L’extrême droite, les riches et le patronat

À la CGT, nous ne sommes pas surpris mais inquiets du rapprochement RN / grand patronat. La CGT, elle a derrière elle 130 ans d’histoire sociale, et elle sait combien le capital manœuvre pour arriver à ses fins, en séduisant l’extrême droite.

Après la crise de 1929, et la montée du front populaire, on a vu les grands patrons, inquiets des revendications des travailleur∙ses telles que la réduction du temps de travail, les salaires ou les congés payés, celles qui sont encore d’actualité, basculer du côté des nationalistes ou de l’extrême droite.

À cette époque, la peste brune apparaissait comme un rempart au danger rouge, la lutte des travailleur∙ses. En regardant dans le rétroviseur, le phénomène revient en force plus particulièrement depuis 2017, encore plus depuis 2022 alors que l’on observe une augmentation de 18 % des syndicats patronaux qui soutiennent le RN. Evolution symbolisée cette année par l’invitation, une première, de Jordan Bardella par le MEDEF à ses universités d’été.

En effet, depuis 2022, on observe une porosité de plus en plus forte entre les milieux d’affaire et l’extrême droite française. Le RN modifie progressivement son programme économique et fait des appels du pied au patronat qui lui, dans sa grande majorité, a cessé de combattre l’extrême droite.

Aussi, la CGT n’est pas surprise mais soyons vigilants pour ne pas revivre l’épisode « plutôt Hitler que le front populaire », que la CGT a combattu avec le monde du travail.

Penser que cela n’existera plus n’est pas la réalité : face aux politiques d’austérité, qui mènent les salariés, privés d’emploi et retraités dans la paupérisation, et en l’absence de grandes conquêtes sociales, le danger est grave. Tout cela laisse un boulevard au capital qui sait où est son intérêt, et qui pourrait permettre à l’extrême droite d’accéder au pouvoir.

On observe une réceptivité de plus en plus importante en direction des idées nationalistes.

Cela nécessite que nous soyons plus que jamais informés pour prendre conscience de ce qu’il se passe dans les grands groupes industriels, les grandes entreprises de ce pays.

Notre bataille pour des médias indépendants et l’audiovisuel public doit être une priorité, alors que le grand patronat organise la diffusion des idées d’extrême droite en tout impunité et sans plus aucun complexe, à l’image de Bolloré ou de Stérin.

Cette note a pour vocation de comprendre et d’affirmer combien le patronat dans son intérêt se sert du RN pour lui offrir le pouvoir sur un plateau doré.

Évolution des votes MEDEF lors des différentes élections :

Parmi les proches d’un syndicat patronal :

  • 11 % des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.
  • 13 % des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite aux élections européenne de 2019.
  • 31 % des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle de 2022.
  • Parmi les proches d’un syndicat patronal : 27% des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite au premier tour des élections législatives de 2024.

Patrick Martin, président du Medef, a refusé de donner une consigne de vote avant le second tour des élections législatives. En 2022, le syndicat des patrons avait soutenu Emmanuel Macron.

Analyse :

Il existe une tendance nette à la hausse du vote pour l’extrême droite parmi les proches de syndicats patronaux depuis 2017, avec un pic en 2022 (+18 points), probablement liée au contexte politique post-Covid, aux débats sur l’immigration, la sécurité et la souveraineté économique.

Le soutien est plus élevé lors des présidentielles que lors des européennes ou législatives.

Ces chiffres suggèrent une réceptivité croissante aux idées nationalistes et souverainistes parmi une partie du patronat, même si elle reste minoritaire par rapport à l’ensemble des votants.

Rencontre MEDEF et Extrême droite :

Avant 2019 : prise de position claire du MEDEF contre l’extrême droite

Depuis la mise en place des universités d’été du MEDEF, il y avait jusqu’en 2019 un cordon sanitaire voulu par le patronat qui se refusait d’inviter des candidats de l’extrême droite lors de cet événement.

En septembre 2011, Laurence Parisot, alors présidente du Medef, a publié un livre intitulé « Un piège bleu-Marine », coécrit avec Rose Lapresle. Dans cet ouvrage, elle avertit : « On trouve, sous chacun des mots de Marine Le Pen, tous les démons de l’extrême droite », dénonçant la stratégie de « dédiabolisation » mais pointant la continuité idéologique avec le père, Jean-Marie Le Pen.

C’était une position forte du MEDEF qui était connu pour être relativement réservé quand on parle de politique.

2017 premier contact jusqu’à la rupture du cordon sanitaire MEDEF / RN en 2019

En 2017, lors de la campagne présidentielle, le président du Medef de l’époque, Pierre Gattaz, indique qu’il rencontrera les candidats « majeurs », y compris « sans doute » Marine Le Pen, ce qui marque une ouverture pragmatique du patronat pour entendre l’ensemble du spectre politique pendant la campagne.

En juin 2019, c’est la première fois qu’une personnalité de l’extrême droite était conviée à intervenir lors de cette université d’été en la personne de Marion Maréchal, ancienne députée du FN (devenue RN). Elle était invitée à intervenir à une table ronde lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF).

« 250 personnes ont été sollicitées jusqu’ici afin d’obtenir un panel aussi large que représentatif de l’ensemble des sensibilités politiques, de La France Insoumise à Marion Maréchal », avait expliqué le directeur de la communication du Medef, Vincent de Bernardi. « On cherche à avoir des gens qui ont des sensibilités différentes dans les débats pour qu’émergent des controverses, des problématiques, c’est ça la démocratie ».

Réaction :

« Si cette information est exacte, c’est très grave », avait réagi jeudi sur Twitter l’ancienne présidente du MEDEF Laurence Parisot, qui avait publié en 2011 « Un piège bleu Marine », livre dans lequel elle dénonçait la menace qu’incarnait à ses yeux le Front national pour

la France.

Le vice-président de l’Assemblée nationale Hugues Renson s’était de son côté dit « choqué » vendredi par cette invitation, estimant qu’« on ne dialogue pas avec l’extrême droite, on la combat ». « Évidemment c’est une erreur, et je crois qu’on ne compose jamais avec l’extrémisme », a déclaré le député de Paris sur France 2.

Cette invitation a rapidement été retirée par Geoffroy Roux de Bézieux (président du Medef à l’époque), qui a justifié l’annulation par le contexte de polémique générée.

L’extrême droite devant le MEDEF :

  • 2024 : Auditions pour les européennes / « grand oral » : le Medef a organisé des auditions / rencontres avec les têtes de liste des européennes où figuraient des représentants classés à droite et d’extrême droite — Jordan Bardella (RN) et Marion Maréchal y apparaissent dans les comptes rendus. Ces auditions sont des rendez-vous « politiques » organisés par le Medef pour présenter/évaluer les programmes face au patronat.
  • 2025 : Université d’été du MEDEF : première invitation d’un membre du Rassemblement national Jordan Bardella. « Je sais à quel point l’incertitude, l’instabilité du moment est probablement pour vous le pire des boulets qui est attaché aujourd’hui au pied de notre nation et de notre pays », a-t-il déclaré.

Promesses / séduction du RN en direction du patronat

Le RN propose un « pacte de confiance » aux chefs d’entreprise qui irait de la « TPE-PME au dirigeant du CAC 40 en passant par l’artisan ou le commerçant ». Sans préciser la teneur d’un tel pacte. « L’idée c’est de dire que la puissance nationale ne sera pas possible sans des entreprises fortes », résumait à l’époque l’entourage de Jordan Bardella.

Septembre 2024 : le Rassemblement National (RN) a dévoilé un document destiné à séduire le patronat. Ce livret a été présenté lors du séminaire de rentrée des députés RN à l’Assemblée nationale, ce livret met en avant une vision économique libérale, axée sur la compétitivité des entreprises et la réduction de l’intervention de l’État.

Réduction des impôts et des charges :

  • Suppression de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) dans certaines zones.
  • Suppression de toutes les cotisations patronales sur les augmentations de salaires jusqu’à 10 %.

Simplification des normes et des réglementations :

  • Remise à plat totale des normes et réglementations, avec une consultation des partenaires sociaux et des entreprises.
  • Suppression de l’ISF, à l’exception de la résidence principale et des œuvres d’art.

Soutien à la compétitivité des entreprises :

  • Baisse de la fiscalité des entreprises, visant à réduire la part des prélèvements obligatoires de 46 % à 40 %.
  • Réduction de l’impôt sur les sociétés, avec un taux de 20 % pour toutes les entreprises.

Politique de préférence nationale :

  • Réserver des emplois aux Français en cas de candidature nationale, avec des exceptions pour les compétences rares.
  • Interdiction d’embauche d’un étranger en cas de candidature d’un Français.

Nos positions CGT vis-à-vis du programme économique de l’extrême droite :

Essentiellement des mesures favorables au patronat, pas aux salariés

  • La défiscalisation des heures supplémentaires, réduit le salaire socialisé et impacte négativement les droits sociaux des travailleurs.
  • La suppression de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), qui bénéficient principalement aux employeurs.
  • Des allégements de charges sociales pour les entreprises, sans contrepartie en termes d’emplois ou de conditions de travail.

Ce programme donne la part belle au capital au détriment des travailleurs, une politique économique libérale et inégalitaire :

  • Une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui profite davantage aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes entreprises.
  • Une réduction de la fiscalité sur les revenus supérieurs à 3 millions d’euros, mesure favorable aux plus riches.
  • La suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) aggravant les inégalités sociales.
  • La suppression de la contribution foncière des entreprises (9 milliards d’euros par an), l’exonération de la contribution sociale de solidarité des sociétés (5 milliards d’euros) et la valorisation des crédits d’impôt recherche et innovation, aides perçues principalement par des multinationales, sans aucune contrepartie.

Le RN ne parle jamais des aides massives aux entreprises qui sont pourtant chiffrées à 211 milliards d’euros par le récent rapport sénatorial qui confirme l’alerte posée par la CGT depuis plusieurs années notamment grâce à l’étude IRES CGT avec le Clersé de l’Université de Lille « Le capitalisme sous perfusion » (2022).

Imposture sociale, le RN prêtent défendre les travailleurs mais le RN ment :

S’oppose à des mesures telles que l’indexation des salaires sur l’inflation, le blocage des prix des produits de première nécessité et la gratuité des cantines scolaires pour les plus modestes.

A voté contre la revalorisation des petites retraites et contre le recrutement de sapeurs-pompiers, contre l’augmentation du smic…

L’extrême droite instrumentalise et divise les travailleurs

  • Diviser les travailleurs en opposant les Français aux étrangers, les salariés du public à ceux du privé, ou les jeunes aux retraités.
  • Détourner l’attention des véritables responsables des inégalités sociales, à savoir les politiques économiques néolibérales et les grandes entreprises.

Lobbying dans les cercles patronaux français:

Depuis quelques années, une porosité croissante existe avec l’extrême droite, via certains mécènes, clubs privés et initiatives intellectuelles, même si le grand patronat officiel reste majoritairement méfiant.

Pierre-Edouard Stérin, Fondateur de Smartbox, il finance un projet appelé « Périclès » – un plan de 150 millions d’euros sur 10 ans visant à renforcer les idées identitaires et anti-islam, en coordination avec le RN et les LR.

Vincent Bolloré, Bien que moins directement affilié à l’extrême droite, son empire médiatique (Canal+, JDD, Europe 1 favorise des discours réactionnaires.

Gérault Verny, entrepreneur en Auvergne-Rhône-Alpes, est proche de Marion Maréchal. Il finance l’ISSEP et a soutenu Éric Zemmour via le média Livre Noir (devenu aujourd’hui Frontières).

Laurent Meeschaert, mécène, finance également des médias identitaires comme L’Incorrect ou Livre Noir, ainsi que des initiatives de « droite hors les murs ».

Henri Proglio, ancien PDG de Veolia et EDF, s’est affiché publiquement en 2024 avec Marine Le Pen — un geste rare parmi les grands patrons, qui restent majoritairement prudents vis-à-vis du RN. Cela peut être interprété comme une ouverture d’une partie du grand patronat.

Cercle Audace, proche de Marion Maréchal où se croisent entrepreneurs, investisseurs et figures identitaires.

E-Politic, Société de communication fondée en 2014 par un ancien cadre du FN. Elle a géré la présence en ligne de campagnes de Marine Le Pen en 2017 et 2022.

Frédéric Chatillon, Dirigeant de l’agence de communication Riwal, il a été militant du GUD (Groupe Union Défense) et reste proche de Marine Le Pen, pour laquelle il a souvent assuré des services.

Axel Loustau, formé au GUD business, il dirige la société Les Presses de France, prestataire pour le FN. Il a également servi comme trésorier du micro-parti Jeanne, affilié à Marine Le Pen.

Ressources pour aller plus loin :

  • Numéro spécial « Extrême droite, NON ! » de la Vie Ouvrière
  • Collaboration, enquête sur l’extrême droite et les milieux des affaires (Éditions La Découverte 2023) par Laurent Mauduit, cofondateur de Mediapart et journaliste économique. Laurent Mauduit, dans son ouvrage d’investigation analyse les liens et met en évidence une certaine logique de rapprochement entre certaines élites économiques françaises et les mouvances d’extrême droite.
  • Le rapport Ces entreprises qui menacent la démocratie 2025 de la CSI présente une sélection annuelle d’entreprises emblématiques qui violent les droits syndicaux et les droits humains, concentrent le pouvoir de l’industrie, se soustraient à l’impôt et à la responsabilité sociale, passent outre la volonté populaire et les politiques publiques en recourant à un lobbying intensif, exacerbent la catastrophe climatique et, surtout, investissent activement une partie des profits qu’elles doivent au travail de leurs employés dans les forces politiques d’extrême droite.

2 octobre dans les P.-O. : ce que prévoient les syndicats aujourd’hui (L’Indep)

Aujourd’hui, huit syndicats appellent à se mettre en grève et a manifester dans les rues de Perpignan contre l’austérité budgétaire et pour la justice fiscale et sociale (augmentations de salaires, etc.). Le rendez-vous est fixé à 10h30 sur la place de Catalogne.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Ce jeudi 2 octobre, les bus du réseau urbain Sankéo de Perpignan devraient fonctionner à peu près normalement. L’entreprise Keolis, qui gère le service, indique que ses syndicats n’ont pas déposé de préavis de grève, mais que la circulation de certaines lignes devrait tout de même être perturbée dans le courant de la matinée en raison des manifestations prévues.

Cependant, le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, reste positif : « Nous avons à peu près autant de préavis de grève déposés que la semaine dernière. Il y en a notamment à la régie des bus de la région (liO), à la SNCF, à La Poste ou dans le secteur de l’énergie. Après, il est difficile de dire quelle sera l’ampleur de la mobilisation dans chaque secteur. »

Plusieurs cortèges annoncés dans la matinée

Dans l’Éducation, le syndicat FSU-SNUipp prévoit un taux de grévistes de 10 % au niveau national. Soit environ deux fois moins que le 18 septembre. « Qui dit grève, dit journée de salaire retiré. C’est vrai que 15 jours d’intervalle entre deux mobilisations, ça fait court », concède le secrétaire départemental de l’Unsa, Jean-François Virama. « Mais je pense qu’il faut maintenir notre présence et ne pas relâcher la pression. Il n’est plus possible que les efforts reposent toujours sur les mêmes (salariés, retraités, agents publics..) pendant que les grandes fortunes et les hauts revenus sont ménagés. »

En ce qui concerne les actions annoncées pour ce jeudi, les salariés de l’énergie prévoient de se réunir dès 7h30 devant le siège perpignanais d’Enedis (avenue de Prades) et de partir vers 9h30 en cortège jusqu’à la gare. Pour ensuite rallier, en compagnie des cheminots, la place de Catalogne, d’où partira la manifestation interprofessionnelle sur les coups de 10h30. Dans le cadre de cette dernière, les syndicats prévoient un parcours par les grands boulevards (Pyrénées, Mercader, Poincaré, Briand, Anatole-France, Bourrat, Wilson). Des axes que les automobilistes prévoyants ne manqueront pas d’éviter en fin de matinée.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 2 octobre 2025)

L’édito du TC par Michel Marc. La petite musique perverse… et réac

Elle est partout, elle s’impose, elle envahit les espaces médiatiques, elle devient l’ordre du jour dominant des débats et réflexions, lancinante et obsédante : « il faut gommer l’écart insupportable qui existe entre le revenu brut et le revenu net des salariés, celui qui compte, celui qui pose les euros sur le compte bancaire des travailleurs ». En corollaire, une idée associée et, ma foi, à première vue appétissante : « le travail doit payer plus, les salaires nets sont trop bas. Ils doivent augmenter ! ». C’est si simple.

L’idée existe depuis longtemps dans les petits papiers du FN, puis du RN. Elle y tient même une place de choix. Incapables d’en expliquer la moindre des conséquences pour la société toute entière et pour les citoyens eux-mêmes, les élus RN portent cette idée comme une évidence. Ils ne sont plus seuls ! Les partis de droite, ceux qui ne veulent pas entendre parler de nouvelles recettes, de réforme fiscale, de meilleure répartition des richesses, s’en emparent à leur tour. Ils ont trouvé ! Et de faire, à longueur d’antenne, de textes ou de discours, le tour de l’Europe, de l’Allemagne aux pays scandinaves, de l’Italie aux USA. La preuve est bien là. Chez eux, c’est comme ça et ça marche ! Plus besoin d’évoquer les milliards prélevés sur le travail là où ils sont, inutiles et provocants. La stratégie rhétorique reste identique à celle employée pour tenter de faire accepter la réforme des retraites. Les cotisations sociales sont rebaptisées « charges » sociales. Il faut travailler plus longtemps. Comme une évidence.

Idéologiquement, c’est le début du combat que la bourgeoisie voudrait mener contre la « Sécurité sociale », contre les « Services publics », contre les solidarités diverses qui structurent encore notre nation. Depuis le temps qu’ils essaient ! Là, ils avancent.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4085 – vendredi 3 octobre 2025)

  • L’édito de Michel Marc. La petite musique perverse… et réac
  • Annonces
  • Francis Wurtz à l’UPTC le 10 octobre

Focus.

  • Bis repetita !

L’événement. Perpignan municipales 2026

  • Un bilan d’exercice sévère, unanime et argumenté
  • Alors ? Des retombées politiques qui dépasseraient la ville et le cadre local ?
  • La construction commune de ce rassemblement est inédite, pour chacun d’entre vous. Quel est votre sentiment ?
  • Parlons programme ! En quoi les premiers éléments du programme engagent-ils la liste dans le camps de la « gauche », dans le camp « progressiste »
  • Des difficultés à surmonter ? Des obstacles à dépasser…

Département

  • Vendanges amères
  • Valeurs en tête. Pour rassemble et réunir les acteurs associatifs. Une vraie réussite
  • TER Villefranche-Perpignan. Le scandale
  • Ligne TER Céret-Perpignan. Le collectif « Osons le rail » poursuit sa campagne
  • À Escaro, la vie ne s’arrête pas. La solidarité s’est exprimée
  • UPTC. L’économie des Pyrénées-Orientales : Quelle efficacité ?
  • Écologie – Marches des résistances. À Perpignan et ailleurs, manifestation pour peser sur la COP 30
  • Danger de contamination sécuritaire
  • Annonce. 25E Écofestival Vallespir terres vivantes
  • En Català. Les cinc arques. Capitol 1 (5)
  • Le Petiot. Un lieu insolite à découvrir

Sport

  • TOP 14. L’USAP ne tient pas la distance

Culture

  • Spectacle. « L’Archipel nomade » fait escale au Vernet
  • Le Boulou. La petite Escapade
  • « La pièce maitresse » en création à Alénya
  • Où sortir ?

France

  • C’est quand qu’on va où ? Un nouveau gouvernement pour la même politique
  • L’étrange quinquennat de Sarko…

Monde

  • Italie. Quand l’esprit de solidarité ouvre la lumière
  • Gaza. Israël menace la flottille
  • Le député communiste Jean-Paul Lecoq, suivant les agressions de drones israéliens, a envoyé au président de la République cette demande. Nul besoin de commentaires

L’humeur de Jean-Marie Philibert

  • Une méchante justice

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Le 2 octobre, les retraités dans l’action. L’urgence est à la mobilisation des retraité·es dans le mouvement social !

Personne ne peut nier le succès de la journée d’action du 18 septembre qui a rassemblé plus d’un million de manifestant·es dans tout le pays. Les retraité·es y ont pris toute leur place avec leurs revendications de pouvoir d’achat, de santé, de protection sociale et de services publics.

Force est de constater que le Premier ministre qui a reçu les organisations syndicales le 24 septembre, après leur ultimatum, a déclaré ne pas être en mesure de connaître la copie finale du budget 2026 qui doit être adopté par le Parlement.

En clair, ni rupture avec les annonces d’austérité faites en juillet, ni engagement sur ce que pourraient être des mesures de justice sociale et fiscale. Aucune réponse sur l’abandon de l’année blanche et le gel des pensions, sur l’abattement fiscal de 10 % remplacé par une déduction fixe de 2000 euros, l’arrêt du doublement des franchises médicales, la remise en cause des ALD qui concernent en majorité les personnes âgées. Rien sur la perte d’autonomie et sur les services publics avec la suppression des 3000 postes de fonctionnaires.

Devant un tel entêtement du Premier ministre, les retraité·es des organisations syndicales et associatives du G9, cible privilégiée du gouvernement et du patronat, ne peuvent accepter cet acharnement. Elles appellent toutes et tous les retraité·es à se mobiliser le 2 octobre partout sur le territoire, pour exiger un budget 2026 de rupture qui réponde aux exigences du monde du travail, salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi et précaires. Nous ne sommes en rien responsables des déficits que gouvernement et patronat ont réalisé ni des 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans contrepartie et 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales par an.

De fait, si les mesures d’austérité se confirment, 90 % des retraité·es risquent de connaître une baisse de leur revenu. Nous n’acceptons pas de régler la note, que nous payons d’ailleurs par nos impôts : ce qui se traduit pour les retraité·es par une double peine !!! La question de fond pour le budget est d’abord un manque de recettes et une meilleure répartition des richesses produites.

Les retraité·es seront dans l’action, à l’appel du G9, le 2 octobre et dans toutes les initiatives unitaires de l’intersyndicale ayant pour objet de faire aboutir nos légitimes revendications.

Toutes et tous ensemble nous devons gagner !

Montreuil, le 30 septembre 2025

Cathy Cau (UCR-CGT, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)
Paul Barbier (UCR-FO, 141 avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)
Laurence Naudin (UNAR-CFTC, 45 rue de la Procession, 75015 Paris)
Yvon Le Goffic (UNIR CFE-CGC, 42 avenue de la porte de Clichy, 75017 Paris)
Marie-Laurence Moros (FSU, 22 rue de la Malmaison 93 170 Bagnolet)
Patrice Perret (UNIRS-Solidaires, 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris)
Jacques Brillet (FGR-FP, 20 rue Vignon, 75009 Paris)
Roger Perret (Ensemble & Solidaires – UNRPA, 47 bis rue Kléber, 93400 St Ouen)
Bernard Serra (LSR, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil)

L’actu de la CGT (n° du 30 septembre 2025)

Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
­Jeudi 2 octobre on se mobilise massivement pour un budget de justice sociale !
Ce n’est pas aux travailleurs·euses de payer les cadeaux fiscaux aux ultra riches et aux multinationales
2 objectifs pour ce jeudi 2 octobre : faire grève ET participer aux manifestations
Chaque participant·es va compter et sera comptabilisé·e, soyez visibles
­
­Matériel intersyndical
—> Accéder au matériel intersyndical

Kit de mobilisation
­Rien ne se fera sans nous, rien ne se gagnera sans notre mobilisation !
Diffusons, partageons, affichons le matériel disponible pour aller au contact des salarié·es et réussir le 2 octobre.
­—> Télécharger le kit de mobilisation

Carte des manifestations du 2 octobre
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On se mobilise le 2 octobre
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« Sébastien Lecornu est le clone de François Bayrou »
—> Replay de l’émission Questions politiques

Dimanche 28 septembre Sophie Binet était l’invitée de l’émission Questions politiques sur France Inter.
—> Voir le replay de l’émission Questions politique