À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4134 – vendredi 16 octobre 2026)

L’édito de René Granmont. La lutte continue…
Matinée de réflexion sur le Travailleur Catalan et repas solidaire

Focus

Mobilisations. Un mouvement qui s’élargit
Interview

Événement

La pauvreté en France
Secours catholique. Une aide financière, un accompagnement
Secours catholique. Caritas France
Une jeunesse plongée dans la précarité
La banque alimentaire
Dans les Pyrénées-Orientales
Alénya. Au palmier solidaire
Secours populaire français. La solidarité en action
UNCAS. Le cri d’alarme des centres communaux d’action sociale
Restos du cœur. Plus de 160 000 repas servis !
PCF 66. Mettre le capital à la diète

Département

Incendie 2026. Un débriefing accablant
Coup de gueule. Hypocrisie
Fonction publique. La CGT 66 en ordre de marche
Une manifestation sereine mais déterminée
Raphaël Gluskman vainqueur de la primaire de la gauche social-démocrate

Sport

Top 14. Le sac de gemecs vannetais endort l’USAP

Culture

Où sortir ?
Hommage. Michèle Audin, une surdouée
Alénya. Le phénomène OSAR
Exposition. Tichadou et son Bestiaire
Ciné. Justin le Juste
Amis d’Alain Marinaro. Parfum de Russie
Mémorial. Une mémoire vivante

France

Santé. Pesticides à vie ?

Monde

Espagne. Le coup de poker de Pedro Sànchez

Histoire

Idées. Et les Lumières, à nouveau, furent… avec Léa Ypi

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L’édito du Travailleur Catalan par René Granmont. La jeunesse em… le Rassemblement national !

Jusqu’à maintenant, le traitement réservé par le gouvernement à des jeunes qui demandent simplement de vivre et étudier dignement a été la répression brutale. Car lorsque des heurts se produisent entre policiers et manifestants, c’est l’État qui définit le niveau de la violence ! Et le gouvernement Lecornu a délibérément choisi d’étouffer dans l’œuf la mobilisation des lycéens et des étudiants en créant les conditions d’un étalage de la violence… bien aidé en cela par des médias bien plus friands de feux de poubelles que de débats sur la validité des revendications de la jeunesse.

Pourtant, la grande majorité des lycéennes et lycéens qui étaient dans la rue mardi, accompagnés par des enseignants, des parents, des militants syndicaux, ont démontré leur sens des responsabilités. Il suffisait, pour s’en convaincre de lire les multiples pancartes qui étaient brandies et réclamaient, parfois avec humour, des professeurs supplémentaires, des moyens humains, des classes moins surchargées, des établissements moins vétustes,…

Loin d’être aveuglés par une légitime colère, ils ont clamé haut et fort que « la jeunesse em…. le Rassemblement national ! » Car ils ont bien compris qu’il n’y avait rien de bon à attendre de ce côté-là.

Rien de bon pour la liberté d’expression et de création comme le prouve la décision du maire d’Elne ou les éructations de celui de Carcassonne. Rien de bon au niveau économique et social comme le prouve le contre-budget présenté par Marine Le Pen. Non seulement, rien ne changerait si, par malheur, elle entrait à l’Elysée, mais ce serait pire. Elle propose une austérité record de 140 milliards d’euros pour 2032. Et, comme elle se refuse totalement de toucher aux privilèges des ultra-riches et des entreprises du CAC 40, il faudra imposer une cure drastique à tous les autres. Par exemple en baissant, en 2031, de plus de 36 milliards le budget de la Sécurité
sociale, à coups de déremboursements, de cure d’amaigrissement de l’hôpital public. Ou encore en frappant fort le logement social et ses locataires… C’est-à-dire, pour parler clair en aggravant encore plus, si c’est possible, la politique d’Emmanuel Macron.

Non, la jeunesse n’a vraiment rien de bon à attendre d’un parti qui plonge ses racines dans la vieille droite pétainiste –est-il nécessaire de rappeler que ce sont d’anciens Waffen-SS qui ont porté le Front national sur les fonts baptismaux ?– Donc antisémite aussi comme viennent de le révéler les messages de son président, qui garde néanmoins toute la confiance de la cheffe du RN.

À l’heure où ces lignes sont écrites, nul ne sait quelle sera la suite de la lutte des étudiants et des lycéens. Mais il reste une certitude : l’irruption de cette jeunesse dans la vie politique du pays peut laisser espérer un futur moins sombre que ce que les augures laissaient entrevoir…

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4133 – vendredi 9 octobre 2026)

L’édito de René Granmont. La jeunesse em… le Rassemblement national
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Trop c’est trop !
Nous recrutons

Focus

Budget. Une injuste potion amère
Les 54 milliards de la honte
L’exécutif agite la menace de la « paralysie »

Événement

Une démonstration de force
Les mille et une bonnes raisons des lycéens en lutte
Paroles de jeunes communistes
Paroles de lycéennes et lycéens…
Témoignages. « Nous devons être plus que des sentinelles ! »
Nos jeunes sont en première ligne

Département

Elne. Forte mobilisation pour le cinéma René Vautier
IVG. Un droit à défendre
Le P.O.T. Rando’ Club vous propose. Dimanche, le 11 octobre 2026 – le Puig de Sant Cristau

Sport

Top 14. L’USAP, l’enflammable

Culture

Arts plastiques. Sortir du tableau
L’Archipel. Les Saisons par la Malandain ballet de Biarritz
Conférence Michèle Audin
Où sortir ?
Le Boulou. Dolors Rusińol Masramon à l’Espace des arts
Livre. L’Agly, un fleuve fantôme

France

Pompiers en colère…

Monde

Présidentielle au Brésil. Douche froide pour la gauche

Histoire

Dira-t-on que l’histoire se répète ?

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Prendre conscience

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L’éditorial du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet. Le RN entre au Sénat par la grande porte… Cherchez l’erreur !

Les élections sénatoriales du 27 septembre ont renouvelé 178 sièges au Palais du Luxembourg.

Pour le groupe Communiste Républicain Citoyen Écologiste – Kanaky (CRCE-K), le scrutin permet de conserver les quatre sièges remis en jeu. Marie-Claude Varaillas, Céline Brulin, Gérard Lahellec et Jérémy Bacchi sont réélus. Le groupe maintient ainsi ses dix-huit élus, et c’est heureux…

Mais derrière cette stabilité se dessine une réalité politique qui interroge : l’irruption du Rassemblement national au Sénat.

Pour la première fois de son histoire, le RN y constitue son propre groupe. De quoi lui donner les moyens d’avancer ses pions au Sénat, en multipliant les passerelles avec la droite et en tentant de rebattre les cartes du paysage politique à son avantage. Vive préoccupation au sein du groupe CRCE-K. « Tout le monde sous-estime ce que représente l’arrivée de l’extrême droite au Sénat », s’inquiète Cécile Cukierman présidente du groupe. « Nous les combattrons, pied à pied, sur le fond, comme nous le faisons dans l’ensemble des collectivités où nous sommes élus. »

Cet événement ne saurait être considéré comme un simple épisode électoral. À sept mois de l’élection présidentielle, il traduit de manière inquiétante une progression de l’implantation territoriale du RN. Dans plusieurs départements, notamment les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et le Vaucluse, ses résultats en témoignent.

Cette intrusion du RN au Sénat questionne notre société et salit notre Histoire. Le parti d’extrême droite ne se contente pas de progresser dans les urnes : il s’installe durablement dans les institutions de la République. À quel moment la légitimité devient-elle immorale ?

Une autre question se pose désormais avec acuité : jusqu’où ira la porosité entre l’extrême droite et une partie de la droite sénatoriale ? Chaque rapprochement, chaque convergence, chaque compromis sera scruté avec la plus grande vigilance. Pas de complaisance. Pas de d’arrangement. La bataille parlementaire qui s’annonce devra être celle du refus de la banalisation. Le refus de nous laisser anesthésier par cette imposture…

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4132 – vendredi 2 octobre 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Le RN entre au Sénat par la grande porte… Cherchez l’erreur !
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Nous recrutons
Avortement. Les femmes décident

Dossier – PISA, École en crise

Le signal d’alarme
La France occupe la 27e place du classement
Les inégalités sociales persistent en France
Le manque de moyens pèse sur les résultats des élèves français
Favoriser le réussite dans un monde en évolution
PISA pointe les facteurs favorables à la réussite
École en faillite. Les causes du naufrage
Les politiques et les syndicats accusent
Les chiffres du mal-être
Propositions du PCF. De la Maternelle à l’Université, une récolution de l’éducation et des connaissances

Département

Culture de Paix. Solidarité avec la Palestine
Culture de Paix. La sardane d’abord !
Culture de Paix. Chaîne Humaine
Culture de Paix. Une manifestation « Climat » dynamique à Perpignan
La Région et l’Éducation. « Pour l’égalité des chances »
Perpignan, conseil municipal. Fiter et Blanc, deux voix de l’opposition qui ont tenu le débat
« Brico Dépôt » Claira. La grève suivi par la moitié des salariés
Cinéma Vautier à Elne. Quand j’entends le mot culture…
Manif Perpignan. Les fonctionnaires dans la rue

Sport

Top 14. L’USAP n’a pas œuvré en… vin

Culture

Où sortir ?
Création. C’est MON arbre
El Médiator-Archipel. Au service des artistes, des publics et du territoire
Rentrée culturel. Théâtre aux croisements : une belle entreprise
Festival LGBT+. Et alors ?!

Monde

Organisation des Nations Unies. Un retour de la loi de la jungle

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L’édito du TC par Nicole Gaspon. Rendez-vous le 29 septembre

En cette rentrée, les Françaises et les Français ne sont pas à la noce. Inflation galopante, prix délirants des carburants… Pour trop de familles, se déplacer, se nourrir, se vêtir, équiper son logement, devient un exercice d’équilibriste. Rien cependant pour inciter le gouvernement à bloquer les prix à la pompe et encore moins à mettre à contribution les distributeurs et les raffineurs.

Les superprofits indécents des compagnies pétrolières complètent le tableau.

Après un été particulièrement éprouvant entre canicule et incendies, cela fait beaucoup.

Ce ne sont pas les annonces du Premier ministre en vue du prochain budget qui vont redonner le moral. Notre peuple est invité à « se serrer la ceinture », air connu ! Un effort de 54 milliards. Sont particulièrement dans le collimateur les retraités, mais aussi les salaires, les services publics, la sécurité sociale…

Comme de bien entendu en temps macroniste, les gros revenus sont épargnés et aucune annonce à propos des sommes colossales versées aux entreprises sans contrôle. En revanche, on apprend par exemple que l’allocation de rentrée scolaire va être amputée de de 600 millions d’euros.

Dans le pays, la colère monte, on voit le désespoir des pêcheurs, des agriculteurs, les automobilistes à bout, on parle du retour des gilets jaunes. Cette colère est juste et nécessaire, elle doit se traduire dans l’action et la mobilisation, à l’instar des pêcheurs.

Dans ce contexte, la journée de grève de la fonction publique le mardi 29 septembre tombe à pic. L’intersyndicale y appelle, pour les salaires, les pensions, les conditions de travail et, au-delà, pour la défense des services publics aussi nécessaires que malmenés. Un mot d’ordre qui concerne l’ensemble de nos concitoyens.

Aussi faut-il souhaiter que ce 29 septembre ne soit qu’un début.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4131 – vendredi 25 septembre 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. Rendez-vous le 29 septembre
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Liberté pour Christophe Gleizes

Focus

Répression antisyndicale. Préoccupante augmentation des poursuites dans les Pyrénées-Orientales

Événement – La colère sociale

Crise. Quel avenir pour la pêche méditerranéenne
Carburants : la hausse
La dette. L’épouvantail utile
L’actu vue par Delgé

Département

Fête de L’Humanité. Témoignages des bâtisseurs du stand des P.-O.
Municipales Perpignan. Quand Agnès Langevine tire contre son propre camps
Perpignan. Mobilisés contre le permis de tuer
Conférence. « 1940-1945 : résister par l’art et la littérature, de la Résistance choisie à la lutte enchaînée »
Fichez-nous LA PAIX ! Une exposition militante
Le P.O.T. Rando’ Club vous propose. Dimanche 27 septembre 2026 – Lamanère : les mas du Taix

Sport

Top 14. Le fantôme USAP vous salue bien

Culture

Alénya. Vingt-sixième édition des « Vendange d’octobre »
Où sortir ?
Jean Vigo. Continuité et renouvellement
Archipel. Manu et ses fleurs
Belle et rebelle !
Cabestany. Une nouvelle saison culturelle
Thuir. Le presse papier, librairie salon de thé

France

Logement. La démagogie xénophobe de Marine Le Pen
SCOP-TI. La lutte eemplaire des Fralib
Radio. Les personnels interdisent à France-Inter de se coucher devant l’extrême droite

L’humeur de Jean-Marie Philibert

De L’humeur

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L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Maintenant, ça suffit et ça se voit

Le capitalisme ne semble plus être la fin de l’histoire. C’est nouveau. Il est aujourd’hui identifié et contesté. Les dégâts qu’il engendre touchent l’ensemble des domaines de la vie. L’environnement, la vie domestique, la dignité, l’agriculture, la santé, l’éducation la culture et la paix. La vie quoi. Les inégalités gagnent du terrain, partout, et les proportions atteintes par ces écarts sociaux et entre les nations insultent la plus élémentaire morale des hommes. Il n’est donc plus, dans les esprits, la fin de l’histoire mais il bouge encore, dangereusement, et il fait la guerre.

La question est posée en grand, à tous, en France et dans le monde. Peut-on faire autrement ? François Lenglet, grand journaliste économique devant l’éternel sur les chaînes info, a bien tenté, mardi 15, à la lecture du classement mondial des pays en termes de dividendes versés aux actionnaires publié dans le monde, d’éclairer la deuxième place de la France ! Il s’est quasiment noyé en direct, le visage crispé. Ses contorsions intellectuelles n’y pouvaient rien. La France est bien deuxième ! Loin devant ses concurrents directs, dont l’Allemagne. Comment l’expliquer ? Des dizaines de milliards prélevés sur les richesses produites, une prédation devenue insupportable.

Ne pas attendre. Cette idée gagne du terrain. Et d’ailleurs, attendre quoi ? Partout où cela est possible, les exigences populaires doivent être portées. Fabien Roussel en a fait l’axe central de son discours et de sa campagne. La reconquête idéologique, partagée, est devenue urgente. Sauver la protection sociale, nationaliser et relocaliser les productions utiles, loger correctement l’ensemble des citoyens, augmenter les salaires, faire vivre la démocratie dans les grandes entreprises, réformer et consolider une fiscalité juste, répondre aux besoins sociaux. Bref, ne rien laisser de côté pour que chacun puisse simplement VIVRE.

Mardi 29, en France et à Perpignan, les agents publics se mettront en mouvement. En octobre, d’autres manifestations s’annoncent. Le journal y sera !

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4130 – vendredi 18 septembre 2026)

L’édito de Michel Marc. Maintenant, àa suffit et ça se voit
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Dossier – Fête de l’Huma

L’Huma ! L’humanité rassemblé. La Fête de l’Huma, la fête de l’espoir
Un Fabien Roussel offensif
La diversité, une force pour agir
Libres témoignages, spontanés, rapides des camarades et amis catalans, bâtisseurs de la fête et du stand des P.-O.

Département

Transports Rail en Région Occitanie. Un bilan positif et quelques perspectives
Référendum. On conserve le nom Pyrénées-Orientales
Cultures de Paix. Dix jours pour la paix dans le département
Train jaune. Deux conducteurs convoqués pour des sanctions
Conflent-Canigó. On se bouge pour la santé et on recrute !
Les gaziers et électriciens en grève ce lundi 15 septembre. Leur statut lourdement attaqué
Agriculture et crise. Deux exemples signifiants dans le Fenouillèdes
À Maury, à la cave coopérative

Sport

USAP. Cantem més fort

Culture

Jazzèbre. Musiques nomades
Où sortir ?
Mémorial de Rivesaltes. Visite théâtralisée et lancement de saison
Exposition. Quand l’homme rjoint sa part animale
Petit duos : la guitare mise en valeur

France

La France s’enfonce dans la pauvreté
Journée de grève et de mobilisation. Les fonctionnaires se rebiffent le mardi 29 septembre

Monde

Cuba à la Fête de l’Humanité. Une solidarité active, indéfectible à faire grandir
Israël. Netanyahou savait !

L’humeur de Jean-Marie Philibert

STOP aux atermoiements et au laisser faire

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L’édito du TC par René Granmont. La Fête pour faire face à la menace

Le résultat, même attendu, fait mal et dépasse même ce qui était prévu. Avec 44 %, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne, l’AfD, a remporté haut la main les élections au parlement du Land de Saxe-Anhalt. En premier lieu, le choc tient au fait que c’est la première fois depuis la chute du Reich en 1945 qu’un parti s’inspirant ouvertement de l’idéologie nazie va probablement s’emparer du pouvoir dans un Land. En première analyse, il est clair que cette victoire de l’AFD est le fruit d’une réunification qui, après la chute du mur en 1989, n’a absolument pas profité à la plupart des habitants de l’ancienne RDA. Ces résultats tiennent à la fois au sentiment des citoyens de l’Est d’être les laissés pour compte, se cumulant à l’insatisfaction de l’ensemble des Allemands à l’égard des politiques antisociales menées tant par le SPD que par la CDU. Surtout, l’Afd a utilisé les deux armes complémentaires employées par les extrêmes droites et les néofascistes dans tous les pays, de l’Allemagne à la Hongrie, de la France aux Etats-Unis : la dénonciation de l’immigration et la démagogie identitaire, ces instruments de destruction massive des solidarités, de la conscience de classe, de la tolérance et de l’accueil, y compris en programmant des formes de retour à un passé fantasmé. Primaire, simpliste, bourré de contre-vérités, … mais efficace.

Un idéologue de la période nazie, Carl Schmitt, avait érigé en principe de la politique le fait de désigner un ennemi et s’il n’existait pas, de le fabriquer. C’est bien ce qu’a fait l’AfD avec l’immigration. Comme le fait en France Marine Le Pen avec sa proposition d’interdire le port du voile dans l’espace public. Proposition incendiaire, inconstitutionnelle, mais le meilleur moyen de ne rien dire des politiques antisociales et de division des peuples qu’appelle aujourd’hui le capital.

Certes, le Land de Saxe-Anhalt est un petit territoire au regard du monde, mais les figures de l’extrême droite ne s’y sont pas trompées qui, de la Maison Blanche à l’Italie et à la péninsule ibérique, ont salué partout dans le monde le succès de leurs partenaires allemands en Saxe-Anhalt. Les nouveaux fascistes se congratulent. Nous sommes en état d’alerte majeure.

Ce weekend, des centaines de milliers de citoyennes et citoyens vont participer à la Fête de l’Humanité. La résistance face à la marée brune sera au centre des rencontres et débats dans tous les espaces de cette grande fête car aujourd’hui, comme il y a quatre-vingt-dix ans en 1936, l’urgence demeure : lier antifascisme de masse et lutte pour l’égalité. Battre l’extrême droite, c’est lui opposer un projet de société transformateur. Et nul doute que les participants à la Fête repartiront dans leur ville, leur quartier, leur village avec pléthore d’arguments sur l’écologie, le climat, le progrès social, l’industrie, les inégalités, le patriarcat et, bien sûr, le travail.