« La laïcité fait partie des valeurs que nous portons » (L’Indep)

La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État fête cette année ses 120 ans.
L’occasion pour le Département des Pyrénées-Orientales de rappeler l’importance de la laïcité et de présenter les actions menées tout au long de l’année pour sensibiliser a ce principe.

Le 9 décembre prochain marquera les 120 ans de la loi de 1905, concernant la séparation des Églises et de l’État. Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales, a ainsi souhaité célébrer « ce bel anniversaire ».

Mais comme la laïcité ne se fête pas que pour sa date d’anniversaire, des actions sont menées toute l’année par les associations locales et l’Éducation nationale, soutenues par le Département. « Des initiatives ont été portées, mettant en avant à la fois le respect et l’écoute, à travers la laïcité. Ça me semble vraiment important de pouvoir le relayer et être à la disposition du monde associatif », développe Hermeline Malherbe.

31 collèges publics des Pyrénées-Orientales ont été sensibilisés. Le Département a d’ailleurs lancé un appel à projet visant à soutenir des actions éducatives en lien avec l’affirmation du principe de la laïcité et la défense des principes de la République. Des actions qui s’adressent aux élèves de la 6e à la 3e. « La laïcité fait partie des valeurs que nous portons », ajoute la présidente. Elle rappelle qu’il ne s’agit pas d’une « lutte contre les religions », mais d’un « respect de toutes les religions et de tous ceux qui ne croient pas ».

Ateliers, concours, expositions…

Le Département et ses partenaires organisent plusieurs événements à partir de ce jeudi 27 novembre. Tout d’abord avec l’atelier « Laïcité j’écris ton nom », à destination des élèves des écoles, collèges et lycées, par le collectif Laïque. Un concours d’éloquence « Robert Badinter. Humanité, diversité, fraternité » est organisé par le Mémorial du Camp de Rivesaltes et l’Union des jeunes avocats des Pyrénées-Orientales, le samedi 6 décembre.

Pour la « journée de la laïcité », le 9 décembre, le groupe d’études sociétales et actions et la direction des services départementaux de l’Éducation nationale prévoient divers événements, tels que la plantation d’un arbre de la laïcité et le dévoilement d’une nouvelle plaque.

Les animations continuent jusqu’au 16 décembre, avec notamment une dictée pour les élèves et une journée portes ouvertes « La laïcité en question ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 25 novembre 2025)

Le programme détaillé des animations est à retrouver sur le site leDépartement66.fr

Une marche lumineuse pour ne pas oublier les 149 victimes de féminicide (L’Indep)

Ce mardi à 18h à Perpignan, femmes et hommes marcheront côte à côte au nom des 149 femmes mortes en France sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint et penseront aussi très fort à toutes ces femmes et jeunes filles victimes de violences de toutes sortes.

Toujours en première ligne de la lutte contre toutes les violences faites aux femmes au sein de leur collectif et/ou association respectifs, Katia Mengo, Monique Hernandez, Camille Ferrer, soutenues par SUD Solidaires et la Ligue des droits de l’homme, ont uni leurs voix en organisant, ce mardi 25 novembre 2025 à 18h à Perpignan, une manifestation lumineuse, « éclairée par tout ce qui est possible : portables, flambeaux, bougies, loupiotes, lampes torches, etc. Le but est de rendre hommage aux 149 féminicides en France depuis le fer janvier 2025. Soit 11 % de plus qu’en 2024 ».

403 victimes de tentatives de viol en France en 2024

Cette marche solidaire mise en place dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, partira de la place de la République pour se rendre jusqu’au tribunal judiciaire ou sera organisé un sit in accompagné de prises de parole. Un concert donné au Théâtre de la Complicité clôturera la manifestation. La veille, Katia, Monique et Camille rappelaient à bon escient quelques chiffres et statistiques qui font froid dans le dos. Ainsi en France en 2024, le nombre de viols intrafamiliaux dont 98 % de femmes ont été les victimes, a augmenté de 9 % par rapport à 2023.

1 132 affaires de violences par conjoint dont 52 dossiers de viols intrafamiliaux ont été traités en 2025. Au niveau des agressions sexuelles commises au sein du foyer 85 % des victimes étaient des femmes, 58 % des mineurs. Toujours en 2024, « 403 femmes âgées de 18 ans et plus ont été victimes de tentatives de viol. 47 % l’ont signalé aux forces de l’ordre (gendarmerie, police) et 81 % ont déposé plainte », résume sobrement
Camille Ferrer. Déplorant, « mais 80 % de ces plaintes ont été classées sans suite ».

20 TGD affectés en 2025 par le parquet de Perpignan

Enfin, dans les Pyrénées-Orientales 20 téléphones (portables) grave danger (TGD) ont été attribués en 2025 par le parquet à des femmes victimes de violences intraconjugales, contre 3 seulement en 2024. Également par décision de justice, 7 auteurs réels ou présumés de violences envers leur conjointe ont dû porter à la cheville un bracelet anti-rapprochement (BAR).

Valérie Pons (L’Indépendant, le 25 novembre 2025)

La Ligue de l’enseignement continue d’agir malgré l’incertitude budgétaire (L’Indep)

Alors que l’incertitude règne autour du budget de l’État, et donc des crédits qui lui seront alloués pour l’an prochain, la Ligue de l’enseignement, «premier diffuseur associatif de spectacles vivants dans le département», a fait le point sur son bilan et ses projets en matière d’activité culturelle.

Favoriser l’accès à la culture sur l’ensemble du territoire. Telle est l’une des principales missions que s’est fixée la Ligue de l’enseignement des Pyrénées-Orientales. « Premier diffuseur associatif de spectacles vivants dans le département », la structure, qui emploie entre 150 et 170 salariés, organise aussi des interventions dans les écoles, collèges et lycées afin de sensibiliser les plus jeunes au théâtre, à la musique, à la danse, ou encore au cirque. « Nous sommes dans une logique de défense des droits culturels, même dans les secteurs éloignés des grandes infrastructures », résume le responsable du service culturel de l’association, Pierre Habet.

Dans cet objectif, la Ligue a passé des conventions avec plusieurs collectivités du pays catalan. En 2024-2025, 150 représentations ont été organisées dans ce cadre aux quatre coins du département. « Pour nous, la Ligue est un partenaire essentiel, explique la responsable du service culture de la commune d’Alénya, Martine Solère. Elle nous fournit un appui technique important pour organiser des représentations et nous permet notamment de mutualiser le matériel. » La chargée de mission développement culturel de la communauté de communes Pyrénées-Cerdagne, Axelle Soubielle, acquiesce : « Grâce à notre partenariat avec la Ligue, les enfants n’ont plus à faire 1h30 de bus pour aller voir un spectacle de 40 minutes. »

2.500 élèves inscrits pour le théâtre en catalan

Par ailleurs partenaire de l’Éducation nationale et du conseil départemental, qui gère les collèges, la Ligue organise également spectacles et rencontres entre artistes et jeunes en milieu scolaire. Sans oublier les représentations de théâtre en catalan. « Elles remportent un succès fou », confie Pierre Habet. « L’an dernier, nous avons accueilli 2.500 élèves, mais nous en avons refusé tout autant. » La prochaine session, qui se tiendra entre décembre et janvier, affiche déjà complet.

Reste qu’en cet automne, comme beaucoup d’associations, la Ligue des P.-O. navigue à vue. « Pour l’heure, on ne connaît pas l’enveloppe qui nous sera allouée en 2026, déplore son secrétaire général, Patrick Marcel. Mais si le projet de loi de finance est adopté tel quel, l’ensemble du monde associatif sera touché. »

Pierre Habet reste néanmoins positif : « Nous avons commencé à travailler sur plusieurs projets, dont notamment un avec le mémorial du camp de Rivesaltes. Il faut qu’on y aille, malgré l’incertitude. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 24 novembre 2025)

Compte rendu de la réunion du conseil d’administration de Osons le Rail du 17 novembre 2025

Étaient présents : BARANOFF Brigitte, BÉGUÉ Hervé, CHEVALIER Christine, CHEVALIER Christophe, CORDIER Christian, LABELLE Thierry, LARRE Régis, NOGUÈRES Dominique, STOEBER Pierre.
Représentants associations, OS, partis : BIENFAIT Philippe (Vallespir Terre Vivante), DAVID Catherine (LFI), DOUTRES Henri (UL CGT Vallespir), GUERARD Alain (Retraités CGT Cheminots), MAUGIRARD Patrick (PCF Vallespir), MEUSNIER Mika (Cheminots CGT Perpignan).

Thierry ouvre la séance et rappelle les points de l’ordre du jour.

Point 1

Rencontre avec le bureau des maires dans les locaux de Vall Up à la zone Ulrich en date du 2 octobre 2025. Étaient présents Dominique, Régis, et Thierry. Après avoir fait une présentation de notre association, nous avons remis à l’ensemble des maires présents (Le Boulou, Reynes, Maureillas, St-Jean-Pla-de-Corts, Le Perthus et Céret) la synthèse de la faisabilité du projet de remise en fonctionnement de la ligne Céret, Le Boulou Perpignan précisant qu’il n’y a pas d’opposition entre le fret et les voyageurs.

Nous avons précisé qu’une réunion publique pourrait être organisée au Boulou pour que soit présentée cette étude par les experts qui l’on réalisée. Elle sera en fonction aussi des disponibilités des cabinets d’expertise.

Nous avons aussi évoqué le projet européen (POCTEFA), celui-ci permettrait une étude financée sur des fonds européens concernant les capacités voyageurs sur l’ensemble de la desserte ainsi que les interconnections de complémentarités potentielles de cette desserte avec la Catalogne.

Nous savons aussi que le lobbying routier et pétrolier est en marche avec à ‘l’horizon une surcharge du péage du Boulou.

À ce propos une réunion sur les mobilités est prévue avec l’émanation de Confédération Européenne des Syndicats (CES) en territoire, le Conseil Syndical Inter Régional (CSIR), début février à Perpignan. Il permet la coopération transfrontalière entre syndicats de pays voisins.

Point 2

Un rassemblement initié par la CGT Cheminots avec la participation d’associations qui militent pour la réouverture de lignes ferroviaires, de gares…est prévue à Ales le 28 novembre prochain. Une délégation de notre association sera présente avec la présence de Régis, Pierre, Christine, Christophe et Mika.

Point 3

Régis a préparé un courrier (voir ci-après) à destination de la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM) pour une demande de rencontre tripartite avec le nouveau Préfet.

Point 4

Pour la rencontre « Quel avenir pour le département » qui aura lieu au mas de Nogarède le 8 décembre prochain nous devons être présents.

Point 5

Concernant les adhésions nous avons actuellement 65 adhérents dont 8 collectives. Certaines d’entre elles (52) n’ont pas renouvelé leur adhésion 2024 malgré une relance.
Une discussion s’engage sur ce désintérêt. La question de la communication de nos actions est posée. Nous avions prévu de faire une action symbolique en décembre sur la voie mais qui ne pourra pas être menée à son terme, elle sera reportée pour le
début 2026.

Nous avons envisagé d’utiliser les réseaux sociaux, un groupe composé de Dominique, Mika et Christine se charge de communiquer le plus souvent possible, un appel est lancé aux éventuels adhérents qui souhaiteraient intégrer ce collectif.

Point 6

Le montant des cotisations pour 2026 est maintenu à 10 euros pour les individuels et 50 euros pour les collectives.

La séance se termine par un moment fraternel.

Anti-franquiste dans les P.-O. Jean Vila.« Ici, contre Franco, c’était profond » (L’Indep)

Dès le milieu des années 1960, Jean Vila a été de toutes les manifestations anti-franquistes dans les Pyrénées-Orientales. Mais il a aussi effectué des dizaines de voyages de l’autre côté de la frontière, de Figuères à Saragosse ou Barcelone, pour convoyer clandestinement, et non sans risques, des dirigeants communistes espagnols attendus à des réunions secrètes en France.

De Jean Vila, on connait les nombreux mandats électifs (maire de Cabestany de 1977 à 2021, conseiller général et régional, député), moins l’engagement auprès des républicains espagnols. Fils de la Retirada, communiste, il est doublement « sensibilisé », comme il dit, à la cause des anti-franquistes puisque le parti est interdit en Espagne à l’arrivée de Franco. C’est donc en France que les dirigeants communistes espagnols se réunissaient grâce à des passeurs. Jean Vila était de ceux-là.

Passeur

« J’ai fait ça pendant dix ans », livre-t-il aujourd’hui. De 1965 à 1975, accompagné de son épouse « car un couple était moins soupçonné », il traversait la frontière au Perthus et ralliait des points de rendez-vous tantôt à Figueres, tantôt à Barcelone et jusqu’à Saragosse. Le militant communiste muni de faux papiers à bord (militant dont il ne connaissait presque rien), retour en France par le même chemin.

Avec des policiers et des douaniers aux aguets. « Le risque, c’est qu’ils étaient pistés par la police espagnole, la Guardia civil, on pouvait tous se faire arrêter en Espagne, raconte-t-il. On avait des consignes si on se faisait arrêter, c’était de dire qu’on avait pris un type en auto-stop et qu’on ne connaissait rien de lui. Je n’ai jamais été arrêté au Perthus, j’ai eu beaucoup de chance ».

L’expédition s’arrêtait généralement en gare de Perpignan ou les militants embarquaient pour Paris. Mais parfois, les réunions se déroulaient au domicile perpignanais des époux Vila. Une adresse près des Remparts déjà connue de la diaspora « La femme qui l’habitait avait déjà des relations avec les Espagnols et elle m’avait dit « moi je suis prête à louer à quelqu’un qui va continuer à s’occuper des Espagnols ». C’est comme ça que j’ai occupé cette maison un certain nombre d’années avant de m’installer à Cabestany ».

Parallèlement étaient organisées des manifestations à Perpignan, que l’historien catalan Alfons Aragoneses qualifie d’« actes de résistance ». « Ces manifestations, où on demandait le départ de Franco ont aide à organiser la résistance à l’intérieur du pays », estimait ce spécialiste du franquisme le 25 mai 2025 dans L’Indépendant. Jean Vila les appelle « des manifs de soutien avec des communistes, des socialistes, tous les gens attachés à la liberté et à la démocratie en Espagne. Ça mobilisait beaucoup ici, il y avait beaucoup de monde dans les rues parce qu’il y avait une population issue de la Retirada qui est devenue militante » Et d’insister : « Ici, contre Franco, c’était profond. Ils avaient fui leur pays et beaucoup étaient morts durant le passage de la frontière et ce qui les a beaucoup aidés, c’était la solidarité en pays catalan. Beaucoup de liens s’étaient créés C’était chouette et d’ailleurs il y a des commémorations chaque année aux points de passage du département. Et pendant tout le règne de Franco, il y a eu une solidarité importante avec également des points de passage à Cerbère ou Saint-Laurent-de-Cerdans pour la propagande aussi, les tracts, passaient par la montagne dans des sacs à dos ».

« Franco assassin »

« Le consulat d’Espagne à Perpignan était envahi régulièrement, se souvient encore l’élu. Et chaque fois qu’un militant se faisait choper, on allait manifester ». Parfois jusque dans les locaux mêmes de la rue Franklin, où simprovisaient des seatings. Une poignée d’élus ou responsables politiques de gauche défilaient en tête dans les rues de Perpignan ou du Perthus. « Je me souviens de Pierre Estève (élu PS des P.-O. disparu en février 2025-NDLR), Jean Catala qui était conseiller général du Vernet, Henri Costa qui était secrétaire fédéral du PC, Roger Samber, communiste aussi ». Avec eux, de nombreux jeunes « gauchistes » brandissent les banderoles « Franco assassin », La dictature tombée, Jean Vila retourne à Madrid en 1977, invité à la première « fiesta del PC espanol ». Son père, réfugié en France depuis 1939, attendra 1985 pour revenir dans son pays, « avec encore de la crainte et de l’appréhension ».

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 23 novembre 2025)

Taillet. Yvonne Poullain, « la guerrière de l’ombre » (L’Indep)

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines… ». C’est accompagnée par le Chant des partisans cher à son cœur de militante qu’Yvonne Poullain a quitté un monde qu’elle a souhaité, toute sa vie, rendre meilleur. Engagée dès sa jeunesse dans les rangs du Parti Communiste, elle a mis toute son énergie pour apporter humanité et bienveillance à une société qui la préoccupait mais en qui elle avait foi malgré tout.
Née à Cherbourg en 1926, elle a connu très tôt la responsabilité de fille aînée d’une fratrie de neuf enfants en période de guerre et de misère. Plus tard, elle devient aide-soignante à l’hôpital de Lagny, rencontre Francis et tous deux militent pour la paix en Algérie, sont de tous les fronts, toutes les luttes, solidaires également du combat pour la liberté des républicains espagnols… Le mariage en 1954 et la naissance de Pierrot, puis d’Anne-Claude ouvrent une ère de bonheur avant la bascule du destin, la maladie de leur fils et sa disparition à 34 ans. De mutations en activités syndicalistes constantes, le courage et l’abnégation étaient leur lot quotidien. Trois petites-filles, Alexandra, Laëtitia et Jessica, leur ont apporté la joie, famille aimante pour qui Francis avait commencé à écrire le récit de sa vie. En 1990, ils emménagent à Taillet, non loin de leur fille, leur dernière résidence, où ils créent une « cellule » pour continuer à se rassembler, discuter, décider. Et Yvonne demeure après le départ de son époux, égale à elle-même, appréciant « la gentillesse des braves gens de mon entourage ». Participant toujours avec plaisir, et gourmandise, aux festivités organisées dans le village, accompagnée dans son fauteuil par un ami proche, elle ne manquait aucune séance de gymnastique douce avec Ilan. Elle parlait facilement de sa vie et de ses com-bats, souhaitant transmettre le souvenir de ces évènements sociaux et politiques qui ont marqué notre pays. Ismaël, jeune étudiant, a été félicité par ses professeurs pour avoir relaté lors d’un examen le témoignage qu’Yvonne lui avait transmis, récit poignant de sa vie en temps de guerre. « Yvonne était une grande dame, la force, la résilience et l’humilité incarnées, la lutte chevillée au corps et au cœur ». Elle a souhaité exprimer par la voix de sa petite-fille sa « profonde gratitude envers les belles personnes qui m’ont entourée jusqu’à mes derniers instants ».

M. M.-F. (L’Indépendant, le 21 novembre 2025)

Les familles d’accueil des Pyrénées-Orientales dénoncent un manque de moyens qui pèse sur la prise en charge des enfants (Ici Roussillon)

Le 20 novembre, c’est la journée mondiale pour les droits de l’enfant. Dans les Pyrénées-Orientales, les assistants familiaux, ceux et celles qui accueillent les enfants placés, sont en colère. Céline Villagrasa, déléguée CGT et assistante familiale, réclame de meilleures conditions de travail.

C’est une colère qui gronde depuis deux ans chez les assistants familiaux des Pyrénées-Orientales. Ces familles qui accueillent des enfants placés, aux parcours de
Céline Villagrasa en accueille trois dans son domicile de Vernet-les-Bains. Elle est déléguée CGT pour les assistants familiaux du département. La semaine dernière, elle a rencontré Hermeline Malherbe, la présidente du Conseil départemental. Et le rendez-vous ne s’est pas très bien passé selon elle : « Sur la table des négociations, on ‘na pratiquement rien obtenu. Nous, ce qu’on demande, c’est l’augmentation de l’indemnité journalière – elle est actuellement de 15 euros par enfant par jour – au niveau de la moyenne nationale qui est de 20 euros par enfant et par jour. »

La présidente du Département s’est défendue en assurant que le désengagement de l’État contraignait la collectivité à des économies. « Nous avons conscience que l’État se désengage financièrement. Le problème, c’est qu’à un moment donné les élus ont une responsabilité politique, ça ne peut pas retomber sur les enfants » pour Céline Villagrasa.

Les assistants familiaux demandent aussi un week-end par mois de congés, durant lequel les enfants pourraient être accueillis dans des familles-relais.

Alice Fabre (Ici Roussillon, le 20 novembre 2025)

You need to add a widget, row, or prebuilt layout before you’ll see anything here. 🙂

À lire dans Le Travailleur Catalan spécial des clés pour comprendre l’économie des P.-O. (n° 4092 – vendredi 21 novembre 2025)

L’édito de René Granmont. Débattre à partir du véritable réel
Les annonces

Dossier économie des P.-O.

Présentation. De très fortes inégalités dans tous les domaines…
Pas plus de fonctionnaires qu’ailleurs
Historique. Retour sur une tradition agricole
L’économie locale. Une économie rentière ? À savoir ?
Démographie. Un département vieillissant
Les industries. Elles existent dans le département
Agriculture. Des défis majeurs à relever
Le logement. Pauvreté et résidences secondaires
L’activité commerciale. Un secteur en crise
Le tourisme. Un atout majeur des P.-O.
Les transports. Casse du rail et surcharge des routes
Interview. La politique gouvernementale est responsable de cette situation
Propositions du PCF. Changer la donne !

Département

UNAPEI 66. La CGT départementale dénonce un « management toxique »
Café citoyen. À Saint-Jacques, tenir compte de l’avis des habitants
En Català. Les cinc arques. Capitol 3 (2)

Culture

Ligue de l’enseignement. Éveiller les jeunes à la culture et à la citoyenneté
Concert. Le petit Poucet
Les jeudis au Médiator
Hommage. La disparition de Michèle Audin
Où sortir ?
Musique sacrée. Belle vitalité

France

Boualem Sansal. Enfin libéré, la France n’y est pour rien

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Le sens utile du 13 novembre

Découvrez d’autres articles chaque semaine sur le site
N’oubliez pas chaque semaine, s’informer pour agir
Le bulletin d’abonnement
Rendez-vous également sur la page Facebook du TC, Twitter et Instagram
pour suivre les actualités tout au long de l’année