Entre 146 000 et 250 000 personnes ont manifesté contre la vie chère ce samedi, avec des incidents qui sont restés limités avec les forces de l’ordre, avant les négociations prévues ce lundi.
Moins de monde, mais plus de calme. Pour le quatrième samedi consécutif, une nouvelle journée de mobilisation sociale a réuni entre 250 000 personnes, selon l’intersyndicale de la jeunesse, et 146 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, réunies contre la vie chère et pour les réformes éducatives.
Selon les autorités, ils étaient près de 46 000 à Paris, 10 000 à Lille, 9 100 à Bordeaux, et plus de 5 000 à Montpellier ou à Marseille. La très grande partie des cortèges se sont déroulés dans le calme et les affrontements avec les forces de l’ordre sont restés très limités, principalement cantonnés aux villes ou les rassemblements avaient été interdits, comme à Lyon. Au total, la place Bauvau recensait à 18 h 232 interpellations.
Après le choc des pillages et des violences du 17 octobre, le gouvernement avait a nouveau mobilisé des effectifs très importants pour assurer le maintien de l’ordre, avec plus de 70 000 policiers et gendarmes déployés sur le terrain.
« La jeunesse aujourd’hui est encore déterminée, elle est encore en colère, elle va continuer à descendre dans les rues aujourd’hui mais aussi dès mardi prochain aux côtés des personnels de l’Éducation nationale », a déclaré Manon Moret, secrétaire générale de lUnef, en tête du cortège parisien place de la République.
« Le gouvernement procède à de l’enfumage. Aujourd’hui, on demande des actions concrètes qui ont des conséquences concrètes sur la vie des lycéens et lycéennes », estime de son côté Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne.
Nouvelle manifestation lycéenne dès ce mardi
Une intersyndicale de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et des unions syndicales régionales ont appelé dans la matinée à une nouvelle journée de mobilisation ce mardi 10 novembre.
L’autre appel à manifester, lancée par une coordination de « gilets jaunes », est resté quasiment lettre morte, quelques dizaines de manifestants seulement étant contrôlés et verbalisés place de la Concorde à Paris. Les deux responsables de cette initiative ont été placés en garde à vue pour « organisation d’une manifestation interdite ou non autorisée. »
Cet acte IV de la contestation fait suite à une journée de mobilisation importante qui a rassemblé jeudi entre 575 000 et 1,6 million de personnes, selon les décomptes du ministère de l’Intérieur et de la CGT.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira ce lundi les organisations représentatives des salariés et des employeurs pour une conférence sociale « permettant d’apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires », a annoncé Matignon.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a appelé le gouvernement à procéder à une hausse du smic et déclencher une dynamique de négociations salariales de nature à provoquer « un électrochoc » en matière de pouvoir d’achat.
L’intersyndicale se réunira à la suite de la réunion organisée par Matignon pour décider de la suite à donner à la mobilisation.
L’Indépendant, le 8 novembre 2026
