L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Hésitations et scrupules

Cet édito aurait dû évoquer la fête de notre journal. En toute logique. Trois pages y sont d’ailleurs consacrées, tant la richesse de ce qui s’y est passé est à mettre à l’honneur. Mais là, coup sur coup, une double actualité aussi affligeante qu’inquiétante s’impose.

La première actualité est celle de la canicule durable et de ses incendies associés dans le département et ailleurs. J’écoutais il y a deux ou trois jours, le cri de colère d’un éleveur de cochons de la plaine, du côté de Néfiach.

Il disait sa colère, son inquiétude, son soutien à ceux déjà touchés par les flammes et qui ont tout perdu. Tentant lui-même de gérer au mieux le phénomène destructeur dans son exploitation, nuits et jours, il accusait et disait à peu près ceci : « c’est des avions qu’il nous faut, en plus grand nombre. Au lieu d’abonder par milliards les financements pour le réarmement de la France, en mettre quelques-uns pour des équipements aéroportés supplémentaires qui, s’ils avaient été disponibles, auraient assurément réduit rapidement l’étalement de l’incendie à sa plus simple expression ». Qu’il entende notre solidarité sans faille.

Nicolas Garcia, dans un texte public « Gueule de bois », écrivait ceci : « Lutter contre les incendies difficiles à contrôler, les sécheresses, les canicules… nécessitera des investissements colossaux pour l’adaptation et dans le même temps il faut investir massivement dans la prévention c’est à dire la lutte contre ces bouleversements climatiques et le réchauffement qui va avec. En résumé acheter des camions de pompiers, des Canadairs, travailler les questions de l’eau et végétaliser, s’occuper des friches et de la forêt » et fustigeait les budgets militaires et le laxisme fiscal en rapport avec les ultrariches. Tout est dit. Saluons, malgré tout, l’immense élan solidaire spontané qu’il s’agira, dans les jours qui viennent, de bien organiser pour qu’il puisse agir en pleine puissance.

La deuxième, qui n’est pas sans importance, concerne le RN. Deux « coupables de détournements d’argent public », Marine Le Pen et Louis Aliot, restent qualifiés dans le jeu politique dit « républicain », et ils font les marioles.

Consternant et triste !

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