Vernet-les-Bains. Les soins de ce centre thermal seront fermés durant plusieurs semaines (L’Indep)

Une « anomalie sur les postes de soins » a provoqué, hier, la fermeture temporaire des cures thermales à Vernet-les-Bains. L’espace balnéo reste ouvert.

Stupeur, ce mardi matin, pour la centaine de curistes des thermes de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, à qui la direction a annoncé la fermeture provisoire des soins thermaux de l’établissement, « par précaution » et ce pour plusieurs semaines.
Selon les informations de L’Indépendant, l’accès aux soins thermaux a été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) qui aurait détecté « une anomalie sur un poste de soins après un contrôle sanitaire ».

Si la direction de l’établissement ne s’avançait pas sur une date de réouverture, elle évoquait « une suspension temporaire », le temps de mener « les investigations pour déterminer la cause de cette anomalie et de mettre en place un plan d’action pour ouvrir dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais ».

Cette fermeture temporaire tombe mal pour l’établissement thermal de Vernet-les-Bains qui venait de rouvrir ses portes pour la saison. À ce moment-là, « les analyses étaient bonnes et on a pu ouvrir l’établissement comme prévu », soulignait la direction des thermes dont le centre est soumis, comme tous les autres, à des contrôles très réguliers.

La fermeture frappe essentiellement les curistes puisque les soins sont impossibles. Toutefois, le spa et la salle de sport restaient ouverts durant cette période.

Lors de l’ouverture, L’indépendant rappelait que « cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune ». La direction indiquait qu’il n’y aurait pas de mesure de chômage technique mise en place pour le personnel et que les salaires seraient maintenus durant la durée de la fermeture provisoire.

Les soins qui n’auront pas été effectués par les curistes présents cette semaine à Vemet-les-Bains seront remboursés, assurait la direction auprès de L’Indépendant. Elle invitait aussi les curistes qui avaient des réservations pour les prochaines semaines à reporter leur venue à la mi-mai au moins.

À Vemet-les-Bains, les curistes bénéficient des bienfaits « scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort à une température située entre 50 et 67 degrés », évoquait fin mars Liis Puig, la directrice de l’établissement. Une eau appréciée pour ses bénéfices pour les voies respiratoires et la rhumatologie.

Stéphane Sicard et Daniel Capdet (L’Indépendant, le 22 avril 2026)

« Ici, on enterre les géants »: un journal de résistance (L’Indep)

Les éditions Trabucayres viennent de publier « Non à la THT, ici on enterre les géants », un ouvrage rédigé par Lluís Dagues qui retrace le combat des habitants des Pyrénées-Orientales contre la mise en place d’une ligne très haute tension aérienne de 400 000 volts entre Baixas et Bescano, en Catalogne du Sud. Commencée en 2001, la lutte a finalement abouti à l’enfouissement de la ligne.

THT, pour très haute tension. Le sigle a défrayé la chronique pendant une quinzaine d’années dans les Pyrénées-Orientales. Tout a commencé en 2001, avec la naissance du projet de ligne à très haute tension (400 000 volts) visant à connecter les réseaux électriques français et espagnols. La mise en place de l’infrastructure selon le plan initial aurait nécessité l’implantation de pylônes de 60 mètres de haut sur une distance de 30 km, entre Baixas et Bescanó, à côté de Gérone.

« Rédiger ce livre n’a pas été une mince affaire »

Cependant, un mouvement de résistance inédit n’a pas tardé à éclore en pays catalan. Fédéré autour du collectif Non à la THT, celui-ci misera notamment sur la participation aux débats publics, l’organisation de manifestations et la communication. Une stratégie qui permettra d’obtenir l’enfouissement de la ligne, finalement inaugurée en 2015, et son passage en courant continu.

C’est ce combat que relate l’ouvrage Non à la THT, sous-titré « Ici, on enterre les géants, journal de résistance en terres catalanes », rédigé par Lluis Dagues et publié aux éditions Trabucayres.

« Ce livre retrace l’histoire de cette bataille qui n’est pas anodine : elle a duré plus de 15 ans et fait travailler des centaines de personnes », rappelle l’actuel président du collectif Non à la THT, Laurent Belmas. « Nous arrivons au bout de notre histoire. On voulait laisser une trace pour les générations futures. Le collectif va bientôt être dissous. Ses statuts prévoyaient qu’il aborderait uniquement le sujet de la THT. »

« Rédiger ce livre n’a pas été une mince affaire », confie pour sa part Lluis Dagues. « Il y avait énormément de matière. Il a fallu tout regrouper pour que ce soit clair. » Le format de ce livre bilingue (français-catalan) est particulier.

Il s’agit d’une chronique, d’un journal de lutte, « qui se lit au jour le jour ».

« L’important, c’est de faire vivre cette mémoire pour qu’elle puisse alimenter le présent et le futur, qu’elle puisse éveiller les consciences de ceux qui n’ont pas vécu ce combat », poursuit Lluis Dagues. « On aurait pu vivre avec des pylônes de 60 mètres de haut au pied du Canigou ! Est-ce qu’on a gagné cette lutte ? La question reste en suspens. Pour moi, on l’a gagnée : c’était la première fois qu’une telle ligne était enterrée sur autant de kilomètres, une première mondiale ! »

Vice-président et membre fondateur du collectif, Gérard Amiel semble du même avis. « Cette histoire démontre que dans ce département, quand on le veut, quand il y a une volonté populaire, on peut faire des choses », conclut-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 avril 2026)

L’ouvrage « Non à la THT, ici on enterre les géants » est disponible « dans toutes les bonnes librairies du département ». Des présentations du livre se tiendront notamment le vendredi 24 avril à 18h30 au Casal de Perpignan (avenue du Lycée) et le samedi 25 avril, pour la Sant Jordi, avenue Torcatis.
Site internet (avec photos et différents compléments à l’ouvrage) : collectif-nonalatht.fr.

Élection de Louis Alliot à la Métropole. Les réactions d’Édith Pugnet (communiste, seul opposition) (L’Indep)

« Ce résultat est la chronique de ce qui était annoncé. Mais je ne m’attendais pas à un tel score. Je pensais récolter quatre ou cinq voix, celles des élus de gauche. Finalement, 18 conseillers ont voté pour moi ce qui est extraordinaire. Cela montre que certains sont gênés par la situation. Et ils sont beaucoup plus nombreux que ce que j’imaginais. Pour le reste, je suis en total désaccord avec la stratégie de Louis Aliot. Deux tiers des communes ne sont pas représentées aux postes de vice-présidents. C’est un scandale, surtout quand on porte le projet d’une gouvernance partagée. Au final, il se garde presque tous les pouvoirs. »

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 19 avril 2026)

21 fermetures de classes pour ! ouvertures dans les écoles des P.-O. (L’Indep)

Après deux réunions de concertation avec les syndicats et six heures de négociations, la directrice des services départementaux de l’Éducation nationale, Anne-Laure Arino, a présenté, hier, son projet pour la rentrée 2026. Celui-ci prévoit sept ouvertures de classes et 21 fermetures, soit quatre de moins que la mouture initiale.

L’inspectrice d’académie, Anne-Laure Arino, remet d’emblée la situation dans son contexte : « Cette année, la baisse démographique est particulièrement importante.
En 10 ans, les écoles des Pyrénées-Orientales ont perdu 3 000 éleves et pour les dix années qui arrivent, les prévisions sont à encore – 5 000 élèves. Je ne souhaite pas être alarmiste, mais il faut qu’on soit lucide par rapport à cette baisse démographique. »

Hier, à l’issue d’une ultime réunion de concertation avec les syndicats, Anne-Laure Arino a présenté son projet de carte scolaire pour la rentrée 2026, qui prévoit « 21 fermetures de classes et 7 ouvertures » dans les écoles des Pyrénées-Orientales.

Comme lors de la première réunion organisée sur le sujet, les syndicats ont voté contre.
Toutefois, la concertation s’étant déroulée jusqu’au bout, l’inspectrice peut désormais valider malgré tout son projet. Celui-ci doit cependant encore être soumis, ce vendredi 17 avril, au Conseil départemental de l’Éducation nationale, où siègent également élus et parents d’élèves.

« Comme chaque année, je m’engage à ce qu’il n’y ait pas de fermetures de classes de dernière minute à la rentrée », souligne Anne-Laure Arino. « Par ailleurs, si nous avons des classes à 29-30 élèves en septembre, nous ouvrirons avec des moyens provisoires. » L’inspectrice précise également que malgré les 21 fermetures, le taux d’encadrement devrait s’améliorer à la rentrée 2026. Notamment du fait de la baisse de la démographie scolaire (- 853 élèves annoncés pour l’an prochain). « En 2025. le taux d’encadrement était de 21,45 élèves par classe. À la rentrée 2026, il devrait être de 21,12 élèves par classe », dévoile-t-elle.

Par ailleurs, au-delà des ouvertures et des fermetures de classes, le projet de carte scolaire prévoit aussi la création de 9 pôles d’accompagnement à la scolarité (PAS), qui vont gérer des la rentrée prochaine l’accompagnement des élèves en situation de handicap sur la majeure partie du département.

Installés dans des collèges, ces PAS regrouperont chacun un enseignant, un personnel médico-social et un accompagnant d’élèves en situation de handicap (ABSH). « Ce sera la porte d’entrée pour les familles. C’est là qu’elles pourront aller pour construire la scolarité de leur enfant », résume Anne-Laure Arino. Autre mesure annoncée : un dispositif d’autorégulation pour les enfants autistes sera mis en place en septembre à l’école Coubertin de Perpignan. Sur le modèle de celui qui existe déjà au collège Camus.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 avril 2026)

« Nous ne pouvions pas voter ce projet »

S’ils ont voté contre le projet de l’inspection, les syndicats ne nient pas la baisse de la démographie scolaire. « Mais nous pensons que c’était une occasion de faire en sorte que les effectifs dans les classes du département baissent pour que les enfants aient de meilleures conditions d’apprentissage et les enseignants de meilleures conditions de travail », explique Jean-François Nogues, du SNUipp-FSU. Eloïse Chenus, du SE-Unsa, est sur la même ligne. « Par ailleurs, le déploiement des PAS est financé par des moyens départementaux, alors que c’est une commande ministérielle. Il aurait dû y avoir une enveloppe à part », rajoute-t-elle. « L’inspection maintient les fermetures dans des écoles où la situation est très dégradée. Et en parallèle, des établissements à plus de 27 élèves par classe n’ont pas d’ouvertures. Nous ne pouvions pas voter pour ce projet », renchérit le responsable de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. Laurent Miffre, du Snalc, est quant à lui dubitatif quant aux ouvertures de dernière minute que la directrice académique se dit prête à faire si les effectifs sont plus élevés que prévu dans certaines écoles. « Si ça se résume à déshabiller Pierre pour habiller Paul, ce serait toujours gérer la pénurie », estime-t-il.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4112 – vendredi 17 avril 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Les enfants peuvent attendre…
Annonces
Condoléances

Focus

Migrants. Un dimanche solidaire
Rencontres. Marginalisés mais pas désespérés
Franck, un parcours de combattant…

L’événement – Carte scolaire

L’Éducation nationale en apnée
Suppression de classe dans les écoles de P.-O.
Estagel. Mobilisation pour l’école !
Coup de gueule. Les IVAC publicitaires
La soupe au privé

Département

Communauté de communes Conflent-Canigó. Le changement, c’est maintenant !
Coopération paysanne. Bientôt, du nouveau à Ille-sur-Têt !
Perpignan Autrement. Une organisation pour les années à venir
Transbordeuses d’oranges à Cerbère. CGT : Une journée en l’honneur des femmes en lutte
Lycée Charles Renouvier de Prades. Le malaise qui dure
En Català. Les cinc arques Capitol 9 (1)
Coopérative 66 des élus. Des propositions pour répondre aux besoins des habitants et des collectivités territoriales
Cémoi Perpignan. La grève est terminée

Sport

Skateboard. Ça va rider ce week-end !

Culture

Théâtre. Délit d’inhumanité
Zah-Zuh. Un festival pour les enfants
Où sortir ?
Festival. Tautavel en musique
L’agenda
Expo. Peinture nomade
Archipel. Un Don Giovani magnifique !
Alénya. Festival Les Horizons Solidaires

France

1er Mai. Ma lutte paie !
Médias. Les Hommes de Netanyahou

Monde

Blocus. La paix mondiales mise en abyme
Cuba. La solidarité s’amplifie

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Il en est un peu

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Latour-de-France. Parents, élus et enseignants contre une fermeture de classe (L’Indep)

La mobilisation va bien au-delà du village.

L’inquiétude monte autour de l’école du village. A la rentrée prochaine, une classe pourrait fermer, conséquence directe du non-remplacement d’une enseignante partant à la retraite. Une décision qui suscite une forte mobilisation des parents d’élèves, des élus locaux et des enseignants, tous unis pour défendre le maintien des conditions d’accueil et d’apprentissage.

De 22 à 25 élèves

Selon les représentants des parents d’élèves, les chiffres retenus par l’inspection académique ne reflètent pas la réalité du terrain. « On nous annonce 111 élèves en septembre, alors que nous serons 126. On perd seulement deux enfants par rapport à cette année », expliquent-ils. Une différence qui pourrait faire grimper la moyenne de 22 élèves par classe actuellement à plus de 25, voire davantage en cas de fermeture. Dans un contexte déjà marqué par des classes à double niveau, cette augmentation inquiète. « On parle de classes pouvant atteindre 28 à 30 élèves, avec parfois plusieurs niveaux, y compris en maternelle. Ce n’est pas adapté aux besoins des enfants », insiste un parent.

L’avenir du village en jeu

Au-delà des conditions d’apprentissage, c’est aussi l’avenir du village qui est en jeu. « Les familles viennent s’installer ici pour les petites classes. Si on dégrade cela, est-ce qu’elles viendront encore ? », s’interroge une habitante.

Les élus partagent cette analyse. Le premier adjoint de Latour-de-France Didier Fabresse rappelle que « la commune est derrière son école » et refuse de voir le territoire se fragiliser. Même son de cloche du côté de Romain Garrigue, maire de Montner, qui dénonce « une décision à contre-courant de la dynamique démographique locale », avec l’arrivée de nouvelles familles bée aux lotissements récents et à venir.

À Cassagnes, le maire Albert Delonca souligne également une incohérence : « On parle de fermer des classes alors qu’il n’y a que deux élèves de moins, et que d’autres familles peuvent encore arriver d’ici la rentrée ».

Une mobilisation intercommunale

Face à la menace, la mobilisation dépasse largement Latour-de-France. Six communes -Cassagnes, Lansac, Planèzes, Montner, Rasiguères et Latour-de-France- se sont rassemblées pour défendre leur école. Parents, élus et syndicats enseignants veulent faire entendre leur voix. Un rassemblement est d’ores et déjà prévu aujourd’hui
mercredi 15 avril à 13h30 devant la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale), pour tenter d’infléchir la décision.

Nicolas Cassagne (L’Indépendant, le 15 avril 2026)

Alénya. Parents mobilisés : « Nous refusons de voir nos classes surchargées » (L’Indep)

Suite à l’annonce d’une fermeture de classe, tout un village s’est regroupé pour manifester contre cette action.

Hier mardi 14 avril, à l’école primaire, les parents d’élèves accompagnés des élus et du maire Jean-André Magdalou, se sont mobilisés contre la fermeture d’une classe, prononcée par la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale pour la rentrée 2026 à l’école élémentaire Françoise-Lopes-Girona.

Un signal négatif

Ils évoquent ne pas « accepter une fermeture de classe entrainant la désorganisation de l’école et la dégradation des conditions de travail pour nos enfants et pour les personnels enseignants ». De plus, la baisse démographique temporaire ne saurait justifier une telle mesure « entrainant notamment, du bricolage de répartition des élèves dans chacune des classes », poursuivent les parents d’élèves. « Nous refusons de voir nos classes surchargées, de voir réduit, mécaniquement, le temps consacré pour chacun de nos enfants, des conditions d’apprentissages dégradées, la perte de l’équivalent de 24 journées de décharge de direction entrainant la diminution d’autant de travail administratif. Il faut voir au-delà du simple relevé comptable et penser aux intérêts de nos enfants, mais également aux conséquences pour notre village ». En effet, une fermeture de classe est un signal négatif pour le développement de la commune et pourrait « faire partir d’éventuelles familles ». L’ensemble des personnes mobilisées souhaite « des classes à taille humaine, la réussite de tous nos élèves, un cadre pédagogique serein et épanouissant. Pour toutes ces raisons, nous demandons d’urgence, une révision de la carte scolaire pour la rentrée 2026 et le maintien de neuf
classes à l’école élémentaire Françoise-Lopes-Girona d’Alénya »
, ont-ils conclu.

L’Indépendant, le 15 avril 2026

Arles-sur-Tech. Fermeture de classe ? L’enjeu doit « dépasser » les chiffres (L’Indep)

La perspective d’une fermeture de classe à la maternelle Jean-Moulin pour la rentrée 2026 suscite une forte mobilisation.

La mobilisation ne faiblit pas à l’école maternelle Jean-Moulin d’Arles-sur-Tech. Parents d’élèves et élus locaux -d’Arles à Montbolo en passant par Coustouges-, s’opposent fermement à la fermeture annoncée d’une classe pour la rentrée 2026. Une décision jugée incomprise et vécue comme une nouvelle fragilisation du service public en milieu rural. Plus de 1 000 signatures ont été recueillies, entre pétition en ligne et signatures papier. Tout en multipliant les démarches auprès du rectorat. « Nous avons le sentiment de ne pas être entendus, complètement démuni et sans choix possible pour l’avenir de nos enfants en tant que parent. Pourtant, nous avons toujours espoir », commente Laetitia Navarro dont les enfants sont scolarisés en ces murs.

Moratoire d’un an

La structure éducative fonctionne actuellement avec 4 classes multi-niveaux, de la toute petite section à la grande section. Les parents soulignent un fonctionnement jugé « dynamique » avec activités régulières: sorties culturelles, projets pédagogiques, médiathèque, interventions extérieures. Une organisation qui pourrait être « remise en cause » par la suppression d’une classe. Avec comme effets : l’impossibilité d’accueillir certaines très petites sections dès la rentrée (au moins cinq enfants concernés selon le collectif) ; la réduction du temps de décharge de direction, (de 4 jours par mois à un seul) ; la difficulté du suivi des élèves à besoins particuliers. D’où leur souhait de demander un moratoire d’un an. Objectif: repousser une éventuelle fermeture à la rentrée 2027 afin « d’observer l’évolution réelle des effectifs et éviter une décision jugée irréversible ».

« Nous ne contestons pas les contraintes budgétaires, mais nous demandons une décision adaptée au terrain », résume le collectif. Ces derniers dénoncent une décision qui, selon eux, « ne tient pas compte des réalités sociales du haut Vallespir », un territoire marqué par une forte précarité.

Ils évoquent « une population confrontée à des difficultés économiques importantes et des besoins croissants d’accompagnement éducatif et social dès la maternelle ». À ce stade, la fermeture de classe n’est pas officiellement actée, mais l’inquiétude reste forte. Pour les familles, l’enjeu doit « dépasser » les chiffres. Le projet de carte scolaire sur les ouvertures (9) et les fermetures de classes (23) dans le département doit être validé ce mercredi 15 avril.

M. C.W. (L’Indépendant, le 14 avril 2026)

Des estimations « sous-évaluées »

Selon les chiffres recueillis, avec 78 enfants actuellement scolarisés contre une projection académique de 63 à la rentrée, les parents d’élèves alertent sur des estimations qu’ils jugent « sous-évaluées ». « Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes et les arrivées en cours d’année ne sont pas prises en compte. À cela s’ajoutent 5 enfants de toute petite section (moins de 3 ans), dont l’accueil serait compromis en cas de fermeture de classe, mettant en difficulté des familles ne pouvant prolonger la crèche », insistent-ils. Alors que la moyenne nationale en maternelle se situe entre 17 et 18 élèves par classe, « les effectifs pourraient atteindre 21 élèves, sons compter certains enfants « oubliés » (les – de 3 ans). Une situation d’autant plus préoccupante que 47 % des élèves sont en difficulté et nécessitent un accompagnement renforcé ».

Grève à l’usine Cémoi de Perpignan : les salariés ont voté la reprise du travail (L’Indep)

Les salariés de l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan s’étaient mis en grève le mardi 7 avril 2026 pour obtenir de meilleures rémunérations. Hier, après presque une semaine de lutte et deux rencontres infructueuses avec la direction, ils ont décidé de mettre fin au mouvement.

La grève est finie du côté de l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan. Ce lundi 13 avril, entre 12 heures et 14 heures, les salariés ont voté pour la reprise du travail. Ils ont ainsi mis fin à un mouvement « inédit » au sein de l’entreprise depuis plus de 30 ans. Soutenu par l’intersyndicale Sud-FO-CGT de l’usine et la section Unsa des salariés du siège, ce mouvement, enclenché le 7 avril, aura duré six jours pleins.

Cependant, pour les salariés qui se sont impliqués dans la mobilisation, cette reprise laisse un arrière-goût amer. Et pour cause : les deux rencontres avec la direction qui ont eu lieu en fin de semaine dernière n’ont pas permis de trouver d’accord.

« Les salariés vont rentrer, mais ils restent mécontents », souligne le responsable de la section syndicale Sud Industrie de l’usine, David Di Fraja. « C’est dommage que la direction n’ait pas fait un geste envers nous pour apaiser la situation. Les élus resteront vigilants pour qu’il n’y ait pas de représailles. »

Pour rappel, l’intersyndicale demandait une augmentation générale des salaires de l’ordre de 1,7 % (là où la direction n’avait concédé que 1,3 % lors des récentes négociations annuelles obligatoires) ainsi qu’une prime en complément. Pour appuyer ces revendications, elle mettait en avant l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat et les résultats « exceptionnels » de l’entreprise en 2025 (« 192 millions d’euros de bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, soit 35 % de plus qu’en 2024 »).

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 avril 2026)

Sollicitée, la direction de Cémoi n’a pas donné suite.