Des examens gynécologiques offerts aux étudiantes de l’université (L’Indep)

Les élus du conseil départemental des départemental ont adopté le renouvellement de ce dispositif mis en place depuis un an mais encore peu connu, permettant aux étudiantes de l’université de Perpignan d’obtenir des soins gynécologiques.

Améliorer l’accès aux soins gynécologiques pour les étudiantes de l’université de Perpignan, c’est tout le sens de la délibération votée ce jeudi par les élus du conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Les conseillers départementaux ont adopté le renouvellement d’une offre de soins qui permet aux étudiantes de la faculté de rencontrer un médecin et une sage-femme grâce à des permanences, directement depuis le campus du Moulin à Vent. Un examen gynécologique peut y être assuré ainsi qu’une proposition de contraception personnalisée. Mis en place depuis un an mais encore peu connu, ce dispositif a permis à cinquante patientes d’obtenir des soins gynécologiques en 2025. À noter que ce service de santé assure également des actions de dépistage et vaccination.

Les élus ont adopté le renouvellement de ce service pour une durée d’un an qui pourrait encore être reconduit.

Durant cette même session, les conseillers départementaux ont voté une motion visant à soutenir les éleveurs des Pyrénées-Orientales dont les bêtes ont été touchées par la dermatose nodulaire. Plus de 400 vaches, veaux et taureaux ont été abattus sur les terres catalanes, malgré un déploiement de la couverture vaccinale. Les élus du Département se sont engagés à accompagner ces éleveurs et « activer tous les leviers pour apporter son soutien financier en complément des dispositifs de l’État et de la Région ». Mais, pour l’heure, la collectivité n’a pas déterminé le montant de l’enveloppe de ces aides.

Les conseillers départementaux ont aussi appuyé les requêtes formulées par la Chambre d’Agriculture. À savoir, la prise en charge par la solidarité nationale de la vaccination de tous les bovins avant l’estive 2026. Mais aussi le financement des pertes d’exploitation et le remplacement des cheptels tués, privilégier l’abattement sélectif et mener une étude approfondie sur les vecteurs de l’épidémie et déployer un dispositif de surveillance.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 28 novembre 2025)

N’écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants (international)

Nos enfants, petits-enfants, les générations actuelles et futures ont le droit de vivre en paix. La guerre n’est jamais la solution !
L’avenir de nos enfants et petits-enfants n’est pas de devenir de la chair à canon.

Résumé. « N’écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants ». Lors du congrès des maires de France, le général et chef d’État major Fabien Mandon, (donc aux ordres du Président de la République) a déclaré : « Nous avons tout pour dissuader Moscou. Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la Nation. (…) Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement. Si nous ne sommes pas prêts à cela, alors nous sommes en risque. Il faut en parler dans vos communes »

Leurs politiques irresponsables et guerrières ont conduit le monde au bord du précipice.

Ils ont tourné le dos à leur devoir de construire la paix et la sécurité internationale dans le respect des règles fondamentales du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies qui prévoient que « le règlement de différends ou de situations de caractère international susceptibles de mener une rupture de la paix doit se réaliser par des moyens diplomatiques en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ». Ils ne nous proposent comme seule perspective que la culture de la guerre, l’économie de guerre, la propagande de guerre et aujourd’hui franchissent un nouveau pas en appelant les parents, les grands parents, les enseignants à préparer leurs enfants, leurs petits-enfants, la jeunesse d’aujourd’hui à mourir pour la patrie. Dans le même temps ils réduisent drastiquement les dépenses en faveur du bienêtre social et des services publics. Ils réorientent des pans entiers de l’économie vers la production d’armes et le commerce des armes.

Dès maintenant et jusqu’au 10 décembre 2025, journée internationale des droits de l’homme, le Mouvement de la Paix appelle à une sorte d’insurrection des consciences pour exiger de notre gouvernement qu’il agisse pour le respect du droit des humains à la paix, de notre droit et du droit de nos enfants, petits-enfants et des générations futures à vivre en paix. Allons en délégations partout, le plus unitairement possible, devant les préfectures et sous-préfectures etc… imaginons et exigeons partout d’être reçus pour porter cette exigence du droit de vivre en paix et du devoir de ceux qui nous gouvernent de construire la paix en trouvant des solutions diplomatiques aux conflits dans le respect de la Charte des Nations unies et de la résolution de l’ONU portant plan d’action pour une culture de la paix. Enfin, l’élimination de la menace atomique, dans le respect de l’article 6 du TNP et par la mise en œuvre du Traite sur l’Interdiction des armes nucléaires, est de nature à apaiser le monde. Face aux faiseurs de guerres et aux prophètes de malheur, c’est la construction de politiques de confiance, de coopérations multilatérales, contrôlées, partagées qui sera de nature à isoler les oiseaux de mauvais augures. L’espoir réside dans notre capacité à nous les sociétés civiles de construire au plan national et international une sorte de front uni des peuples pour la paix à travers le développement de mouvements sociaux engagés pour la justice sociale, la protection de la planète, et la paix.

Déclaration entière écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants !

Le rôle des États et des chefs d’État, en vertu du droit international et plus particulièrement de la Charte des Nations unies est « de préserver les générations futures du fléau de la guerre qui par deux fois dans l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances ….. d’unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationale … en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde. » Les États membres des Nations unies ont l’obligation suivant les termes de la Charte des Nations Unies « de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix et de réaliser par des moyens pacifiques conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations de caractère international susceptibles de mener une rupture de la paix ».

La France et ses dirigeants, les membres du conseil de sécurité et plus particulièrement les membres permanents ont depuis des années et en particulier depuis 2001 tourné le dos à ces obligations posées par le droit international en utilisant souvent indument leur droit de veto qui doit être supprimé en particulier pour des États qui ont parties à un conflit.

Ils ont conduit depuis la chute du mur de Berlin et surtout à partir de 2001, des politiques de militarisation du monde, caractérisées par des guerres souvent illégales, par l’augmentation des dépenses militaires qui sont passées de 1000 milliards d’euros en 2000 à 2700 milliards d’euros en 2024. Aujourd’hui les USA et l’Otan appellent à porter les budgets militaires des États de l’OTAN et de l’UE à 5 % du PIB c’est-à-dire à doubler les dépenses militaires. Les États dotés de l’arme nucléaire ont quasiment tous violés le doit international en matière d’armes nucléaires et plus particulièrement l’article 6 du traité de non-prolifération nucléaire.

Leurs politiques ont conduit le monde au bord du précipice comme le dit Amine Malouf secrétaire perpétuel de l’Académie française « Le monde est face à une dérive suicidaire ». « Il faut d’urgence raccommoder cette planète. Il faut rêver d’un monde où ne résonnent que les mots des poètes, les notes de musique et les rires des enfants ».

Ils n’ont pas été capables d’assurer la sécurité humaine des peuples (sécurité économique, sociale et environnementale). Ils n’ont même pas été capables d’assurer la sécurité alimentaire.

Ainsi comme le dit Jean Ziegler dans son ouvrage où est l’espoir : « conformément aux chiffres publiés par les 21 organisations spécialisées des Nations unies, les décès induits par le sous-développement économique et social et la misère extrême dans les 122 pays du tiers-monde se sont élevés en 2023 à plus de 61 millions d’êtres humains, autrement dit, la faim, la soif, les épidémies et les conflits provoqués par la misère détruisent aujourd’hui chaque année presque autant d’êtres humains que la seconde guerre mondiale en six ans ».

Comme le dit celui qui a été pendant de nombreuses années responsable du programme des Nations unies pour le développement « ces politiques de non-respect du droit international ont conduit à ce que les 500 plus puissantes sociétés transcontinentales du monde tous secteurs confondus contrôlent aujourd’hui 52,8 % du produit mondial brut en une année. Ces mêmes oligarchies du capital financier globalisé détiennent un pouvoir économique, politique, militaire, financier, idéologique comme jamais avant eux un roi, un empereur, un Pape n’en a possédé. Elles échappent à tout contrôle étatique, parlementaire, judiciaire, syndical ». L’ONG Oxfam dans son rapport sur les inégalités dans le monde de décembre 2021 indique que « les 18 multimilliardaires les plus riches du monde possèdent autant de valeur patrimoniale que la moitié la plus pauvre de la planète c’est-à-dire plus précisément 3,5 milliards d’êtres humains »

La situation actuelle du monde est le résultat de ces politiques qui font que les peuples souffrent, les multimilliardaires s’enrichissent et que le lobby militaro-industriel encaisse des profits faramineux, du fait de la réorientation de pans entiers des économies vers la production d’armes.

Ils ne nous proposent comme seule perspective que la culture de la guerre, l’économie de guerre, la propagande de guerre et aujourd’hui franchissent un nouveau pas en appelant les parents, les grands parents, les enseignants à préparer leurs enfants, leurs petits-enfants, la jeunesse d’aujourd’hui à mourir pour la patrie. Dans le même temps ils réduisent drastiquement les dépenses en faveur du bien être social et des services publics.

En France le gouvernement appelle les hôpitaux dans une circulaire de juillet 2025 à s’organiser pour pouvoir accueillir des blessés graves comme le révèle Ouest-France dans sa newsletter du 28 aout 2025 « Dans une instruction révélée cette semaine par le Canard enchaîné, le ministère demande aux agences régionales de santé (ARS) de préparer l’installation, en cas de besoin, de centres médicaux de transit (CMT), sorte de gares de triage régionales de patients arrivant du front. Ces plateformes auront pour mission d’orienter au mieux les blessés dans les hôpitaux civils – et également de les rapatrier vers leur nation d’origine lorsque les soins sont terminés.

Au lieu de s’arc-bouter sur une solution politique et diplomatique à la guerre en Ukraine le gouvernement français envisage de produire des avions rafale par centaines pour la grande joie de Dassault et autres fleurons de l’industrie militaire. Au lieu de consacrer tous leurs efforts pour une paix juste et durable au Moyen-Orient ils acceptent la présence à Paris, en ce mois de novembre au salon des armements, d’industriels israéliens liés potentiellement aux industries d’armement alors que la politique génocidaire de cet État et de son principal dirigeant Netanyahou sont condamnés par le justice internationale.

Nous les peuples, nous aimons la paix, nous aimons la vie, nous voulons vivre ensemble en paix dans un monde de justice, de solidarité, de fraternité-sororité, d’amitié entre les peuples.

Nous refusons que nos enfants nos petits-enfants soient engagés et potentiellement utilisés comme chair à canon dans cette spirale infernale.

La réalité du monde actuel, avec en particulier les dérèglements climatiques et les inégalités de développement , nous montre que pour son avenir l’humanité n’a d’autre chemin que la Paix.

Aucun des problèmes auquel est confronté l’humanité ne peut être résolu sans la paix.

C’est la raison pour laquelle le Mouvement de la paix à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, appelle partout en France, dès maintenant et jusqu’au 10 décembre à organiser des rassemblements, des délégations auprès des préfectures, des sous-préfectures… pour exprimer notre exigence de respect intégral des grandes règles du droit international afin de désarmer les dynamiques diverses d’hostilité, de conflits dans lequel nous vivons, afin d’en finir avec le droit international à double vitesse.

Comme le dit Georges Corm, historien libanais et ancien ministre des finances du Liban, « le non-respect intégral des grandes règles du droit international nous mène sur le chemin de la guerre généralisée qui nous attend demain si on n’y prend garde ».

L’espoir réside dans notre capacité à nous les sociétés civiles de construire au plan national et international une sorte de front uni des peuples pour la paix à travers le développement de mouvements sociaux engagés pour la justice sociale, la protection de la planète, et la paix.

Pour agir rejoignez le Mouvement de la paix. Contact : national@mvtpaix.org

Signez la pétition maudite soit la guerre

Saint Ouen Le Mouvement de la Paix le 26 novembre 2025

N’écrivons pas l’avenir avec le sang de nos enfants ! (national)

Ce qui devrait être un principe sacré est aujourd’hui remis en question par des discours qui préparent l’opinion à accepter l’inacceptable : l’idée que nos enfants pourraient devoir mourir pour la patrie. Lorsque le général Fabien Mandon affirme qu’il faut « accepter de perdre nos enfants », une limite morale essentielle est brisée. On demande aux familles, aux enseignants, aux grands-parents d’intégrer la mort de la jeunesse la jeunesse comme une perspective normale. Cette injonction glace et révolte : comment oser réclamer un tel sacrifice alors que ceux qui l’exigent n’ont pas su préserver la paix, alors que c’était leur responsabilité ?

La Charte des Nations Unies impose aux États de résoudre les différends par la diplomatie et de ne consacrer aux armements que le strict minimum (article 26 de la charte des Nations unies). Mais depuis des décennies, les grandes puissances — France incluse — ont trahi ces obligations. Elles ont laissé s’installer une culture de guerre, alimentée par une explosion des dépenses militaires et par la puissance du complexe militaro-industriel. Les budgets mondiaux atteignent aujourd’hui des niveaux record passant de 1000 milliards de dollars en 2000 à 2740 milliards en 2025, tandis que les peuples s’appauvrissent et que la misère fait des ravages : en 2023, plus de 61 millions de personnes sont mortes des conséquences du sous-développement, de la misère et des conséquences de la misère (voir J.Ziegler « Où est l’espoir » Le seuil). Dans le même temps, la richesse se concentre entre quelques mains, et les multinationales disposent d’un pouvoir économique financier, médiatique (et idéologique), et politique sans précédent.

Ces choix ont affaibli la sécurité internationale au lieu de la renforcer. Les grandes puissances n’ont pas su prévenir les conflits, protéger les populations ni répondre aux urgences climatiques et sociales. Elles ont violé leurs obligations en matière de désarmement nucléaire (violation de l’article 6 du TNP) et laissé s’effriter l’ordre international fondé sur le droit. Comme le souligne l’écrivain Amin Maalouf (secrétaire perpétuel de l’académie Française), le monde s’engage dans « une dérive suicidaire ».

En France, la même logique domine : réduction des dépenses sociales, fragilisation des services publics (éducation, santé, information, transports) préparation des hôpitaux à accueillir des blessés de guerre, augmentation massive des investissements militaires. On anticipe les guerres au lieu d’œuvrer à les prévenir. On accueille même à Paris des industriels de l’armement israéliens au salon de l’armement alors que le gouvernement Netanyahou a été condamné par la justice internationale pour sa politique génocidaire à Gaza. Quelle cohérence reste-t-il quand on traite la guerre comme un marché avant de la traiter comme un échec et que l’on oublie que la paix est l’objectif fondamental à gagner par des moyens diplomatiques ?

Face à cette dérive, les peuples opposent un autre message : nous aimons la paix, nous aimons la vie, et nous refusons que nos enfants deviennent de la chair à canon. Les crises écologiques, sociales et économiques montrent que l’humanité n’a qu’un seul chemin : la coopération et la paix. Aucun problème vital ne peut être résolu dans un monde livré aux rivalités armées et aux guerres.

Le 10 décembre aura lieu le débat, sur « la trajectoire d’augmentation des moyens de nos armées » à l’assemblée nationale annoncé par le ministre des armées Le cornu, l’objectif proposé est d’augmenter les moyens militaires pour répondre aux exigences des USA, de l’Otan et de l’UE d’atteindre l’objectif des 5 % du PIB pour les dépenses militaires. C’est pourquoi le Mouvement de la Paix appelle, jusqu’au 10 décembre 2025, à une mobilisation citoyenne devant les préfectures et sous-préfectures afin d’exiger le respect intégral du droit international et de la charte des Nations Unies, le respect du droit des humains à la paix, la recherche de solutions diplomatiques aux conflits et la mise en œuvre de la résolution de l’ONU portant plan d’action pour la mise en œuvre de la culture de paix. Les33 Etats du CELAC (coordination des Etats latino-américains et des caraïbes) ont choisi la mise en œuvre de cette résolution comme base pour leur sécurité commune. Comme le rappelait l’historien Georges Corm, dans son livre « pour une lecture profane des conflits » le non-respect du droit international nous conduit droit vers une guerre généralisée. Il est donc urgent de rompre avec cette spirale. L’espoir existe : il réside dans la capacité des sociétés civiles à s’unir pour défendre la paix, la justice sociale et la protection de la planète. C’est en construisant ce front commun pour la paix sur le plan national, européen et mondial que nous pourrons isoler les faiseurs de guerre et rappeler aux gouvernements leur devoir fondamental : préserver la vie et la paix. Nous refusons que l’avenir de nos enfants soit écrit dans la peur et le sang. Nous refusons que la jeunesse paie de sa vie les erreurs et les renoncements des grandes puissances. Exiger la paix, ce n’est pas un rêve naïf : c’est la condition même de l’avenir. Qui veut la paix, prépare la paix !

Le Mouvement de la Paix – 26 novembre 2025

Contact : national@mvtpaix.org ; Rejoignez le mouvement de la paix

Signez la pétition maudite soit la guerre

Message du Collectif national Stop CETA – Mercosur

Le collectif a besoin d’aide pour faire pression sur E. Macron, le gouvernement et la Commission européenne afin de bloquer le très nocif accord de libre-échange UE-Mercosur dont la ratification pourrait avoir lieu autour du 18 décembre, le collectif :

Le collectif va continuer. Y compris à Bruxelles, avec ses partenaires européens. Mais il a besoin d’aide pour propager cette action en ligne visant à interpeller E. Macron, et pour être soutenu dans cet effort.

Passez à l’action : écrivez à E. Macron, ses ministres et aux eurodéputés !

Pour rester informés :

Soutenez l’action du collectif par un don, même minime !

Pour s’informer sur le fond :

  • Accord UE-Mercosur : Où en est-on ? L’accord peut-il encore être bloqué ? (2 pages, pdf)

Les syndicats mobilisés le 2 décembre pour les services publics (L’Indep)

Le mouvement social se poursuit autour du budget en France. Les syndicats catalans dénoncent l’impact sur les plus démunis et appellent à une justice fiscale. Un appel à la mobilisation est prévu le 2 décembre à Perpignan.

Alors que le projet de budget est en cours de discussion au Parlement, la CGT 66, la FSU 66 et Solidaires 66 se joignent à la mobilisation sociale du 2 décembre prochain. Le rendez-vous est donné à 10 heures, place de Catalogne à Perpignan.

« Nos revendications sont claires. On a besoin d’un budget conséquent pour sauver les services publics qui sont en danger. C’est un bien commun à tous les citoyens », affirme Christine Mirroir, co-secrétaire Solidaires 66. Ce qu’elle regrette : « que les plus pauvres continuent de s’appauvrir et que les plus riches continuent de s’enrichir ». « Ce qui est prévu dans ce budget va encore toucher la population la plus démunie donc on va encore creuser l’écart et amoindrir le pouvoir d’achat des gens. Mais on a d’autres solutions, notamment une justice fiscale et sociale, qui taxerait les plus riches », ajoute-t-elle.

Les syndicalistes le rappellent, les Pyrénées-Orientales sont le deuxième département le plus pauvre de France métropolitaine, avec seulement 60 % de personnes imposables et une grande majorité qui vit grâce aux prestations sociales. Leur pouvoir d’achat étant fortement impacté, les habitants cessent de dépenser dans les commerces et ces derniers se retrouvent à leur tour impactés, raisonnent-ils. « On pense notamment à l’hôtellerie et à la restauration, où les travailleurs et travailleuses du département n’ont pas d’emploi en CDI. Ensuite, le milieu associatif, financé par les pouvoirs publics, et le secteur de l’aide à domicile qui est en péril », développe Julien Berthélémy, secrétaire général de l’union départementale CGT 66.

Et dans le contexte de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes (le 25 novembre, NDLR), Géraldine Morales, secrétaire départementale FSU, a tenu à rappeler les inégalités qu’elles subissent encore et dénoncer « une forme de violence sociale envers les femmes. En 2020, sur la retraite, elles se sont beaucoup mobilisées. Donc c’est aussi un appel pour qu’elles continuent de lutter contre ces politiques d’austérité, parce que ce sont elles les premières qui vont souffrir ».

En conclusion, les trois mots qui reviennent sont « l’emploi, le salaire et la retraite », résume Julien Berthélémy. « Hors de question d’avoir un régime à points. Ce que l’on veut, c’est réduire l’âge légal de départ à la retraite et avoir une retraite digne pour tous. Le sujet de fond c’est comment on redistribue les richesses créées par les travailleurs et les travailleuses ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 novembre 2025)

« La protection maternelle et infantile est en train de mourir et on la regarde » (L’Indep)

La protection maternelle et infantile « se porte au plus mal », dénoncent ses agents dépités par le manque de moyens mais également le défaut de pilotage stratégique de ce service crucial dans la prévention sanitaire au plus près des territoires.

La protection maternelle et infantile (PMI), créée aux côtés de la Sécurité sociale en 1945 pour « assurer la protection médicale de toutes les femmes enceintes, des jeunes mères et des enfants de moins de 6 ans de façon universelle, gratuite et inconditionnelle », est au plus mal selon ses agents. « Aujourd’hui, dans les Pyrénées-Orientales, la PMI est en train de mourir et on la regarde mourir », alertent ce mercredi 19 novembre des sages-femmes, infirmières puéricultrices et médecins du conseil départemental.

Ce que ces fonctionnaires territoriaux dénoncent d’abord, depuis 2023, c’est la baisse des moyens alloués à ce service crucial dans le deuxième département le plus pauvre de France métropolitaine, ce qui les empêche d’accomplir leurs missions obligatoires pour la santé des enfants et de leurs mères. La PMI ne représente que 0,1 % du budget départemental (1 million d’euros sur 737 en 2025), alors qu’elle doit couvrir les besoins de tous les bébés catalans (environ 4 000 par an) et de leurs familles. Ces agents déplorent ainsi le manque d’effectifs, avec par exemple seulement 8 postes de
médecins pourvus, à temps partiel, sur les 14 existants. Résultat : visites en crèches et dépistages en écoles maternelles non assurés, délais de consultation allongés et retards dans les vaccinations.

La deuxième problématique relevée par ces agents du conseil départemental est « le défaut de pilotage, de stratégie ». « Puisque nous ne pouvons plus accomplir toutes nos missions, nous aimerions, à tout le moins, qu’on nous dote d’une vraie gouvernance et d’une organisation pour prioriser certaines actions. Il manque une réflexion politique et un projet de territoire. » Conséquence de ce manque d’anticipation: pendant 9 mois, de mai 2024 à mars 2025, les nouveau-nés des Pyrénées-Orientales n’ont pas reçu de carnet de santé, compromettant ainsi la continuité des soins.

« La protection maternelle et infantile est une compétence départementale obligatoire », rappelle Jean-François Laffon, secrétaire général de la CGT du Département, qui pointe les choix de l’institution : « Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales est en bonne santé financière, mais à quel prix ? »

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 27 novembre 2025)

Pour marquer le 80e anniversaire de la PMI et pointer les problématiques rencontrées dons les Pyrénées-Orientales la CGT accueille une exposition, à la maison des syndicats au 8 rue de la Garrigole à Perpignan.

« L’augmentation de la précarité a accentué les difficultés »

« L’augmentation de la précarité a accentué les difficultés rencontrées par les professionnels de la PMI dans leurs missions d’accompagnement », répond le Département mis en cause par ses agents. Il estime que « dons un contexte national marqué par la hausse de la pauvreté et la dégradation de plusieurs indicateurs sanitaires (…) il continue son action en matière de prévention ». Et de conclure : « Nous soutenons pleinement nos équipes de terrain et œuvrons pour développer l’accès aux soins, aux conseils et à l’accompagnement pour toutes et tous, malgré des baisses significatives de budgets alloués de l’État »

Agriculture. « Une concurrence déloyale avec des importations illégales (L’Indep)

La Confédération paysanne a surpris hier matin la plateforme logistique Azura de Saint-Charles à Perpignan avec une opération coup de poing. Elle s’est introduite dans ses locaux pour récupérer des barquettes de tomates et prouver qu’elles sont « mal étiquetées ». Les paysans dénoncent une « concurrence déloyale et illégale de leurs importations ». Ils ont ensuite pris la route vers une grande surface pour vider les rayons de ces tomates.

C’est sur la jonction de deux histoires que la Confédération paysanne a décidé de mener des actions hier matin dans les Pyrénées-Orientales. « Nous sommes là pour la défense de l’autodétermination du peuple sahraoui et le combat des producteurs français qui vivent une concurrence déloyale face à des importations prétendument marocaines, comme là chez Azura, alors que clairement les tomates qui arrivent ici sont produites au Sahara occidental », introduisait Fanny Metrat, porte-parole de la Confédération paysanne nationale.

C’est donc dans la zone Saint-Charles à Perpignan, à la plateforme logistique Azura, entreprise franco-marocaine, qu’a démarre le mouvement. Une soixantaine de paysans ont réussi à s’introduire dans les locaux afin de récupérer une barquette de tomates pour vérifier ses étiquettes. « On est allé chercher à l’intérieur pour avoir la preuve, on a trouvé une barquette étiquetée « Maroc », alors que depuis des années nous nous battons juridiquement, et nous avons gagné l’année dernière le procès, pour dire que l’étiquetage de ces produits-là n’était pas conforme. En fait, il devrait y avoir écrit « Sahara occidental ». Ces entreprises passent outre toutes les règles commerciales mondiales », poursuit la porte-parole.

Chassés en dehors des locaux après des échanges tendus avec les salariés, ils ont ensuite pris place devant les entrées pour bloquer l’accès aux camions et donc au déchargement de marchandises.

Aujourd’hui la Confédération porte plainte contre Azura, puisqu’en fait elle ne respecte pas l’accord de libre-échange qui a été signé entre l’Union européenne et le Maroc, puisque les produits importés par Azura sont des produits issus du Sahara occidental qui est un territoire non autonome. On attend depuis des années avec le peuple sahraoui qu’il y ait un référendum(*), mais du coup on bafoue le droit international, on bafoue les revendications portées par l’ONU, et on importe des produits qui ne sont clairement pas marocains », expriment les porte-parole.

Un combat mené pour la solidarité de tous les peuples mais aussi pour tenter d’éradiquer cette « concurrence déloyale ». Pour exemple, les représentants du syndicat rapportent que des tomates qui arrivent à moins de 4 € le kilo sont affichées sur le territoire français 8 à 10 € minimum le kilo, donc « une concurrence déloyale sur des importations illégales ».

Les actions se sont poursuivies en fin de matinée dans la grande surface Carrefour ou le syndicat a pu « constater d’énormes stocks de barquettes de tomates mal étiquetées ». « On les a récupérées et chargées dans des chariots. C’est bien la preuve que le consommateur est trompé », explique Jean Thevenot, délégué de la Confédération paysanne à la Via Campesina, mouvement paysan international. Cet agriculteur du Pays Basque dénonce notamment les questions des conditions de production socio-environnementales au Sahara occidental, « avec des salaires au minimum dix fois plus bas, typiquement sur la tomate cerise, qui est le produit principalement importé par Azura ».

Le combat est clair et ne semble pas s’arrêter là pour la Confédération paysanne. « On va continuer à s’attaquer aux accords, continuer les actions s’il le faut, même si on doit aller en justice », poursuit Jean Thevenot. « Ce qu’on dénonce aujourd’hui, c’est la concurrence à son paroxysme, vraiment la pièce la plus sombre peut-être du libre-échange qui met en compétition nos productions, avec celles issues de territoires occupés, qui sont produits par des salariés payés à très bas coût. C’est un cri d’alarme, parce qu’on n’arrive pas à vivre de notre métier ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 27 novembre 2025)

(*) Comme le relate la Confédération paysanne, « Le Maroc est censé organiser un référendum d’autodétermination pour que le peuple sahraoui décide s’ils veulent rejoindre le Maroc ou s’ils veulent devenir un État indépendant. Ce référendum n’a jamais eu lieu. Donc aujourd’hui, le Maroc considère que le Sahara occidental est marocain, mais le droit international ne le considère pas. Du coup, quand le Maroc signe un accord de libre-échange avec l’Europe, avec l’Union Européenne, c’est un accord consacré au Maroc ».