Fin de la grève a la clinique saint-Pierre, « tensions » à Médipôle : le récit d’une journée sous haute pression (L’Indep)

La journée d’hier s’est révélée riche en rebondissements dans les cliniques Saint-Pierre de Perpignan et Médipôle de Cabestany. À la suite de l’intervention du préfet et de nouvelles propositions de la direction, les salariés de Saint-Pierre ont mis fin au mouvement en fin d’après-midi après vingt jours de grève. Du côté de Médipôle aussi, les négociations ont repris, mais elles n’ont pas permis de déboucher sur un accord. Le récit de vingt-quatre heures sous tension.

10 heures. En ce mercredi matin, la grève s’éternise dans les cliniques Médipôle de Cabestany et Saint-Pierre de Perpignan, toutes deux propriétés du groupe Elsan. Le combat, engagé pour obtenir le maintien du pouvoir d’achat des salariés et une amélioration des conditions de travail, dure depuis 20 jours. Les négociations semblent dans l’impasse. Lors de leur assemblée générale, les grévistes de Médipôle revoient leurs revendications à la baisse. Au lieu du 13e mois, qu’ils réclamaient afin de sanctuariser les sommes qu’ils percevaient jusqu’ici au titre de la prime d’intéressement, ils ont décidé de revendiquer une prime pérenne de 2.000 euros par an qui « coûterait un peu moins cher à la direction ».

La direction dénonce des « occupations illégales »

12 heures. A Saint-Pierre, après une réunion infructueuse en fin de matinée, une partie des salariés organise un sit-in devant les bureaux de la direction Le groupe Elsan évoque une « occupation illégale de l’établissement ». À Médipôle aussi, la tension monte d’un cran. Afin d’obtenir une nouvelle réunion de négociation, un groupe de salariés s’installe devant la porte de la direction pour « faire du bruit ». Le directeur territorial du groupe Elsan, Fabrice Derbias, évoque après coup « un envahissement », avec des « hurlements » et des « coups de poing assénés sur la porte pendant plusieurs minutes », qui ont conduit la direction de l’établissement à faire intervenir les forces de l’ordre pour ramener le calme. L’entreprise indique également avoir fait appel à un huissier pour constater la situation et « mandaté des avocats pour porter plainte ».

Le préfet annonce une concertation

15h30. Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, annonce sur les réseaux sociaux qu’il a décidé, « en accord avec les deux parties », d’engager une médiation placée sous l’égide de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (Inspection du travail). « Je souhaite que cette médiation soit de nature à faciliter la reprise d’un dialogue apaisé entre les représentants des directions et les représentants du personnel, souligne le représentant de l’État dans son post. Le niveau de tension atteint aujourd’hui n’est pas acceptable. J’appelle chacun à entrer dans une logique de négociation et d’apaisement. Je reste attentif à la continuité des soins, qui doit être assurée. Comme je l’ai déjà indiqué, je souhaite en particulier que la continuité des chimiothérapies soit assurée de façon systématique. »

Les négociations reprennent

16 heures. Les syndicats de la clinique Saint-Pierre, à qui la direction a proposé une nouvelle réunion après l’annonce du préfet, convoquent une assemblée générale en indiquant que de nouvelles propositions « décentes et acceptables » ont été formulées.

17 heures. Les salariés en lutte de la clinique Saint-Pierre votent à une large majorité la fin de la grève, tandis que du côté de Médipôle, les négociations reprennent entre la direction et les représentants du personnel.

19h30. À Médipôle, la réunion entre syndicats et direction s’achève sans qu’un accord de fin de conflit ait pu être conclu. « Nous avons fait des propositions qui sont remontées au groupe Elsan. La direction a également revu ses propositions. C’est mieux que ce qu’elle avait mis sur la table jusqu’à présent, mais moins que ce que l’on demandait », résume la déléguée syndicale CFDT Hélène Massé. « Pour l’heure, rien n’est signé, rien n’est acté. Nous organiserons une assemblée générale ce jeudi à 10 heures pour faire le point avec les salariés. »

A. A. (L’Indépendant, le 14 mai 2026)

Caisses de grève et concert de soutien

Au niveau salarial, le mouvement constitue un véritable sacrifice pour les grévistes. Et pour cause : à moins d’un accord sur ce point, les jours de grève ne sont pas payés. Le protocole de fin de conflit conclu ce mercredi à la clinique Saint-Pierre prévoit bien un étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois, mais en aucun cas leur paiement.

Toutefois, les salariés se sont organisés en amont pour amortir la perte de salaire, notamment en mettant en place des caisses de grève. Celle gérée par l’union départementale de la CGT contenait par exemple ce mercredi matin « près de 11.000 euros » et une autre cagnotte lancée en ligne « environ 2.000 euros » de plus.

« Nous allons recenser les grévistes et partager cet argent au prorata du nombre d’heures de gréve effectuées par chacun », explique une syndicaliste.

Un concert de soutien avec Nima (Nico des Raskai) et L’Agram est également prévu ce mardi 19 mai, de 18 heures à 22 heures, au parc Guilhem, à Cabestany, pour récolter des fonds.

Pourquoi les salariés de la clinique Saint-Pierre ont voté la fin de la grève (L’Indep)

Ce mercredi 13 mai, en fin d’après-midi, les salariés de la clinique Saint-Pierre de Perpignan ont voté à une large majorité la fin de la grève entamée il y a 20 jours. Les syndicats ont signé un accord de sortie de conflit qui prévoit notamment le versement d’une prime de partage de la valeur de 700 euros net par salarié.

Après 20 jours de lutte, la grève est finie du côté de la clinique Saint-Pierre. Lors de la nouvelle séance de négociation qui s’est tenue ce mercredi en milieu d’après-midi, après l’annonce du lancement d’une médiation par le préfet, la direction a formulé de nouvelles propositions que les déléguées syndicales CGT et CFTC ont jugées « décentes et acceptables ». Elles les ont donc soumises vers 17 heures aux salariés, qui ont voté à une large majorité la fin de la grève.

« Nous avons signé un accord de fin de conflit », confirme l’une des déléguées syndicales CGT de l’établissement, Charlotte Bailly. Dans le détail, l’accord en question prévoit le versement, dès ce mois de juin, d’une prime de partage de la valeur (ex-prime Macron, NDLR) de 700 euros net par salarié et d’une prime annuelle pérenne de 400 euros net par salarié à partir de 2027. Il acte aussi une révision de l’accord d’intéressement en cours. Avec un avenant qui favorise le seuil de déclenchement de cette autre prime, basée sur l’activité de la clinique, qui n’avait pas été atteint cette année. Enfin, la direction a également concédé l’étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois.

« La situation s’est décantée quand le préfet nous a invités à le rencontrer avec la médiation de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités », souligne Charlotte Bailly. « La direction est revenue vers nous avant qu’on ne soit obligés d’en arriver là. Nous maintenons toute notre solidarité aux salariés de Médipôle Nous espérons qu’ils trouveront eux aussi une issue convenable. »

Reprise du travail ce jeudi matin

Les salariés grévistes de la clinique Saint-Pierre commenceront à reprendre le travail ce jeudi 14 mai au matin. La direction de l’établissement se félicite « d’avoir pu retrouver un cadre de respect et de dialogue ». Et précise que « les services de la clinique se remettront en fonctionnement avec une priorité donnée aux patients dont la prise en charge en chimiothérapie avait dû être reportée ces derniers jours. Les patients concernés seront contactés individuellement afin d’organiser leur reprogrammation dans les meilleurs délais ».

Du côté de la polyclinique Médipôle de Cabestany, également propriété du groupe Elsan et en grève depuis le 24 avril, la direction et les représentants du personnel ont aussi repris les négociations ce mercredi à 17 heures, après l’annonce du préfet.

Mais la réunion n’a pas débouché sur un protocole de fin de conflit. Les syndicats prévoient d’organiser une assemblée générale ce jeudi 14 mai à 10 heures afin de faire le point avec les salariés sur les nouvelles propositions de la direction.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 mai 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !

Une grève reconduite depuis trois semaines met en lumière une réalité que les communiqués peinent à masquer : des équipes épuisées, des salaires sous pression et des services désorganisés, pendant que les actionnaires continuent d’être servis. Face à la direction du groupe Elsan, la mobilisation s’amplifie et cherche désormais à élargir le rapport de force.

Loin d’un « coup de colère » isolé, le mouvement réunit soignants, brancardiers, personnels de ménage et de cuisine, administratifs, jusqu’à des médecins salariés. Quand autant de métiers convergent, ce n’est plus un « dysfonctionnement » : c’est un système qui craque.

Les grévistes dénoncent des dividendes en hausse, tandis que les salaires décrochent face à l’inflation et au SMIC. Ils rappellent aussi une participation aux bénéfices ramenée à zéro en 2025. Message limpide : la rentabilité est protégée, la reconnaissance du travail méprisée.

À l’arrière-plan, les mêmes symptômes : effectifs en baisse malgré la charge, précarité, formation rognée, dotations jugées insuffisantes en matériel et médicaments.

Face à cela, les revendications n’ont rien d’extravagant. Ce sont les conditions mêmes qui rendent possible un soin sûr, digne et humain. Juste la demande de soigner dignement et vivre de son travail.

Ce conflit s’inscrit dans un paysage plus large : un hôpital public affaibli et, en miroir, un privé qui gagne du terrain. Quand la santé est traitée comme un marché, patients et personnels finissent par payer la facture de la rentabilité.

Dans ce mouvement, la solidarité entre cliniques n’est pas un slogan : c’est une stratégie. Empêcher la direction d’amortir la grève, c’est empêcher le conflit d’être vidé de sa substance. C’est aussi refuser que chaque site se batte seul, jusqu’à l’épuisement.

L’ARS et les pouvoirs publics ne peuvent rester spectateurs : les impliquer, c’est exiger qu’ils assument une responsabilité politique, car si l’État organise la pénurie côté public, puis regarde les groupes privés restructurer le paysage à marche forcée, il se rend complice d’un système où la santé se négocie au prix fort et où le soignant devient une variable d’ajustement.

Ce conflit n’est pas qu’une négociation salariale : il pose une question de société. Accepte-t-on des lieux de soin pilotés comme des espaces de profit, ou impose-t-on que la santé reste un droit, organisé autour des besoins ?

Reprendre la main sur les lieux de soin, mettre soignants et patients au centre n’est pas une utopie : c’est la condition essentielle pour que le soin reste un soin.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4116 – vendredi 15 mai 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !
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Philippe Halfon. « J’ai la sensation que nous n’avons rien appris du Covid » (La Marseillaise)

Philippe Halfon, infectiologue et médecin interniste à l’Hôpital européen à Marseille, revient sur les dispositifs mis en place pour contenir l’hantavirus, qu’il juge jusqu’ici « catastrophique [s] » et évoque les dangers d’une contamination.

La Marseillaise : Que pensez-vous de la gestion de l’hantavirus pour le moment ?

Philippe Halfon : En termes de gestion de crise, c’est catastrophique. Disons que, si on cherchait à disséminer une épidémie, nous n’aurions pas pu faire mieux. Dans les gestions d’épidémie qu’on a connue dans le passé, lorsqu’il y avait des maladies graves comme la peste ou autre, on appliquait le principe de quarantaine. Dans le cas qui nous intéresse, on avait la chance d’avoir les patients regroupés à l’intérieur d’un bateau, où aurait pu se tenir cette quarantaine. Il aurait été possible de mettre en place un bateau médicalisé, avec tout ce qu’il faut en termes de ventilation mécanique, de réanimateurs et autres. Car bien sûr, il n’est pas question de laisser mourir les gens. Ce qui se passe actuellement est vraiment le résultat d’une très mauvaise gestion au départ. J’ai la sensation que nous n’avons rien appris du Covid. D’autant que, dans le cas du Covid, il était beaucoup plus difficile de contenir l’épidémie dans la mesure où les gens n’étaient pas au départ confinés sur un bateau.

La Marseillaise : Que sait-on de l’Hantavirus actuellement ?

Philippe Halfon : C’est un virus qu’on connaît depuis très longtemps. Ce n’est pas nouveau comme le SARS-CoV-2 [Virus responsable du Covid-19, Ndlr]. À l’époque on connaissait le coronavirus, mais pas le SARS-CoV-2. Là, les hantavirus sont très connus. On savait qu’il y avait des contaminations inter-humaines [la majorité des hantavirus ne touchent que les rongeurs, Ndlr]. Il existe un centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur depuis 2016 [Les Centres nationaux de référence sont des laboratoires, qui, en centralisant les informations à l’échelle nationale, participent à la lutte et au contrôle des maladies, Ndlr]. Les hantavirus ont été parfaitement décrits en médecine, dans les syndromes rénaux, dans les syndromes cardiopulmonaires, sur la base de toutes petites épidémies, très confinées.

La Marseillaise : Quels sont les symptômes que peut impliquer une infection ?

Philippe Halfon : Les premiers symptômes sont la fièvre, les courbatures, les douleurs articulaires, la fatigue, autrement dit les syndromes très communs des virus. Dans les cas qui nous intéressent, il y a eu des syndromes pulmonaires, avec une atteinte respiratoire, parfois hémodynamique, [circulation du sang, Ndlr] avec des hypotensions qui peuvent nécessiter une admission en réanimation. C’est ce qu’il s’est passé pour les patients décédés, ils sont morts d’un symptôme respiratoire aigu.

La Marseillaise : Le virus est-il aussi dangereux pour tout le monde ?

Philippe Halfon : Comme dans le cas de n’importe quelle infection, bactérienne ou virale, ce que vous voulez, l’état de la défense immunitaire du patient ou la présence de comorbidité a une grande influence. Naturellement, nous sommes tous infectés tous les jours par des virus, et des bactéries. On les sent plus ou moins passer, mais il ne se passe pas grand-chose. On a un petit coup de pompe, on est un peu fatigué, on se sent un peu fiévreux. Mais on ne sait pas forcément d’où ça vient, on ne va pas se tester. Il y a toujours un hôte et un virus, une bactérie avec son hôte. Comme dans le cas des rongeurs, qui parfois peuvent être asymptomatiques, il est possible qu’un humain infecté ne sente rien.

La Marseillaise : Mais le taux de mortalité reste plus élevé que dans le cas du Covid…

Philippe Halfon : Bien sûr. Dans le cas du Covid-19, on est à moins de 1 %. Pour l’épidémie actuelle, si on compte 3 décès pour 8 cas, on obtient 38 %. Je pense que ce chiffre très élevé de mortalité va baisser. On n’a pas encore de photographie globale. Dans d’autres cas, comme l’épidémie qui a eu lieu pendant la guerre de Corée, la première qui a été décrite [c’est le fleuve Hantaan, situé entre les deux Corées, qui donne son nom aux hantavirus, Ndlr], le taux de mortalité était de 5 à 10 %. Dans d’autres cas plus récents, le taux de mortalité était de 50 %. J’ai l’impression que chaque épidémie à son taux de mortalité, mais ça reste bien plus élevé que le Covid.

La Marseillaise : Le virus est-il aussi contagieux que le Covid ?

Philippe Halfon : La contagiosité est bien inférieure à celle du Covid. On sait que, dans les précédents cas, les épidémies sont restées très confinées, ce qui est plutôt bon signe.

Entretien réalisé par Margot Milhaud (La Marseillaise, le 13 mai 2026)

Les leaders syndicaux répondent au maire RN de Carcassonne (L’Indep)

Dans une tribune, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’homme- demandent au maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, « de renoncer au projet visant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionement de la Ligue des droits de l’homme ».

Lors du dernier conseil municipal, le 30 mars 2026, le maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé mettre fin de la mise à disposition de locaux pour les organisations syndicales en représailles à la participation la veille à une manifestation contre l’extrême droite organisée par un collectif de jeunes, Nous Carcassonne.

Dans une tribune adressée à l’édile du chef-lieu audois, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’Homme- affirment que « cette décision, qui consiste à vouloir effacer le rôle du syndicalisme dans l’histoire du département et qui intervient après le retrait des subventions de la Ligue des droits de l’Homme et après avoir dénoncé un contrat dont bénéficiait la presse indépendante, est une attaque contre les organisations de la société civile et contre les travailleurs et les travailleuses ».

Et de confier : « En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits et des libertés, la mairie RN affiche clairement son ambition: exiger l’allégeance à ses idées au détriment de l’intérêt général, s’en prendre aux droits de toutes et tous et annihiler toute opposition. Le message, à un an des élections présidentielles, est tout aussi limpide : la mairie de Carcassonne sera le laboratoire de la politique antisociale de l’extrême droite, avec une doctrine claire : fort avec les faibles et faible avec les puissants. »

Les signataires de cette tribune, en l’occurrence Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Caroline Chevé secrétaire nationale de la FSU, Murielle Guilbert et Julie Ferrua co-déléguées de Solidaires, Laurent Escure secrétaire général de l’Unsa et Nathalie Tehio présidente de la LDH, affirment « qu’affaiblir nos organisations, mettre en œuvre des stratégies pour les faire disparaitre ou tenter de museler leur expression, c’est une attaque directe contre les droits et les libertés, l’État de droit et les fondements de notre démocratie, que nous ne pouvons accepter ».

Avant de conclure : « Nos organisations, au niveau national, réaffirment leur total soutien aux organisations locales visées par la politique autoritaire du maire de Carcassonne. Nous demandons solennellement à Monsieur le maire, de renoncer au projet concernant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des Droits de l Homme. »

Pour rappel, un premier rassemblement est organisé ce mercredi 13 mai 2026 devant la Bourse du travail à Carcassonne, a partir de 11 heures, en présence de l’ensemble des syndicats même ceux qui ne sont pas concernés par l’annonce du premier magistrat d’extrême droite.

À noter également qu’une pétition a été mise en ligne par la CGT rassemblant plus de 9 700 signataires.

Léo Couffin (L’Indépendant, le 13 mai 2026)