Author Archive: po
L’actu de la CGT (n° du 30 avril 2026)
La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai
Un appel à la fraude pour le 1er mai 2026
Publier un nouveau projet de loi pour nous voler l’unique jour férié payé et chômé 10 jours avant le 1er mai 2026, en parallèle d’annonces visant à rassurer les employeurs sur le fait qu’ils ne subiront aucune sanction en cas de non-respect du code du travail cette année, est une démarche de fragilisation de l’inspection du travail, des parquets et des juges des tribunaux de police, et ni plus ni moins qu’un appel à la fraude !
Se mobiliser le 1er mai pour empêcher le vol du seul jour férié payé et chômé !
Construisons massivement la mobilisation pour l’augmentation générale des salaires et le blocage des prix du carburant et pour conserver notre 1er mai, férié obligatoirement chômé et rémunéré.
—> Lire la suite
—> Télécharger le kit et le tract
—> Accéder à la carte des manifestations du 1er mai
—> Signer la pétition contre le vol du 1er mai
Actualités
On est la CGT ! 130 ans après
À l’occasion des 130 ans de la CGT, le film qui sera diffusé le 3 mai à 23h00 sur France 5 et sur France.TV, s’intéresse à celles et ceux qui font le syndicat aujourd’hui et à la façon dont ils conjuguent ses combats historiques au présent.
—> Lire la suite
La place des enfants n’est pas au travail
Le 17 avril dernier, un élève de lycée professionnel âgé de 15 ans est décédé, percuté par un engin de chantier alors qu’il effectuait un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard.
—> Lire la suite
Se former pour mieux agir : la formation syndicale, un droit et une force
On ne naît pas militant·e, on le devient. La formation syndicale est un outil indispensable dans un monde du travail qui se complexifie, et face à un patronat qui se radicalise. Le point en sept questions.
—> Lire la suite
Les dessous de la fiche de paie
On la reçoit tous les mois et bien souvent on regarde seulement le net, alors que chaque ligne a une signification.
Quelle différence entre classification et qualification ?
Est-ce que les primes comptent dans le calcul de la retraite ?
Votre fiche de paie n’aura plus de secret pour vous !
—> Lire la suite
Communiqué de presse
Chiffres du chômage : derrière la légère baisse affichée, une progression de la précarité et un enracinement du chômage de longue durée
Les chiffres du chômage publiés par la Dares et France Travail ce mardi 28 avril 2026 (pour le 1er trimestre 2026) n’affichent qu’une baisse en trompe l’œil du nombre de demandeur·euses d’emploi. Cette évolution masque en réalité la progression des formes précaires d’emploi et l’aggravation du chômage de longue durée.
—> Lire le communiqué
Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
Ce guide est applicable dans les entreprises de plus de 50 salarié·es dans lesquelles des élections professionnelles ont eu lieu en présence de listes syndicales et où au moins un·e délégué·e syndical·e CGT a été désigné·e.
Dans ces entreprises l’employeur est tenu d’organiser des NAO.
—> Télécharger le guide
L’armée israélienne intercepte 15 à 20 voiliers de la flottille Sumud pacifiste et solidaire pour Gaza
Expression collective suite à l’acte de piraterie de cette nuit du 29 au 30 avril 2026 perpétré par l’armée israélienne contre une des flottilles citoyennes dans les eux internationale (Le Mouvement de la paix est signataire) rassemblement à 18h ce soir partout où c’est possible
Cette nuit, de nombreux bateaux de la flottille Sumud pour Gaza ont subi des attaques de l’armée israélienne. Il s’agit d’un acte de piraterie commis dans les eaux internationales, à plus de 900 kilomètres des côtes de Gaza. Entre 15 et 20 voiliers auraient été interceptés sur une flottille composée de 50 bateaux. Les flottilles sont des actions militantes et pacifiques, qui ne violent aucune loi, mais visent à contester le blocus illégal de Gaza. Ce blocus criminel emprisonne une population civile de plus de 2 millions de personnes, privées de leurs besoins les plus élémentaires et désormais plongées dans le plus grand dénuement après une guerre génocidaire.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces attaques contre des bateaux humanitaires par l’armée israélienne, qui piétinent une nouvelle fois le droit international.
Nous appelons à des rassemblements pour témoigner de notre solidarité envers les flottilles, exiger la libération des personnes arrêtées et revendiquer leur droit à poursuivre leur navigation sans entrave.
La communauté internationale doit, de toute urgence, mettre fin à l’impunité de l’État voyou israélien. Seules des sanctions fortes pourront contraindre cet État, qui repousse chaque jour davantage les limites de l’inacceptable, au respect des règles les plus élémentaires du droit international. Nous appelons à des rassemblements, partout en France et à Paris á 18h place de la République, pour témoigner de notre solidarité envers les flottilles, exiger la libération des personnes arrêtées et revendiquer leur droit à poursuivre leur navigation sans entrave.
Liberté pour la Palestine. Le Mouvement de la paix est signataire
Cinéma. Le festival Confrontation revient autour d’un univers futuriste (L’Indep)
« Nos futurs » est le thème choisi cette année pour la 61e édition du festival de cinéma Confrontation, organisé par l’Institut Jean-Vigo à Perpignan. 50 films de l’univers apocalyptique et post-humanité sont à retrouver du 6 au 10 mai 2026.
Il n’est pas nouveau, mais tente chaque année de se réinventer. Pour sa 61e édition, le festival de cinéma Confrontation revient du 6 au 10 mai à Perpignan sur le thème « Nos futurs ». Un programme vaste de 50 films, mélangeant fictions, documentaires et archives inédites…
L’esprit futuriste de cette nouvelle édition n’est pas choisi par hasard. Selon Dorothée Berthomieu, chargée de programmation et de communication, « le cinéma a inventé le futur, en mettant en scène la fin du monde ou la post-humanité ».
Ainsi, plusieurs titres sélectionnés reprennent ces codes, comme le célèbre « Terminator » de James Cameron, avec une poignée de survivants qui se battent contre des machines, ou « Ghost in the Shell » de Mamora Oshii, l’histoire d’un cyberpirate qui infiltre et manipule les mémoires humaines à des fins politiques.
Et comme le futur est aussi signe d’invention, on retrouve des œuvres comme « L’Armée des 12 singes » de Teny Gilliam, qui se déroule en l’an 2035, où les habitants sont contraints de vivre sous terre à cause d’un virus, ou « La vraie vie » d’Ekiem Barbier et Guilhem Causse, une série à la frontière du cinéma, du jeu vidéo et du documentaire. Un univers plus capitaliste présente également « Soleil vert » de Richard Fleischer, où les ressources de la planète sont épuisées, et « Punishment Park » de Peter Watkins, un parc d’entrainement pour les policiers anti-émeutes et les militaires américains, au moment de la guerre du Vietnam.
Les voix françaises des Simpson en masterclass
Durant ces 5 jours de festival, différents invités seront de la partie. Tout d’abord, des historiens, tels que Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou, qui échangeront autour d’une question : « Et si l’Histoire avait suivi un autre cours ? ». Ou encore Myriam Tsikounas, qui abordera la fin du monde et la dystopie dans le cinéma français. Ensuite, des cinéastes: Giulio Callegari, qui parlera de son premier film « Un monde merveilleux », mais aussi Bruno Samper pour « Vesper Chronicles ».
Des voix plutôt familières s’inviteront également au festival : Véronique Augereau et Philippe Peythieu, les voix françaises des célèbres personnages d’animation Marge et Homer Simpson, mais connus également dans les films « Retour vers le futur », « Men in Black » ou « The Punisher ». Le couple donnera une masterclass autour du métier de doubleur, avec des petits films surprises et des démonstrations.
Au fil des années, le public tend à consommer le cinéma toujours plus à la maison et les organisateurs font face au « grand défi de la fréquentation ». Le festival tente alors de rassembler tout le monde, des grands cinéphiles aux plus curieux, en passant par les jeunes générations et les tout-petits.
Emma Lemaire (L’Indépendant, le 30 avril 2026)
Du 6 au 10 mai dans les différentes salles de diffusion Les tarifs, les lieux et la programmation complète sont à retrouver sur le site de l’Institut Jean Vigo.
La polyclinique Méditerranée débraye : « Les primes, c’est avec ça qu’on vit » (L’Indep)
Hier matin, la grève s’est poursuivie pour les cliniques Saint-Pierre et Médipôle. Les personnels soignants se sont réunis autour d’une manifestation commune et ont entamé une marche vers la polyclinique Méditerranée (Elsan) pour rejoindre leurs collègues. Avant d’être reçus par lARS.
L’union fait la force et les personnels soignants des cliniques de Perpignan l’ont bien démontrer hier. Si Saint-Pierre et Medipôle Saint-Roch sont mobilisés depuis vendredi, la polyclinique Méditerranée, avenue d’Argelés-sur-Mer à Perpignan, a rallié le mouvement ce mercredi. En effet, un débrayage a eu lieu pendant 2 h pour « soutenir les collègues ».
« Nous sommes une petite structure. Nous sommes impactés sur le volet ressources humaines, l’absence d’un 13e mois et de congés de fractionnements. On se retrouve aussi à compenser les absences, comme en salle de naissance, à faire les consultations et d’autres activités. Donc aujourd’hui, on voulait marquer le coup », confie Alban, sage-femme.
Ainsi, les trois établissements regroupes, près de 250 personnes, scandaient leurs revendications devant l’établissement de maternité et de chirurgie : « Elsan t’es foutu, tes soignants sont dans la rue ». Avant que les déléguées syndicales, Valérie (Cfdt) et Florence (CGT) de la polyclinique Méditerranée ne prennent la parole pour exprimer leurs revendications: « Comme chez nos deux grandes sœurs, Saint-Pierre et Médipôle, nous avons des conditions de travail compliquées. Nous avons un bon dialogue social, nous sommes entendus, mais ce qu’on aimerait c’est plus d’actions. Nous attendons que l’ARS ou EIsan nous donne une enveloppe pour être considérés, au même titre que tous les personnels de l’établissement, dans tous les services. Aujourd’hui, on ne s’y retrouve pas dans nos soins », confiaient l’aide-soignante et l’auxiliaire de vie. Dans cette structure « familiale de 127 salariés », le personnel réclame une reconnaissance du travail, une prime financière ou un 13e mois, mais aussi des remplacements pendant les congés payés. « On en est à un point où certains préfèrent se reposer que d’être payé » ont-elles ajouté.
Avant qu’une salariée retraitée récemment de la polyclinique Méditerranée ne s’exprime : « C’est la première fois qu’il y a autant de monde à une mobilisation. Je suis à la retraite depuis un an et il faut continuer à se mobiliser: Il faut prendre en compte que les dividendes c’est aussi pour les personnels, pas que pour les actionnaires. Les primes c’est avec ça qu’on vit à la fin du mois ». Du côté des infirmières au bloc, comme Céline, Amandine et Astrid, elles témoignent: « Plus ça va et plus on nous enlève des avantages. On avait le droit à des congés de fractionnement(*), ce n’est plus le cas. Ou alors on nous impose la période à laquelle on doit poser. Tout ça pour que ce soit en période d’activité plus calme et éviter d’embaucher des remplaçants ».
À Médipôle, les déléguées syndicales expliquent que « la direction a décidé d’arrêter les négociations ». À la clinique Saint-Pierre, elles ont été à nouveau reçues en début d’après-midi par le directeur Julien Coulomb mais « il ne veut pas ouvrir les négociations tant que le service de chimiothérapie n’aura pas rouvert. Donc le dialogue est coupé ». Le mouvement se poursuit donc aujourd’hui pour ces deux établissements de santé.
Laura Morales L’Indépendant, le 30 avril 2026)
(*) Les congés de fractionnement donnent des jours en plus si une partie des congés est prise hors période légale.
« Poursuivre un dialogue social constructif et apaisé » à Médipôle
Valéry Folcher, le directeur de la clinique Médipôle Saint-Roch, a réagi ce mercredi soir. « Comme chaque année, la direction et les élus ont ouvert les Négociations annuelles obligatoires (NAO). Plusieurs réunions se sont déroulées avec un engagement de clore les NAO au plus tard le 30 juin 2026. À la suite de la dernière réunion du 21 avril, il avait été convenu de la tenue d’une nouvelle rencontre à fixer avant le 6 mai. Les organisations syndicales nous ont informés, le 23 avril, d’un mouvement de grève à effet le 24 avril à 5 h ». Il ajoute : « Ce mouvement soudain, alors que les négociations étaient encore en cours, a amené la direction à prendre les dispositions nécessaires et indispensables pour garantir la sécurité des patients hospitalisés et ceux nécessitant une prise en charge médicale urgente et non reportable. La direction réaffirme sa volonté de poursuivre un dialogue social, constructif et apaisé dans le cadre de ces NAO ».
L’ARS « en ordre de marche »
Franck Nivaud, directeur délégué départemental de l’ARS, réagit à la grève des cliniques. Ce mercredi, il a reçu les déléguées syndicales pour connaitre les raisons de cette mobilisation. « On suit avec attention les mouvements de grève et nous sommes en lien avec les directions pour la continuité des réquisitions afin d’assurer le service minimum. Des que le mouvement s’arrêtera, elles seront caduques. Nous avons proposé d’en mettre en place jusqu’à lundi prochain inclus afin que tout le monde ait une visibilité », confie Franck Nivaud, soulignant l’importance de maintenir un dialogue « au fil de l’eau » et lors d’épisodes « comme celui-ci ». Quant a la situation qui en découle sur le territoire, notamment celle aux urgence du centre hospitalier de Perpignan, il explique : « Ce qu’il s’est passé lundi, pour les pompiers et ambulances, c’était une conjonction de facteurs. Mais le centre hospitalier prend toutes les mesures qu’il faut. Il ne faut pas oublier qu’a Médipôle et Saint-Pierre, les urgences accueillent toujours de patients ». Mais à l’approche du pont du 1er mai, la sécurité et la communication sont de mise : « Il faut que la coopération continue avec les autres établissements, pour alléger les charges. Mais tout le monde est en ordre de marche pour une bonne prise en charge des patients ». Il n’est pour l’heure pas exclu que le « plan blanc » soit déclenché à l’hôpital de Perpignan.
L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Un vent de révolte …
C’est un fait. Depuis une quinzaine d’années, les mouvements sociaux se sont plutôt affaiblis, en France comme dans le département. Les solidarités ont reculé. Les grèves et les débrayages ont été moins nombreux. Le monde du travail, du chercheur à l’ouvrier, a peiné à se faire entendre, malgré les syndicats et le soutien de partis de gauche. Les grandes manifestations locales ont presque totalement disparu.
Les arguments patronaux et gouvernementaux selon lesquels les caisses sont vides, les impôts trop dissuasifs et les travailleurs pas assez productifs voire fainéants, ont fini par dominer le débat idéologique. La pression du chômage et la promotion culturelle de l’individualisme ont continué de faire le reste. Découragement et pessimisme. Mais…
En un mois, celui d’avril, les choses ont quelque peu changé près de chez nous. Les salariés de Cémoi, massivement, ont tenu sept jours pour la dignité et les salaires. Une vingtaine de producteurs bio -éleveurs, maraîchers, fromagers, boulangers…- viennent de se doter d’un outil efficace à Ille-sur-Têt pour organiser le circuit court nécessaire et utile. Ils ont créé une association et seront opérationnels mi-mai. Des bergers et des vachers salariés saisonniers ont créé leur syndicat CGT pour se rapprocher les uns des autres, pour être solidaires et pour construire et obtenir une convention collective. Enfin, une majorité de salariés d’Elsan (Médipôle et Saint-Pierre) était encore en grève mercredi 29 pour leur dignité, le pouvoir d’achat et des embauches, et un meilleur service sanitaire à rendre aux patients.
On a souvent l’habitude de dire qu’« une hirondelle ne fait pas le printemps »,mais quand même, elle pourrait bien y contribuer.
À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4114 – vendredi 1er mai 2026)
L’édito de Michel Marc. Un vent de révolte
Annonces
Libérez Christophe Gleizes
Focus
Le Travailleur Catalan évolue… les tarifs aussi
L’événement – Les communautés de communes
Le 1er mai c’est pour nous !
Du côté des gaziers électriciens, le responsable CGT Philippe Antico analyse
L’enseignement public méprisé. « nous portons des exigences d’intérêt commun »
Chez Cémoi, le bras de fer et le mépris
À la SNCF, ça ne va pas !
France Travail. Christelle Lara, responsable FSU dénonce le détournement de mission à France Travail
Département
Médipôle et Saint-Pierre, du Groupe Elsan. Grève massive des salariés pour la dignité, les revenus et la qualité des soins
UPTC. 1968-1978. La stratégie eurocommuniste du PCF
Coup de gueule. La bave du crapeau…
Cachez ce drapeau !
Coup de gueule. La dangereuse bêtise homophobe
Alénya. Assemblée générale de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens (CRC)
Francine Sabaté, résistante. L’hommage nécessaire
Sport
Top14. L’USAP n’ira pas en Pro D2
Culture
61ème festival du cinéma Confrontation. Cinéma du futur
Tautavel. Musiques sans frontières
Art. L’attrait du Canigou
Exposition. Jordi Barre l’enchanteur
Où sortir ?
France
Stages en entreprise. Une obligation qui peut coûter la vie
L’audiovisuel public dans le viseur des droites. Le texte du député ciottiste a été adopté en commission parlementaire
Monde
Cuba. La solidarité internationale s’intensifie
L’humeur de Jean-Marie Philibert
Le temps, les saisons, le chaud, le froid
Les cinc arques. Capitol 9(3)







