Banyuls-sur-Mer. Le Petit Festival célèbre dignement la mémoire de Leila Shahid (L’indep)

Après une soirée d’ouverture particulièrement réussie, marquée, à l’Espace Méditerranée, par les prestations très applaudies du guitariste Seb Martel et du funambule Pierre Déaux, puis par l’inauguration officielle, dans le patio des Neuf Caves, la sixième édition du Petit Festival de la Côte Vermeille a changé de tonalité, ce mercredi 29 juillet, a l’occasion d’une journée d’hommage a Leila Shahid, disparue en février dernier.

Ancienne déléguée générale de la Palestine, en France, puis auprès de l’Union européenne, diplomate reconnue et infatigable defenseure du dialogue entre les peuples, Leila Shahid incarnait. une voix écoutée, respectée et profondément humaniste.

Les organisateurs ont choisi de lui rendre hommage, sans solenité excessive, en restant fidèles à ce qui faisait sa force : la rencontre, la réflexion et le partage.

Un hommage à hauteur de femme

En préambule à la projection du documentaire Leila Shahid, l’espoir en exil de Baudouin Koenig et Michèle Collery-Razerka Lavant, fondatrice et directrice artistique du Petit Festival, a invité le public à découvrir, ou re découvrir, une femme dont l’engagement dépassait largement le seul cadre diplomatique. Sans chercher à délivrer un message, elle a expliqué avoir souhaité ouvrir une porte sur une personnalité, laissant, à chacun, la liberté de se forger son propre regard.

Tout au long de la journée, le festival a fait dialoguer les formes d’expression. La performance « Émeute », réunissant Thi Mai Nguyen et Marion Faure ; la rencontre « Le Houmous et le Pain, un plat de résistance ? », associant Louise Vialaneix et Caroline Fernandez ; puis, les lectures, la musique et les échanges, ont constitué autant de regards portés sur une même réalité, avec la volonté constante de faire de la culture un espace de dialogue.

La culture comme trait d’union

Loin des discours convenus, l’hommage a trouvé sa force dans sa simplicité. Les différentes propositions artistiques ont dessiné le portrait d’une femme de conviction, attachée a la paix. au dialogue et à la dignité humaine.

Le public, particulièrement attentif, a accompagné ces moments avec une émotion discrète mais palpable.

En refermant celle journée, le Petit Festival a confirmé ce qui fait son identité, depuis sa création : proposer bien davantage qu’une succession de spectacles. Un lieu où l’art nourrit la réflexion, où les rencontres prennent le temps d’exister et où la culture devient, l’espace de quelques heures, un véritable langage commun.

Yves Andrieu (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)

Posted in Culture, Département and tagged , .

Laisser un commentaire