L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. Double peine

Une nouvelle guerre a démarré au Moyen-Orient. Trump et Netanyahou ont lancé une offensive de grande envergure contre la République islamique d’Iran. Certes, personne ne versera de larmes sur la mort d’Ali Khamenei, tué dès le premier jour. Le « guide suprême » était comptable, entre autres, de la mort de près de 40 000 manifestants en janvier dernier. Il était à la tête d’un gouvernement théocratique, sanguinaire et dictatorial, qui opprimait son peuple, au premier chef les femmes.

Mais rien n’assure que cette guerre débouchera sur l’instauration d’un régime démocratique. Peut-on imaginer qu’un déluge de bombes, avec son lot de victimes et de destructions, puisse apporter des réponses à l’immense besoin de liberté du peuple d’Iran ? En cette veille de la Journée internationale des droits des femmes, on a une pensée particulière pour les Iraniennes qui, dans le mouvement Femme, Vie, Liberté, ont pris tous les risques pour revendiquer la fin des discriminations qu’elles subissent. Qu’adviendra-t-il de ces aspirations dans un contexte de guerre, de chaos, au moment où les civils sont tués, fuient, sont déplacés, alors que demeurent les structures du régime, comme les gardiens de la Révolution ? Par une cruelle ironie du sort, c’est une centaine de fillettes qui ont été tuées lors des premières frappes contre l’Iran ! Les fauteurs de guerre, Trump et Netanyahou, ne s’embarrassent pas de considérations humanitaires. On le voit dans leurs propres pays, où ils assument sans complexe leur politique d’extrême droite : génocide des Palestiniennes et des Palestiniens pour Netanyahou ; chasse aux immigrés, aux féministes, aux LGBT… pour Trump. Cette guerre, lancée en dehors de toute concertation, en violation du droit international, venant après l’agression contre le Venezuela, est un pas de plus vers une organisation mondiale où prime la loi du plus fort. Un pas de plus vers un embrasement de la région, dont on ne peut aujourd’hui mesurer tous les dégâts.

Les peuples n’ont rien à y gagner, les femmes encore moins, car pour elles avec la guerre, c’est la double peine.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4106 – vendredi 6 mars 2026)

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Ofer Cassif. « Cette guerre n’est pas dans l’intérêt des peuples »

Ofer Cassif, député communiste israélien s’oppose avec fermeté à la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis en Iran.

La Marseillaise : Comment vivez-vous cette nouvelle guerre ?

Ofer Cassif : Je viens tout juste de rentrer de l’abri et je vais peut-être devoir y retourner… Qui sait ? Sur un plan personnel, je suis coincé entre les missiles iraniens et la persécution de l’establishment israélien. Parce qu’évidemment, je me suis opposé à cette attaque sur l’Iran, ce qui nous a valu à mes camarades et moi d’être accusés par le gouvernement israélien et une partie de l’opposition de soutenir le régime iranien, auquel nous nous sommes toujours opposés. C’est un régime assassin. Les Américains et les Israéliens ont attaqué l’Iran pour leurs propres intérêts politiques et économiques, rien d’autre. Nous sommes contre cette intervention impérialiste.

La Marseillaise : Pourquoi déclencher cette guerre maintenant ?

Ofer Cassif : Les intentions de Trump et Netanyahu n’ont jamais été de parvenir à un quelconque accord. Il y a quelques jours, dans un message vidéo, Trump a exposé les deux objectifs de cette attaque massive : la destruction des capacités nucléaires et balistiques de l’Iran et le changement de régime. Le premier objectif, n’est que mensonges. Car en juin 2025, à la fin de la première offensive sur l’Iran, Netanyahu a dit « nous avons éliminé le projet nucléaire iranien ». Soit il a menti à l’époque, soit il ment maintenant. Je crois que les deux sont vrais. Chaque personne rationnelle sait qu’il n’y a pas de moyen militaire d’arrêter le projet nucléaire iranien mais des moyens diplomatiques et politiques. N’oublions pas que ceux qui se sont retirés de l’accord sur le nucléaire iranien, c’était les États-Unis sous le premier mandat de Trump, à la demande de Netanyahu ! C’est ce qui nous a menés à la situation actuelle. Cette guerre n’est pas dans l’intérêt des peuples de la région.

La Marseillaise : Selon les derniers sondages, l’opinion publique israélienne et l’opposition autoproclamée à Netanyahu soutiennent ces frappes.

Ofer Cassif : Notre position est actuellement minoritaire dans le pays, même si de plus en plus de gens ouvrent les yeux et se rendent compte que le gouvernement ne se soucie pas du bien-être des Israéliens, ni des autres peuples. Nous nous sommes opposés avec dégoût au terrible massacre commis par le Hamas le 7 octobre. Mais nous avons aussi dit que l’unique façon de prévenir de tels carnages des deux côtés est d’arrêter l’occupation et de parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens. C’est au cœur de tout ce qui se passe dans le Moyen-Orient, y compris vis-à-vis de l’Iran. Encore une fois, nous nous opposons à ce régime répressif, dirigé par des assassins. J’aimerais qu’il disparaisse, mais cela ne peut pas se faire par des moyens militaires, c’est aux Iraniens de s’en débarrasser.

La Marseillaise : Benjamin Netanyahu poursuit ces campagnes militaires dans le but d’éviter des élections ?

Ofer Cassif : Non, je pense que c’est le contraire : il veut continuer cette guerre afin de gagner l’élection, c’est la seule chose qui le préoccupe. Il se demande comment l’emporter et se fout de savoir que des gens mourront. Netanyahu et ses acolytes, son gang fasciste, savent qu’ils sont minoritaires : si le scrutin avait lieu aujourd’hui, ils seraient battus. Pour eux, l’attaque sur l’Iran est une réussite jusqu’à présent. C’est pourquoi ils veulent convoquer l’élection au plus tôt -probablement en juin- et profiter de ce « succès » pour mener campagne.

La Marseillaise : Il craint aussi le procès qui l’attend ?

Ofer Cassif : Netanyahu est accusé de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Sous son maquillage et sa voix de baryton, nous avons affaire à un lâche. Il sait qu’une fois qu’il perdra sa position en tant que Premier ministre, il se retrouvera derrière des barreaux. Il en est terrifié. Ajoutons à cela qu’il est entouré de fanatiques messianiques, au sein du Likoud et d’autres partis qui constituent la coalition gouvernementale. Il y a une convergence entre les intérêts personnels de Netanyahu pour éviter la prison et les rêves des messianiques qui l’entourent. Ces derniers croient que le messie est juste au coin de la rue et qu’Israël doit s’emparer de Gaza, voire même du Liban et de la Syrie. Pour eux, il s’agit d’une guerre divine. Mais Netanyahu n’est pas un fanatique messianique, c’est un psychopathe mégalomane qui ne se soucie que de lui-même.

La Marseillaise : Prévoit-il une guerre à long terme ?

Ofer Cassif : Il veut une guerre sans fin. C’est la seule chose qui le maintient au pouvoir. Il n’a rien d’autre à « vendre » à la population, si ce n’est la peur et la haine.

La Marseillaise : Pendant ce temps, les frappes se poursuivent sur Gaza et l’annexion de la Cisjordanie s’accélère…

Ofer Cassif : Toutes ces choses sont connectées : l’attaque sur l’Iran, le nettoyage ethnique en Cisjordanie, le génocide à Gaza et le fascisme à l’intérieur de l’Israël avec la persécution des citoyens palestiniens, des juifs de gauche et démocrates. Cela fait partie du « plan décisif » présenté par Bezalel Smotrich en 2017. Derrière l’écran de fumée de l’attaque en Iran, le nettoyage ethnique en Cisjordanie s’accélère au quotidien. Les milices judéos-nazis des colons, sous l’égide des forces d’occupation, avec le soutien et le financement du gouvernement attaquent les Palestiniens, les activistes israéliens et internationaux. Ceux qui veulent soutenir Israël doivent comprendre que l’ennemi des Israéliens est le gouvernement israélien. Avec Trump, ils constituent le principal danger pour les Israéliens, pour la région et même pour le monde !

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 4 mars 2026)

Bras-de-fer autour de l’ouverture le dimanche à Carrefour Claira (L’Indep)

À Carrefour Claira, la CGT s’élève contre le vote prévu le 13 mars prochain sur le travail dominical. Pour l’organisation syndicale ce vote n’est qu’un moyen de forcer l’ouverture le dimanche et de préparer la cession du magasin. La direction, elle, parle de referendum.

« C’est une mascarade », fulmine Arnaud, élu CGT du CSE de Carrefour Claira. La semaine dernière, la direction de l’hypermarché a informé les représentants du personnel qu’un scrutin consultatif, présenté comme un référendum, aura lieu le 13 mars au sujet de la question, récurrente, de l’ouverture dominicale du magasin. Rejetée en 2024 par 66 % des salariés, cette proposition est remise sur la table, car « elle est le prélude à une cession » estiment les syndicalistes. Depuis l’arrivée de Manuel Bompard à sa tête en 2017, le groupe mène en effet une politique de cession du fonds de commerce de ses magasins sous forme de location gérance, par laquelle il confie à un tiers l’exploitation, contre une redevance fixe ou variable, sans céder la propriété.

Pour les représentants CGT, le travail dominical, une fois acquis, facilite ce type de transaction en valorisant le point de vente aux yeux d’un futur gérant. « Sur 109 hypers intégrés, seuls 26 ne sont pas ouverts tous les dimanches », dont celui de Claira. « Il n’y a qu’a regarder ce qu’il s’est passe a Château-Roussillon », où l’hypermarché, ouvert tous les dimanches, a bien été basculé en location-gérance en 2025.

Les syndicalistes dénoncent aussi le caractère pernicieux de cette nouvelle consultation, destinée « à faire pression sur le CSE », dont l’accord est obligatoire pour instaurer le travail dominical. « Trois des quatre réponses proposées par la direction sont des « oui » déguises au travail le de manche », explique Myriam Segura, secrétaire générale de la CGT à Carrefour Claira. Il s’agit des bulletins de vote « volontaire permanent », « volontaire occasionnel » et « non-volontaire mais pas opposé à la mesure ». « Le seul bulletin acceptable est le « non » », lancent les militants, qui dénoncent un « volontariat obligatoire pour survive ».

Qui plus est, « depuis 1906, le dimanche est un jour de repos, un jour pour la famille. Ce n’est pas vital de faire ses couses le dimanche », conclut Myriam Segura.

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 3 mars 2026)

Contactée, la direction ou magasin n’avait pas répondu hier.

Perte moyenne de 2 489 €/an

Plus de 344 unités (95 hypermarchés, 249 supermarchés) ont été transférées depuis 2017. En 2025, 39 magasins supplémentaires sont passés en location-gérance (15 hypers, 24 supermarchés), évitant, selon l’enseigne, les fermetures grâce à « un management local agile ». Cependant, les organisations syndicales dénoncent une restructuration déguisée : les salariés transférés perdent les avantages de la maison mère (intéressement, congés supplémentaires) après 15 mois, en basculant sous convention de branche, avec une perte moyenne de 2 489 €/an.

Bertrand Badie. « L’objectif n’est pas de démocratiser l’Iran mais de détruire un régime » (La Marseillaise)

Bertrand Badie est professeur émérite à Science Po et spécialistes des relations internationales.

La Marseillaise : La mort de l’ayatollah Khamenei marque un tournant ?

Bertrand Badie : Cet homme était au pouvoir depuis 1989, il incarnait la ligne dure, conservatrice et ultra-religieuse de la République islamique. Il détenait l’essentiel du pouvoir et le processus décisionnel en matière militaire, diplomatique, d’ordre intérieur. Le président de la République ne pouvait être élu sans son aval. C’est plus une rupture qu’un tournant. Le modèle est incontestablement cassé mais personne ne sait encore de manière sérieuse ce qui va en sortir.

La Marseillaise : Ce n’est pas pour autant la fin du régime ?

Bertrand Badie : C’est absolument impossible de dire ça. Si l’homme était la clé de voûte de l’édifice, le régime se caractérise par un socle extrêmement important bâti au fil des décennies, composé des pasdarans, des bassidjis, de la police et de l’armée. Ce nombre très important de personnes dispose de réseaux et se sont appropriés les biens économiques du pays. Un régime ne prend pas fin tant qu’un autre ne vient pas le remplacer et on est très loin de la mise en place d’une alternance.

La Marseillaise : Reza Pahlavi incarne-t-il l’opposition ?

Bertrand Badie : Il y a une opération médiatique autour de la personnalité du fils de l’ancien chah renforcée par le fait que nous avons affaire à un régime ultra-autoritaire et répressif qui n’a pas d’opposition organisée. Dès lors, le nom de Reza Pahlavi est le seul qui puisse apparaître spontanément comme contre-marque au régime islamique. Une façon de crier son hostilité au régime, c’est de se référer à la seule force visible ou incarnée qui lui fasse opposition. Le régime Pahlavi était comparable à l’actuel : épaisseur répressive, corruption et personnalisation du pouvoir. Il ne faut pas exagérer l’idée de désertification des oppositions dans la mesure où dans les prisons iraniennes figurent des personnalités non négligeables mais réduites au silence.

La Marseillaise : Les « négociations » entre Washington et Téhéran n’étaient qu’un leurre ?

Bertrand Badie : Il apparaît, pour le moment, que ces négociations n’étaient qu’un prétexte permettant de dissimuler ou d’ouvrir un temps de préparation de l’action militaire. On parle beaucoup de « régime change ». Je parlerais de « régime destruction », l’objectif n’est pas de démocratiser l’Iran ou de rendre le pouvoir au peuple mais de détruire un régime et on ne voit pas de plan visant à aller au-delà. En cela, la distinction est forte par rapport à ce qu’était la politique de George W. Bush en Irak en 2003 où il voulait véritablement mettre en place un régime « démocratique » affidé aux États-Unis. Là, on s’arrête à la destruction, derrière laquelle on retrouve non plus la ligne américaine mais israélienne qui est de considérer que la meilleure façon d’assurer sa sécurité et son hégémonie régionale, c’est de détruire toutes les résistances qu’il y a autour. Cela s’est fait à Gaza, en Syrie, en Irak, partiellement au Yémen et c’est en cours en Cisjordanie ainsi qu’au Sud-Liban. Le Moyen-Orient se transforme peu à peu en un champ de ruines qui soulève autant de questions et d’incertitudes qu’il ne répond aux attentes des populations. Si, véritablement, on assiste à un démantèlement de tous les systèmes politiques environnants, on risque à terme d’avoir affaire à une jungle où chaque individu se repliera sur sa petite communauté d’appartenance. Cela créera une situation évoquant davantage la Libye actuelle qu’un système véritablement reconstruit. Trump va faire valoir qu’il a marqué un point en neutralisant celui qu’il appelle « le pire des dictateurs que le monde n’ait jamais connu ». Il va être très vite pris à son propre piège car ses électeurs ne souhaitaient pas de troupes sur le sol et on a appris que trois soldats américains ont été tués.

La Marseillaise : Une guerre régionale est en cours ?

Bertrand Badie : C’est difficile de dire autre chose. Il y a des indicateurs qui ne trompent pas : le fait que l’espace aérien de la Turquie jusqu’à la mer d’Oman soit fermé de même que le détroit d’Ormuz comme le canal de Suez. Tout cela ressemble à une zone de guerre avec le risque réel pour les populations couvrant cette superficie du Moyen-Orient d’être exposées à n’importe quel moment à des frappes. On est très clairement dans une logique de guerre.

La Marseillaise : Face à cela, que penser des réactions européennes ?

Bertrand Badie : La pauvreté de la réaction européenne, qui encore une fois ne parvient pas à se situer et se faire le défenseur du droit international, dont elle prétend être le dépositaire, aux rares exceptions que constituent la Norvège et l’Espagne. Tout ça exprime une sorte d’embarras qui devient structurel dès que les pays européens ont à se situer par rapport à des conflits internationaux.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 2 mars 2026)

L’édito du webzine. Trump, l’autoritarisme et ses relais en Europe

Donald Trump vient de contourner une décision de la Cour suprême invalidant une partie de ses hausses de taxes douanières en augmentant les droits de douane de 10 % à 15 %. C’est un coup de force, une dérive autoritariste et un mépris pour l’État de droit.

Les associations d’industriels et de commerçants estiment les pertes à 110 milliards d’euros et réclament des compensations. Les ménages populaires subissent une hausse des prix à la consommation, tandis que la baisse d’impôts promise n’a profité qu’aux plus riches.

En accusant la Chine d’influencer la Cour suprême, Trump se vautre dans l’absurdité puisque la majorité des juges sont conservateurs donc proches de son camp. L’objectif est simple : il veut détourner l’attention en désignant un ennemi extérieur.

Trump mise sur la puissance économique des États-Unis pour imposer ses diktats aux « partenaires » et maintenir l’hégémonie américaine. Cela génère une incertitude mondiale, fragilisant les équilibres géopolitiques et économiques. Cette stratégie promeut des modèles autoritaires et libertariens.

En France aussi

L’ambassadeur américain, en France Charles Kushner, a violé les usages diplomatiques en commentant publiquement la mort du néofasciste Quentin Deranque à Lyon, accusant la gauche de menacer la sécurité publique. Il a été jusqu’à ignorer une convocation du Quai d’Orsay, affichant un mépris pour les autorités françaises.

Ni la droite (LR) ni l’extrême droite (RN) n’ont réagi à cette ingérence. Certains, comme Laurent Wauquiez (LR), ont instrumentalisé la mort de Deranque en affichant son portrait sur l’hôtel de région, tandis que d’autres reprennent des slogans pétainistes (« Travail, Famille, Patrie »).

Ces actes révèlent une normalisation des références d’extrême droite et une tentative de rapprochement électoral avec le RN.

Il s’agit d’une danse macabre autour du drame de Lyon, où la mort d’un jeune néofasciste est récupérée politiquement pour servir des intérêts partisans. Cette instrumentalisation marque un tournant : la droite et l’extrême droite s’alignent sur des rhétoriques autoritaires et antidémocratiques, tandis que les garde-fous républicains s’affaiblissent.

On assiste à une convergence dangereuse entre le trumpisme, l’autoritarisme et les forces politiques européennes qui, par leur silence ou leur complicité, sapent les fondements démocratiques. La mort de Quentin Deranque devient le prétexte d’une offensive idéologique, où la droite et l’extrême droite réhabilitent des références fascistes et normalisent l’ingérence étrangère.

Dominique Gerbault

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 28 février 2026)

Choisissez la République, choisissez l’antifascisme !
Question d’actualité au Gouvernement
La semaine dernière, vous avez choisi d’instrumentaliser un drame injustifiable pour criminaliser La France insoumise et plus largement la gauche, dévoyant le débat public.
Samedi 21 février, tandis que la Nation honorait Manouchian et les fusillés de l’Affiche rouge, des cortèges (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

« Symbole de notre abdication ou de notre reconquête industrielle ? »
Proposition de loi de Nationalisation d’ArcelorMittal
Si nous défendons une nouvelle fois cette proposition de nationalisation, ce n’est pas pour répéter ce qui a déjà été dit, mais parce que la situation s’est aggravée.
Les suppressions d’emplois s’inscrivent dans un processus continu, comme en témoigne le plan Zénith 2 qui sera annoncé demain, (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

« L’heure est venue d’ouvrir le débat sur le devenir de nos institutions »
Proposition de loi constitutionnelle visant à restreindre certaines prérogatives du Président de la République
Avec modestie mais détermination, nous mettons en débat cette proposition de loi constitutionnelle pour enclencher un mouvement inéluctable et faire savoir à nos concitoyens que leur désir profond d’évolution démocratique est pris en compte.
Nous n’avons pas la prétention de réécrire la (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

« Le texte installe un rapport de force défavorable au peuple kanak »
Projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie
L’examen du projet de loi constitutionnelle sur le dégel du corps électoral a constitué le point de bascule de la crise du 13 mai 2024. Nous avions pourtant alerté sur la nécessité d’apaiser, d’éviter le passage en force. Ne répétons pas les erreurs du passé. La Kanaky-Nouvelle-Calédonie a payé (…)
—> Lire l’intervention de Robert Xowie

« Vous voulez reconquérir la souveraineté énergétique, mais vous foulez aux pieds la souveraineté populaire »
Débat relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie
Nous attendions cette PPE depuis cinq ans. Elle fixe la trajectoire énergétique pour dix ans et nous engage pour le siècle. Force est de constater que la version n’a pas beaucoup bougé depuis sa mouture initiale.
Pis encore, elle est imposée par décret, et non soumise au vote solennel du (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

« Nous avons besoin d’une PAC forte axée sur la régulation des marchés »
Débat relatif à la future politique agricole commune (PAC)
Créée en 1957 et mise en oeuvre à partir de 1962, la PAC visait à moderniser l’agriculture européenne par le contrôle des prix et la préférence communautaire.
Elle avait pour objectifs un niveau de vie équitable pour les agriculteurs, la sécurité des approvisionnements et des prix (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

« Les impérialismes n’ont jamais disparu »
Débat : « Les réponses de l’Union européenne face au retour des impérialismes »
Les impérialismes n’ont jamais disparu. Les puissances occidentales ont troqué la domination coloniale contre la domination financière, la canonnière contre le traité de libre-échange.
Elles ont invoqué les droits humains afin d’envahir des territoires, renverser des régimes et imposer un (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

« Savez-vous à combien est le montant de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ? »
Protection et accompagnement des parents d’enfants atteints de cancers
Cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale ; je regrette le choix des rapporteures de la réécrire, ce qui compromet la navette parlementaire et l’esprit transpartisan du Sénat. Elle est attendue par de nombreux parents, mais elle n’est qu’une première étape. (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

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