanmoins, elles (…)
—> Lire l’intervention de Piere Ouzoulias

Quand la contractualisation masque la rigueur budgétaire
Rapport public annuel de la Cour des comptes
Il est quelque peu paradoxal de consacrer quatre minutes à un rapport de 500 pages que la Cour des comptes a mis des mois à documenter… Ce format ne nous permet pas de débattre correctement de l’action publique, pourtant essentielle pour les habitants de nos territoires.
La Cour parle d’un (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

« L’épargne salariale sert à accompagner les aléas de la vie, pas à faire un plein d’essence ! »
Renforcement de l’attractivité de l’épargne salariale
Le 17 octobre, monsieur le ministre, vous avez annoncé une prime d’intéressement, coup de pouce au pouvoir d’achat des salariés. Finalement la « prime Papin » s’est transformée en prime pépin : elle risque d’être réservée aux seuls cadres des grandes entreprises et de détourner le dispositif (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

« La question du financement du service public de la petite enfance reste entière »
Exercice de l’ensemble des compétences du service public de la petite enfance
Depuis la loi Plein emploi, les communes, devenues autorités organisatrices du service public de la petite enfance, ont hérité de quatre compétences : le recensement des besoins, l’information et l’accompagnement des familles, la planification pluriannuelle de l’offre d’accueil et le soutien à (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Devoir conjugal : fin d’une anomalie
Mettre fin au devoir conjugal
C’est bien grâce aux combats et aux luttes des féministes d’hier et d’aujourd’hui que nous sommes là aujourd’hui, et je souhaite les en remercier et leur rendre hommage. Et pourtant, la route vers l’égalité semble encore bien longue.
Pendant trop longtemps, le mariage a été associé à une idée (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Le don de plasma : un enjeu de santé publique et d’indépendance nationale
Proposition de résolution pour ériger le don de plasma en grande cause nationale pour 2027
La souveraineté sanitaire de la France est aujourd’hui mise à l’épreuve par une dépendance croissante envers les importations de plasma, produit vital pour la fabrication de médicaments dérivés du plasma (MDP).
Un enjeu de santé publique et d’indépendance nationale
Les besoins annuels en (…)
—> Lire l’intervention

Les autres interventions

Les questions écrites : Un accord qui participe à une militarisation croissante de l’Afrique de l’Est et de la zone de l’océan Indien
International – Accord de coopération en matière de défense signé avec la République du Kenya le 29 octobre 2025 – par Marianne Margaté – 7 avr. 2026

Les questions écrites : Adéquation des moyens humains de la Mutualité sociale agricole à l’accroissement de ses missionspar Marie-Claude Varaillas – 3 avr. 2026

Prades. Soudaqui : la monnaie alternative qui essaie de survivre (L’Indep)

« Depuis deux ans, notre monnaie locale est en souffrance. Par manque de bénévoles, nous ne pouvons plus assurer le fonctionnement normal du Soudaqui, le suivi des adhésions, la prospection de nouveaux adhérents. Nous en sommes arrivés au point où nous nous demandons si nous devons persister à faire vivre une monnaie moribonde où si nous devons la mettre en sommeil. L’autre solution c’est de faire appel aux personnes prêtes à s’engager avec nous, ne serait-ce que sur une ou deux missions. Aussi, nous vous appelons à l’aide », explique Alain Vives pour le collectif Monnaie locale complémentaire et citoyenne des Pyrénées-Orientales (MLCCPO). Une réunion est prévue samedi 11 avril à 20h à l’Alchimie, 3 rue des Hospices. Des bénévoles sont-ils prêts à S’engager pour cette monnaie, fer de lance de l’économie locale et circulaire ?

Le Soudaqui ne perd pas sa valeur

Si tel n’est pas le cas, une assemblée générale extraordinaire prévue le samedi 18 avril à 15h à l’Alchimie pourrait décider d’une suspension de la monnaie. « Nous ne voulons pas dissoudre l’association. L’espoir que quelqu’un la reprenne est encore présent ». Le collectif basé à Perpignan a compté jusqu’à 160 prestataires (magasins) et plus de 300 utilisateurs. Un projet participatif autofinancé qui aurait aimé rejoindre son cousin l’Eusko. Une monnaie solidaire basque qui a dépassé les 4 millions en circulation en 2025. Ce genre d’initiative s’était multiplié dans les années 2000 et avait obtenu une reconnaissance légale en juillet 2014 (article 16 de la loi Hamon portant sur l’économie sociale et solidaire). Mais, ce qui marche à l’ouest des Pyrénées ne fonctionne pas toujours à l’est. Pour les détenteurs de coupons Soudaqui, pas d’inquiétude ! Ils gardent leur valeur grâce au fonds de garantie. « Si jamais nous allions vers une suspension, les utilisateurs auraient jusqu’à la fin de l’année pour les dépenser (ou se les faire rembourser) ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 10 avril 2026)

Les salariés de Cémoi toujours en grève (L’Indep)

Statu quo à l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan. Hier, après une rencontre infructueuse avec la direction dans la matinée, les salariés grévistes ont décidé de poursuivre le bras de fer ce vendredi.

Pour mémoire, l’intersyndicale FO-CGT-Sud Industrie de l’usine, soutenue par l’Unsa, majoritaire au siège, réclame une augmentation générale de 1,7 % et une prime comprise entre 1 200 et 1 500 euros net pour 2026. Elle met en avant les résultats « exceptionnels » de l’entreprise pour 2025.

Lors des récentes négociations annuelles obligatoires, qui se sont achevées sur un désaccord, la direction proposait pour sa part 1,3% d’augmentation générale et diverses autres mesures (paniers-repas…) qui représentaient en tout, selon elle, « 2 % de la masse salariale ».

Ce jeudi, les deux parties se sont donc rencontrées, mais ne sont pas parvenues à tomber d’accord. « Il n’y a eu aucune proposition, mis à part d’arrêter tout de suite la grève, déplore l’un des porte-parole des syndicats. Nous réclamons l’ouverture d’un vrai dialogue. » À suivre.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 avril 2026)

Conflent-Canigó. Du nouveau à la présidence de la communauté de communes (L’Indep)

Les élus communautaires sont convoqués samedi 11 avril à 9h30 pour une première session post-municipales. L’occasion d’élire un nouveau président, de nouveaux vice-présidents, ainsi que les autres membres du bureau.

Le conseil communautaire se déroulera au complexe sportif du Canigou de Vinça. La séance sera ouverte par le président sortant, Jean-Louis Jallat, qui donnera lecture de la liste des membres du conseil communautaire, élus à l’issue des élections municipales 2026. Il déclarera alors les membres du conseil communautaire, installés dans leurs fonctions. Le doyen d’âge de l’assemblée prendra ensuite la présidence de la séance. Il procédera à l’appel nominal des membres présents et, après avoir constaté que le quorum est atteint, invitera le conseil à procéder à l’élection de la présidence. Qui va se présenter à cette place hautement stratégique ?

Une seule candidature pour la présidence ?

Le maire de Prades avait, jusqu’à aujourd’hui, toujours été élu. Seul le maire d’Olette avait fait exception lors du dernier mandat. Il avait remplacé le maire de Prades, Jean Castex, qui avait cédé sa place. Les élections municipales ont rebattu les cartes en Conflent. Vernet-les-Bains, Catllar, Los Masos, Eus […] de nouveaux maires en place auront indéniablement un rôle à jouer. Jean-Louis Jallat a annoncé ne pas se représenter. Aude Vivès, nouvelle première édile de Prades, est pour l’instant la seule à s’être publiquement positionnée pour briguer la présidence.

Elle avait d’ailleurs invité (presque) tous les élus de la communauté de communes, mardi soir, pour partager son ambition communautaire. Quid de l’opposition pradéenne ? Julien Audier-Soria confirme pour ceux qui auraient des doutes : « Je ne suis pas candidat. Nous soutiendrons des élus disponibles et qui gouvernent au bénéfice de tous les membres de la communauté ».

Rappelons à toutes fins utiles que l’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) conflentois dispose de nombreuses compétences, du service à la population et aux communes à l’enfance-jeunesse, en passant par le développement économique et agricole, le volet tourisme, culture et patrimoine, l’urbanisme, la gestion et valorisation des déchets… De gros projets communautaires engagés par la précédente mandature sont également en cours. La réfection de la Maison Félip (Prades) est de ceux-là avec plus de 5 millions d’euros de budget. Des projets comme l’école de Vinça (8 millions) ou encore la piscine couverte de Prades (8,5 millions) seront-ils ressortis des cartons ?

Philippe Comas (L’Indépendant, le 9 avril 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. Taxer les compagnies pétrolières

Un rapport de l’ONG Greenpeace révèle que la guerre contre l’Iran profite largement aux compagnies pétrolières celles-ci réalisent ainsi 80 millions de sur-profits par jour, dont 11,6 en France !

Sarah Roussel, de l’ONG, fait ce constat révoltant : « pendant que des personnes meurent au Moyen-Orient, les compagnies pétrolières se remplissent les poches avec des profits d’aubaine totalement indécents ».

Pourtant, cette guerre illégale menée par les USA et Israël contre l’Iran aggrave la crise économique et les ponctions sur le pouvoir d’achat en Europe. Ce numéro du Travailleur Catalan s’en fait l’écho dans les pages Événement.

Il serait logique que ces sur-profits des compagnies pétrolières soient taxés. C’est d’ailleurs ce que viennent de demander l’Espagne et trois autres pays de l’Union européenne (Autriche, Allemagne, Italie). Ils ont appelé à la mise en place d’une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, en réponse à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué samedi le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo. Les ministres ont rappelé qu’une taxe d’urgence similaire avait été mise en place en 2022 pour faire face à la flambée des prix de l’énergie à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

On se demande pourquoi la France ne s’est pas associée à cette démarche, cela témoigne du peu de cas que fait l’exécutif macroniste des difficultés que rencontrent nombre de professionnels et de ménages en raison des augmentations colossales des prix du pétrole et du gaz. Un même état d’esprit conduit le gouvernement à refuser la moindre aide aux particuliers comme baisser les taxes sur les carburants.