Pierre Dharréville. « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation » (La Marseillaise)

Pierre Dharréville est responsable de la commission culture du PCF, qui a impulsé ces nouveaux états généraux de la culture(*).

La Marseillaise : Comment est née cette dynamique autour des nouveaux États généraux de la culture ?

Pierre Dharréville : Cette initiative, nous avons été un certain nombre à la vouloir et nous sommes un certain nombre à l’organiser, dans une vraie diversité de forces politiques, syndicales, sociales, culturelles. Au sein du PCF, nous avons produit des gestes qui visaient à ce qu’on prenne à la hauteur cette grande question de la bataille culturelle. Nous avons notamment lancé, en mars dernier, à la Bellevilloise, l’initiative « Vive la culture ! » puis, au dernier festival d’Avignon en juillet, l’appel pour de nouveaux états généraux de la culture, dont sont notamment signataires la CGT, la FSU, LFI, le PS, l’Après, les syndicats d’artistes Sinavi et Syndeac, ainsi qu’un bon millier de personnalités du monde de la culture. C’est très ouvert.

La Marseillaise : Ce mouvement sonne comme un appel à la résistance…

Pierre Dharréville : Il y a en effet un caractère de résistance inscrit dans cette démarche car nous voyons bien que la culture et les acteurs culturels sont attaqués, que les budgets de la culture diminuent à l’échelle nationale, que le budget des collectivités est lui-même soumis à des réductions drastiques qui mettent les collectivités dans des situations difficiles pour mener à bien leurs missions, notamment en matière de politique culturelle. Or les collectivités locales sont les principales financeuses de l’action culturelle dans notre pays. L’affaiblissement de ces politiques culturelles est d’autant plus problématique qu’il y a en face des forces, notamment les forces de la finance, qui se sont engagées dans de grandes logiques de concentration des outils de diffusion, des outils de production, des outils culturels et médiatiques. Avec un certain nombre d’acteurs qui ont des intentions politiques affirmées d’extrême droite et qui visent à reconfigurer l’espace public et politique.

La Marseillaise : Vers quelle conception de la culture risque-t-on de dériver sous la pression conjuguée de cet affairisme et des idées d’extrême droite ?

Pierre Dharréville : Jack Ralite disait, lorsqu’il a lancé les premiers états généraux de la culture en 1986, qu’« un peuple qui abandonne son imaginaire aux affairismes se condamne à des libertés précaires ». C’est toujours à l’ordre du jour. Et lorsque cet affairisme a des intentions politiques réactionnaires et trumpistes, pour dire les choses telles que nous les voyons à l’œuvre aujourd’hui, c’est d’autant plus dangereux. Ça renforce la nécessité d’avoir des politiques publiques, démocratiques, qui soient déterminées par des choix communs. La culture est un bien commun, elle doit être conçue comme cela. Or il y a plusieurs manières de la concevoir, c’est là qu’il y a une bataille aujourd’hui. Certains veulent nous enfermer dans des identités. Nous, nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation, de rencontre, d’épanouissement, d’ouverture, d’interrogation, comme porteuse de sens. C’est pour cela qu’il y a besoin de politiques publiques, autrement la culture devient un bien de consommation comme les autres. C’est la logique du rentable, de la productivité, de ce qui a commercialement fonctionné qui l’emporte. C’est le marché qui décide, avec les moyens qu’on y met. Une œuvre sur laquelle on a mis beaucoup de moyens de promotion et une œuvre qui n’en a pas reçu ne connaissent pas le même sort, c’est évident. Ça signifie aussi qu’on donne sa chance à un certain type d’art, de culture et de création et pas à d’autres. Est-ce que ce sont les forces de l’argent qui doivent décider de cela ? Je ne crois pas. La logique des blockbusters, des best-sellers et compagnie s’installe. Il y a une sorte d’uniformisation culturelle qui accompagne ce mouvement, car c’est ça qui crée de la rentabilité économique et permet, aussi, de formater utilement les esprits.

La Marseillaise : L’appel lancé en juillet dernier décrète « l’état d’urgence culturelle »…

Pierre Dharréville : Oui ce sont les mots par lesquels nous avons lancé ces nouveaux états généraux. La situation est particulièrement grave et nous inquiète chaque jour un peu plus. On peut citer, notamment, les offensives d’un monsieur comme Pierre-Édouard Stérin, qui cherche dans les milieux culturels à installer un nouvel empire avec des intentions, parfois cachées, pour formater un certain nombre d’espaces, d’outils, de moyens. Avec des labels de fête populaire ou en développant des outils de parcs d’attractions autour d’une Histoire bien souvent falsifiée et dévoyée. On en est donc à décréter cet état d’urgence culturelle, d’autant que l’affaiblissement conjoint des politiques publiques se vérifie, de budget en budget, avec des structures qui tirent la sonnette d’alarme.

La Marseillaise : L’exception culturelle française est-elle en train de se dissoudre ?

Pierre Dharréville : Cette bataille de l’exception culturelle a été menée à l’époque des états généraux de Jack Ralite, pour sortir la culture des accords commerciaux du Gatt. C’est cela l’exception culturelle : sortir la culture des logiques de marché, installer des politiques publiques qui soient capables de faire exister la culture indépendamment ou autrement que par les logiques marchandes. Cette exception culturelle est française parce que nous en avons été porteurs et qu’il y a eu, dans notre pays, une affirmation de ce point de vue là. Elle est en effet largement remise en question aujourd’hui, mais nous conservons des outils de politique publique et d’exception culturelle importants, comme dans le cinéma avec le CNC par exemple. Il y a également une vitalité et un tissu culturels dans notre pays qui continuent de formuler un certain nombre de propositions salvatrices. On peut donc aussi d’appuyer sur cette vivacité culturelle qui demeure malgré tout.

La Marseillaise : En quoi la culture est-elle le meilleur rempart aux idées d’extrême droite ?

Pierre Dharréville : De manière générale, la culture est un mouvement d’émancipation car au cœur de ce mouvement, il y a la rencontre, ainsi que les libertés d’expression et de création. Ces fondements font que la culture permet d’aller plus loin que soi, de s’interroger, de réfléchir à la société dans son mouvement, et de répondre à cette question : quelle humanité nous voulons être ? Finalement chaque geste culturel, chaque geste de création est une tentative de réponse à cette question, ou une tentative de la poser. Nous avons besoin de la culture pour nous retrouver, nous interroger, faire la fête, essayer d’imaginer, d’inventer l’avenir, de comprendre ce qui nous est arrivé ou tout simplement ressentir des émotions et les partager. C’est tout l’inverse d’un projet politique tel que le défend l’extrême droite et tel qu’il se déploie actuellement à l’échelle internationale, avec des logiques trumpistes à l’œuvre un peu partout, qui visent à installer une logique de la loi du plus fort, de la soumission.

La Marseillaise : L’extrême droite est également attirée par la censure…

Pierre Dharréville : Il y a, dans ce qui est à l’œuvre dans la société aujourd’hui, une forme de censure, effectivement, et d’autocensure parfois, qu’on cherche à imposer à certains acteurs sociaux et culturels à travers un certain nombre d’injonctions. On voit bien aussi de quelle manière sont utilisés certains médias pour essayer de faire pression, de reconfigurer l’espace du débat et la possibilité de dire. Donc oui, la censure fait partie des pratiques de l’extrême droite, l’atteinte à la liberté d’expression et de création. On observe aussi une sorte d’abaissement du débat public comme de notre conception d’être humain. Lorsque des commentateurs de la vie publique, qui en sont en réalité des acteurs, expliquent qu’ils disent tout haut ce que la majorité pense tout bas, on est dans l’ordre de la pulsion, de l’individualisme forcené. La culture peut être un antidote puissant face à tout ça.

La Marseillaise : Quel est l’enjeu, le sens de ces nouveaux états généraux ?

Pierre Dharréville : Nous voulons créer dans la société un mouvement pour la culture. Pas un mouvement qui rassemble uniquement des gens dont la culture est le métier, même s’ils en sont pleinement partie prenante. Nous voulons que cette question soit une grande question démocratique et citoyenne. C’est pour ça que ce mouvement a vocation à s’enraciner dans le local, avec des initiatives, je l’espère, un peu partout dans le pays, qui ont commencé. Et aussi avec une portée nationale : c’est un mouvement qui veut installer une dynamique incontournable pour peser dans le rapport de force, empêcher qu’on continue cette dégringolade des politiques publiques et imaginer les politiques publiques dont nous avons besoin aujourd’hui. On va donc s’intéresser à tous les champs de la culture, depuis le spectacle vivant et les arts plastiques jusqu’au livre en passant par les médias. Tout un tas d’acteurs sont engagés dans cette démarche et nous allons tenter de la construire ensemble.

Propos recueillis par Amélie Goursaud (La Marseillaise, le 26 janvier 2026)

(*) Déjà oubliée en 2020, la culture peine toujours à se faire entendre dans la campagne des municipales. C’est pourquoi le PCF organise ce lundi les États généraux de la culture à Nîmes. Le secteur fait face à une baisse historique de ses moyens financiers auquel s’ajoute le risque de voir l’extrême droite remporter des municipalités. Les initiatives et soutiens municipaux ont fait leurs preuves : de la grande diversité promue par l’Été marseillais, et les entrées gratuites aux musées à Martigues, jusqu’à Avignon qui accueille l’emblématique festival de théâtre en passant par Toulon et son festival de jazz pour tous. Autant d’initiatives, d’expérience et d’acteurs qui aujourd’hui potentiellement en danger.

Escaro-Aytua. Cérémonie empreinte d’émotion pour les derniers vœux de Daniel Aspe (L’Indep)

Lors de sa prise de fonction en 2020, il avait annoncé qu’il serait le maire d’un seul mandat. Daniel Aspe a tenu parole. C’est avec un léger tremblement dans la voix qui masquait malgré tout difficilement une petite pointe d’émotion que le premier édile d’Escaro-Aytua a sacrifié à la traditionnelle cérémonie des vœux entouré de ses adjoints et conseillers municipaux. L’an prochain, c’est donc en tant que simple citoyen qu’il y assistera.

L’ancienne coopérative agricole et familiale du village avait fait salle comble pour cet ultime et incontournable exercice de style que Daniel Aspe avait tenu à décliner sur quatre des thèmes qui lui sont chers : les missions de service public, la protection du patrimoine, le développement du lien social et la préservation de la ressource eau. Autant de sujets qui auront rythmé la vie de la commune ces six dernières années.

Saluant en préambule l’engagement de son équipe municipale, le travail des employés communaux, mais aussi l’implication solidaire des six associations d’Escaro et d’Aytua, le maire a tour à tour énuméré les différents chantiers engagés lors de cette mandature placée sous le signe d’une rigueur budgétaire marquée par une baisse significative des dotations de l’État. Puis, avant d’inviter la population à partager le verre de l’amitié autour de galettes à la frangipane et des couronnes des Rois, Daniel Aspe n’a pas résisté au plaisir, en guise de clin d’oeil, de laisser à Pau Casals et son violoncelle conclure son intervention par quelques notes du Cant dels ocells.

L’Indépendant, le 26 janvier 2026

L’édito du webzine. Le « Conseil de la paix » : Trump veut vassaliser le monde

Après avoir mis la main sur les ressources pétrolières du Venezuela par une opération militaire, Trump a désormais jeté son dévolu sur le Groenland.

Quelques gouvernements européens, dont la France, ont osé élever la voie. Une réaction jugée inacceptable par Washington. La riposte de Trump a été immédiate : menacer d’augmenter les droits de douane de 25 % à 100 % sur les produits en provenance des huit pays contestataires(*). Une mesure punitive qui s’ajoute à une autre provocation : le refus d’Emmanuel Macron de participer au « Conseil de la paix », une structure créée par Trump pour remplacer l’ONU et encadrer la reconstruction de Gaza, réduite à un champ de ruines.

Présenté comme une initiative humanitaire, ce « Conseil de la paix » cache en réalité une volonté hégémonique. La charte du projet est édifiante. L’organisation entrerait en vigueur dès sa signature par trois États (contre 194 pour l’ONU). Les mandats des États membres seraient limités à trois ans, renouvelables… par le président américain. Les pays versant plus d’un milliard de dollars en espèces dès la première année échapperaient à cette règle. Donald Trump, « premier président » autoproclamé, disposerait de pouvoirs inviter ou exclure des États, fixer les priorités, et imposer son veto sur toute décision. Ce système permettrait d’asphyxier la souveraineté des nations et imposer la loi du plus fort.

Un système capitaliste poussé à son paroxysme

Donald Trump n’est que le symbole le plus visible d’un système capitaliste débridé, où le profit prime sur l’égalité, l’état de droit et la paix. Son ambition : soumettre les nations à une logique de domination économique et militaire, quitte à recourir à la violence. Un modèle que certains dirigeants européens, y compris en France, semblent découvrir avec effroi.

La question est désormais posée : la France et l’Europe sauront-elles s’unir pour résister ? Toutes les forces sociales, économiques, politiques et culturelles du pays doivent se mobiliser pour contrer cette dérive autoritaire. L’enjeu n’est pas seulement économique ou géopolitique, mais bien civilisationnel.

La France se trouve à un carrefour historique. Soit elle plie devant les diktats de Trump et renonce à sa souveraineté, soit elle incarne la résistance face à l’arbitraire. Le choix d’Emmanuel Macron de refuser le « Conseil de la paix » est un premier pas, mais la bataille ne fait que commencer.

Dominique Gerbault

(*) Allemagne, Danemark, Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède.

Train. Reprise de la ligne Perpignan-Villefranche après 18 mois d’arrêt (L’Indep)

La ligne ferroviaire Perpignan/Villefranche-de-Conflent a repris du service hier. Fermée après un déraillement à Eus en 2024, elle rouvre au terme de longs travaux et de fortes mobilisations d’usagers. Pour toute une vallée, ce retour du train marque bien plus qu’une simple reprise du trafic.

« Le départ à destination de Villefranche-de-Conflent est imminent. » Cela faisait bien longtemps que cette phrase n’avait pas résonné à l’intérieur d’un TER Lio. Ce samedi 24 janvier 2026, soit après 18 mois d’arrêt, la ligne SNCF Perpignan/Villefranche-de-Confient/Vemet-les-Bains a pu reprendre du service. À 8h09 hier matin, son départ a été inauguré en gare de Perpignan en présence de Jean Castex, président-directeur général du groupe SNCF, de Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales et de l’association Train en Têt.

Le 24 juillet 2024, une coulée de boue et un glissement de terrain avaient provoqué le déraillement d’un train régional au niveau de la commune d’Eus, qui avait terminé sa course contre un pont.

Un accident qui avait fait cinq blessés légers et entrainé la fermeture totale du trafic entre Ille-sur-Têt et Villefranche-de-Conflent. SNCF Réseau avait annoncé la nécessité de démolir l’ouvrage avant tout redémarrage.

Au départ, le maire d’Eus était opposé aux travaux, mais s’en est suivi une vague de manifestations d’usagers en colère de ne plus pouvoir se déplacer correctement. La destruction a finalement été acceptée à l’été 2025 et les travaux ont commencé en octobre, pour une réouverture de la ligne ce samedi.

Cette reprise de la circulation a été amplement saluée. « C’est un jour de célébration. Ce train revient enfin parmi les siens », se réjouit Enric Balaguer, président de l’association Train en Têt. Fortement engagé dans la réouverture de la ligne, ce dernier a effectué quelques calculs : « Un habitant de Prades, employé à Perpignan, a passé 198 heures de plus dans les transports et a généré 39 tonnes de CO2 en plus durant les 18 mois d’arrêt du TER ». Des chiffres significatifs de cette situation qui a impacté de nombreux usagers, contraints de prendre le bus ou la voiture.

C’est le cas de Raoul, cet habitant de Prades qui a trouvé ces travaux « trop longs ». « Je prenais le bus pour aller à Perpignan mais je mettais beaucoup plus de temps à cause des arrêts. Je suis moins impacté car je suis retraité mais il faut dire que le train est quand même bien plus écologique ».

Aude Vivès, vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, a suivi le dossier de près ces derniers mois. Aujourd’hui, elle est soulagée de cette reprise : « Toute la vallée est impactée. Ce n’est pas qu’une ligne de chemin de fer, c’est une ligne de vies, avec un « S ». On a pu voir les conséquences en termes d’emploi ou de fréquentation touristique ».

Mais la bataille ne semble pas terminée. Enric Balaguer souhaiterait notamment une amélioration du statut de la ligne pour qu’elle soit prise en charge par l’État et modernisée. Davantage de créneaux horaires permettraient également de desservir les lycées perpignanais. De son côté, la Coopérative des élus et le Parti communiste français présents ce jour, ont lancé une pétition, remise au préfet. Elle demande de développer les transports ferroviaires avec, entre autres, la réouverture des lignes Perpignan-Axat et Perpignan-Elne-Le Boulou-Céret, et la création de nouveaux arrêts à l’Université et sur le site de Paulilles.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 25 janvier 2026)

Municipales 2026. Banyuls-sur-Mer : la gauche rassemblée autour d’une troisième liste, conduite par Marie-Françoise Sanchez (L’Ouilllade)

Marie-Françoise Sanchez : « Chacun sait dans notre village de Banyuls que j’ai toujours eu une vision différente de celle du maire pour l’avenir de notre commune. Je constate aujourd’hui que c’est aussi le cas avec l’autre liste ».

La gauche, rassemblée(*) avec ses amis de sensibilité écologiste et des citoyens engagés, doit être présente aux prochaines municipales à Banyuls-sur-Mer.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de répondre positivement aux nombreuses sollicitations qui m’ont été faites dans l’ensemble de la population, en particulier de celles et ceux qui apprécient mes interventions au Conseil municipal et le travail fait avec leurs associations.

Cette liste est à leur image, plurielle, avec un attachement fondamental à l’humanisme. Chacun sait dans notre village que j’ai toujours eu une vision différente de celle du maire pour l’avenir de notre commune. Je constate aujourd’hui que c’est aussi le cas avec l’autre liste.

Il s’agit pour nous aujourd’hui d’anticiper le monde de demain, de répondre aux enjeux climatiques, sociaux, économiques… Nous sommes solidaires du monde agricole, avec lui nous créerons une véritable économie « bleue ».

Contrairement à d’autres, la liste que j’ai l’honneur de conduire n’ira pas sur les chemins archi usés et stériles de la polémique. Notre projet est fort de la volonté de rassembler plutôt que de diviser ou d’opposer les habitants entre eux.

Le gouvernement veut ponctionner les dotations aux collectivités locales de plus de douze milliards d’euros. Cela entraînera des conséquences sur notre budget et sur la possibilité de réaliser des projets utiles aux banyulencs. Le gouvernement prépare la guerre, notre liste est aujourd’hui la seule à œuvrer pour la Paix.

Avec mes colistiers nous serons des élus tenaces et proches des gens. Nous engagerons une véritable politique de luttes et de démocratie citoyenne, avec des budgets participatifs par quartier comme par projet, en maintenant un dialogue permanent et transparent. Et cela aussi, dans notre présence à l’intercommunalité.

La solidarité est un marqueur de l’identité banyulencque.

C’est pourquoi nous agirons pour permettre à ceux qui le désirent, de rester à Banyuls. En travaillant en particulier la question du logement et celle de l’emploi, tant de choses vitales entre autres, pour les jeunes. En faisant une réalité des souhaits de beaucoup : ferme communale pour les enfants, jardins partagés pour leurs ainés…

Nos anciens doivent pouvoir vivre bien à Banyuls. Nous mettrons donc en place avec eux, un conseil consultatif spécifique pour mieux adapter notre village à leurs besoins.

Marie-Françoise Sanchez
Conseillère municipale d’opposition

Réunion publique : jeudi 12 février, à 18H salle Novelty
Contact:sanchezmariefrancoise@gmail.com

(*) Soutien des instances locales et départementales du PS et du PC.
(**) Les deux autres listes sont : celle du maire sortant, Jean-Michel Solé (Divers Droite/DvD) ; celle d’Aurélie Maillols, conseillère régionale, ex-adjointe à la mairie de Mende (Lozère).

Municipales à Perpignan. Mathias Blanc : « Je ne lâcherai en aucun cas le scrutin » (L’Indep)

Mathias Blanc a confirmé hier qu’il sera bien candidat aux élections municipales à Perpignan le 15 mars, même sil n’obtenait pas l’investiture du PS. Un aval du parti à la rose qu’espère aussi obtenir Agnès Langevine, candidate Place Publique au même scrutin. Il a aussi présenté les premières mesures de son programme.

Mathias Blanc dissipe le doute : oui, il sera bien candidat au scrutin municipal de Perpignan les 15 et 22 mars. Et, ce, même sil n’obtient pas l’investiture des siens, à savoir le parti socialiste. « Je ne lâcherai dans aucun cas les militants qui m’ont désigné, je ne lâcherai pas Perpignan Autrement et je ne lâcherai pas le scrutin », confirme-t-il. L’avocat balaie donc définitivement l’idée de se ranger derrière Agnès Langevine, candidate Place Publique pour les municipales, qui espérait être la chef de file d’une grande liste d’union allant de Perpignan Autrement jusqu’à Annabelle Brunet (centriste et catalaniste) qui l’a déjà rejoint.

Le 15 mars prochain, trois listes de gauche devraient donc bien S’avancer face à Louis Aliot : Mickaël Idrac, Insoumis-Écologiste-Génération.s, Mathias Blanc pour Perpignan Autrement et Agnès Langevine. Une désunion pour une machine à perdre face au premier vice-président du Rassemblement national ? Quand la question est posée chez. Perpignan Autrement, personne n’ose nier. « Mais nous avons tendu la main tant de fois à Agnès Langevine. Je rappelle que, face à Louis Aliot, aucune personnalité à gauche n’émergeait. Dans ces conditions, nous avons d’abord construit un programme avant de voter pour désigner une tête de liste. Que l’on vienne me dire comment nous aurions pu faire plus démocratique ? », gronde Mathias Blanc.

Des centres municipaux de santé, un dispensaire vétérinaire et un code de la rue

Passé les querelles de désunion, ce vendredi, Mathias Blanc est entré au cœur de la campagne en dévoilant ses premières propositions Des vœux révélés aux côtés de cing membres de son équipe: Olivier Romero (Place publique), François Fiter (Parti communiste), Exic Vemis (Génération Écologie), Mélina Dufrène (L’Après) et Isabelle Yvos (parti animaliste), Pour la santé, Perpignan Autrement milite pour la création de trois centres municipaux de santé composés de 5 à 6 médecins salariés par la Ville. « Il faut compter un budget de 200.000 à 400.000 € par centre. Avec une participation financière par la commune à hauteur de 5 à 12 % le reste étant financé par les nombreuses aides que nous poumons aller chercher », détaille Françoise Fiter. « Concrètement, nous serons déficitaires sur cette opération. Mais c’est un choix politique que nous assumons », tonne le tête de liste.

Autres vœux : « Proposer un dispensaire vétérinaire et ouvrir les parcs aux animaux », « créer des assemblées citoyennes et populaires dans les quartiers d’où émergeront des décisions », « généraliser et mettre en cohérence les pistes cyclables », « mettre en place un code de la rue pour une meilleure cohabitation piétons, vélos, trottinettes », « faire de la police municipale une police de proximité et mettre sur le terrain des éducateurs de rue », « décréter une sécurité sociale alimentaire et développer des épiceries solidaires ». Perpignan Autrement veut aussi militer auprès de Perpignan Méttropole pour « la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans » et « la création d’une ligne de bus à haut niveau de service avec des passages plus fréquents et des voies dédiées ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 24 janvier 2026)

L’actu de la CGT (n° du 23 janvier 2026)

Grand meeting pour les libertés syndicales le 4 février à Montreuil
Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit, la CGT lance sa campagne pour les libertés syndicales avec un grand meeting à son siège de Montreuil.
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Victoire : les députés n’ont pas pu s’attaquer au 1er mai !
Hier l’Assemblée nationale n’a pas pu adopter la proposition de loi s’attaquant au 1er mai, c’est une première victoire arrachée grâce à la mobilisation syndicale.
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Actualités

« Nous voulons un autre budget »
Sophie Binet était l’invitée de France info TV, l’occasion de revenir sur le projet de loi de finances, le travail le 1er mai, les PSE en hausse et la menace de l’IA sur l’emploi.
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Prime d’activité : ce sont les salaires qu’il faut augmenter
L’augmentation de la prime d’activité que propose le gouvernement ne répond pas au problème de fond : ce n’est pas à l’État de compenser l’insuffisance des salaires versés par les entreprises.
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Communiqués de presse

Pour une stratégie industrielle efficace, communiqué de presse intersyndical
Les organisations syndicales, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC, membres du collège des salariés de l’industrie au sein du CNI, partagent le constat d’une situation critique pour l’industrie européenne, et plus encore pour l’industrie française.
—> Lire le communiqué intersyndical

Procès Sépur – Procès des vendanges de la honte
Le 19 janvier 2026, devait se tenir au tribunal judiciaire de Versailles, un procès pour complicité d’emploi de personnes sans autorisation de travail visant l’entreprise SEPUR (récupération de déchets triés).
—> Lire le communiqué

PLF 2026 : le recours au 49.3, une impasse pour le pays et le monde du travail
En plein débat sur le projet de loi de finances 2026, le Premier ministre a annoncé hier le recours à l’article 49.3, affirmant que le pays irait « dans une impasse » autrement. Pour la CGT, la véritable impasse est celle dans laquelle le gouvernement enferme le pays, en persistant à imposer un budget austéritaire qui ne répond ni aux besoins de la population, ni au financement des services publics, déjà fragilisés.
—> Lire le communiqué