L’édito du webzine. Les priorités de la Cour des comptes

La Cour des comptes se présente comme une allié du contribuable, chargée de veiller à la bonne gestion de l’argent public. Ses rapports et avertissements sont indispensables pour garantir la rigueur budgétaire. Pourtant, ses critiques ciblent sont à géométrie variable.

À l’heure du débat budgétaire dans les collectivités territoriale, la Cours de comptes met tout sont poids pour dénoncer la gratuité (cantines scolaires, périscolaire, crèches, transports…) alors qu’elle ignore les cadeaux fiscaux accordés aux plus aisés et aux entreprises.

Elle estime que la gratuité des cantines scolaires sont des « inscriptions de confort », alors que ces mesures visent à garantir l’égalité d’accès à la restauration pour tous les enfants, indépendamment des revenus familiaux. Les transports gratuits sont également critiqués pour leur coût, alors qu’ils favorisent l’égalité sociale et la transition écologique.

Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?

La Cour reste silencieuse sur la suppression de la taxe d’habitation et de la taxe professionnelle sous Macron, qui a privé les collectivités de 28 milliards d’euros par an. Ajoutons à cela la baisse des compensations étatiques, l’inflation et la TVA (encaissée par l’État), et le tableau est complet : les collectivités locales sont asphyxiées financièrement, tandis que l’État continue de favoriser les entreprises et les plus riches (220 milliards d’euros de largesses annuelles).

La Cour, obsédée par la réduction des dépenses publiques, sacrifie les services publics garants de cohésion sociale et d’égalité républicaine. Elle feint d’ignore que ces services sont déjà financés par les contribuables via la taxe foncière, et qu’ils répondent à des enjeux sociaux et environnementaux majeurs.

Présidée par Amélie de Montchalin (ancienne ministre de Macron, issue de l’élite HEC et du lycée privé Sainte-Geneviève), la Cour incarne un entre-soi éloigné des réalités populaires. Avec un salaire annuel de 300 000 euros, elle symbolise une institution qui défend les intérêts du monde économique et financier.

Cette logique de classe affame les services publics les condamne à disparaître et creuse les inégalités, au mépris de l’intérêt général.

Dominique Gerbault

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