L’édito du webzine. Reconstruire un avenir pour la jeunesse

La jeunesse française étouffe. Elle.est prise en étau entre un discours militaire qui la sacrifie et un discours patronal qui la précarise. Pourtant, elle aspire à un avenir juste, écologique et émancipateur.

Dans une tribune publiée dans L’Humanité, Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, dénonce deux messages récents adressés à la jeunesse française, aussi brutaux que révélateurs. D’un côté, le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, affirme que la France doit « accepter de perdre ses enfants » dans un éventuel conflit. De l’autre, le MEDEF propose un « CDI révocable » payé au SMIC, un contrat taillé pour une main-d’œuvre docile et jetable. Entre mourir sur un champ de bataille et survivre dans la précarité, voici l’horizon dessiné pour les jeunes générations.

Les chiffres de l’INSEE et d’autres études dressent un tableau sombre : près de 20 % des jeunes sont au chômage, 110.000 quittent chaque année le système éducatif faute de moyens, et 1,4 million de 18-24 ans vivent sous le seuil de pauvreté. Parler de sacrifice ou d’emplois au rabais relève d’une déconnexion coupable avec les réalités vécues par la jeunesse.

Le MEDEF, enfermé dans son objectif de gonfler toujours plus les dividendes, propose de baisser encore ce qu’il appelle « le coût du travail ». Les 221 milliards d’aides publiques entrainant la distribution de 107 milliards d’euros aux actionnaires ne lui suffissent pas. Pendant ce temps, l’appareil productif français s’affaiblit, et les familles peinent à offrir une éducation digne à leurs enfants.

Le mépris face au projet de société des jeunes

Quant à l’appel au « sacrifice » de Fabien Mandon, l’histoire montre que la jeunesse française a toujours répondu présente : à Valmy, pendant la 1ère guerre mondiale pour sauver la République, dans la Résistance pour repousser l’occupant nazi pendant la seconde guerre mondiale. Mais aujourd’hui, la jeunesse refuse l’absurde. Selon le Credoc et l’Institut national de la jeunesse, les jeunes restent attachés au travail mais exigent une rémunération juste avec un équilibre personnel et une utilité sociale et écologique.

Les jeunes se heurtent à un système fondé sur l’enrichissement individuel, la surconsommation et la compétition permanente. L’école ne remplit plus sa mission avec des diplômes tout puissants devenus des vecteurs de disqualification sociale entrainant la montée du lepenisme.

Face à ce constat, Fabien Roussel et d’autres appellent à faire de la jeunesse la grande cause nationale des deux prochaines décennies. La gauche a obligation de relever le défi de transformer ses aspirations en un projet de société concret, avant que le désespoir ne l’emporte. Pour cela sortir de « la loi du plus fort » et de viser « le meilleur du meilleur » : meilleures écoles, universités, formations, et voies éducatives innovantes, en phase avec les réalités sociales et culturelles.

Dominique Gerbault

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 30 janvier 2026)

Police municipale : quelle égalité républicaine devant la loi ?
Police municipale et gardes champêtres
Nous étions très enthousiastes à l’idée d’un projet de loi consacré aux policiers municipaux et gardes champêtres. À l’occasion de l’examen du projet de loi présenté sur le sujet par Jean-Pierre Chevènement, notre ancien collègue et ami Michel Duffour affirmait : « Il est devenu indispensable de (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

L’IA peut vite devenir un outil de domination
Question d’actualité au Gouvernement
Amazon, IBM, CapGemini, Microsoft, Intel, Hewlett-Packard : ces entreprises annoncent des licenciements massifs en lien avec l’intelligence artificielle.
Selon l’OCDE, l’IA pourrait remplacer 95 % des emplois administratifs ; de nombreux métiers sont menacés : management, ressources humaines, (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin

JO Alpes 2030 : « des Jeux populaires, sociaux et respectueux de l’environnement »
Conclusions de la CMP sur le projet de loi relatif à l’organisation des JOP de 2030
Nous examinons aujourd’hui ce texte dans un moment particulier pour la politique sportive de notre pays. Depuis plusieurs mois, le sport français est gouverné dans une transition permanente : intérim à la direction des Sports, pilotage incertain de l’Agence nationale du sport, et aucune décision (…)
—> Lire l’intervention d’Cécile Cukierman

LMB Aerospace : ne bradez pas nos industries stratégiques !
Question écrite
LMB Aerospace est un équipementier situé en Corrèze, spécialisé dans la fabrication de moteurs et de ventilateurs électriques à destination notamment des Rafales, des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, du char Leclerc ou du porte-avions Charles de Gaulle.
Elle fait donc partie d’un (…)
—> Lire l’intervention Fabien Gay

Les autres interventions

Lois :
Communes nouvelles : quand la loi rattrape enfin la réalité locale
Institutions, élus et collectivités – Faciliter la création et le fonctionnement des communes nouvelles – par Cécile Cukierman – 5 févr. 2026

Les questions écrites :
Un secteur privé uniquement déterminé par une logique de profits immédiats
Éducation et recherche – Dérives du système privé de formation de pilotes – par Marianne Margaté – 5 févr. 2026

Les courriers officiels :
Situation de l’AJECTA
Culture et médias – Pour un maintien vivant de l’histoire sociale et industrielle de nos territoires – par Marianne Margaté – 3 févr. 2026

Affaires économiques :
Don’t Drill. Don’t Drill. Don’t Drill.
Économie – Exploitation des hydrocarbures en outre-mer – par Fabien Gay – 30 janv. 2026

L’actu de la CGT (n° du 6 février 2026)

Avec plus de 2.500 personnes rassemblées, la CGT lance sa campagne pour les libertés syndicales
Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit en France, la mise en examen, en décembre dernier, de la Secrétaire générale de la CGT a marqué un nouveau seuil.
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Actualités

Le patronat veut nous voler le 1er mai, toutes et tous mobilisé·es le 10 avril !
La CGT continue d’alerter car un vote risque de se tenir à l’assemblée le vendredi 10 avril sur le projet patronal d’ouvrir une brèche contre le 1er mai, seul jour férié, obligatoirement chômé et rémunéré d’après le code du travail !
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Intervention de Sophie Binet au meeting pour les libertés syndicales
Mercredi 4 février, la CGT a lancé sa campagne pour les libertés syndicales par un meeting revendicatif et festif à Montreuil !
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Le syndicalisme est d’utilité publique : avec la CGT je me défends
Le patronat a tout intérêt à ce que nous soyons divisé·es. Nous, salarié·es, nous rassemblons au sein de la CGT pour défendre nos intérêts.
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Fil rouge replay : encore une attaque sur l’assurance chômage !
Denis Gravouil et Emmanuelle Lavignac vous expliquent les enjeux des négociations qui s’ouvrent autour de l’assurance chômage.
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Communiqués de presse

Interpellation des candidat·es (hors RN) aux élections municipales et communautaires 2026
À l’approche des élections municipales et communautaires de mars 2026, la CGT interpelle l’ensemble des candiat·es, hors RN, autour de 10 propositions pour des politiques publiques de proximité, répondant aux besoins des salarié·es et de la population.
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Non au CPE XXL !
Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le MEDEF ose remettre le couvert.
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Municipales 2026. Communiqué de presse de la section PCF de Perpignan

À un mois du premier tour des élections municipales, le paysage politique se clarifie. Il y a désormais deux listes de gauche à Perpignan. Celle de Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc et celle conduite par la France Insoumise obéissant à une stratégie d’implantation décidée nationalement. Avec Perpignan Autrement, les communistes ont fait le choix d’une gauche ouverte et rassembleuse en vue de mobiliser largement pour chasser du pouvoir municipal un parti d’extrême droite, qui plus est, inculpé d’escroquerie, et ouvrir une perspective nouvelle pour notre ville. C’est après un appel fervent à l’union lancé fin 2024 à toutes les forces politiques de gauche, écologistes et démocrates, aux forces sociales et citoyennes, que s’est constitué ce collectif qui rassemble désormais une dizaine de formations politiques, pour certaines issues du Nouveau Front Populaire, aux côtes d’un grand nombre de Perpignanaises et de Perpignanais attachés aux valeurs de progrès. De la construction du programme jusqu’à la désignation de la tête de liste, qui a départagé quatre candidats, tout s’est fait de manière ouverte et démocratique. Loin des combinaisons locales ou nationales, loin des ambitions personnelles et des conflits d’ego, une autre façon de faire de la politique s’est mise en œuvre, portée par une authentique volonté de rassembler largement face à l’extrême droite.

Bien sûr la division à gauche est extrêmement regrettable. Mais l’assemblage hétéroclite réalisé dans la liste qui serait conduite par Annabelle Brunet ou Agnès Langevine, ne peut en aucun cas être qualifié de gauche. Qu’on en juge ! Figurent dans ce regroupement de nombreux représentants des anciennes majorités de droite alduyste et pujoliste. Le récent ralliement isolé d’un membre du personnel politique du Département n’y change rien et ne peut que jeter le trouble dans ce combat contre le RN, dont l’enjeu dépasse largement Perpignan.

Avec Mathias Blanc, Perpignan Autrement assume pleinement cet enjeu national et porte une vraie alternative pour notre ville, répondant à ses besoins urgents en matière sociale, démocratique et écologique. Les communistes vous invitent à rejoindre sa démarche ouverte et collective, sa campagne digne et respectueuse et à prendre part à cette grande mobilisation citoyenne.

Lamanère. Gisèle Juanole candidate pour un deuxième mandat (L’Indep)

À 77 ans, Gisèle Juanole, maire sortante et retraitée de l’Éducation nationale, annonce sa candidature pour un deuxième mandat à la tête de la liste « Ensemble pour Lamanère ». Forte d’un premier bilan qu’elle juge solide et animée par une ambition tournée vers l’avenir, elle souhaite poursuivre le travail engagé depuis 2020.

Qu’est-ce qui motive votre candidature ?

Depuis 2020, j’ai servi notre commune avec cœur, passion, énergie et détermination. Je suis fière de l’évolution de notre village. Le grand chantier de la Casa del plaçot, engagé avant le changement de mandature et encore inachevé, a été un élément décisif dans ma volonté de poursuivre l’action municipale, afin de le mener à son aboutissement. Puis de relever l’immense défi de son exploitation. C’est pourquoi j’ai décidé de solliciter à nouveau votre confiance.

Quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?

Avec mon équipe, nous avons connu des réussites collectives, surmonté des difficultés et mené à bien de belles réalisations. J’ai la conviction qu’être maire, c’est être à l’écoute, rassembler et agir pour le bien commun. Forte de l’expérience acquise au fil des années et des liens tissés avec les communes voisines, la Communauté de communes du haut Vallespir, le Département, la Région et les syndicats intercommunaux, je reste animée du désir de me battre avec conviction pour Lamanère, afin de poursuivre, enrichir et développer les projets en cours.

Avec quelle équipe ?

Je serai accompagnée d’une nouvelle équipe de femmes et d’hommes d’horizons divers, incarnant à la fois la continuité de l’action municipale et une ouverture renouvelée pour relever ensemble les défis de demain. Nous présenterons un programme sérieux et réaliste, au service de notre commune et de ses habitants.

L’Indépendant, le 6 février 2026

Banyuls-sur-Mer. Marie-Françoise Sanchez à la tête de « La gauche rassemblée » (L’Indep)

Marie-Françoise Sanchez conduit la liste « La gauche rassemblée ». Conseillère municipale d’opposition, militante de longue date des luttes locales, Marie-Françoise Sanchez a constitué une liste soutenue par le Parti socialiste et le Parti communiste français, ouverte aux sensibilités écologistes, syndicales et citoyennes.

« J’ai choisi de vivre à Banyuls-sur-Mer, il y a 25 ans et je ne l’ai jamais regretté. Ce village m’a accueillie et je m’y suis engagée naturellement ». Élue d’opposition, Marie-Françoise Sanchez a été de toutes les grandes mobilisations : défense de La Poste, de la ligne ferroviaire, soutien aux saisonniers et aux vendangeurs, maintien des services publics, « Ces luttes font partie de notre histoire collective. Elles ne doivent pas être effacées ».

Elle a choisi de constituer une liste de gauche « parce que beaucoup de Banyulencs ne se reconnaissent ni dans la gestion actuelle ni dans les méthodes d’une autre liste. La gauche, avec ses valeurs de solidarité, d’humanisme, de justice sociale et de paix doit être présente au Ier tour. C’est une question démocratique ». La candidate revendique une gauche claire, assumée, fidèle à ses engagements, loin des ambiguïtés politiques et des discours opportunistes.

La liste rassemble des habitants d’origines diverses, des actifs et des retraités, des jeunes et des plus expérimentés, des syndicalistes, des écologistes, des citoyens engagés. « Nous voulons conjuguer renouvellement et expérience, avec une même volonté: agir pour Banyuls et ses habitants, pas pour des intérêts particuliers ».

Face aux crises climatiques, sociale et démocratique, la liste propose une autre manière de gouverner : logement accessible, revitalisation du centre-ville, ferme communale, jardins partagés, défense de l’emploi local, adaptation au changement climatique.

La méthode est centrale : démocratie participative réelle, budgets participatifs par quartier, conseils consultatifs, implication des habitants dans la définition des priorités municipales et intercommunales « Alors que l’État prépare une nouvelle ponction sur les collectivités, nous refusons la résignation. II faudra informer, mobiliser, lutter avec la population ».

Yves Andrieu (L’Indépendant, le 6 février 2026)

Réunion publique le jeudi 12 février à 18h15, salle Novelty.