Deux cliniques encore en grève (L’Indep)

Hier, les salariés en grève des cliniques Saint-Pierre à Perpignan et Médipôle à Cabestany ont décidé de reconduire le mouvement social initié la veille. « Une grève reconduite jusqu’à lundi midi », indiquaient les syndicats. Si une assemblée générale des salariés grévistes était programmée ce lundi à 11 h, la grève est maintenue jusqu’à la mi-journée, ce même jour, heure à laquelle la direction de la clinique a prévu de rencontrer les représentants du personnel.

« On a lu les déclarations du directeur de la clinique qui se dit ouvert au dialogue », indiquait à L’Indépendant Anne-Laure Affani, de la CGT Médipôle. « Maintenant, après les paroles, on attend les actes et que tout ça ne soit pas de la com’ ».

Depuis ce vendredi, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, rejoints par ceux de la clinique Saint-Pierre dans la soirée, ont déclenché un mouvement de grève à l’initiative de la CGT et de la CFDT, pour dénoncer « des conditions de travail qui se dégradent depuis des années ». Les salariés grévistes dénoncent aussi une remise en cause d’une éventuelle « prime de participation pour 2026 ».

La direction de la clinique, par la voix du directeur de Médi-pôle, Valéry Folcher, se disait surprise du mouvement mais aussi ouverte au dialogue.

« Les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont en cours, je devais revoir les syndicats le 6 mai pour faire le point et avancer. Nous prenons le temps d’étudier le sujet. J’ai donc été quelque peu étonné de ce débrayage ce (vendredi) matin. »

St. S. (L’Indépendant, le 26 avril 2026)

Elne. Fin du savoureux Mercat de la Terra, privé de subventions par le maire (L’Indep)

L’association Slow Food Pays Catalan a annoncé renoncer à l’organisation de ses
Mercats de la Terra à Elne. Le nouveau maire d’extrême droite a supprimé la subvention accordée jusqu’ici et a indiqué « ne plus vouloir travailler » avec cette association.

Depuis 2020, les locavores du département ne manquaient pas un rendez-vous du Mercat de la Terra, ce marché des produits du terroir qui faisait d’Elne, une fois par trimestre, l’épicentre du bien manger avec des produits raisonnés, de saison et surtout locaux.

Mais ce vendredi 24 avril, l’association organisatrice, Slow Food Pays Catalan, a annoncé mettre un terme à ces marchés qui se distinguaient par un état d’esprit à part où les producteurs locaux étaient choisis pour « leur implication notamment dans la conservation des sols » mais aussi soucieux « d’une agriculture plus sociale avec un client plus proche du producteur », selon un reportage de L’Indépendant réalisé en 2022.

« C’est avec regret que nous vous annonçons que nous ne serons pas en mesure de renouveler le Mercat de la Terra sur la place publique d’Elne en 2026 », annonçait ainsi sur ses réseaux sociaux Slow Food Pays Catalan qui intervenait aussi dans les écoles de la ville pour des actions pédagogiques.

« 500 repas populaires catalans »

La raison ? L’arrêt de la subvention par la nouvelle mairie d’extrême droite d’Elne dirigée par Steve Fortel. « La nouvelle mairie d’Elne a écarté notre dossier de subvention et met donc fin, pour le moment, a une dynamique que nous avions construite depuis 2020 ».

L’association rappelle qu’elle avait sollicité, cette année, « 12 000 € annuels » de subvention « car il nous paraissait important de présenter en toute transparence à la mairie le vrai coût du Mercat de la Terra ». « La mairie donne ensuite ce qu’elle peut / veut, les années précédentes nous obtenions 4 000 € pour l’organisation de 4 Mercat, et 2 000 € du département », assurait encore l’association qui revendiquait, en « 4 éditions par an et 500 repas populaires catalans distribués, composés à partir de produits locaux et agroécologiques ».

Elle défendait aussi « un soutien direct aux producteurs locaux, dans un contexte où ces derniers rencontrent de plus en plus de difficultés à écouler leurs produits » et « des moments festifs, de transmission et de convivialité ».

Ce mardi 21 avril, lors du conseil municipal, interrogé par son opposant André Trives, ancien dirigeant de l’association, Steve Fortel, le nouveau maire d’extrême droite d’Elne, avait justifié ce retrait de la subvention. « L’an dernier, 4 000 euros avaient été attribués à l’association mais de mémoire, elle demandait 12 000 euros cette année. Peut-être que vous l’auriez accordée », disait-il à son opposition. « Nous avons décidé de ne pas travailler avec Slow Food cette année », tranchait-il.

« On préfère se rapprocher des parents d’élèves »

« Nous préférons nous rapprocher de parents d’élèves pour que ceux-ci nous accompagnent avec peut-être une nouvelle association dans des démarches pédagogiques » dans les écoles ou l’association de locavores intervenait également. « Nous préférons ramener sur Elne ces dépenses-là et ne pas les donner à une association qui n’est pas forcément d’Elne ».

« Nous sommes navrés de ne pas pouvoir poursuivre la belle dynamique à Elne, mais ce n’est pas la fin du Mercat de la Terra », expliquait toutefois l’association privée de subvention. « Nous travaillons déjà à imaginer de nouveaux formats, avec des communes et des partenaires qui souhaitent continuer à faire vivre ces projets », annonçait encore l’association sur ses réseaux sociaux.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 26 avril 2026)

Hommage à Francine Sabaté morte en déportation en 1945 (L’Indep)

Discours marquants. Recueillement. Dépôt de gerbes. Au-delà du traditionnel cérémonial une vive émotion régnait ce vendredi au sein de la préfecture des Pyrénées-Orientales où, il y a plus de 80 ans, une certaine Francine Sabaté, jolie comme un cœur avec ses boucles châtains et son regard clair, était l’une des employées. « Elle a servi l’État avec dévouement et un sens aigu de sa tâche », rappelait dans son discours d’hommage à la jeune résistante l’actuel préfet Pierre Regnault de la Mothe.

Elle n’avait pas 25 ans quand la jeune fille, déportée avec sa maman, Joséphine, et sa sœur cadette, Odette, au camp de Ravensbrück est morte « de faim, de chagrin, sa mère l’avait précédée d’un mois au sein du tristement célèbre « convoi des sacrifiés », et de désespoir ». Odette fut la seule rescapée de la famille. Mais jusqu’au bout ces trois femmes, liées autant par un amour familial que par un engagement sans concession contre la barbarie à visage humain, se sont battues pour leurs idées et leurs convictions.

« C’est une histoire de femmes catalanes, et françaises, dont nous devons toujours nous souvenir, et qui nous oblige à jamais » a conclu sobrement le préfet.

Valerie Pons – Photo Nicolas Parent (L’Indépendant, le 25 avril 2026)

Cabestany. Grève à Médipôle : la clinique en service minimum tout le week-end (L’Indep)

La clinique Médipôle Saint-Roch, à Cabestany, connait un mouvement de grève depuis ce vendredi au petit matin. Les syndicalistes évoquent un conflit avec la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. La clinique tourne depuis au ralenti. Une situation qui devrait durer tout le week-end.

Les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, dans les Pyrénées-Orientales « sont à bout ». Ce vendredi, à l’initiative de la CGT et de la CFDT, une partie des soignants de cette clinique privée de Cabestany a décidé de se mettre en grève.

Le mouvement a débuté des les premières minutes du service de jour, à 5 heures du matin. Anne-Laure Affani, délégué syndical CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch, dresse la situation : « Les conditions de travail se dégradent depuis des années. Mais cela s’est intensifié depuis deux ans. En un an, nous avons changé trois fois de directeur. Le dernier en date fait tout pour optimiser le travail. Nous ne critiquons pas tout, certaines décisions peuvent aller dans le bon sens Mais, globalement, nous devons travailler plus, sans plus de moyens. Et, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est que nous venons d’apprendre que nous n’aurons pas de prime de participation cette année ».

La participation est un dispositif d’épargne salariale qui permet de distribuer une partie des bénéfices de l’entreprise aux salariés. Toujours selon la déléguée syndicale, le contrat d’intéressement devrait être renégocié. « Ils veulent le revoir à la baisse, estime Laure Affani. Pour résumer, on nous demande de travailler plus, avec moins de personnels et on nous revoit les primes à la baisse ».

Un rendez-vous avec la direction ce lundi

Dans la matinée de ce vendredi, « 250 salariés grévistes » se sont retrouvés devant la clinique pour manifester leur mécontentement. À la mi journée, les syndicalistes assuraient que plusieurs services de l’établissement de santé privé seraient impactés par le mouvement.

« Nous devions être reçus par la direction à 15 h ce vendredi mais le rendez-vous a été reporté à lundi midi », indique la syndicaliste. D’ici là, une nouvelle assemblée générale est prévue ce samedi à 10 heures à Médipôle Saint-Roch. Mais les salariés prévoient déjà de reconduire la grève tout le week-end et, plus large-ment, jusqu’à l’entretien avec la direction.

Selon les informations de L’Indépendant, une assemblée générale serait également prévue en début de soirée de ce vendredi à la clinique Saint-Pierre.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 25 avril 2026)

L’actu de la CGT (n° du 24 avril 2026)

Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
Ce guide est applicable dans les entreprises de plus de 50 salarié·es dans lesquelles des élections professionnelles ont eu lieu en présence de listes syndicales et où au moins un·e délégué·e syndical·e CGT a été désigné·e.
Dans ces entreprises l’employeur est tenu d’organiser des NAO.
—> Télécharger le guide

Tous•tes dans la rue le 1er mai
Alors qu’un nouveau projet de loi pour permettre aux artisans boulangers et fleuristes d’ouvrir le 1er mai est en préparation, la CGT le martèle : le sujet, ce n’est pas les boulangeries artisanales qui, rappelons-le, peuvent déjà ouvrir le 1er mai.
—> Accéder au kit et télécharger le tract

La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai
Par nos alertes syndicales permanentes et nos mobilisations aux moments cruciaux, nous avons gagné une première victoire avec l’enterrement de la proposition de loi Attal qui aurait permis de faire travailler des millions de salarié·es le 1er mai.
Cependant, il s’agit d’une victoire extrêmement fragile, en témoigne le projet de loi déposé finalement par le Premier ministre.
—> Lire la suite
—> Accéder à la carte des manifestations du 1er mai
—> Signer la pétition contre le vol du 1er mai

Actualités

L’inspection du travail doit être renforcée
La pénurie organisée qui frappe l’Inspection du travail a des conséquences dramatiques pour tout le monde du travail. À la veille du 28 avril, journée de lutte pour la prévention des accidents du travail et maladies professionnelles, il est plus que temps de renverser la balance.
—> Lire la suite

Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !
Ce 28 avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail.
—> Télécharger le tract

Se former pour mieux agir : la formation syndicale, un droit et une force
On ne naît pas militant·e, on le devient. La formation syndicale est un outil indispensable dans un monde du travail qui se complexifie, et face à un patronat qui se radicalise. Le point en sept questions.
—> Lire la suite

Guide des droits des agent·es de la fonction publique territoriale
Depuis plus de 130 ans, la CGT organise tous les travailleurs et travailleuses, du secteur public comme du privé, afin qu’ensemble ils et elles puissent faire valoir leurs droits et en obtenir de nouveaux.
—> Télécharger le guide

Communiqués de presse

Appel intersyndical pour le 1er mai : du pain, la paix et la liberté
Appel intersyndical de la CGT, la FSU, Solidaires, l’Union étudiante et l’Unef. Le premier mai c’est NOTRE journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde.
—> Lire le communiqué intersyndical

Stellantis Poissy : un enjeu industriel majeur, des emplois à défendre
Ce jeudi 23 avril, près de 500 salarié·es du site Stellantis de Poissy se sont rassemblé·es pour défendre leurs emplois et leur outil industriel, aujourd’hui menacés. À l’appel d’une intersyndicale CGT, UNSA et Solidaires, cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large touchant plusieurs sites du groupe, aujourd’hui concernés par des appels à la grève.
—> Lire le communiqué

Chantiers des JO de Paris : une condamnation exemplaire
Le tribunal correctionnel de Bobigny a rendu un jugement marquant dans une affaire d’exploitation de travailleur·ses étranger·es en situation irrégulière sur plusieurs chantiers d’Île-de-France, dont celui du village des athlètes des Jeux olympiques de Paris 2024.
—> Lire le communiqué

Fiches pour lutter contre les idées de l’extrême droite
La lutte contre les idées de l’extrême droite est un fil rouge de l’activité de la CGT.
La progression de cette menace a rendu cette dimension de notre engagement plus fondamentale qu’elle ne l’a jamais été
—> Télécharger les fiches

Vernet-les-Bains. « C’est un coup dur mais le problème est mineur » : un centre de cures thermales fermé après la détection de bactéries dans l’eau (France 3 Occitanie)

C’est la douche froide pour les curistes de Vernet-les-Bains dans les Pyrénées-Orientales. Depuis mardi 21 avril 2026, la partie médicinale des thermes est fermée et les soins interrompus. La raison : l’Agence régionale de santé (ARS) a découvert la présence de légionelles dans l’eau.

Une anomalie a été détectée dans les bassins de la station thermale de Vernet-les-Bains le 21 avril 2026 : des légionelles présentes dans l’eau. Par mesure de sécurité les soins ont été immédiatement suspendus pour au moins trois semaines.

Une centaine de curistes sur le carreau

Denis Thorel est un fidèle de la station thermale de Vernet-les-Bains dans les Pyrénées-Orientales. Cela fait une dizaine d’années qu’il vient de Charente-maritime avec son épouse y passer trois semaines de cures. Mais cette année, après quatre jours de soins c’est stop.

« Mardi matin, j’allume mon téléphone et je reçois : cure suspendue. Je pensais que c’était pour un ou deux jours à cause d’un problème technique mais non, on nous a dit que la cure réouvrira au plus tôt le 11 mai. »

Comme Denis, c’est une centaine de curistes qui se retrouvent en quelques jours sur le carreau. Mais pas le choix, des bactéries de légionelles ont été retrouvés dans l’eau des bassins suite à un contrôle de l’ARS, l’Agence régionale de santé.

Présence de légionelles dans l’eau

« Un contrôle sanitaire standard, à la réouverture des thermes, comme il est de coutume de faire sur les piscines » indique Franck Nivaud, Directeur de l’ARS des Pyrénées-Orientales. « Les légionelles, on en trouve, c’est irrégulier. Elles se développent entre 25 et 45°C dans des eaux stagnantes. Les thermes venaient de rouvrir, ce n’est pas de chance mais le protocole est clair : on trouve des légionelles, on ferme tout. »

Ce phénomène bien que rare, arrive parfois car, comme l’explique l’ARS, les eaux de soin ne reçoivent aucun traitement, avant d’être vaporisées, « puisque ce sont les vertus de l’eau qui sort de la source qui sont attendues pour les curistes ».

Les légionelles, c’est quoi et est-ce dangereux ?

Les légionelles, « c’est une bactérie qui donne des infections pulmonaires », explique Franck Nivaud « donc des symptômes type grippaux. Il faut aller voir son médecin, un traitement sera donné rapidement car cela peut être dangereux pour des personnes fragiles avec des affections longue durée ou avec des faiblesses respiratoires. Il faut que chaque personne qui a une potentialité d’avoir été exposée se surveille et consulte dès les premiers signes. »

Un principe de précaution que partage pleinement la Direction du petit établissement thermal. À ce jour aucun curiste ne présenterait de symptômes.

« On a détecté un taux très faible », précise Roman Riac, Directeur des thermes de Vernet-les-Bains, « mais nous avons une tolérance zéro et c’est très bien. On effectue aussi des analyses de manière régulière donc là on va faire des analyses plus poussées pour en déterminer la cause et ensuite un plan d’action au niveau sanitaire sera mis en place pour faire en sorte que cela ne se reproduise plus et que les réseaux soient totalement sains. »

Un coup dur pour Vernet-les-Bains

Le Directeur l’assure, tout sera fait pour que le centre puisse rouvrir dans les meilleures conditions. « Maintenant il faut nettoyer, désinfecter puis remettre en eau » ajoute le Directeur Départemental de l’ARS qui compatit à la déconvenue des curistes et des gestionnaires alors que l’établissement venait de rouvrir le 30 mars dernier pour la saison qui s’étendra jusqu’à fin novembre.

Du côté du village, les petits commerçants n’ont pas encore eu le temps d’apprécier les répercussions sur l’activité mais pour le Maire de la commune de 1400 habitants « c’est un coup dur, les activités thermales sont majeures pour notre village, c’est un des poumons économiques de notre village. »

Des éléments encourageants

Mais Pierre Serra, fraîchement élu à la tête de la commune, se veut rassurant. « D’après les éléments qu’on a, il s’agit d’un problème mineur. En tout cas ça montre le parfait fonctionnement des systèmes de vérification du fonctionnement de ce type d’établissement et on a bon espoir que ça puisse rouvrir très prochainement. On est optimiste. »

Un sentiment partagé par Denis Thorel, le curiste de Charente-Maritime qui souligne la gentillesse du personnel de l’établissement.

Plutôt que le remboursement des 14 jours de cure non effectués proposé par le centre thermal, avec sa femme, ils préfèrent opter pour un report à une date ultérieure qu’ils n’espèrent pas trop lointaine.

Une réouverture espérée le 11 mai

Selon la Direction de l’ARS, une réouverture est envisagée dès le 11 mai prochain après une procédure bien spécifique de deux contrôles sur l’ensemble du circuit. « Si les deux contrôles sont négatifs, les thermes pourront rouvrir » assure l’Agence Régionale de Santé.

De bon augure pour la station qui accueille chaque année un peu plus de 3.900 curistes. « Et puis l’activité de la partie ludique reste ouverte » ajoute le Maire, l’eau des SPA recevant, elles, un traitement avant d’être mises en bassin.

En attendant, pour les curistes contraints de repousser leur venue le Directeur de Vernet-les-Bains souhaite « qu’ils soient bien rassurés. Quand les thermes réouvriront, toutes les conditions de sécurité seront réunies pour qu’ils puissent suivre leur traitement en toute sécurité. »

Quant aux employés des thermes, ils continueront à être payés pendant l’intégralité de la fermeture temporaire de l’établissement.

Propos recueillis par Jordan Lasserre et Céline Llambrich (France 3 Occitanie, le 23 avril 2026)

Urgence solidarité avec Cuba

Par un collectif de personnalités

Face à une crise économique sans précédent depuis sa révolution en janvier 1959, le peuple cubain a besoin plus que jamais de notre solidarité.

Depuis plus de deux mois, Cuba et son peuple font face à une crise économique sans précédent. L’interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de La Havane, suivie des menaces du président Donald Trump de sanctionner tout pays qui enverrait du pétrole à Cuba concourt à une volonté d’asphyxie de ses 9 millions d’habitant.es, sous embargo étasunien depuis 1962. L’arme des sanctions, montée à son cran maximal, devrait selon Donald Trump lui permettre d’économiser une intervention militarisée et attiser le mécontentement de la population. Les conséquences sont dramatiques. Les coupures d’électricité sont quotidiennes et de plus en plus longues. Écoles, universités, hôpitaux fonctionnent au ralenti. Les pénuries alimentaires, de médicaments et d’autres produits de première nécessité qui en découlent attisent la frustration des Cubains. Les secteurs clés que sont le tourisme, l’extraction du nickel, l’agriculture et la production de tabac sont frappés de plein fouet par les restrictions énergétiques. Par ailleurs, le président Trump a fait pression avec un certain succès sur les pays ayant recruté des médecins cubains. Comme au Venezuela, en Palestine ou en Iran, ce n’est nullement la démocratie pour les peuples de ces pays qui est visée. Ce qui est en jeu, c’est la volonté d’élargir un impérialisme prédateur des ressources naturelles, de consolider un système néocolonial et de poursuivre l’avancée idéologique de l’extrême droite sur le plan mondial. Alors que 80% de l’économie de l’île reposait encore il y a peu sur un système planifié et centralisé de production par des entreprises d’État, la crise a poussé le gouvernement à s’ouvrir davantage au secteur privé et à adopter un décret établissant un cadre juridique pour créer des entreprises mixtes entre entités étatiques et acteurs privés, une première sur l’île.

Cuba doit aussi faire face à une dégradation de ses soutiens diplomatiques. L’île est lâchée par certains pays latino-américains comme le Costa-Rica, dont le ministre des Affaires étrangères a annoncé, le 18 mars dernier, la fermeture de son ambassade à Cuba à l’image d’un autre allié de l’administration Trump dans la région, l’Équateur, qui a expulsé début mars l’ambassadeur de Cuba à Quito, ainsi que l’ensemble de la mission diplomatique. Deux pays qui font partie d’une alliance de pays latino-américains en soutien au président étasunien. Le robinet des carburants coupé, Cuba est en voie de paralysie. Si les déclarations de soutien aux autorités sont nombreuses, brésilienne, chinoise, espagnole, mexicaine, russe, vietnamienne, aucune n’est assortie de livraisons pétrolières. Seule parvient à Cuba une aide humanitaire mexicaine, européenne, russe, espagnole comme la Flottille « Nuestra America ». La France n’est pas en reste où la solidarité s’organise fortement, mobilisant organisations politiques, syndicales et associatives telle que le Secours Populaire Français.

Cette situation qui prend tout un peuple en otage est intolérable ! La France et l’Union Européenne doivent agir contre l’asphyxie du peuple de Cuba ! La France qui soutient depuis 1992, aux Nations Unies, la résolution présentée par Cuba demandant la levée de l’embargo étasunien qui affecte la situation économique et sociale du pays, ne peut rester indifférente à cette nouvelle situation. Elle a su aider en janvier 2025 au refinancement de sa dette avec le Club de Paris et envoyer vingt-sept tonnes de matériel après le passage de l’ouragan Melissa en octobre dernier. Elle a fait appel à des médecins cubains pour ses territoires en Caraïbe, lors de la crise du Covid. Elle doit donc renouer avec une telle collaboration notamment, par l’envoi d’une aide humanitaire conséquente, des accords de coopération bilatéraux plus nombreux et la sécurisation de possibles investissements d’entreprises françaises. Elle doit le faire en y associant l’Union européenne qui doit œuvrer à la recherche de solutions diplomatiques aux guerres et conflits qui se multiplient dans le monde depuis ces dernières années. Seul le respect du Droit international, la Paix et la Souveraineté des peuples peuvent redonner espoir en l’avenir. Nous invitons les Françaises et les Français, le mouvement social et syndical, les partis politiques, les collectivités territoriales, à exprimer concrètement leur solidarité avec le peuple cubain, et à appuyer comme relayer cet appel, en s’organisant partout en France dans ce sens.

Les premiers signataires

Fabien Cohen, secrétaire général de France Amérique Latine, membre du secrétariat du Conseil International du Forum Social Mondial (FSM) André Chassaigne, membre honoraire du Parlement, ancien président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien Boris Plazzi, Secrétaire confédéral en charge de l’international de la CGT Jérôme Bonnard, Secrétariat National de l’Union syndicale Solidaires Fanny Metrat, porte-parole de la Confédération paysanne Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU Jean-Victor Castor, député de la Guyane, président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Denis Merklen, sociologue, directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL), membre de l’Institut universitaire de France Federica Matta, artiste plasticienne Eric Toussaint, Président du CADTM Sophie Thonon, avocate, Présidente-déléguée de France Amérique Latine Franck Gaudichaud, Professeur des Universités Toulouse, Co-Président de France Amérique Latine Hector Vasquez, président et le CA de l’association d’ex prisonniers politiques chiliens France Céline Meresse, Présidente du CRID Emeline K/Bidi, députée de la Réunion, coprésidente du groupe GDR Stéphane Peu, Député de la Seine-Saint-Denis, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale Fabien Roussel, secrétaire national, PCF Annie Lahmer, Coresponsable de la commission transnationale des Écologistes Éric Coquerel, Député de la Seine-Saint-Denis, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Rodrigo Arenas, député de Paris, LFI Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, PCF Marcellin Nadeau, député de la Martinique, LFI Jean-Paul Lecoq, député de la Seine-Maritime, secrétaire de la commission des Affaires étrangéres à l’Assemblée nationale, PCF Yannick Monnet, député de l’Allier, PCF Frederic Maillot, député de la Réunion, Pour la Réunion Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis, PCF Julien Brugerolles, député du Puy-de-Dôme, PCF Edouard Benard, député de la Seine-Maritime, PCF Cécile Cukierman, Présidente du groupe CRCE-K au Sénat, Sénatrice de la Loire Laurence Cohen, sénatrice honoraire, ancienne présidente du groupe des amitiés parlementaires France-Brésil Akli Mellouli, sénateur du Val-de-Marne, EELV Fabien Gay, sénateur de la Seine-Saint-Denis, directeur de l’Humanité Cathy Apourceau-Poly, sénatrice du Pas-de-Calais, PCF Pascal Salvodelli, sénateur du Val-de-Marne, PCF Marianne Margaté, sénatrice de seine et Marne, PCF Jérémy Bacchi, Sénateur des Bouches-du-Rhône, Secrétaire départemental du PCF 13 Marie-Claude Varaillas, Sénatrice de la Dordogne, PCF Céline Brulin, Sénatrice de Seine-Maritime PCF Michelle Gréaume, Sénatrice du Nord, PCF Charly Bouhana (Cuba-Si France) Fabrice Leclerc (France-Cuba) Manuel Pascual (Cuba Coopération) André Ciccodicola conseiller éditorial François-Michel Lambert, ancien député, président Cercle Severiano de Heredia Plateforme Française de solidarité avec Haïti, Fabien Archambault, historien, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Charlotte Balavoine, coordinatrice de la campagne de solidarité avec Cuba Patricia Pol, membre pour ATTAC du secrétariat du Conseil international du FSM Laura Arguelles, présidente de l’ACAF (Argentine) Zelmar Michelini, président de Donde Estan (Uruguay) Françoise Escarpit, journaliste honoraire et ancienne correspondante de l’Humanité à La Havane Red Internacional de Apoyo a los Presos Políticos en Chile RIAPPECH, Collectif DDHH au Chili (France) Le Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua (CSPN) Olivier Buirette, IHEAL – Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine Sylvie Bouffartigue, Professeure des Universités, UVSQ James Cohen, Professeur émérite, Sorbonne Nouvelle Juliette Dumont, enseignante-chercheuse en histoire, IHEAL-CREDA, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 Ravier Monique et Lucie (Paris) Helmuth Rudloff, Groupe d’Aide Genève (GAG) Christian Carzo (Nice) Luis Gálvez, Observateur DD HH-Suède.

LGV : le PCF veut remettre l’État sur les rails (La Marseillaise)

Le vice-président régional Jean-Luc Gibelin s’inquiète du désengagement financier de l’État et refuse toute idée d’un recours au privé pour financer les deux lignes TGV occitanes.

Bordeaux-Toulouse (2033) puis Montpellier-Perpignan (2040). Maintes fois retardés, les deux projets de Ligne à grande vitesse (LGV) sont censés être sur de bons rails depuis que la clé de financement a été trouvée (40% État, 40% collectivités et 20% Europe). Et pourtant…

Depuis quelques mois, l’État traîne à ce point des pieds que les élus régionaux des groupes communistes, républicains et citoyen (CRC) d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine ont décidé conjointement de tirer le signal d’alarme mi-avril. « Le maillon faible c’est le ministère. L’État n’est pas au rendez-vous ! », s’inquiète Jean-Luc Gibelin (PCF).

Le vice-président régional aux transports est formel : « Tout le monde a payé ses appels de fonds réguliers sauf l’État. » Ils concernent la ligne du Grand Sud-Ouest Bordeaux-Toulouse. Et s’ils ont pour l’heure été compensés par la trésorerie de la Région, la situation inquiète. D’autant que le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), s’il confirme l’utilité de la ligne, a fait savoir que la participation de l’État sera « difficilement mobilisable » dans le contexte budgétaire actuel et dans ce calendrier jugé « irréaliste ».

L’hypothèse d’un PPP rejetée

Pour ne pas avoir à payer maintenant, Bercy commence à faire entendre la petite musique d’un Partenariat public privé (PPP) qui permettrait à l’État, suppléé par une multinationale (Vinci ou autre), de ne régler sa note qu’à la fin du marché. Hors de question, prévient Jean-Luc Gibelin dans la droite ligne de la position de la présidente occitane, Carole Delga (PS). « C’est de la cavalerie ! » Selon l’élu communiste, cette « vision court-termiste » aurait deux inconvénients majeurs. Le premier serait un surcoût du projet évalué à 7 milliards d’euros dont 4,5 pour l’entreprise qui entrerait au PPP. Car « il faudrait clore les 180 marchés déjà passés sur Bordeaux-Toulouse (autour de 70-80 pour Montpellier-Perpignan) ». Le second serait un retard d’au moins 2 ans.

En ce qui concerne la ligne Montpellier-Perpignan, dont la concertation publique vient de débuter, pas encore de mauvais signaux mais les finances rabougries de l’État peuvent laisser craindre une logique identique le moment venu. « On est très mobilisés. Il n’est pas question de laisser faire, laisser penser qu’on pourrait peut-être faire autrement », prévient Jean-Luc Gibelin.

Mardi 21 avril, une rencontre était prévue entre Carole Delga et le Premier ministre. Elle a été reportée pour un imprévu dans l’agenda de ce dernier sans que, pour l’heure, une autre date ne soit fixée. Après avoir voté un vœu en février, le Conseil régional d’Occitanie pourrait remettre les LGV à son prochain ordre du jour le 4 juin. Histoire de maintenir la pression.

Rémy Cougnenc (La Marseillaise, le 24 avril 2026)

Les docteurs juniors remèdes contre les déserts médicaux des Pyrénées-Orientales ? (L’Indep)

À partir du 1er novembre 2026, une vingtaine de docteurs juniors viendront renforcer les effectifs médicaux des Pyrénées-Orientales. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme des études de médecine, avec pour objectif d’améliorer concrètement l’accès aux soins. Les contours de ce dispositif ont été présentés ce jeudi 23 avril au Boulou.

À la Maison de santé pluriprofessionnelle du Boulou, intégrée a l’hôpital de proximité du Vallespir, tout est presque prêt pour accueillir un futur docteur junior. A commencer par sa maître de stage universitaire, la médecin généraliste Valérie Escudero. Si elle ne connait pas encore le profil de celui ou celle qui rejoindra l’équipe, elle entend bien mettre en avant les atouts du lieu : « Ici, il y a avant tout de la convivialité et de l’entraide », souligne-t-elle. Dans cette structure qui réunit 4 médecins, l’objectif est clair: offrir un cadre à la fois rassurant et formateur. « C’est important qu’il se sente bien ici », ajoute t-elle en désignant le cabinet individuel ou il recevra ses patients. Avant de glisser, avec un sourire : « Et puis, qui sait, il aura peut-être envie de s’installer ici ! ».

Créer les conditions d’une installation durable

À l’image du Boulou, dès cet automne, une vingtaine de docteurs juniors – des étudiants en 10e année de médecine formés à Montpellier, rejoindront 20 sites de stage répartis dans 14 communes des Pyrénées-Orientales(*), pour une durée d’un an. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme des études de médecine dans l’idée de renforcer, à cout terme, l’offre de soins dans un territoire confronté à de fortes tensions d’accès aux médecins. Aujourd’hui, 11 % de la population du pays catalan ne dispose pas de médecin traitant, tandis que 11 % des généralistes ont 60 ans ou plus

« Ce nouveau statut favorise une autonomie progressive des jeunes praticiens, tout en les maintenant dans un cadre encadré par des professionnels expérimentés. Il prépare aussi leur future installation », souligne Franck Nivaud, directeur territorial de l’Agence
régionale de santé, venu présenter le dispositif aux côtés de la présidente du Département, Hermeline Malherbe, et du préfet Pierre Regnault de la Mothe. Car c’est bien l’enjeu : transformer cette dernière année de formation en opportunité d’ancrage territorial, au bénéfice des habitants. En créant les conditions d’une installation durable, grâce notamment à un accompagnement logistique (logement, intégration…). Et, en faisant la promotion des atouts du territoire ainsi que des modalités concrètes de l’exercice coordonné. Un pari que les acteurs locaux espèrent voir se concrétiser.

M. Contié Walter (L’Indépendant, le 24 avril 2026)

(*) Dont Perpignan, Cabestany, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Saler, Fourques, Céret Le Boulou, Argeles-sur-Mer, Banyuls-sur-Mer, Vilelongue-dels-Monts, Prades Millas, Canohes et Toulouges.