Fabrice Coudour. « L’attaque contre le « tarif agent » dans l’énergie est un contre-feu politique » (La Marseillaise)

Fabrice Coudour est secrétaire général de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT (FNME-CGT). Il analyse les raisons de la mobilisation des travailleurs des industries électriques et gazières, avec une grève, ce mardi.

La Marseillaise : Pourquoi les agents du secteur de l’énergie se mobilisent-ils ce mardi ?

Fabrice Coudour : Avant toute chose, il faut mesurer que les attaques en direction des agents, et retraités, de l’énergie sont successives depuis plusieurs années. C’est bien un ensemble d’attaques qui fait qu’aujourd’hui, la coupe est pleine. Cette année, cela se concentre sur le tarif particulier, que l’on appelle plus communément le « tarif agent ». Mais ce n’est que le dernier épisode d’une longue liste : fin de notre régime spécial lors de la réforme des retraites de 2023, puis des attaques sur notre caisse de retraite à la fin de l’année dernière, mais aussi contre la gestion de nos œuvres et actions sociales… Pendant plus d’une année, nous avons aussi eu d’âpres négociations autour de notre grille salariale, qui commence en dessous du Smic ! Et la dernière en date, l’attaque de cet été, contre notre tarif agent.

La Marseillaise : Concrètement, qu’entend faire le gouvernement concernant le tarif agent ?

Fabrice Coudour : L’attaque prend deux formes : la première vient avec un rapport de la Cour des comptes en direction des ressources humaines d’EDF, avec treize recommandations en son sein, dont une sur le tarif agent et qui pointe une soi-disant fiscalisation incorrecte. La seconde est une injonction de la procureure de la Cour des comptes en direction du directeur de la Sécurité sociale, toujours sur le tarif agent. C’est une procédure juridique, un processus légal, qui concerne l’ensemble du secteur et qui implique une réponse du directeur de la Sécu. On voit bien là qu’on est sur deux attaques coordonnées, qui s’appuient l’une sur l’autre. Ce tarif est bien plus qu’un totem du statut des travailleurs des industries électriques et gazières.

La Marseillaise : En quoi cette attaque ne passe pas pour les travailleurs du secteur ?

Fabrice Coudour : C’est une attaque politique : c’est contre notre contrat social, contre notre statut. Ce tarif particulier fait partie intégrante de notre contrat de travail, il est déjà fiscalisé. C’est aussi un élément de rémunération alors que nos salaires sont en dessous de ceux de nos homologues du privé. Il faut mettre ça au regard des contraintes de notre travail : les astreintes, les 3×8, les heures supplémentaires… Les électriciens et gaziers sont sur le terrain, pour remettre en état le réseau lorsqu’il y a des tempêtes, la canicule, des inondations. Sur les incendies, ce sont les agents de l’énergie qui arrivent les premiers après les pompiers. Tous les jours de l’année, ce sont eux qui assurent le service public de l’énergie, 24 heures sur 24. Ce tarif agent est donc une juste reconnaissance au regard de cela. Surtout, cet « avantage » ne représente rien sur les factures des usagers, moins d’1 %. Supprimer le tarif agent ne fera pas baisser les factures d’énergie des Français. Par contre, le gouvernement et ses chiens de garde ne parlent jamais de l’irrégularité des règles fiscales sur les factures. Je rappelle que toutes les factures, depuis un an, sont taxées à 20 % de TVA, alors même que les biens de première nécessité doivent être taxés à 5,5 %, selon le Code des impôts. On pourrait aussi rappeler qu’en 25 ans, on a atteint 100 milliards de dividendes versés aux actionnaires dans les entreprises du secteur… Cette attaque est en réalité un contre-feu politique.

La Marseillaise : Vous utilisez le terme de « contre-feu politique ». Pourquoi ?

Fabrice Coudour : Car cela participe à une division des travailleurs entre eux, à agiter l’opinion publique et détourne des vrais sujets. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur le fait que la transition énergétique et écologique sont des enjeux majeurs. Il y a donc une nécessité de filières, d’emplois et donc de recrutements pour faire face à ces enjeux. Mais avec quelle attractivité va-t-on attirer de nouveaux travailleurs s’ils rabotent tous nos conquis sociaux, qui sont des éléments d’attractivité ? Je le répète, nous avons une grille de salaires qui débute en dessous du Smic. C’est un contre-feu car ils tapent toujours en bas de l’échelle, tout en fermant les yeux sur les aides publiques aux grandes entreprises, de 211 milliards. Alors que les travailleurs de l’énergie, et la FNME-CGT en tête, ont toujours défendu la baisse des factures pour les usagers. En réalité, nous faisons partie des corporations à abattre, comme les cheminots l’ont été précédemment.

Entretien réalisé par Amaury Baqué (La Marseillaise, le 15 septembre 2026)

Le grand défi de l’eau

Février 2026, photos, reportages télé, montraient villes, villages, zones industrielles submergées, des milliers de Km2 de terres agricoles inondées. Juin, juillet, août avec canicule sècheresse et incendies monstrueux. Les prophètes de mauvais augure professant sur les médias en ont fait, tels les chevaliers de l’apocalypse, leur raison de vivre, leur fond de commerce du malheur. Un hydrologue, Eric Servat, lui, a écrit un livre, « Le Grand défi de l’eau »(*) à l’opposé des prophètes du malheur. C’est un plaidoyer pour la raison, l’espoir et l’action : non, la nouvelle donne du climat n’est pas la fin du monde.

Car depuis l’apparition de la Terre, l’eau et son volume n’ont pas changé. Chaque molécule ou verre d’eau que nous buvons est la même eau que buvaient les dinosaures il y a 100 millions d’années. Cette eau en constante circulation va de la mer aux nuages, retombe, s’évapore va créer, la calotte de l’Antarctique… change d’état, liquide, gazeuse, solide, salée ou douce.

Sa gestion est compliquée, car 97,2 % est salée. N’existe que 2,8 % d’eau douce, dont 60 % stockés dans l’ Antarctique. C’est de la part résiduelle, 0,8 %, que dépend l’existence du vivant. De plus, sa répartition n’est pas équitable, 9 pays se partagent 60 % de « l’eau douce liquide ».

L’auteur n’élude aucun sujet, des « bassines » à la nécessité de désimperméabiliser les villes pour en faire des « éponges », « conserver l’eau pour se nourrir » alors que l’irrigation ne touche que 6,8 % de la surface agricole, ou « transporter l’eau », du Rhône vers 3 départements d’Occitanie. Bien mesurer le retard avec 4,7 % du « flux » annuel (pluies/neige) stocké en France, contre presque 50 % en Espagne qui, du coup, fournit fruits et légumes ; les questions géopolitiques ; sanitaires ; … ce que le consommateur paie c’est le service autour de l’eau.

(*) Le grand défi de l’eau, Eric Servat, Harper édition, 18,90 €

L’édito du webzine. L’urgence sociale, une bataille à gagner

La Fête de l’Humanité sert, une fois de plus, de caisse de résonance aux combats des communistes. Samedi après-midi, devant des millier de personnes, Fabien Roussel a martelé un message clair : « l’urgence sociale doit devenir le cœur du débat public ».

Alors que les Français suffoquent sous le poids des prix de l’essence et des inégalités criantes, le secrétaire national du PCF ne se contente pas de dénoncer, il propose. Et ses propositions claquent comme des coups de poing : nationalisation-sanction de Total, baisse immédiate de 40 centimes par litre, le tout accompagnée d’une mobilisation populaire pour forcer le gouvernement à agir.

Face à un Patrick Pouyanné dont le groupe Total engrange des bénéfices records entre 17 et 20 milliards d’euros tandis que les automobilistes peinent à faire le plein, la colère du candidat communiste est palpable. « Pourquoi le litre est-il moins cher en Outre-Mer ? Parce que les préfets y fixent les prix », lance-t-il, interpellant directement Sébastien Lecornu. Sa solution ? Passer à l’action : mobiliser les citoyens les 15 septembre, 29 septembre et 17 octobre pour exiger des résultats concrets, pas des promesses creuses.

Un candidat à l’offensive

Le candidat communiste à l’élection présidentielle ne s’arrête pas là. Il fustige la TVA « sociale », qu’il qualifie d’« arnaque », un projet de société qui, selon lui, cherche à remplacer la Carte Vitale par l’American Express. « Supprimer des cotisations pour augmenter la TVA, c’est donner d’une main pour reprendre de l’autre », tonne-t-il. Son plan climat, lui, s’attaque aux inégalités environnementales : « La canicule, c’est une violence de classe ». Les 8 000 morts de 2026 ne sont pas des riches, protégés dans leurs palaces climatisés. La transition écologique doit rimer avec justice sociale.

Sur la scène internationale, Fabien Roussel assume ses divergences avec ceux qui s’alignent sur l’OTAN et les États-Unis. Lui, prône la paix et le respect du droit international, refusant de voir la France s’enfermer dans une logique de conflits coûteux.

Enfin, Fabien Roussel trace sa route pour 2027 : élargir le socle de la gauche, convaincre les abstentionnistes et les déçus, et surtout, battre l’extrême droite. « Chaque fois que la gauche a frôlé les 50 % au premier tour, elle s’est qualifiée. », lance-t-il, déterminé à faire de cette campagne une fenêtre d’espoir. Mais beaucoup de travail reste à faire, l’ensemble de la gauche aujourd’hui mesure à peine 35 %. Cette campagne doit être un véritable soulèvement populaire.

Dominique Gerbault

L’actu de la CGT (n° du 11 septembre 2026)

Appel à la grève le 29 septembre
Urgences sociales et environnementales : revendiquer et se mobiliser pour gagner.
Le 29 septembre : pour nos services publics et l’augmentation des salaires, grande journée de grève et de manifestations intersyndicales des pompiers, hospitaliers, enseignant·es et de toutes celles et ceux qui assurent des missions de services publics.
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Actualités

La CGT à la Fête de l’Huma : trois jours pour débattre et se syndiquer
Rendez-vous incontournable de la rentrée sociale, la Fête de l’Humanité se tiendra du 11 au 13 septembre au Plessis-Pâté (91). Pendant trois jours, la CGT sera au cœur des débats pour porter ses propositions, échanger avec les salarié·es et mettre en discussion les alternatives à construire face aux politiques d’austérité et à l’extrême droite.
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Henri Krasucki : résister, s’organiser, rassembler
À l’occasion de la parution du témoignage inédit d’Henri Krasucki, « Nous voulions vivre mais pas à n’importe quel prix : De Belleville à Auschwitz », Sophie Binet était l’invitée de France Culture aux côtés de l’historien Denis Peschanski.
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Appels aux marches du 26 septembre pour la paix et le climat
Appel intersyndical CGT – FSU – Solidaires aux marches pour la paix du 26 septembre et déclaration commune du Collectif national des Marches pour la Paix et du Collectif national des citoyens·nes pour le climat et la paix.
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1936-2026 : 90 ans de congés payés, et maintenant ?
En 2026, nous célébrons les 90 ans des congés payés et les 80 ans de la création des comités d’entreprise. Le 1er octobre, la CGT propose une journée de débats pour revenir sur cette histoire, mais surtout pour interroger les droits d’aujourd’hui et imaginer ceux de demain.
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Combien nous coûte l’inaction climatique ?
L’été 2026 le confirme : le dérèglement climatique n’est pas seulement une menace pour demain. Ses conséquences sont déjà là et la facture se chiffre en milliards d’euros. Jusqu’à quand continuerons-nous à réparer plutôt qu’à anticiper ?
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Communiqués de presse

Égalité salariale : projet de loi sur la directive transparence des rémunérations au conseil des ministres – fausse égalité et vrai cadeau au patronat
Jeudi 10 septembre, le projet de loi transposant la directive européenne sur la transparence salariale a été présenté en Conseil des ministres. Après des mois de concertations, un retard important de la transposition puisqu’elle aurait dû intervenir dès le mois de juin 2026, le projet de loi soumis est lacunaire…
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Risques professionnels : 1 331 morts, des arrêts en hausse, des maladies psychiques qui explosent !
L’Assurance Maladie vient de publier ses statistiques annuelles sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Les chiffres 2025 dressent un tableau préoccupant…
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Projet de Loi sur la modernisation de la sécurité civile : Le compte n’y est pas, la colère des pompiers et agent·es SDIS reste intacte !
Le 8 septembre, les organisations syndicales représentatives des agent·es des SDIS et des pompiers (Service Départemental d’Incendie et de Secours) ont été reçues par le ministre de l’Intérieur dans le cadre de la présentation du projet de Loi sur la modernisation de la sécurité civile.
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SOS Contractuel·les dans la fonction publique : ensemble pour vos droits
Vous êtes contractuel·le dans la fonction publique et vous avez une question sur vos droits ? Avec SOS Contractuel·les, la CGT vous permet d’être mis·e en contact avec des militantes et militants pour vous informer sur vos droits, vous accompagner dans vos démarches.
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L’édito du webzine. Quand le capitalisme asphyxie l’économie française

L’économie française étouffe. Derrière la vitrine des géants du CAC 40, c’est tout un tissu productif qui se meurt, écrasé entre l’hégémonie américaine et la puissance chinoise.

Les entreprises, exsangues, ne tiennent debout que grâce à l’oxygène artificiel de l’État : 211 milliards d’euros d’aides publiques par an. Ce chiffre vertigineux tombe dans les poches des actionnaires. Ce déclin n’est pas une fatalité mais un crime économique.

Des décennies de désindustrialisation, de délocalisations sauvages, de financiarisation à outrance : entre 1981 et 2000, les dividendes des grandes sociétés ont triplé, tandis que l’investissement productif fondait comme neige au soleil. Pendant que l’Allemagne, maintenait son industrie à 22,8 % de sa valeur ajoutée, celle de la France chutait de 16,2 % à 11,2 %. L’excédent commercial allemand a été multiplié par six, quand le déficit français s’est creusé jusqu’à -64,9 milliards d’euros en 2025.

Qui paie la facture ? Les travailleurs, les chômeurs, les services publics. Moins de production, c’est moins d’emplois, moins de recettes fiscales, plus de dépenses sociales… et une dette qui explose : 3 536 milliards d’euros, avec une charge annuelle équivalente au budget de l’Éducation nationale !

Le coup de force des patrons

Pour restaurer leur compétitivité, les patrons n’ont qu’une recette : comprimer les salaires, rogner sur les cotisations, démanteler la protection sociale. Faute d’avoir misé sur l’innovation, ils préfèrent la prédation. Et quand la résistance sociale se dresse –comme contre la réforme des retraites en 2023–, une partie du patronat rêve ouvertement d’un pouvoir fort, capable d’imposer ses réformes dans le sang.

C’est là que le Rassemblement National entre en scène. Jordan Bardella a opéré un virage idéologique en règle : exit les accents sociaux du RN d’antan, place au libéralisme le plus dur avec la baisse des impôts pour les riches, la réduction drastique des dépenses publiques, la suppression des « contraintes » administratives. Autant de mesures qui, une fois de plus, frapperont les plus fragiles. Marine Le Pen aurait préféré continuer d’avancer masquée en vue de la prochaine présidentielle pour mieux tromper ceux qui souffrent.

La France de demain sera-t-elle celle de la résistance populaire ou celle de la soumission aux lois du profit ? Les communistes, lors de leur 40e congrès ont proposé une candidature communiste pour la présidentielle de 2027. Fabien Roussel, seul candidat déclaré, s’engage aux côtés du monde du travail et des catégories populaires pour défendre les droits et exigences du monde du travail, défendre le développement des services publics, défendre des exigences de paix, porter une politique de reconquête industrielle, des exigences écologiques ambitieuses, exiger la démocratie dans le cadre d’une République débarrassée du présidentialisme. Les idées communistes prendront toute leur place dans le débat public pour mener cette résistance populaire.

Dominique Gerbault

L’actu de la CGT (n° du 4 septembre 2026)

Canicule : les résultats de l’enquête CGT
Épuisement, risques d’accident, manque de mesures de prévention… Plus de 11 000 travailleur·ses ont répondu, cet été, à l’enquête lancée par la CGT sur leurs conditions de travail pendant les fortes chaleurs.
Ce premier bilan est sans appel : les mesures prises pour protéger les salarié·es face à la canicule ont été largement insuffisantes.
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SOS Contractuel·les dans la fonction publique : ensemble pour vos droits
Vous êtes contractuel·le dans la fonction publique et vous avez une question sur votre CDD ou CDI, votre salaire, le renouvellement de votre contrat, vos congés ou vos conditions de travail ? Avec SOS Contractuel·les, la CGT vous permet d’être mis·e en contact avec des militantes et militants pour vous informer sur vos droits, vous accompagner dans vos démarches
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Actualités

Le 8 septembre 2026 on demande des comptes à Bercy !
Le mardi 8 septembre, à partir de 16h, rendez vous au village CGT des services publics et de la Fonction Publique à Bercy ! Meetings, échanges, musique…
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La CGT mobilisée pour une loi intégrale et un budget intégral contre les VSS !
Participez aux rassemblements et manifestations qui reprennent en septembre sur tout le territoire, en particulier les lundis, et interpellez vos député·es pour que soient votés une loi intégrale et un budget intégral !
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Communiqué de presse

L’État va-t-il signer l’arrêt de mort de Fibre Excellence ?
Les délais de dépôt des offres de reprise de l’usine Fibre Excellence de St-Gaudens arrivent à échéance. Malgré l’absence de réponse de l’État sur le projet Combat, la détermination des salarié·es, des élu·es territoriaux et de la CGT a permis la construction d’un nouveau dossier. Celui-ci, porté par la Région Occitanie avec le soutien des salarié·es en lutte et de la CGT, est justement en cours de finalisation. Mais du temps est encore nécessaire pour achever ce travail et réunir toutes les conditions pour mener à bien le processus de reprise.
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« C’est la rentrée du déclassement pour les travailleurs et les travailleuses »
Salaires, droits sociaux, super profits, inflation, services publics, retraites, budget de l’État… Sophie Binet était l’invitée des 4V, annonçant de nombreuses mobilisations en septembre, notamment le 29 septembre, un appel à la grève pour les salaires et les services publics.
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Colloque. 90 ans des congés payés, 80 ans des CE/CSE : des conquêtes d’hier aux droits de demain
En 2026, nous célébrons les 90 ans des congés payés et les 80 ans de la création des comités d’entreprise. Le 1er octobre, la CGT propose une journée de débats pour revenir sur cette histoire, mais surtout pour interroger les droits d’aujourd’hui et imaginer ceux de demain.
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Urgences sociales et environnementales : revendiquer et se mobiliser pour gagner
Le 29 septembre : pour nos services publics et l’augmentation des salaires, grande journée de grève et de manifestations intersyndicales des pompiers, hospitaliers, enseignant·es et de toutes celles et ceux qui assurent des missions de services publics.
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