L’Actu de la CGT (n° du 25 septembre)

Mobilisation massive le 2 octobre
Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
déclaration de l’intersyndicale
­Pour préparer et réussir les grèves et manifestations du 2 octobre, les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression et leurs revendications salariales par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel…
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Tract CGT
La confédération met à disposition des syndicats un tract pour convaincre, agir et préparer ensemble la journée du 2 octobre.
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Kit de mobilisation
Rien ne se fera sans nous, rien ne se gagnera sans notre mobilisation ! Diffusons, partageons, affichons le matériel disponible pour aller au contact des salarié·es et réussir le 2 octobre.
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Le billet d’Yvon Huet. Personne n’est parfait

Il m’est souvent arrivé d’écorcher l’aura de quelques leaders politiques, de gauche comme de droite, particulièrement un certain Mélenchon qui pourrait être mon petit frère de deux ans de moins… Je ne fais pas une fixation loin de là et je n’ai contre la personne que je ne connais pas personnellement aucune revanche personnelle à prendre sur quoi que ce soit.

J’en viens à ce qui me chagrine le plus en fait. Quand Marie Georges Buffet, secouée par le score catastrophe de l’élection présidentielle de 2007 avec 1,9 % des votants dans un contexte d’avancée fulgurante du vote FN, elle est allée chercher un éventuel sauveur d’une situation politique désastreuse à gauche comme d’autres sont allés chercher d’autres sauveurs dans notre histoire française.

Cette naïveté politique, récurrente dans mon parti et qui l’a fait souvent trébucher, notamment lors de l’alignement historique sur l’URSS de Staline pendant vingt ans (à la louche), a toujours été payée très cher, pas sur le champ, mais à long terme. L’analyse sur ce sujet n’a pas encore été assez loin pour mieux comprendre ses effets sur le reflux du vote communiste en France depuis les années 1980.

J’ai moi-même joué le jeu du Front de Gauche, qui apportait un peu de fraîcheur dans un contexte politique où les socialistes se vautraient majoritairement dans le social-libéralisme. Ce que nous n’avions pas compris, c’est que ce Front de gauche n’était qu’un marchepied pour un aventurier politique socialiste qui avait une toute autre ambition que de travailler avec les communistes. Il est arrivé en partie à ses fins et un certain nombre de communistes qui se sentaient orphelins d’une grande histoire l’ont suivi lorsqu’il a créé la France Insoumise sous une forme verticale, avec une direction non révocable et sans adhérents cotisants. Il a ensuite surfé sur la vague d’un populisme de gauche (qui n’a rien de radical en fait, encore moins « extrémiste »), surtout quand on sait que le programme de la FI est très influencé par l’idéologie rocardienne du Parti Socialiste. Il a donc gagné un pari qu’il a transformé avec la venue en masse de députés LFI à l’Assemblée nationale, la porte du Sénat lui étant fermée parce que son mouvement trop récent n’a jamais pu avoir d’implantation territoriale significative, contrairement aux socialistes, aux communistes et aux verts.

Son excitation par des phrases assassines contre les dirigeants politiques du PCF, Pierre Laurent d’abord et Fabien Roussel ensuite était due à son impatience de voir disparaître la tradition communiste française, telle qu’elle avait évolué depuis la signature du programme commun de la gauche en 1972. Il est tombé sur un os, un « provincial » du Nord qui, malgré une grande difficulté à faire remonter l’influence communiste, a résisté, avec la nouvelle équipe élu au congrès du PCF, à son rouleau compresseur, certes avec une autre forme de populisme bon enfant très apprécié dans les médias, sans pour autant l’être sur le programme politique proposé, mais suffisamment dissocié de la rhétorique LFI pour que les Français fassent la différence.

Je ne sais pas ce que sera l’avenir des partis de gauche, tels qu’ils sont aujourd’hui. Personne ne le sait d’ailleurs. Mais ce que l’on sait déjà, c’est qu’avec un PCF trop faible dans la coalition actuelle du NFP, on tourne en rond avec une influence qui ne dépasse pas les 30 % de la population et des reculs programmatiques incontournables face à la pression des milieux d’affaires. La concurrence entre le PS et LFI ne fait que renforcer cette tendance à l’immobilisme des comportements sur fond de méfiance réciproque.

Une chose est sûre, qui s’est révélées lors de la dernière fête de l’Humanité, la tradition communiste française a une potentialité dont beaucoup de communistes eux-mêmes à qui on serine tous les jours qu’ils ne sont que 2 % ne semblent pas croire.

À ceux-là je dis que c’est le moment de sortir du doute, parce que mouvement social peut leur permettre d’apporter une contribution originale et réellement révolutionnaire, dans le souffle des idéaux de la Commune de Paris dont se sont inspirés les leaders du Front Populaire et du CNR…

Lorsqu’André Chassaigne a décidé de démissionner de l’Assemblée nationale, il a fait un geste plus que symbolique, celui du relai aux nouvelles générations pour qu’elles fassent leur expérience et qu’elles l’assument. Dans un autre sens, Mélenchon l’a fait aussi, mais pour une autre raison. Il veut être Président de la 5e République et naviguer au-dessus des péripéties comme un roi soleil, en ayant éliminé toute diversité dans la gauche française, dans le droit fil d’une aventure de type napoléonien, pas André Chassaigne, républicain jusqu’à l’os.

Est-ce à dire que j’aimerais André et haïrais Jean-Luc ? Cela n’a rien à voir. Sachons différencier la représentation du mouvement des idées et l’intégrité des personnes dont la vie privée doit être respectée. J’ai moi-même des amis Insoumis, PS ou verts ou proches de ces mouvements que j’aime beaucoup et je sais faire la différence entre le débat politique et les valses de la haine gratuite dans laquelle les réseaux sociaux jouent un rôle qui n’aide pas au rassemblement. J’avoue que je me fais piéger parfois, mais, comme le dit la conclusion d’un film que je vous recommande pour passer vos colères, « Certains l’aiment chaud », personne n’est parfait

Yvon Huet

Lecornu, un budget sous pression (L’Indep)

Les syndicats préparent une journée d’action le 2 octobre, le patronat un meeting le 13 octobre.

Une journée d’action intersyndicale le 2 octobre et un meeting patronal le 13 : telles ont été les annonces des partenaires sociaux mercredi, au sortir de leurs entretiens respectifs avec le Premier ministre, Sébastien Le-cornu, toujours à l’œuvre pour bâtir le budget 2026.

Selon les informations de BFMTV, le Premier ministre pourrait faire des propositions d’ici la fin de la semaine.

Mais le chef du gouvernement veut mettre les partenaires sociaux à contribution, en leur adressant un courrier pour les sonder sur divers thèmes économiques et sociaux (financement de la protection sociale, ré-industrialisation, souveraineté économique, conditions de travail, renforcement du paritarisme, modernisation du marché du travail). Il souhaite aussi les revoir « dans les prochains jours » pour évoquer plus précisément le futur budget, a fait savoir Matignon. Sébastien Lecornu affirme ne pas vouloir « passer en force » et se serait même présenté, mercredi, devant les syndicats, comme « le Premier ministre le plus faible de la Ve République ».

« Le compte n’y est pas »

Mais les syndicats estiment ne pas avoir été entendus jusqu’ici par le Premier ministre. Six jours après la journée d’action du 18 septembre, qui a réuni entre 500 000 et un million de manifestants dans tout le pays, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires ont| échangé mardi matin pendant| plus de deux heures avec lui à Matignon, sans résultats probants. « Le Premier ministre n’a apporté aucune réponse claire aux attentes des travailleurs », a affirmé, face à la presse, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon. « C’est une occasion manquée, le compte n’y est pas » Il n’y a eu « aucun élément précis » en matière de justice fiscale et de moyens pour les services publics, a abondé la cheffe de file de la CGT, Sophie Binet.

Alors que l’abrogation de la réforme des retraites, réclamée par les syndicats, reste une ligne rouge, pour le chef de l’État. A la sortie de son entretien avec Sébastien Lecomu, le président du Medef, Patrick Martin, a confirmé, lui, la tenue d’un « énorme meeting » patronal le 13 octobre. Espérant peser ainsi dans le débat et contrebalancer l’influence des syndicats et de la gauche, favorables à la ponction des gros patrimoines. Installé à Matignon depuis le 9 septembre, en quête d’un compromis parlementaire pour valider un budget et lui éviter la censure, Sebastien Lecornu tente déjà d’incarner une rupture sur la forme avec son prédécesseur François Bayrou, en consultant plus largement.

Dans un entretien accorde mardi à BFMTV, le président Emmanuel Macron a apporté son soutien aux efforts du Premier ministre, dont le discours de politique générale se fait attendre. « Il est normal que Sébastien Lecornu prenne le temps, il a raison », a commenté le chef de l’État. Les sondages semblent lui donner raison. Selon une enquête Odoxa-Backbone/Le Figaro, publiée le 18 septembre, 52 % des Français jugent ses débuts à Matignon réussis.

L’Indépendant, le 25 septembre 2025

La Fédération Nationale des Centre de Santé (FNCS) s’oppose fermement à toute remise en cause de l’Aide Médicale d’État (AME)

Alors même qu’aucun ministre de la Santé n’a été nommé et que le Premier Ministre Sébastien Lecornu recevait hier les auteurs du rapport sur l’Aide Médicale d’Etat, la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS) renouvelle sa ferme opposition à toute réforme portant atteinte à l’AME. Une réduction du panier de soins toucherait aux fondements mêmes de notre système de santé solidaire et universel et l’exposerait à des conséquences sanitaires désastreuses.

L’AME : un impératif de santé publique

L’AME est moins une mesure humaniste qu’un outil de santé publique essentiel pour garantir l’accès aux soins des personnes étrangères en situation de précarité. Sa remise en cause entraînera pour beaucoup un renoncement aux soins, l’aggravation de nombreuses pathologies chroniques et aiguës, une désorganisation des parcours de santé et in fine une surcharge des urgences et des services hospitaliers. Contrairement à la désinformation relayée par nombre de politiques, l’AME représente une part marginale des dépenses de santé, pour un effet de prévention et de contrôle épidémiologique majeur.

Le rôle des centres de santé dans la prise en charge des publics vulnérables

Les centres de santé sont en première ligne dans l’accueil et la prise en charge des populations fragiles, souvent exclues des circuits de soins traditionnels. Ils pratiquent le tiers payant, garantissent une offre de soins pluridisciplinaire, coordonnée, accessible sans dépassement d’honoraires, et assurent la continuité des soins. Ce modèle, dont l’utilité sanitaire et sociale a été saluée par le rapport IGAS sur le modèle médico-économique des centres de santé en 2024, repose sur des équipes salariées et un fort engagement territorial. Le rapport souligne leur efficacité dans la réponse aux besoins des publics en situation de précarité, en particulier dans les zones sous-dotées. Les centres, dont certains intègrent des PASS ambulatoires(1) sont ainsi en première ligne pour assurer l’accueil des bénéficiaires de l’AME souvent victimes d’une discrimination dans l’accès aux soins. Ils sont, aux côtés des PASS hospitalières, des associations comme Médecins du Monde et le Comede, les premiers témoins des besoins de soins des populations les plus vulnérables.

Une ligne rouge éthique

Remettre en cause l’AME, c’est demander aux soignants de trier les patients, de refuser des soins, d’abandonner ceux qui vivent déjà dans l’invisibilité sociale. Les centres de santé refusent d’endosser ce rôle. Ils sont porteurs d’un principe fondamental inscrit dans le préambule de Constitution de 1946 : le droit à la protection de la santé pour toutes et tous, partout en France.

La FNCS appelle le Premier Ministre à ne pas remettre en cause l’AME et à engager enfin, une politique de santé publique ambitieuse, fondée sur l’inclusion, la prévention et l’égalité d’accès à la santé pour toutes et tous, sans aucune restriction.

(1) Permanence d’Accès aux Soins de Santé

L’édito du TC par Jacques Pumaréda. Un capitalisme sous perfusion

Après les journées de mobilisation des 10 et 18 septembre, le nouveau nouveau Premier ministre, le troisième en un an, essaie de résoudre la quadrature du cercle. Comment imposer l’austérité à un peuple qui n’en veut pas ? Comment trouver une majorité quand on a perdu les élections ? Les mobilisations sociales fortes font monter la pression sur des dirigeants arc-boutés sur leur dogmatisme libéral. Le ruissellement promis est à sec ! Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux et les ultra-riches sont de plus en plus riches. Selon l’Insee, 1 % des ménages français ont un patrimoine net supérieur à plus de 2 072 millions d’euros. Le festin des actionnaires bat son plein pendant que la majorité de la population peine à joindre les deux bouts. Le débat public s’enrichit de nouvelles révélations, ainsi les sénateurs Fabien Gay (PCF) et Olivier Rietmann (Les Républicains) ont présenté un rapport sénatorial chiffrant les aides publiques aux grandes entreprises à deux cent onze milliards d’euros par an, sans contrepartie ni contrôle. Ces prodigalités ont un effet quasi nul sur l’emploi ou la balance extérieure. C’est le premier poste des dépenses de l’État. L’année dernière, les entreprises du CAC40 versaient 98 milliards aux porteurs de titres, les trois quarts en dividendes et le reste en rachat d’actions. Le soutien public à l’économie marchande représente plus de 33% du total de l’investissement contre 5 % dans les années soixante-dix. Bruxelles fait couler des rivières d’argent sur les industries de l’énergie, de la défense, des semi-conducteurs … On se gave au pays des assistés d’en haut et cela commence à se savoir. Au-delà des manifestants du 18, c’est 86 % des Français qui plébiscitent la taxe Zucman. Un point d’appui fort pour les syndicats et la gauche dans les semaines à venir. Dans cette lutte des classes intense, les classes d’en bas peuvent marquer des points. C’est en plus l’intérêt du pays.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4084 – vendredi 26 septembre 2025)

L’édito de jacques Pumaréda. Un capitalisme sous perfusion
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L’actu vue par Delgé

Focus. Culture de Paix

La paix dans le monde
Au féminin ! Soirée féministe à Cabestany
Témoignage. Mon voyage à Hiroshima et Nagasaki

L’événement. Le mouvement social du 18

7 000 dans les rues de Perpignan
Éducation. Bataille de chiffres
Les syndicats appellent à la poursuite de l’action
18 septembre. Réaction des partis de gauche

Département

Perpignan. Mathias Blanc élu tête de liste de « Perpignan Autrement »
Dis moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es !
Perpignan. Solidarité avec les journalistes gazaouis
Appel. Pour l’accueil des journalistes palestiniens de Gaza
En Català. Les cinc arques Capitol 1 (4)
Le P.O.T. Rando’Club. Dimanche 28 septembre, Notre)Dame de Laval
Social. Les gaziers et électriciens en lutte depuis le 2 septembre

Sport

TOP 14. Le feu couve à la maison USAP

Culture

Alénya. Un premier week-end créatif
Où sortir ?
Institut Vigo. Actions à profusion
Perpignan. La dictée du Centro espagnol
Mémorial. Au carrefour de la mémoire et de l’histoire
George Bartoli honoré

France

Coup de gueule. Le Contre-poison idéologique
Brèves nationales
« Nous refusons que les journalistes soient ciblés personnellement »
– La Sécu vache à lait
Témoignage. Ah cette bien belle fête de l »humanité 2025 !

Monde

La France reconnaît enfin la Palestine
Brèves internationales
Chili. Les droits de Daniel Jadu doivent être respectés
Iran. Jafar Panahi aux oscars de la Palme d’or
États-Unis. La chasse aux sorcières

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« Je déclare que la France reconnaît l’État de Palestine » (L’Indep)

L’annonce historique d’Emmanuel Macron, lundi soir, a été applaudie à l’ONU, mais condamnée par Israël et son allié américain.

« Je déclare aujourd’hui que la France reconnait l’État de Palestine. » Les mots d’Emmanuel Macron ont été salués par un tonnerre d’applaudissements, lundi, à 21h21 aux Nations Unies, lors d’une Conférence pour la mise en œuvre de la solution à deux États et le règlement pacifique de la question de la Palestine, coorganisée par Paris et Ryad. Un sommet boycotté par Israël et son allié américain.

« Cette reconnaissance de l’État de Palestine est une défaite pour le Hamas comme pour tous ceux qui attisent la haine antisémite, nourrissent des obsessions antisionistes et veulent la destruction de l’État d’Israël », a affirmé Emmanuel Macron, une réponse a Benyamin Netanyahou qui voit dans cette initiative franco-saoudienne un cadeau fait au mouvement islamiste. Dans un discours qu’il voulait équilibré, le président a réclame la libération des 48 otages israéliens enlevés par le Hamas. Mais « aujourd’hui, rien ne justifie la poursuite de la guerre à Gaza », a affirmé Emmanuel Macron.

« Le temps de la paix est venu »

« Cette reconnaissance ouvre le chemin d’une négociation utile aux Israéliens comme aux Palestiniens. Ce chemin est celui du plan de paix et de sécurité pour tous que l’Arabie saoudite et la France ont soumis au vote de cette assemblée qui l’a adopte a une très large majorité », a expliqué le président français.

Dans son discours qui a été précédé d’un vif débat en France, où vivent les communautés juives et musulmanes les plus importantes du continent européen, Emmanuel Macron a insisté sur l’importance d’agir maintenant.

« Le temps de la paix est venu car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir », a-t-il dit. « Certains diront. trop tard, d’autres diront trop tôt. Une chose est sûre : nous ne pouvons plus attendre », a-t-il souligné alors qu’Israël a intensifié ses opérations et étendu ses colonies en Cisjordanie occupée. Ce qui a poussé des pays à agir sans al-tendre, craignant que la perspective même d’une solution à deux États s’évapore définitivement.

En réponse à ces efforts diplomatiques initiés par la France, l’État hébreu menace désormais d’annexer la Cisjordanie occupée et de prendre des mesures bilatérales contre Paris. Emmanuel Macron a souligné l’importance de parvenir à un désarmement du Hamas et conditionné l’ouverture d’une représentation diplomatique française à la libération des otages.

« Je pourrai décider d’établir une ambassade auprès de l’État de Palestine dès lors que tous les otages détenus à Gaza auront été libérés et qu’un cessez-le-feu aura été établi », a-t-il dit avant de conclure : « La paix est beaucoup plus exigeante, beaucoup plus difficile que toutes les guerres. Mais le temps est venu. »

À la veille de la première journée de débat général de la 80 session de l’Assemblée générale de l’ONU, cinq autres États ont formellement reconnu à leur tour l’État de Palestine : la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et le Portugal. Certains pays européens comme l’Allemagne -soutien de longue date d’Israël en raison de son rôle historique dans l’Holocauste- et l’Italie ne devraient pas suivre le mouvement.

Le sommet, qui réunit à New York des dizaines de dirigeants mondiaux, se tient alors qu’Israël a lancé une vaste offensive terrestre dans la ville de Gaza, près de deux ans après le début de son siège total de la bande de Gaza en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.

Les négociations indirectes sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas sont, elles, toujours dans l’impasse.

L’Indépendant, le 23 septembre 2025