À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4094 – vendredi 5 décembre 2025)

L’édito d’Évelyne Bordet. Il bouge encore !
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Hommage. Robert Gineste

Focus. La librairie de Noël

Un rendez-vous incontournable, samedi 6 décembre de 15h à 20h
À 17h – Les mots perdus : fable langagière
À 19h – Présentation des Papilles en fêtes

Dossier. Cabestany

La passion démocratique. Nous avons rencontré Édith Pugnet, maire de Cabestany
Du village à la ville. De 1.346 habitants à plus de 10.500 !
Les ateliers, à la rencontre des citoyens

Département

Perpignan Autrement. Combattre le narco-trafic et l’insécurité
Agriculture. Les paysans veulent vivre de leur métier
Intersyndicale CGT, FSU, Solidaires. Unis contre un budget inacceptable !

Sport

TOP 14. L’USAP se soigne dans la défaite

Culture

Exposition. Peindre la mémoire
Film de résistance. « Put your soul on your hand and walk »

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Entre 350 et 400 personnes dans la rue

Hier, la CGT, la FSU et Solidaires appelaient à se mobiliser partout en France contre l’austérité budgétaire et pour le pouvoir d’achat. A Perpignan, un peu plus de 350 personnes ont défilé dans la matinée entre la place de Catalogne et la préfecture.

En pays catalan, la mobilisation contre le projet de budget 2026 était au creux de la vague ce mardi 2 décembre.

Loin des 4 000 manifestants que la police avait recensés le 18 septembre dernier, au début du mouvement, ils étaient hier matin 360 à défiler dans les rues de Perpignan, selon la préfecture. Les profils des manifestants étaient cependant variés.

Cheminots et enseignants étaient bien sûr au rendez-vous, à l’instar des agents territoriaux, personnels hospitaliers, salariés de la Sécurité sociale, retraités ou lycéens.

Pour les responsables des syndicats locaux, même si l’affluence n’a pas battu des records, il était nécessaire de mobiliser ce mardi, alors que les discussions autour du budget entrent dans la dernière ligne droite au Parlement. « Le 23 décembre, faute d’accord, le gouvernement pourra mettre en œuvre son budget par ordonnances, sans vote, sans débat, sans contrôle parlementaire », a rappelé la co-secrétaire départementale de la FSU, Géraldine Morales, qui a pris la parole au nom de l’intersyndicale. « Nous réaffirmons avec force notre exigence d’un budget qui réponde aux besoins de toutes et tous. Dans les Pyrénées-Orientales, qui sont le deuxième département le plus pauvre de France, l’urgence est à l’augmentation des salaires, des pensions de retraite, des minima sociaux, à l’égalité hommes femmes. L’urgence est au développement des services publics pour créer des emplois dans les écoles, les transports ou l’énergie. »

Suppression de plusieurs milliers de postes dans la fonction publique, doublement des franchises médicales, limitation à 15 jours des arrêts maladie… : autant dire que le projet de budget du gouvernement ne va pas du tout dans le sens de ce que revendique l’intersyndicale départementale, qui déplore un manque flagrant de « mesures de justice sociale ». Et continue de demander en parallèle l’abrogation pure et simple de la réforme des retraites.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 3 décembre)

Grève ce 2 décembre : à quoi s’attendre dans les Pyrénées-Orientales (L’Indep)

Aujourd’hui, trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires) appellent à se mobiliser contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat. Selon son ampleur, le mouvement pourrait impacter plus ou moins fortement plusieurs secteurs clés dans les P.-O. écoles, transports, administrations..).

Alors que les discussions autour du budget 2026 se poursuivent au Parlement, la CGT. la FSU et Solidaires entendent bien maintenir la pression. En organisant, ce mardi 2 décembre, une journée nationale d’action contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat. À Perpignan, la manifestation partira à 10 heures de la place de Catalogne.

Selon plusieurs sources concordantes, la mobilisation s’annonce a priori moins forte que celles organisées sur le même thème depuis la rentrée. Cependant, du côté des organisateurs, la motivation reste intacte. « La question du budget est fondamentale », estime ainsi le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy. « Derrière, il y a des suppressions d’emplois dans le service public, la hausse des franchises médicales ou le gel des pensions et salaires. Ce sont les travailleurs et les précaires qui vont payer la note, alors qu’un budget plus juste était possible. »

Les bus maintenus

Reste que du côté des transports, l’impact du mouvement s’annonce limité. Les chauffeurs de bus des réseaux de la communauté urbaine (Sankéo) et de la Région (liO) ne feront par exemple pas grève ce mardi. Concernant la SNCF, le ministère en charge des transports prévoit un trafic TGV « normal», mais quelques perturbations sur les TER, notamment en Occitanie.

Dans les écoles du département, le pourcentage global de grévistes ne devrait pas dépasser les 10 % Toutefois, la mairie de Perpignan indique qu’elle assurera, pour les établissements où le taux de gréviste sera égal ou supérieur à 25 %, un service d’accueil pour les enfants dont les parents seraient confrontés à un problème de garde. Ce service sera ouvert de 8 heures à 18 heures au centre de loisirs du Mas Bresson (renseignements au 04 68 66 30 76). Précision utile : des préavis de grève ont également été déposés à la Caisse primaire d’assurance maladie, à La Poste, ou encore dans plusieurs collectivités.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 2 décembre)

Conseil national du PCF du 22 novembre 2025

Le dernier Conseil national qui se tenait exceptionnellement à Marseille avait deux points à son ordre du jour : premièrement, la situation politique nationale et les élections municipales ; deuxièmement l’engrenage guerrier en Europe et l’urgence d’agir pour la paix.

La résolution adoptée sur les élections municipales souligne le rôle essentiel des communes comme lieux de démocratie, de justice sociale et de solidarité mais elles sont menacées par l’austérité et le désengagement de l’État. Elle appelle à l’engagement le plus large aux côtés de toutes les mobilisations d’élu·es, de syndicats, d’associations citoyennes contre les choix budgétaires actuels. Pour battre la droite et l’extrême droite, elle valorise l’innovation communiste et l’enjeu du rassemblement des forces de gauche et écologistes autour de projets locaux à la hauteur de la réponse aux besoins des habitantes et des habitants.

La résolution internationale dénonce les logiques capitalistes et impérialistes qui sous-tendent la fuite en avant belliciste portée par le président de la République, l’économie de guerre et l’austérité qui l’accompagne, rappelant qu’aucune issue militaire n’existe en Ukraine. Elle appelle à une initiative indépendante de la France pour la paix fondée sur la souveraineté des peuples, la sécurité collective et le multilatéralisme, la sortie du commandement intégré de l’OTAN, premier pas vers la dissolution de l’alliance, la fin de l’économie de guerre, et la refondation d’une politique de défense nationale et populaire. Enfin, elle propose également une refonte des institutions internationales pour un nouvel ordre du monde de paix, de coopérations aux côtés des pays du « Sud global ».

À la suite du Conseil national s’est tenu un meeting national marqué par un discours de Fabien Roussel sur la paix et le travail.

—> Consulter tous les documents du CN

Alénya. Jean-André Magdalou brigue un nouveau mandat (L’Indep)

La liste d’union et de rassemblement « Avec vous, Alénya 2026 pour tous ! » sera conduite par Jean-Andre Magdalou, maire sortant. « Nous entendons poursuivre et consolider le travail entrepris ces dernières années Le même sens de l’engagement et du devoir animera l’équipe qui a fait appel à de nouveaux candidats représentatifs de la diversité de notre commune, réunis autour d’un noyau dur d’élus expérimentés, connaissant le terrain et les rouages de nos collectivités, agissant avec rigueur et esprit de responsabilité ».

Cette liste est composée de candidats issus de formations politiques (PCF, PS ou apparentés) « et de nombreux citoyens impliqués ».

« Les valeurs humanistes de notre République et de notre démocratie, la laïcité, la justice sociale, la défense du service public et de l’institution communale, sa place dans une intercommunalité librement consentie et mutuellement avantageuse sont des principes avec lesquels nous ne transigeons pas », promet le maire sortant.

D’évoquer aussi « notre méthode de travail et notre séreux reconnus auprès de nos partenaires, État, Région et Département ».

Jean-André Magdalou revient sur son bilan : « Les réalisations concrètes de ce mandat témoignent de notre capacité à mobiliser des moyens dans l’intérêt de notre commune. Dans un contexte budgétaire clairement défavorable, la bonne tenue de nos comptes et le pilotage rigoureux de nos finances nous ont permis de dégager des marges pour investir tout en développant le service public local, avec une maitrise de notre endette ment et de notre fiscalité ».

Fort de ces acquis, « nous donnerons et nous tiendrons un cap ambitieux et réaliste pour les six prochaines années. Nous irons à la rencontre des habitantes et des habitants pour partager nos réflexions, mettre en discussion notre bilan et nos propositions et faire émerger le projet 2026-2032. Ce sera un programme ambitieux, chiffré, réaliste et réalisable ». Et le maire d’en donner les grandes lignes : « Il s’articulera autour de projets à destination des jeunes, des ainés, des familles, des acteurs économiques, des associations sportives, culturelles, solidaires ». Il conclut : « Nous continuerons d’œuvrer pour une ville agréable à vivre où chacun doit se sentir respecté et à sa place et où la solidarité entre les générations doit permettre à chacun de s’épanouir ».

L’Indépendant, le 1er décembre 2025

La CGT66 pour la Paix

Réuni.es lors du Comité Général de l’UD CGT 66, les délégué.es des syndicats dénoncent les propos du Général Mandon, Chef d’état-major des Armées, qui en affirmant que nous devons être prêts à sacrifier nos enfants pour défendre le pays, témoignent d’une inquiétante dérive vers une pensée autoritaire et belliciste.

La paix constitue un droit fondamental pour toutes et tous et la montée des logiques de confrontation, de militarisation de la société et de banalisation du discours guerrier mettent en danger la cohésion sociale comme les libertés publiques.

L’histoire montre que la guerre n’a jamais servi les travailleurs et travailleuses. Tandis que les salarié.es paient le prix humain, social et économique des conflits, ce sont les intérêts capitalistes qui en tirent profit, par l’accroissement des commandes d’armement, la spéculation sur les matières premières ou l’extension de zones d’influence économiques.

Nous affirmons :

  1. Notre attachement indéfectible à la paix, au règlement politique des conflits et au refus de toute logique de préparation à la guerre érigée en horizon national.
  2. Notre opposition ferme à toute tentative de militarisation de la jeunesse, qu’elle prenne la forme d’un service militaire, d’un service national obligatoire ou de toute modalité visant à imposer des valeurs guerrières ou un ordre disciplinaire.
  3. Notre conviction selon laquelle la formation à la citoyenneté, la mixité sociale, l’émancipation de la jeunesse ne passent pas par un dispositif « caserne », mais par l’école publique, l’éducation populaire et le milieu associatif.
  4. Notre vigilance face à la multiplication des discours militaristes, qu’ils proviennent de sphères politiques, militaires ou médiatiques, et qui tendent à faire passer pour « inévitable » une orientation guerrière contraire aux intérêts fondamentaux de la population.

Cette motion réaffirme la conviction que la société doit se construire sur la solidarité, l’émancipation et la justice sociale — jamais sur la peur, la discipline imposée et l’esprit de guerre.

La jeunesse communiste dans le Vallespir

Ce samedi 29 novembre, deux jeunes de la JC sont venus sur le marché de Céret pour accompagner les communistes de la section Vallespir du PCF lors de la vente du numéro exceptionnelle du Travailleur Catalan consacré à l’économie des Pyrénées-Orientales.

Ils ont également fait signer avec les militants du Mouvement de la Paix la pétition pour la Paix et l’interdiction des armes nucléaires.

On les voit ici en pleine conversation avec Jacques Majester, le secrétaire de la section Vallespir du PCF.