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Ce mardi 17 février, à moins d’un mois des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars, L’indépendant organisait dans son studio un débat entre les candidats au poste de maire dans la commune de Rivesaltes.
Ils sont cinq à prétendre au poste de maire de la commune de Rivesaltes: Amélie Parraud, tête de liste de « Un nouvel élan pour Rivesaltes », Bemard Cuadras, tête de la liste « Rivesaltes-Terres de liens », Joël Diago, tête de la liste de « Rivesaltes », Julien Potel, tête de la liste « Rivesaltes, l’avenir en grand » (RN) et Lauriane Rawcliffe, tête de la liste « Rivesaltes à venir » (PS, PCF et Collectif citoyen). Réunis dans le studio de L’Indépendant ce mardi 17 février, quatre candidats débattaient des thématiques de la commune. Seul Joël Diago était absent.
Après avoir évoqué le maire sortant Aire Bascou, ses sept mandats et les enjeux d’une telle succession, les candidats se sont dans un premier temps affrontes sur la thématique du dynamisme du centre-ville. Amélie Parraud, tête de la liste « Un nouvel élan pour Rivesaltes », évoque son ambition de « créer un parking aérien, mais aussi de pouvoir attirer des jeunes dans la commune à des prix attractifs. Je refuse en tout cas que Rivesaltes devienne une ville-dortoir ». Julien Potel, tête de la liste « Rivesaltes, l’avenir en grand » rebondit sur le fait de « se donner les moyens de faire venir du monde pour engendrer la consommation chez les commerçants », quand Bemard Cuadras, tête de la liste « Rivesaltes-Terres de liens » propose « une meilleure communication sur les événements et les multiplier en centre-ville pour que les Rivesaltais puissent y participer ». Lauriane Rawcliffe, tête de la liste « Rivesaltes à venir », souligne l’importance de « créer une identité forte pour la commune en créant des événements tels qu’un salon des vins par exemple ».
« Relancer le projet de maison de retraite »
Lors d’un micro tendu aux Rivesaltais, plusieurs habitants évoquaient l’absence d’une maison de retraite dans la commune. Un point sur lequel sont revenus les quatre candidats ce mardi. Lauriane Rawcliffe propose plutôt « une orientation vers une résidence autonome senior », tandis que Bemard Cuadras contrebalance en affirmant que « beaucoup de personnes âgées de la commune ont plutôt le souhait de finir leurs jours chez eux ».
Pour rappel, la construction d’une maison de retraite à Rivesaltes avait été dans les projets de la mairie d’André Bascou, mais avait du être écourtée suite à des désaccords. Ainsi, Julien Potel émet la volonté de « relancer le projet », mais propose aussi « d’utiliser le foncier dont est propriétaire la commune pour réhabiliter des logements et les regrouper pour accueillir les seniors » et leur proposer des services de soins avec du personnel. Amélie Parraud rejoint l’idée « de tout faire pour avoir une maison de retraite sur la commune » et suggère d’utiliser le bâtiment qui accueille la gendarmerie, vacant d’ici deux ans, pour y installer une résidence seniors.
Alors que la question de l’environnement et la mise en place d’une végétalisation accrue de Rivesaltes semblent mettre tout le monde d’accord, celle de la sécurité fait débat. Bernard Cuadras rappelle que 128 caméras sont installées dans la commune, mais relate « qu’il manque du monde à l’amère pour traiter les images » et œuvrera en se sens s’il est élu. Lauriane Raweliffe propose en premier lieu de « réviser le plan de sauvegarde communale ». Le candidat Julien Potel évoque « un sentiment d’insécurité » et propose d’amplifier le nombre de policiers municipaux, tandis qu’Amélie Parraud assure que, si elle est élue maire, elle « sera elle-même déléguée à la sécurité pour assurer le bien vivre de la commune ».
Hier, le syndicat de professeurs d’éducation physique Snep-FSU a dévoilé les résultats de son enquête sur la situation des installations sportives scolaires dans les Pyrénées-Orientales. Sous la forme d’un « gymnascore » qui attribue une note de A (excellent) a E (médiocre) a chaque collège ou lycée. A l’image du nutri-score affiche sur les produits alimentaires.
Le syndicat de professeurs d’éducation physique Snep-FSU a lancé son enquête nationale sur les équipements sportifs scolaires juste après les Jeux olympiques de Paris 2024. Depuis, dans les Pyrénées-Orientales, les relais de l’organisation dans les établissements secondaires ont fonctionné à plein. Ils ont fait remonter les différents éléments demandés pour 41 des 42 collèges et lycées publics du pays catalan. Seul le collège Jean-Moulin de Perpignan manque à l’appel. « Cette enquête nous a permis d’avoir une image précise de l’état des installations sportives », se félicite le secrétaire départemental du Snep, Pierre Leveil. « L’appréciation personnelle du collègue qui a rempli le tableau peut, jouer pour certains critères (comme par exemple la fonctionnalité de l’équipement, NDLR) mais on a une photographie globalement représentative. »
Pour effectuer son classement, le Snep indique s’être principalement appuyé sur des éléments factuels. « Nous nous sommes basés sur le guide ministériel de 2012 qui établit les installations sportives nécessaires pour chaque établissement, entre autres en fonction du nombre d’élèves », explique le responsable de l’enquête pour l’académie de Montpellier, Fabien Andrieu, professeur d’éducation physique au lycée Picasso de Perpignan.
Douze établissements « en situation critique »
Accès aux équipements (gymnase, plateau d’athlétisme, piscine…), nombre de créneaux disponibles, qualité du sol… Tels sont quelques uns des critères que le Snep a pris en compte pour établir son « gymnascore » qui reprend le même concept que le nutri-score affiché sur les produits alimentaires: des notes allant de A (excellent) à E (médiocre) attribuées à chaque établissement en fonction de la qualité et du dimensionnement de ses équipements sportifs.
Aux yeux du syndicat, les résultats ne sont pas glorieux. « Près de la moitié des établissements des Pyrénées-Orientales (43 %) sont classés D ou E », révèle Fabien Andrieu « Il y a des inégalités considérables. Nous réclamons des interventions dans les 12 établissements classés E qui sont en situation critique. » Le professeur d’éducation physique précise toutefois que le lycée Lurçat est un cas particulier : « Son gymnase a été refait récemment. Le problème, c’est le cumul avec le collège Camus Ils se marchent un peu sur les pieds. Après, il est prévu de reconstruire ce collège avec de nouvelles installations. C’est un problème qui devrait se régler. »
Par contre, au lycée Picasso de Perpignan, le bout du tunnel n’est toujours pas en vue. Selon Fabien Andrieu, depuis la construction du gymnase, en 1962, les effectifs du lycée général ont triplé et ceux de la section d’enseignement professionnel ont doublé. Mais l’extension de l’équipement n’est toujours pas à l’ordre du jour. Vraisemblablement en raison d’un désaccord entre la Ville, propriétaire du gymnase, et la Région, en charge des lycées.
Plus globalement, le Snep note que cinq établissements des Pyrénées-Orientales (deux collèges et trois lycées) n’ont pas accès à une piscine. « Alors que le savoir nager obligatoire est un enjeu sociétal surtout dans un département situé sur le littoral ».
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 18 février 2026)
« Une situation très dégradée à Perpignan »
Selon le Snep-FSU, la situation en matière d’installations sportives scolaires se révèle « très dégradée » à Perpignan. « 50 % des établissements y sont classés E et 91 % entre C et E. Il y a 20 % d’écart avec la moyenne départementale sur l’ensemble des installations. De plus, il y a également une correlation avec les réseaux d’éducation prioritaire : ce sont les élèves qui auraient le plus besoin de services publics qui en ont le moins », souligne Fabien Andrieu. En plus du lycée Picasso, le syndicat alerte également sur les situations des collèges Pons et Pagnol (dont les installations sportives sont classées E) ou du lycée Maillol qui souffre d’une « problématique d’accès et d’une insuffisance d’installations »
« Une évaluation à travers le prisme des professeurs d’éducation physique »
Département, Région, Ville de Perpignan… : les collectivités impliquées dans la gestion des équipements sportifs scolaires passés au crible livrent leurs points de vue.
Du côté du Département, qui gère les collèges, l’initiative du Snep n’est pas forcément accueillie de manière négative. « C’est une évaluation des installations sportives à travers le prisme des professeurs d’éducation physique », résume la vice-présidente du conseil départemental en charge de l’éducation, Marie-Pierre Sadouny. « Nous avons prévu un plan pluriannuel d’investissement de 132,5 millions d’euros jusqu’en 2031 pour faire de nouveaux travaux dans les collèges. Nous avons nos propres diagnostics par établissement et travaillons déjà avec les principaux, mais l’évaluation du Snep peut nous permettre d’avoir une vision plus large. »
Concernant les lycées, c’est la Région qui est compétente. Mais la plupart des gymnases des lycées classés D ou E appartiendraient à des communes. À l’exception de celui d’Alfred-Sauvy (Villelongue-dels-Monts), « Pour l’heure, nous n’avons pas eu de remontées particulières, de besoins exprimés par le proviseur de l’établissement. Mais si nous en avons, nous y serons attentifs », indique la collectivité.
Enfin, du côté de la Ville de Perpignan, le directeur général des services techniques, Jean-Philippe Loubet, se veut pédagogue : « Même si cela ne fait pas partie de nos compétences, nous mettons nos gymnases à disposition des collèges et lycées qui n’en ont pas Mais aujourd’hui, l’Éducation nationale a mis au programme des sports qui nécessitent plus d’espace. Le nombre de collégiens et de lycéens a également augmenté. A Picasso, par exemple, le gymnase sert la journée pour le lycée et les soirs et week-ends pour les associations. C’est un équipement que nous partageons avec la Région. S’il faut y faire des travaux, il faut qu’il y ait un partage équitable du financement. »
Patrick Marcel, maire sortant, a décidé de briguer un deuxième mandat à Clara-Villerach.
Élu en 2020, « je me suis engagé avec une équipe dévouée au service de la commune, de ses habitantes et habitants. Je tiens à remercier chaleureusement l’équipe municipale sortante: des femmes et des hommes qui ont donné de leur temps, de leur énergie et de leur engagement au service de notre commune ».
Le sens du bien commun, le respect des équilibres budgétaires et l’ambition de répondre aux attentes d’une population attentive à la gestion communale « ont constamment guidé notre action. Rien de ce qui a été réalisé n’aurait été possible sans ce travail collectif mené au quotidien au service de Clara-Villerach. Ces années ont été marquées par des décisions et des projets partagés, toujours guides par l’intérêt général ». Et le maire sortant de poursuivre : « Je suis aujourd’hui heureux d’aborder cette nouvelle étape avec une équipe renouvelée, rassemblant des femmes et des hommes aux compétences diverses et complémentaires, indispensables à la bonne gestion de notre commune ».
Dans un contexte économique et financier incertain, « mais fidèles à l’esprit qui nous anime depuis six ans, nous continuerons à œuvrer ensemble pour une gestion rigoureuse et humaine de Clara-Villerach, tout en assurant une participation active et constructive au sein des commissions de la communauté de communes et des syndicats intercommunaux ».
Ce qui le guide profondément, « c’est l’idée que nos villages n’appartiennent à personne, mais qu’ils se construisent avec tout le monde ».
Et il conclut sur l’importance « d’écouter, dialoguer, associer les habitants, maintenir ce lien simple et essentiel qui permet à chacune et chacun de prendre part à la vie collective. Avec engagement et proximité, je souhaite poursuivre ce chemin avec vous, au service de notre commune et de celles et ceux qui y vivent ».
Une quarantaine de Catalans du sud de la Marxa republicana de 1939 à la Garrotxa ont suivi les chemins empruntés par les 7 000 réfugiés ayant franchi la frontière en hiver 1939 pour fuir l’Espagne. Ils sont partis du refuge de Sant-Aniol-d’Aguja, en Catalogne sud. Ils ont été rejoints à la ferme en ruines de la Muga par Maryse Agont, la secrétaire de l’association culturelle catalane, qui les a accompagnés jusqu’à Saint-Laurent. Ils ont fait une pause à Pla Castanyer (hameau de Villeroge), où Michel Anrigo, ancien maire de Coustouges, leur a adressé quelques mots.
Une porte bleue
Ils ont ensuite gagné Saint-Laurent et la salle de l’Avenir, où Louis Caseilles, entouré de ses deux adjoints, de conseillers municipaux, dont Louise Vergés la présidente de l’Association culturelle catalane, et de villageois les attendaient. L’historien Raymond Sala a lu un poème bouleversant d’Alexandre Recasens. Ce dernier est arrivé d’Albanya, fin janvier 1939, a été hébergé et nourri par des Laurentins, moyennant quelques travaux. Ayant appris que son frère était détenu au camp de Saint-Cyprien, il a décidé de le rejoindre. Il a alors écrit ce poème en lanque catalane, dont les paroles apportent un témoignage poignant sur les conditions de détention : « Paradis concentrationnaire. Une simple porte ouverte, la porte bleue de la mer. Les vagues de la mer pleuraient ». Après cette réception émouvante, les marcheurs, les autorités civiles, militaires, et les villageois ont gagné le monument de la Retirada, où le premier magistrat a prononcé un discours, avant qu’un bouquet ne soit déposé, pour célébrer le 87 anniversaire de la Retirada. Les marcheurs sont alors repartis en bus. Les Laurentins perpétuent le souvenir de cet événement tragique et celui des victimes.
« C’est Louis ou moi » affiche SOS Racisme Perpignan sur son emblématique main jaune. L’association lance « une campagne citoyenne pour une ville antiraciste » a un mois du scrutin municipal de mars 2026. Le camp du maire de Perpignan réplique avec une main tricolore signée « Pour nous c’est Louis ».
SOS Racisme et Louis Aliot ne marcheront pas main dans la main. A un mois du premier tour des municipales, les deux camps montrent les muscles sur les réseaux sociaux. À l’origine de ce bras-de-fer, le lancement de l’auto-baptisée « campagne citoyenne pour une ville antiraciste » de l’antenne perpignanaise de l’association. Seize propositions et la célèbre main jaune et noire griffée d’un « C’est Louis ou moi », ciblant le maire RN de Perpignan. Parmi les mesures avancées par SOS Racisme : « Former les élu.es contre le racisme et la discrimination et nommer un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations », « intégrer les critères d’application de politique de lutte contre les discriminations dans le choix des entreprises pour les marchés publics », « nommer des lieux publics en l’honneur de ligures représentatives de la diversité française », ou « appliquer une logique de proximité et de désescalade ».
Cible unique et affichée de cette campagne, Louis Aliot a décidé de répliquer. Appuyé par son camp. Rapidement a fleuri sur les réseaux sociaux de ses proches, une main tricolore revendiquant « Pour nous, c’est Louis ». « SOS Racisme se mobilise contre moi, mobilisons-nous contre leur propagande », encourage le maire de Perpignan sur Facebook, avec plus de 700 likes ce dimanche 15 février en milieu de journée. « Ils font tout pour alimenter les clichés qu’ils tiennent à maintenir car, sans ça comme argument, ils sont totalement démunis », commente Lisa. « Tous les coups vont être permis à l’approche des élections municipales malheureusement. Plus le RN monte partout en France et plus les partis de gauche et extrême gauche s affolent, attaquent, diffament, se victimisent… », ajoute Fanny.
Le bras-de-fer « virtuel » pourrait prendre une autre forme. Dans un communiqué, SOS Racisme assure que « la campagne de dénigrement de Louis Aliot et de l’actuelle majorité municipale ne fait que renforcer notre engagement ». Et « appelle à une mobilisation citoyenne massive pour faire de la tolérance et de l’égalité le cœur du prochain mandat ». Le bras-de-fer continue.
Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 16 février 2026)
82 ans après son exécution par la Gestapo, le 16 juin 1944 à l’âge de 57 ans, Marc Bloch, historien et membre de la Résistance, fera son entrée au Panthéon le 23 juin 2026. Ce en présence de ses derniers descendants dont sa petite-fille Suzette Bloch, la fille de Louis, l’un de ses 4 fils. Cette dernière vit aujourd’hui à Argelès-sur-Mer, dévoile toute l’admiration et le respect qu’elle a pour ce héros de la France, figure tutélaire de son époque.
Le président Macron avait initialement prévu que l’entrée au Panthéon du catafalque du grand historien et Résistant Mare Bloch (1886-1944) se déroulerait le 16 juin 2026. Ce qui aurait marqué le 83e anniversaire de sa mort. Le 16 juin 1944, Marc Bloch était lâchement fusillé dans le dos par quatre gestapistes, avec 29 autres résistants à Saint-Didier-de-Formans (Ain). Mais deux évènements ont obligé l’Élysée à reporter la date au 23 juin. Ce qui ne dérange pas outre mesure sa petite-fille Suzette Bloch, la fille de Louis, l’un des quatre garçons (deux filles complétaient la fratrie) du futur panthéonisé, et seule encore vivante de sa génération. Ses autres descendants se comptent parmi des arrière et arrière-petits-enfants.
Ancienne journaliste à l’AFP où elle a occupé divers postes aux services économique, politique, diplomatique et reportages, accréditée au Sénat, Suzette Bloch, qui vit a Argelès, a été également chef de la rédaction du bureau de Rome et à Chypre. Elle est par ailleurs l’auteur du « Premier convoi », un documentaire de fiction sur Auschwitz diffusé sur Arte/Ex Ni-hilo. C’est dire que, même si elle n’a jamais connu son illustre ancêtre, elle n’a eu de cesse de convoquer sa mémoire. Elle a pu aussi remettre la main sur quelques livres parmi le millier qui composait l’immense bibliothèque de l’appartement du 7 de la rue de Sèvres a Paris, pillé par les Allemands. De rappeler ses combats et de faire (re)découvrir son œuvre d’historien et d’écrivain marié à Simone, épouse adorée à la santé fragile. Sa famille « dont il a toujours fait sa priorité » confie Suzette.
Contactée par le « conseiller mémoire » de l’Élysée en novembre 2024
Un jour de novembre 2024, Suzette Bloch a été contactée, via Facebook, par le conseiller mémoire de l’Élysée, chargé des commémorations et des futures panthéonisations. Elle relate : « J’ai reçu ce message auquel je ne m’attendais pas du tout en fait. Le conseiller m’a laissé le temps de prévenir mes proches, descendants de Marc Bloch, afin que nous puissions collégialement accepter ou refuser la panthéonisation. Je savais que les avis seraient partagés. Et parfois même très divises sur certains points concernant les valeurs communes que nous souhaitions mettre, ou pas, en avant à travers la figure et la personnalité de notre aïeul. Un homme brillant, courageux, exemplaire, humaniste. On visionnaire doublé d’une grande humilité et paraît-il, très timide. »
Poursuivant : « Finalement, à la majorité il fut décidé de l’écriture d’une lettre adressée directement au président de la République dans laquelle nous acceptions la panthéonisation, mais dans le cadre d’une cérémonie simple et sobre. Nous avions en outre précisé que la présence du Rassemblement National et/ou de tous autres représentants de mouvements communautaristes, Marc Bloch était fervent socialiste et athée, était à exclure. J’espère à présent que nos demandes seront exaucées à tous les niveaux. »
Marc Bloch demande à combattre dès le début de la Seconde guerre mondiale en 1939. Sensible au statut des juifs d’octobre 1940, il fut exclu de son poste de professeur détaché auprès de l’université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand, rappelle la page Chemins de mémoire du site du ministère des Armées. Entré de plain-pied en résistance, Marc Bloch se fait appeler « Narbonne », « Il devient un des trois membres du directoire régional des Mouvements unis de résistance, pèse dans le mouvement, et devient une cible. Il est arrêté, par une Gestapo bien renseignée, au matin du mercredi 8 mars 1944 à Lyon. Torturé dans les locaux de l’École de santé militaire, interné à la prison de Montluc, Marc Bloch est donc fusillé le 16 juin 1944 avec 29 autres résistants à Saint-Didier-de-Formans ».
Ne serait-ce que pour rendre le plus bel hommage qui soit a ce grand père, son héros au sourire si doux…
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