Le Mouvement de la paix condamne avec la plus grande fermeté le massacre antisémite commis à Sydney (Australie) le 14 décembre 2025

Pour le Mouvement de la paix qui appelle en permanence à lutter contre tous les racismes dont l’antisémitisme, rien ne peut excuser le massacre perpétré sur une plage de Sydney le 14 octobre 2025.

Le Mouvement de la paix rappelle qu’il fonde son action sur la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence qui, selon les résolutions des Nations Unies « consiste à développer au quotidien des comportements et des attitudes qui favorisent la compréhension, la tolérance, la solidarité, le dialogue, au niveau des relations entre les États, les groupes, les peuples, les individus, les religions et les cultures dans le respect mutuel ».

En France le Mouvement de la paix appelle à développer la culture de la paix et s’appuie sur la laïcité pour lutter contre tous les racismes, contre l’antisémitisme, contre toutes les ségrégations.

Il appelle sur ces fondements toutes les citoyennes et citoyens à agir pour le droit des êtres humains à vivre ensemble en paix dans le respect de nos diversités.

Le Mouvement de la paix
Le 15 décembre 2025

Solidarité, Liberté, Égalité, Papiers, Hospitalité ! Non à la forteresse Europe ! Non à la chasse aux étrangers ! Pour un accueil digne des réfugiés

La loi Darmanin et circulaire Retailleau : rendre la vie impossible pour les personnes étrangères.

Violence sociale, administrative et institutionnelle. Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, attaque contre l’AME, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, mineurs isolés à la rue, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser !

Dématérialisation des procédures : une politique discriminatoire et xénophobe :

Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement.

Expulsions, enfermement, fermeture et militarisation des frontières :

Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Les morts aux frontières ne cessent d’augmenter, la durée d’enfermement dans les CRA -véritables prisons pour les étrangers- s’allonge pour des personnes dont le seul délit est de n’avoir pas les bons papiers !

En désignant les étrangers comme bouc émissaire cette politique fait le jeu de l’extrême droite et alimente le racisme

Refusons que des dizaines, des centaines, des milliers d’êtres humains meurent sur les routes de la migration ! Refusons que des mineur·e·s, des femmes et des hommes, des familles dorment à la rue ! Refusons que des travailleuses et des travailleurs restent à la merci de patrons voyous ! Refusons l’existence des centres de rétention, prisons pour étranger·e·s ! Refusons la criminalisation des immigré·e·s, avec et sans papiers ! Refusons les politiques racistes, relayées par les media Bolloré, qui ouvrent la porte à l’extrême droite. !

Faisons front, ensemble, contre le racisme et l’extrême droite

Pour une société plus juste et solidaire

Conflent-Cerdagne-Capcir. « Stop au massacre » : les éleveurs mobilisés sur les barrages filtrants (L’Indep)

Des barrages filtrants érigés depuis samedi sur la route nationale 20, ce dimanche sur le rond-point de Villefranche-de-Conflent (RD66) et à la sortie de Puyvalador (D118) : la colère des éleveurs monte dans les Pyrénées-Orientales comme un peu partout en France dans les départements touchés par la dermatose nodulaire contagieuse.

Ce dimanche matin, il faisait à peine 2° à Villetranche-de-Conflent quand les premiers tracteurs arrivaient. Les éleveurs avaient en effet appelé leurs collègues agriculteurs, mais également les citoyens, à se rassembler en masse sur cet endroit stratégique, sur
cette RD66 qui mène à la Cerdagne et au Capcir. « Stop au massacre », « Agriculture française en danger », « Pour un changement de nos politiques sanitaires », « Protégeons nos troupeaux », les messages sont toujours les mêmes depuis maintenant près de deux mois. Les manifestants dénoncent la gestion de la crise mise en place par le gouvernement pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse.

Des barrages filtrants ont rapidement été mis en place dans les deux sens. Au plus fort, jusqu’à 150 personnes étaient présentes sur et autour du rond-point jouxtant la cité fortifiée. Parmi eux quelques élus dont Françoise Eliott, maire de Py, qui ne cachait pas son inquiétude : « Il est important de soutenir les éleveurs de la vallée et du département. Peut-être que le gouvernement devrait réfléchir à une autre solution que d’abattre des élevages de souche adaptés à nos territoires montagnards. »

Des élus, mais aussi des citoyens comme Olivier qui pense « qu’il y a beaucoup de violence et il me semble peu de concertation. On voit bien qu’après les Pyrénées-Orientales, l’Ariège, la Haute-Garonne ou encore les Hautes Pyrénées sont touchés. Le gouvernement devrait se poser la question de l’efficacité de sa gestion sanitaire. Il y a en tout cas beaucoup a redire sur la méthode. »

Vincent, viticulteur et arboriculteur, est venu pour « soutenir tous ces petits éleveurs que l’on croise régulièrement dans nos montagnes Ils font un excellent travail. Il est important d’être présent afin de protéger cette paysannerie contre le Mercosur et l’agro-industrie. »

Rappelons qu’à ce jour 20 opérations de dépeuplements ont été menées dans le département. 497 bovins ont été abattus. Pour le Préfet, Pierre Régnault de la Mothe, « Le rythme de diffusion de la dermatose nodulaire contagieuse s’est ralenti dans les Pyrénées-Orientales depuis que notre cheptel a atteint l’immunité vaccinale. Je fais l’hypothèse que la stratégie que nous avons mise en place porte ses fruits. J’ai réuni les éleveurs cette semaine pour un échange direct et sans filtre. Je réunirai la semaine prochaine ceux d’entre eux qui ont été concernés par une mesure de dépeuplement : je veux qu’ils sachent que nous les accompagnerons dans la durée. »

Par ailleurs le représentant de l’État appelle à « Rester vigilant, car des cas peuvent encore apparaitre, par exemple dans l’éventualité où une vache aurait contracté le virus alors que le vaccin n’était pas encore à son plein effet et en raison de l’incubation très longue de la maladie sur certains individus, Les contraintes pesant sur les élevages vont être progressivement assouplies (la levée de la zone de surveillance intervient 45 jours après le dépeuplement du dernier foyer contaminé). » Pas certain que cela suffise à calmer la colère des éleveurs qui fait tache d’huile sur toute l’Occitanie et dans de nombreuses régions françaises. D’ailleurs, les éleveurs appellent déjà à une nouvelle mobilisation, ce mardi 16 décembre à 18 heures, devant la préfecture à Perpignan.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 15 décembre 2025)

Latour-de-Carol et Puyvalador aussi

Du côté de Latour-de-Carol, la route nationale 20 a été bloquée une bonne partie de la journée de dimanche. Une trentaine d’éleveurs, installée des le samedi, a bravé le froid et est en place toute la nuit. Dimanche après-midi un autre point de rassemblement était mis en place sur la route départementale 118 à la sortie de Puyvalador, en direction de l’Aude. Là encore agriculteurs et éleveurs du Capcir et du Donezan (Ariège) décidaient d’établir un barrage filtrant. Notons que si les appels à manifester venaient de la Confédération paysanne 66 ou de la Coordination rurale 66, des agriculteurs adhérents à d’autres syndicats (FDSEA, Jeunes Agriculteurs) avaient décidé de montrer leur solidarité en participant aux différents rassemblements.