Grève reconduite à Médipôle en attendant la médiation (L’Indep)

Hier, lors de leur assemblée générale, les salariés de la clinique Médipôle de Cabestany, en grève depuis 21 jours, ont une nouvelle fois décidé de reconduire leur mouvement ils ont juge insuffisantes les nouvelles propositions de la direction, formulées ce mercredi soir alors que le préfet venait d’annoncer la mise en place d’une médiation sous l’égide de l’Inspection du travail.

Les salariés de Médipôle n’ont finalement pas emboîté le pas à leurs homologues de la clinique Saint-Pierre de Perpignan, qui ont mis fin ce mercredi à la grève entamée le 24 avril. Ce jeudi matin, lors de leur assemblée générale, qui a réuni une centaine de personnes, les soignants en lutte de Cabestany ont décidé à l’unanimité de reconduire le mouvement et de solliciter le préfet afin qu’il mette en place le plus rapidement possible la médiation entre la direction et les représentants du personnel annoncée ce mercredi.

Le principal point à l’ordre du jour de l’assemblée générale concernait les nouvelles propositions formulées par la direction ce mercredi soir, dans la foulée de l’annonce du préfet.

À savoir : le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, l’octroi d’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de janvier 2027 et la reconduction pour cinq ans de la prime d’intéressement déclenchée à partir d’un certain seuil d’activité et plafonnée à 1.500 euros par an.

« Ces propositions ne satisfont pas les salariés, qui ont besoin de sécuriser leurs revenus », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « La prime pérenne de 400 euros sur laquelle s’est engagé le directeur devra être renégociée chaque année. L’idée est d’arriver aux 1 500 euros d’intéressement qui n’existeront plus dans cinq ans, de mettre en place un système qui prenne le relais. Mais le directeur a refusé de s’engager par écrit sur ce point. On ne demande pas la lune. Ça fait trois fois qu’on doit se battre pour garder le contrat d’intéressement. Les salariés en ont ras le bol. » Également présent lors de l’assemblée générale, le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, a indiqué avoir contacté le préfet pour lui demander de mettre en place d’ici ce vendredi la médiation promise entre la direction et les représentants du personnel. Médiation en laquelle les salariés de Médipôle, qui envisagent l’organisation d’une « action coup de poing » ce lundi, semblent désormais placer leurs espoirs.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, n’a pas donné suite.

Le préfet annonce que la médiatrice
se rendra sur place dès ce vendredi matin

La réaction du préfet, Pierre Regnault de la Mothe, ne s’est pas fait attendre. Ce jeudi, en début d’après-midi, dans la foulée de la reconduction de la grève, celui-ci a confirmé à L’Indépendant qu’il avait d’ores et déjà désigné comme médiatrice pour ce dossier une responsable de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (DDETS). Il a également annoncé que celle-ci se rendrait sur place dès ce vendredi matin. « Pour engager les discussions avec les deux parties »

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