Author Archive: po
Vernet-les-Bains. Conseil municipal électrique sur la baisse des impôts locaux (L’Indep)
Toujours autant de monde au conseil municipal. Il a même fallu réaménager la salle. Cependant, il manquait encore des chaises et une sono a été demandée car même silencieux pendant les débats, un public fait des bruits de fond.
Première partie très administrative, avec désignation de délégués aux différentes instances, reconduction de conventions, rapports divers, etc. Rien n’était problématique et les votes ont été unanimes. Le réglement intérieur sera examiné plus tard. Trois chanceux ont été tirés au sort pour les jurés d’assises.
Clairement présenté et expliqué, le budget 2025 de l’ancienne équipe s’avère équilibré avec des baisses, tant de recettes (État, taxes…) que de dépenses (charges générales, de personnels, combustibles…). La commune poursuit son désendettement, des emprunts arrivent en fin de contrat, y compris en 2026. Les comptes de gestion (comptes communaux émis par l’État sur la base des chiffres communiqués par la mairie et contrôlés) ont été adoptés à l’unanimité. Les comptes administratifs, ceux de la mairie, qui découlent de la politique locale et qui doivent correspondre aux précédents, n’ont été adoptés que par 2 voix et 12 abstentions.
Budget prévisionnel 2026 : une mauvaise surprise financière a « été découverte à la piscine, (malfaçons..). Il sera communiqué sur ce point après l’audit en cours ». Ce n’est pas étranger aux baisses de subventions aux associations : « Dans un budget restreint, il nous faut être raisonnables et pour tenir la promesse d’un allègement de la fiscalité chacun doit y participer : Les associations impactées ont été concertées, il n’y a pas de problème ».
Ce que conteste Henri Guitart notamment pour la course du Canigò. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) lui, se verra mieux doté. Très élevés sur la commune, parmi les « plus mal placées du département », les taux d’imposition vont être baissés. Taxes foncières et d’habitation vont perdre quelques pourcent. « Effort insuffisant », pour Pierre Serra, le maire, mais « ce budget est un budget primitif de transition, d’attente avant de rentrer dans le dur ». C’est sur ce point que l’opposition a fait connaître son désaccord et que la tension montait parfois. L’opposition regrettait de ne pas avoir eu les documents plus tôt. Voté à 12 voix contre 3.
« La situation des thermes est préoccupante et il sera communiqué dès qu’on en saura plus ». Petit débat récurrent sur les rémunérations des élus. « Où est passée la subvention Stéphane Bern du Casino ? ». Fuites d’eau, entretien du tennis, état des canaux… Le conseil municipal n’est plus un long fleuve tranquille.
Daniel Capdet (L’Indépendant, le 4 mai 2026)
Cliniques Saint-Pierre et Médipôle : le bras de fer se poursuit (L’Indep)
Comme la grève, le bras-de-fer se poursuit dans les cliniques Saint-Pierre à Perpignan et Médipôle Saint-Roch à Cabestany. Deux AG des salariés grévistes sont programmées dans la matinée ce lundi. Les représentants syndicaux CGl de Saint-Pierre répliquent à la direction qui pointait « l’absence de personnels » qui, selon elle, ne permettait pas « de garantir la préparation des traitements de chimiothérapie dans des conditions de sécurité suffisantes ».
« Nous souhaitons apporter un démenti ». Le climat ne semble pas s’apaiser à la clinique Saint-Pierre, propriété du groupe Elsan, après plus d’une semaine de grève. Le syndicat CGT de la clinique perpignanaise s’insurge après les précisions de la direction sur l’annulation ou le report de séances de chimiothérapie en plein conflit social, la semaine dernière.
Le jeudi 30 avril, la direction de Saint-Pierre expliquait que « dans ce contexte (la grève NDLR), le nombre de personnels en pharmacie n’a pas permis de garantir la préparation des traitements de chimiothérapie dans des conditions de sécurité suffisantes. Et il faut noter que certains personnels, réquisitionnes, ne se sont pas présentés. Les traitements de chimiothérapie nécessitent en effet une organisation très encadrée, avec des compétences spécifiques indispensables à chaque étape ».
À l’inverse, la CGT assure « qu’un service minimum pouvait être assuré ». Elle détaille : « Le 27 avril : 2 préparatrices (réquisitionnées) étaient bien présentes des 9h30, ainsi que 2 infirmières. Les 29 avril et 30 avril: 1 préparatrice et 2 infirmières étaient présentes chaque jour. Par conséquent, pour ces 3 journées, il était possible d’assurer des soins de chimiothérapie. Les effectifs correspondent à une organisation dégradée mais elle est fonctionnelle et permet d’assurer une continuité minimale des soins ». Elle accuse « la direction d’Elsan », de chercher « à discréditer le mouvement social et les grévistes qui luttent pour leur dignité ».
Ces séances annulées inquiètent les patients. « Si des soins sont annulés, c’est bien la direction de la clinique qui en porte l’entière responsabilité », insistent les représentants syndicaux. « Nous rappelons également que les pharmaciens sont en sous-effectifs depuis plusieurs années (situation dénoncée à de nombreuses reprises sans réponse de la direction). De même, nous vous rappelons qu’une pétition a été lancée depuis le mois de mars auprès des salariés de la clinique, recueillant plus de 410 signatures sur environ 530 salariés ».
De son côté, dans un communiqué, la direction de Saint-Pierre précisait, le 30 avril : « Les équipes et les médecins se sont immédiatement mobilisés pour prévenir l’ensemble des patients concernés, individuellement. Tout au long de la semaine, un travail médical a été mené pour analyser chaque dossier et prioriser les situations nécessitant une prise en charge urgente. En parallèle, l’établissement a engagé des actions concrètes pour rétablir l’activité, notamment en travaillant avec d’autres structures du territoire (notamment l’Hôpital Privé du Grand Narbonne) afin de sécuriser la préparation des traitements et en mobilisant des professionnels compétents issus d’autres services. Cette organisation doit permettre, sous réserve de confirmation, de reprogrammer progressivement les patients dans les tout prochains jours. Notre priorité reste, à chaque instant, de garantir la sécurité des patients et la continuité de leur prise en charge ».
Ce lundi 4 mai, des AG sont organisées à Saint-Pierre et Médipôle. Elles décideront de la poursuite ou non de la grève.
Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 4 mai 2026)
Grève à la clinique Elsan. Mise au point du syndicat CGT de la clinique St-Pierre par rapport aux articles parus dans L’Indépendant
Madame, Monsieur,
Suite à l’article paru dans vos colonnes ce samedi 2 mai, le syndicat CGT de la clinique St Pierre, soutenu par les grévistes, souhaite apporter un démenti afin de rétablir la vérité.
Des éléments factuels relatifs aux effectifs présents démontrent qu’un service minimum pouvait être assuré :
- Le 27 avril : 2 préparatrices (réquisitionnées) étaient bien présentes (dès 9h30), ainsi que 2 infirmières. La direction invoque une prétendue incertitude sur l’arrivée des préparatrices pour justifier le fait que les chimio sont annulées, alors qu’elles étaient effectivement en poste à partir de 9h30.
- Les 29 avril et 30 avril : 1 préparatrice et 2 infirmières étaient présentes chaque jour.
Par conséquent, pour ces 3 journées, il était possible d’assurer des soins de chimiothérapie.
Contrairement à ce qui est avancé dans votre article, les effectifs correspondent à une organisation dégradée mais elle est fonctionnelle et permet d’assurer une continuité minimale des soins.
Nous nous indignons du comportement de la direction d’ELSAN qui présente des faits inexacts et n’assure pas la bonne tenue des soins avec les effectifs mis à sa disposition et ce afin de discréditer le mouvement social et les grévistes qui luttent pour leur dignité.
Le syndicat CGT rappelle que depuis le début du mouvement social, une forte pression est exercée sur les salariées du service de chimiothérapie, alors même que les conditions permettaient d’assurer un service minimum.
Si des soins sont annulés, c’est bien la direction de la clinique qui en porte l’entière responsabilité.
Depuis le début de la grève et les semaines qui l’ont précédée, la direction n’a jamais été à l’écoute des revendications légitimes des salariés et a toujours fermé la porte des négociations, qu’elle conditionne à la reprise du travail, espérant l’enlisement du conflit.
Pour rappel, le groupe ELSAN, premier groupe de santé privé de France, redistribue d’énormes dividendes à ses actionnaires sur le dos de ses salariés et de la sécurité sociale et, par voie de conséquence, des assurés sociaux qui cotisent à l’assurance maladie.
Nous rappelons également que les pharmaciens sont en sous effectifs depuis plusieurs années (situation dénoncée à de nombreuses reprises sans réponse de la direction).
De même, nous vous rappelons qu’une pétition a été lancée depuis le mois de mars auprès des salariés de la clinique, recueillant plus de 410 signatures sur environ 530 salariés. Celle-ci a été transmise à la direction, à l’inspection du travail ainsi qu’à la CARSAT.
Unis et déterminés, les grévistes avec leur syndicat CGT ont décidé de reconduire le mouvement de grève aujourd’hui.
Nous vous invitons à couvrir l’Assemblée générale qui se déroulera ce lundi 4 mai à 9h30 devant la clinique st Pierre à Perpignan.
Dans l’attente que vous diffusiez ce communiqué de presse.
Cordialement,
Le syndicat CGT de la clinique st Pierre.
L’édito du webzine. Situation alarmante pour la liberté de la presse
Reporters sans frontières (RSF) alerte. En 2026, la liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans.
Pour la première fois, plus de la moitié des pays (94) sont classés en situation « difficile » ou « très grave », contre seulement 13,7 % en 2002, date de ce classement annuel. Moins de 1 % de la population mondiale vit dans un pays où la liberté de la presse est« bonne », elle était de 20 % en 2002. Seuls sept pays d’Europe du Nord, dont la Norvège, font partie de cette catégorie. La France même si elle est encore en « situation plutôt bonne » en se classant 25e, elle se dégrade petit à petit, elle a commencé 11e en 2002. Les États-Unis, en « situation problématique », chutent à la 64e place, notamment en raison des attaques systématiques de Donald Trump contre la presse et de la détention ou expulsion de journalistes comme Mario Guevaralot qui dénonçait les arrestations de migrants aux États-Unis, ou la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain.
« Les attaques contre les journalistes se transforment. Il y a toujours des journalistes assassinés, toujours des journalistes en prison, mais les pressions sont aussi économiques, politiques », souligne Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF.
Les conflits armés et les régimes autoritaires sont les causes de la dégradation. La répression s’intensifie dans des pays comme le Salvador (143e, -105 places depuis 2014), la Géorgie (135e, -75 places depuis 2020), ou le Niger (120e, -37 places en 2026), où les juntes militaires et les groupes armés restreignent la liberté de la presse.
On assiste même à des répressions extrêmes allant jusqu’à des exécutions comme en Arabie saoudite (176e) où a été exécuté le journaliste Turki al-Jasser en 2025, une première mondiale. La Russie, l’Iran, la Chine et l’Érythrée (180e) ferment le classement.
Nouvelles formes de pression
Les lois sur la sécurité nationale, le terrorisme ou le secret défense limitent de plus en plus le travail des journalistes, même dans les démocraties. La Russie est citée comme exemple extrême, mais le phénomène touche aussi l’Europe.
Nous assistons même à la mise en place de procédures-bâillons. Poursuites en justice pour diffamation ou diffusion de fausses nouvelles, visant à intimider les médias. Exemple : la condamnation de José Rubén Zamora au Guatemala pour ses enquêtes sur la corruption. RSF alerte aussi sur cette tendance qui se met en place en France.
La liberté de la presse recule partout, sous l’effet combiné des conflits, des régimes autoritaires, des lois restrictives et des pressions économiques ou judiciaires. « Les lois criminalisent de plus en plus les journalistes, alors qu’elles devraient les protéger », conclut la directrice éditoriale de RSF.
Dominique Gerbault
Alénya. Le ministre de la Santé kenyan visite la mission du comité de jumelage (L’Indep)
Depuis plusieurs décennies déjà, le comité de jumelage et d’amitié entre les peuples d’Alénya effectue diverses missions dans différentes régions du Kenya dans le cadre de la coopération internationale.
Cela fait désormais plus d’une semaine que le président du comité Jacques Pumareda est parti avec une équipe pour effectuer différentes missions près de la commune de Mwisho wa lami à 2 800 m d’altitude. Accompagné d’un ingénieur adhérent du comité et de deux élèves ingénieurs de l’IMT Mines Albi, ils ont été secondés par toute la communauté locale qui s’est investie dans les travaux. Ils ont réussi à raccorder l’école de Naitoti à un réseau d’eau potable permettant à près de 600 élèves d’avoir un accès à l’eau de bonne qualité. Les cuisines, ainsi que les logements des enseignants ont été également raccordes.
En parallèle, l’équipe a pu créer un réseau d’eau de pluie près du dispensaire où deux médecins soignent les habitants de la région. Le réseau électrique a été restauré.

De plus, afin de participer à la politique de reforestation kenyane, une pépinière de 10 000 plants a été construite et reliée au réseau d’eau. Ainsi les élèves de l’école de Purko pourront tous venir participer à la plantation de différents arbres et participer à l’effort national. Enfin, l’équipe a fini par la maintenance du réseau de 8 km installé il y a plus de 15 ans par le comité. Le réservoir de 5 000 litres de l’école de Purko a été remplacé. Le réseau d’eau actuel permet à près de 4 000 personnes d’avoir un accès à l’eau potable avec tous les bénéfices pour la santé.
Le ministre de la Santé du comté est venu sur place remercier l’équipe française, ce qui renforce encore l’amitié entre les deux pays et la volonté des autorités locales de s’investir dans ces actions de développe-ment. Le comité, en partenariat avec la commune d’Alénya, les partenaires publics et privés, continuera ses missions près du lac de Naivasha, puis sur l’ile de Rusinga au lac de Victoria. D’autres missions à travers le Kenya sont à l’étude durant l’année.
L’Indépendant, le 2 mai 2026
1er-Mai : « Je suis aide-soignante et je gagne à peine le SMIC… » (L’Indep)
Ce vendredi, entre 1 200 et 1 500 manifestants ont défilé à Perpignan à l’appel de l’intersyndicale. Dans un contexte marqué par l’inflation et la guerre au Proche-Orient, syndicats, soignants et citoyens ont fait entendre leurs revendications.
« Les emplois et les salaires avant les profits », « baisse des prix, relèvement du pays », « salaires en baisse, soignants HS »… Les slogans étaient nombreux ce vendredi 1er mai place de Catalogne, point de départ traditionnel de la mobilisation perpignanaise. Des 10h30, militants, citoyens et syndicats -CGT 66, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA- se sont rassemblés avant de battre le pavé jusqu’à la préfecture des Pyrénées-Orientales, quai Sadi-Carnot.
Des mesures d’urgence réclamées
Au micro, face à l’assemblée, Julien Berthélémy, secrétaire de la CGT 66, a dénoncé une situation sociale « inacceptable ». « Nos organisations sont solidaires des travailleurs en lutte. Il n’est pas acceptable que des entreprises versent des dividendes stratosphériques tout en fermant la porte aux négociations salariales », a-t-il lancé, évoquant également la « répression anti-syndicale » et les accidents du travail, « plus de trois morts par jour ». Les revendications sont claires. « Augmentation générale des salaires, indexation sur les prix, revalorisation des pensions et blocage des prix des carburants. Ce que nous voulons, ce sont des mesures d’urgence concrètes pour vivre dignement de notre travail », a-t-il insisté.
Dans la foule, de nombreux salariés du privé avaient fait le déplacement. Notamment des employés du chocolatier Cémoi ou encore des cliniques Saint-Pierre et Médipôle, en grève depuis plusieurs jours. Les soignants, venus nombreux, ont martelé leur colère. Hélène, officiant à Médipôle Saint-Roch, décrit une situation tendue. « On est en grève depuis huit jours. Les conditions se dégradent, il y a une surcharge de travail, des effectifs de plus en plus diminués, des emplois du temps aléatoires. Et en plus de ça, on perd des primes. Cette année, on n’a même pas eu de participation aux bénéfices. Aujourd’hui, on peut dire que c’est une double mobilisation pour nous. Pour nos droits et pour nos conditions de travail à la clinique. » Même constat du côté d’Aurélie, aide-soignante à la clinique Saint-Pierre : « On est en surcharge constante, avec des effectifs réduits et des salaires très bas. Moi, je gagne à peine le SMIC. Si on fait grève, c’est aussi pour mieux soigner nos patients ».
Au-delà des revendications locales, la défense du 1er mai chômé a aussi mobilisé, après une proposition de loi avortée sur le travail ce jour férié. Pour Agathe et Robert, deux retraités perpignanais, il est hors de question de revenir dessus : « C’est le jour ou jamais de défendre nos droits. Tout a été obtenu par la lutte. Rien n’est acquis. Il faut perpétuer cette journée. Les conquêtes sociales, comme en 1936, ont toujours été arrachées ».
Driss Chait (L’Indépendant, le 2 mai 2026)
Elsan. Un débrayage programmé au Floride au Barcarès (L’Indep)
Le mouvement social, débuté il y a 8 jours, prend encore un peu plus d’ampleur dans les établissements du groupe Elsan dans les Pyrénées-Orientales. Après la grève dans les cliniques Saint-Pierre de Perpignan et Médipôle Saint-Roch de Cabestany, après un débrayage à la polyclinique la Méditerranée, la clinique Le Floride au Barcarès entre dans la danse. Un débrayage est prévu, ce lundi, entre 15h et 16h. Conditions de travail, salaires et primes seraient la-aussi au cœur des revendications d’une partie des salariés. Le Floride est un établissement de 180 lits spécialisé dans la rééducation-réadaptation fonctionnelle. Il compte quelque 120 collaborateurs.
La grève se poursuit, des AG au menu lundi
Le mouvement de grève d’une partie du personnel soignant des cliniques Saint-Pierre et Médipôle Saint-Roch se poursuit ce week-end.1er mai, la grève est toujours là. Des AG sont programmées ce lundi dans les deux établissements de soins de Perpignan et Cabestany. Pour l’instant, aucune rencontre avec les directions n’est (encore) au menu.
L’Indépendant, le 2 mai 2026
Situation du groupe Elsan. Courrier de la Coopératives des élu•es communistes républicain•es et citoyen•nes 66 à Monsieur le Préfet des Pyrénées Orientales
Monsieur le Préfet
Depuis plusieurs jours les salariés de divers établissements du groupe de santé privé Elsan sont en grève.
Leurs revendications constituent des demandes légitimes au vu des difficultés rencontrées par ces salariés afin de faire face aux fins de mois difficiles dans une période ou une reprise de l’inflation est amorcée et que les tarifs de l’énergie, dont ceux des carburants, flambent.
Par ailleurs le groupe Elsan dispose des moyens pour satisfaire ces revendications salariales de même que d’autres concernant les conditions de travail pénibles auxquelles sont confrontés ces personnels.
Devant ce mouvement social légitime les directions tergiversent et n’engagent pas de véritables négociations comme les y obligent les dispositions des NAO annuelles.
Les élus locaux que nous représentons sont particulièrement sensibles à cette dégradation du climat social et aux enjeux qui en découlent pour les salariés et les populations.
Cette attitude est particulièrement inappropriée au regard des obligations pour les directions d’entreprises de développer un dialogue social réel mais aussi au regard des enjeux de mission de service public de santé pour les populations du Département qui ont été livrées progressivement à ces groupes de santé privés.
Nous vous demandons en conséquence d’intervenir auprès de la Direction du groupe Elsan afin qu’elle s’engage dans de véritables négociations salariales au lieu de parier sur un pourrissement du conflit social au détriment des salariés et des patients.
Je vous prie d’agréer Monsieur le Préfet l’expression de nos sincères salutations
Jean-André Magdalou
Maire d’Alénya
Président de la Coopérative 66 des élus
Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 30 avril 2026)
Travailleurs des plateformes : quand l’Europe avance, pourquoi la France tergiverse ?
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le Ministre, Vous êtes Ministre du travail. Hier, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Des milliers de travailleurs, livreurs à domicile, portent plainte contre Uber Eat et Deliveroo. Le motif ? « Traite des êtres humains ».
Médecins du monde évoque un (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli
Libérez Raphaëlle Primet !
Attaque de la flottille pour Gaza
Le sénateur de Paris, Ian Brossat, appelle le Gouvernement à agir pour libérer Raphaelle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, et ses camarades arraisonnés dans les eaux internationales à 900km de Gaza par l’armée israélienne en violation du droit maritime international.
—> Lire l’intervention de Ian Brossat
Mobilité : le Gouvernement cale sur le financement et poursuit l’ouverture à la concurrence
Projet de loi-cadre relatif au développement des transports
Les mobilités sont centrales pour notre pays et ses habitants. Le projet de loi-cadre devait être ambitieux, c’est une occasion manquée.
Je salue la mémoire de Pierre Lefebvre, sénateur communiste du Nord qui a siégé de 1997 à 2001 au Sénat. Cheminot, il était un défenseur acharné du service (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin
Loi-cadre transports : une occasion manquée
Communiqué de presse
Le Sénat adopte une loi transports sans ambition réelle. Sans financements ni garanties, elle reste une coquille vide. Refus du tout-concurrence, priorité au ferroviaire, aux petites lignes et aux mobilités du quotidien : une autre voie est possible.
—> Lire l’intervention
Jeunesse en souffrance : l’urgence silencieuse
« Quelle politique de prise en charge de la santé mentale des jeunes ? »
Ce débat prolonge utilement le rapport que MM. Sol et Chasseing et moi-même avons élaboré. La santé mentale des jeunes se dégrade, notamment chez les filles.
Les troubles se développent précocement. Rouen est la première file active de France : plus de 10 000 jeunes patients sont suivis au (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin
Craignez-vous un projet de loi de finances rectificative ?
Débat sur le rapport d’avancement annuel sur le plan budgétaire et structurel de moyen terme 2025-2029
Le Plan budgétaire et structurel à moyen terme a été transmis à Bruxelles en octobre 2024 par le gouvernement Barnier — censuré deux mois plus tard. C’est le point de départ : la trajectoire budgétaire qui engage la France jusqu’en 2029 a été négociée et signée par un gouvernement que la (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli
Transition énergétique : sans réseau, pas de révolution
Clarifier le déploiement de la production d’énergie solaire sur le territoire
La PPE 3 prévoit une hausse importante de la production d’électricité décarbonée. D’où une jungle de projets de production d’énergies renouvelables – qui se heurtent à une contrainte matérielle majeure quand il s’agit de se raccorder au réseau électrique.
Daniel Gremillet l’a dit, la (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec
Pourrait-on aller jusqu’à se passer de scrutin en cas de candidat unique au premier tour ?
Organisation des scrutins en cas de candidature unique au second tour
La démocratie n’est pas complexe : nul besoin de la simplifier, donc. Méfiance : à force de simplification, on risque de chercher à s’en passer.
Ce texte traite d’un épiphénomène, qui fut peut-être plus fréquent du temps des alternances gauche-droite, mais qui tend à se réduire, en raison (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
Sapeurs-pompiers : sauver ceux qui sauvent
Débat sur le fonctionnement et le financement des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis)
Les organisations syndicales, unanimes, alertent sur un système à bout de souffle, entre effectifs insuffisants, moyens contraints et organisation sous tension permanente. Résultat : les délais d’intervention s’allongent, la fatigue des personnels s’accroît, la prise en charge risque d’en pâtir. (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin
50 euros pour saisir le juge : une contribution qui pénalise les plus vulnérables
Conséquences du timbre fiscal de 50 euros pour l’accès à la justice des victimes d’accidents du travail et des personnes en situation de handicap
Mme Michelle Gréaume attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les conséquences de l’instauration, depuis le 1er mars, d’une contribution obligatoire de 50 euros pour saisir le tribunal judiciaire (pôle social) ou un conseil de prud’hommes.
Cette mesure, (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume









