Dix ans après les états généraux du rail, le train jaune exemple de réussite (L’Indep)

Dix ans après la tenue d’États généraux du Rail et de l’intermodalité, la Région Occitanie tire le bilan de sa politique des transports et en rend compte aux habitants jusqu’à la fin de l’année.

C’est bien sûr le vice-président de Région aux transports, Jean-Luc Gibelin, qui assure la tournée citoyenne. En gare de Perpignan ce 4 septembre 2026 (précisément à la Maison de la Région qui y a ses locaux), l’élu est venu « rendre compte » des engagements politiques pris après la grande consultation de 2016. Onze chantiers avaient alors émergé des préoccupations citoyennes. Parmi eux, la « sauvegarde des lignes ferroviaires » jugées prioritaires par les habitants, dont celle du Train jaune dans les Pyrénées-Orientales.

La Région a injecté 100 millions d’euros pour sauver le Train jaune

« La Région a mis 50 millions d’euros dans la rénovation du matériel et 50 millions dans l’infrastructure », récapitule Jean-Luc Gibelin dont le budget, celui des Transports donc, première compétence régionale, frôle le milliard.

Le « canari » a été considéré comme sauvé en 2019 dans le cadre d’un Plan Rail (389 millions engagés sur l’ensemble du réseau dont 273 financés par la Région) qui a aussi permis la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon et la reprise du trafic sur la rive droite du Rhône.

« On a aussi inventé une tarification Train jaune pour qu’il soit un train du quotidien », ajoute l’élu. « Il y a par exemple une vraie complémentarité entre Villefranche-de-Conflent et le plateau cerdan grâce au lien entre trains et autocars. On a aussi réorganisé la gare routière de Perpignan en la mettant en lien avec la gare SNCF ».

Dans l’Aude, l’échec de la ligne Limoux-Quillan

L’Aude a notamment bénéficié d’une « structuration du réseau routier et de sa complémentarité avec les transports scolaires qui sont devenus gratuits. On transporte 165 000 enfants chaque jour en Occitanie grâce à 5 000 véhicules ». En revanche, le département est toujours privé de liaison ferroviaire entre Limoux et Quillan. Ce que Jean-Luc Gibelin appelle des « réouvertures qui ne vont pas assez vite » (c’est aussi le cas de Rodez-Séverac et Alès-Bessèges). « L’État n’a pas activé les crédits promis, déjà pour les études, environ 56 millions d’euros », explique-t-il. « Et, surtout, ne s’est pas manifesté pour financer l’infrastructure et sans cela, on ne peut rouvrir la ligne ». La Région tente toutefois d’inciter l’État à revoir sa position en proposant une option moins onéreuse, du matériel plus léger, actuellement testée entre Carcassonne et Limoux et cofinancé avec la SNCF. Limoux-Quillan est fermée depuis 2017.

Enfin, concernant la grande vitesse, le vice-président insiste sur la ligne à venir Montpellier-Perpignan : « En 2016, la LNMP (Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan) n’était pas prévue, pas financée et n’avait pas de calendrier ». Sa réalisation a en effet été entérinée par Jean Castex, alors Premier ministre, après des années de combats d’élus locaux dont Carole Delga.

Plus généralement en région, Jean-Luc Gibelin pointe le succès des billets de TER à 1 euro, « 910 000 rien qu’entre le 14 juillet et le 15 aout », la circulation de trains innovants utilisant l’hydrogène, des batteries lithium ou hybride, un Plan Vélo comprenant un cluster de 80 entreprises (dont Caminade installée à Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales), des vélos en libre service dans les lycées ou en location longue durée dans les gares ou encore des rosalies « Oui Cycle » déployées dans certains territoires ruraux.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Cabestany. Continuité et sérénité pour les 780 écoliers (L’Indep)

Alors que des travaux ont été réalisés dans les établissements, la rentrée s’est bien passée. Mardi 1er septembre, comme de coutume à l’occasion de la rentrée scolaire, Édith Pugnet, maire de Cabestany, accompagnée d’adjoints et de directeurs de services, est allée à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves dans les trois écoles maternelles et les trois écoles élémentaires de la commune.

Une ambiance sereine régnait dans les établissements. De l’avis des parents d’élèves comme des enseignants, « aucun problème particulier n’a été relevé » pour cette rentrée. Au total, 780 élèves ont retrouvé le chemin de l’école: 266 en maternelle et 514 en élémentaire.

Côté maternelle, l’école La Fontaine, dirigée par Christine Surjus, accueille 125 enfants, dont 80 en classe bilingue et 45 en classe monolingue. À Charlie-Chaplin, sous la direction de Béatrice Ardigo-Auguet, ils sont 92, tandis que l’école Ludovic-Massé, dirigée par Olivia Cartapatti, compte 49 élèves. Dans les écoles élémentaires: Jacques-Prévert, dirigée par Géraldine Lefebvre-Dupont, accueille 219 élèves, dont 117 en bilingue et 102 en monolingue. Georges-Button, sous la direction de Caroline Léone, compte 180 élèves.

Des travaux

Enfin, l’école Ludovic-Massé, dirigée par Camille Got, accueille 115 élèves, auxquels s’ajoutent 12 élèves en classe IME. Cette rentrée s’effectue également dans des établissements largement rénovés. Les écoles Prévert, Buffon et Chaplin affichent notamment un visage entièrement renouvelé et à La Fontaine, les élèves ont découvert une nouvelle pergola dans la cour.

Cette plus ancienne école de la ville fera prochainement l’objet d’une réflexion sur sa réfection. Celle-ci s’appuiera sur des préconisations techniques, mais aussi sur une étude plus globale de l’aménagement du cœur de ville. Une rentrée placée sous le signe de la sérénité et de la continuité, dans des écoles qui poursuivent leur transformation pour offrir aux enfants un cadre toujours plus adapté à leurs apprentissages.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

En Occitanie, des trains électriques pour remplacer les trains Diesel (L’Indep)

Déjà emprunté par des trains hybrides et a hydrogène, le réseau ferré régional aiguille désormais des trains électriques à batteries lithium. La première rame du genre commence une période de tests de deux ans dans le Gard.

Nouvelle innovation sur les rails d’Occitanie. Depuis ce 31 août 2026, un train liO équipé par Alstom circule sur la ligne Nîmes-Vauvert à l’énergie électrique. Il s’agit d’une locomotive diesel « retrofitée » (transformée) en électrique grâce à des batteries au lithium-ion. Doté d’une autonomie dépassant les 80 kilomètres, ce train récupère aussi l’énergie produite lors du freinage pour la stocker. A la clé : jusqu’à 20 % d’économies d’énergie. Enfin, la propulsion électrique offre un meilleur confort aux voyageurs puisqu’elle est plus siliencieuse.

Décarboner le transport ferroviaire

Cette nouvelle génération de rames est issue d’un programme d’innovations porté par cinq Régions: Occitanie, Sud, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France et Nouvelle-Aquitaine ainsi que SNCF Voyageurs et Alstom. D’un coût total de 41 millions d’euros (6 millions financés par l’Occitanie, 6 millions par SNCF Voyageurs, 5,5 millions par Alstom), il vise à « aller encore plus loin dans la décarbonation du transport ferroviaire » en expérimentant « la première génération de matériels roulants à batteries, à l’échelle nationale ». Des matériels « plus sobres énergétiquement que les matériels précédents et sans émission directe de CO2 ».

L’Occitanie est la seule région française à expérimenter, bientôt simultanément, trois technologies réductrices d’émissions polluantes : un train hybride trimode électrique diesel-batterie autour de Toulouse, a hydrogène entre Montréjeau et Luchon et donc électrique à batteries lithium-ion dans le Gard.

Pour la présidente d’Occitanie, Carole Delga, cette innovation « va de pair avec une ambition très concrète : développer le service public ferroviaire. Sur la ligne Nîmes-Vauvert, ce nouveau train permet ainsi d’augmenter l’offre avec deux allers-retours de plus en semaine. Nous préparons des aujourd’hui le ferroviaire de demain ».

Du côté d’Alstom, on souligne « une étape importante dans le développement de solutions ferroviaires plus durables ». Frédéric Wiscart, président de la région France BeLux chez Alstom, voit en cette innovation « l’illustration concrète de la manière dont le ferroviaire peut poursuivre sa transition vers des transports toujours plus performants et plus sobres en énergie ».

Le déploiement de ces nouvelles rames aux autres départements d’Occitanie n’est pas encore programmé. La phase d’expérimentation, qui durera au moins deux ans, ne fait que débuter. Toute-fois, le vice-président d’Occitanie en charge des Transports, Jean-Luc Gibelin, assure que les premiers enseignements pourront être tirés dans six mois.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

Vernet-les-Bains. Une rentrée sans problème (L’Indep)

Mardi 1er septembre, ce sont 93 élèves qui ont été répartis dans les 4 classes de Mmes Pimentel, la directrice, Poirier, Azzopardi et Gesta. Pierre Serra, le maire, accompagné de Françoise Gendre, 2° adjointe, a rappelé aux plus jeunes comme aux parents la chance de pouvoir accéder à la culture et à l’éducation alors que tant dans le monde en sont privés. Mais ce n’est pas l’affaire que des seuls enseignants. Les parents, les équipes encadrantes et aidantes, les bénévoles, les élus et politiques ont le devoir de travailler ensemble pour construire l’avenir des enfants. Il s’engage à être présent, à l’écoute et actif. « Si seul on
va plus vite, ensemble on va plus loin »
rappelle-t-il. Patrick Marcel, 2° vice-président de la communauté de communes en charge de l’enfance-jeunesse a assuré que les travaux qui restent à faire le seront dans un bref délai, (portail, mur de soutènement, cantine). C’est donc sans gros problème et sans pleurs cette année dans la cour que tout ce petit monde, plus impatient qu’inquiet, a pris la direction du secret et de l’intimité des classes sous l’œil toujours un peu nostalgique des grands qui se souvenaient.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

Lettre publique de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, au préfet des Pyrénées-Orientales

Monsieur le Préfet,

Le 12 août 2026 en pleine après-midi, un hélicoptère du SAMU a atterri sur une voie de circulation de notre commune (boulevard du Cady), alors que celle-ci était particulièrement fréquentée, comme cela est le cas pendant la période estivale.

Cet atterrissage a eu lieu sans aucune information auprès des services du sécurité que ce soit la gendarmerie (à notre connaissance) ou les services de la commune, dans un endroit inédit, et sans aucune sécurisation que ce soit pour les usagers de la voie publique ou les pilotes et passagers de l’hélicoptère eux même, pour intervenir dans le cadre d’un appel suite à un AVC.

Nous souhaitons vous faire part de notre profond mécontentement et forte inquiétude sur la façon dont l’intervention a été menée.

Comme vous le savez, les appareils intervenants du SAMU sont opérés pour une période donnée par des opérateurs privés. Ceux-ci ne semblent pas évoluer dans le même cadre que celui défini par l’État pour ses propres services. Effectivement, lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, service du SDIS), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernées normalisée).

Sans remettre en cause, bien sûr, ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible, il semble logique et nécessaire que les modalités d’intervention de ce type d’appareils soient toutes soumises au même cadre clair et rigoureux, notamment lorsqu’elles ont des conséquences directes sur la sécurité et la vie quotidienne des habitants et des intervenants. De l’aveu d’un des membres de l’équipage, le lieu d’atterrissage, choisi d’autorité par le pilote, par la proximité des panneaux de signalisation notamment, a mis en danger l’ensemble des personnes concernées, et cela sans réelle « plus-value » en terme de rapidité d’action.

À défaut d’une gestion totale par les services publics des interventions de secours dont le caractère fondamental en terme de sécurité publique justifierait pourtant à lui seul la mise en place, nous souhaitons donc attirer votre attention sur la nécessité de mieux encadrer les conditions dans lesquelles l’ensemble des hélicoptères peuvent être amenés à se poser sur notre commune. Il nous semblerait notamment souhaitable que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants.

Nous demandons également qu’une attention particulière soit portée à la communication et la coordination avec les responsables des collectivités locales et l’ensemble des services concernés, afin que tous puissent, autant que possible, être informés et associés aux dispositifs prévus.

Vous le comprenez notre démarche ne vise nullement à remettre en cause l’action proprement dite indispensable des personnels du SAMU et des services de secours. Elle vise au contraire à ce que leurs interventions puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population, et donc dans le respect des règles de circulation et de sécurité publique.

Nous vous demandons par conséquent de bien vouloir examiner cette situation et de nous indiquer quelles mesures pourraient être prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise, particulièrement durant les périodes de forte fréquentation touristique.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Pierre Serra
Maire de Vernet-les-Bains

Communiqué de Mathias Blanc et Françoise Fiter, élus de gauche « Perpignan Autrement » au conseil municipal

Nous venons de recevoir du greffe du Tribunal administratif de Montpellier l’avis d’audience dans le cadre du recours déposé par Agnès Langevine et l’ensemble de ses colistiers contre les opérations électorales du 15 mars dernier à Perpignan.

Il sera rappelé qu’aux termes de cette protestation, il est notamment demandé l’annulation de l’intégralité des bulletins de la liste « Perpignan Autrement ».

Évidemment, nous avons d’ores et déjà très largement répondu aux attaques formulées contre notre liste par un mémoire en défense.

Mais au-delà de la réponse juridique, en ce qu’il vise « Perpignan Autrement », nous considérons ce recours, tant dans son dépôt que dans son maintien, comme un énième coup porté à la nécessaire union de la gauche, des progressistes et des citoyens à Perpignan. Nous le déplorons.

En ce qui nous concerne, fidèles à la démarche de « Perpignan Autrement », dans un esprit d’ouverture, en transparence et loyauté, nous continuerons, dans le respect de la démocratie militante, à rassembler la gauche sur le terrain et à nous battre contre les manœuvres mortifères de division qui font le jeu du RN et de l’union des droites.

L’audience publique du Tribunal administratif se tiendra le 17 septembre prochain à 9h, 6, rue Pitot à Montpellier (Salle Languedoc).

Le renouveau de la gauche, comme celui de certaines pratiques politiques, est possible.

Cabestany. Antenne SFR : des photos contestées relancent la mobilisation (L’Indep)

Le collectif d’habitants opposé à l’implantation de l’antenne-relais SFR-Bouygues, érigée sur le site de l’entreprise Chausson, a organise vendredi matin une manifestation a proximité du pylône.

Une cinquantaine de riverains se sont réunis, sous la surveillance de la gendarmerie, pour distribuer des tracts aux automobilistes et dénoncer un projet qu’ils jugent trop proche des habitations. Une pétition en ligne avait déjà recueilli 266 signatures.

Mais au-delà de cette mobilisation, c’est un courrier adressé le 6 août par la maire de Cabestany, Édith Pugnet, aux opérateurs SFR et Bouygues Telecom qui pourrait relancer le dossier. L’élue y demande l’arrêt immédiat des travaux, estimant que plusieurs éléments remettent en cause la régularité de la procédure d’affichage préalable.

Au cœur de ses observations figurent les photographies produites pour attester de la présence du panneau réglementaire entre janvier et mars 2026. Selon la maire, plusieurs indices laissent penser que deux clichés, pourtant datés de deux mois d’écart, auraient en réalité été pris le même jour. Elle relève notamment la présence de la même voiture passant sur la route, d’un sol humide alors que les relevés météorologiques font état d’un temps sec, d’un même conteneur, d’un arbre toujours dépourvu de feuilles et d’éléments de décor identiques. Des constatations qu’elle indique avoir croisées avec des images de Google Street View, où l’environnement apparait pourtant différent à cette période.

« Outre ces éléments, il est attesté que l’affiche informant du projet n’a pas été apposée sur la parcelle où l’antenne a été érigée », écrit la maire.

Selon elle, le panneau aurait été installé sur une parcelle voisine correspondant au bâtiment de l’entreprise Chausson, et non sur celle accueillant le pylône. « Cette localisation erronée prête à confusion et n’a pas été de nature à informer clairement les riverains. C’est un manque de sérieux, d’information et de clarté ». Elle ajoute que les services municipaux n’ont constaté aucun panneau réglementaire depuis le début du chantier, contrairement aux dispositions du Code de l’urbanisme.

Pour Cyrille Bernardin, chef de cabinet de la mairie, « il y a plusieurs vices de procédure. Les opérateurs doivent suspendre le chantier et ouvrir des discussions avec la mairie et les habitants. Il existe des solutions alternatives, notamment la mutualisation avec des antennes déjà en service ».

« Aller jusqu’au bout »

« Nous irons jusqu’au bout, assure une riveraine. Il y avait d’autres emplacements possibles. Nous demandons simplement que ce projet soit revu ».

Présent à la manifestation, le conseiller départemental Rémi Lacapère estime lui aussi qu’« il aurait été logique de privilégier la mutualisation plutôt que d’implanter un nouveau pylône à proximité immédiate des habitations. La question principale, c’est le fait accompli de cette installation ».

En attendant une réponse des opérateurs sollicités mais qui se laissent du temps pour répondre, le collectif entend poursuivre sa mobilisation, tandis que la municipalité espère que les irrégularités qu’elle estime avoir relevées permettront de rouvrir le dialogue sur une implantation alternative.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 8 août 2026)

Vernet-les-Bains. La police rurale se met sur le mode vélo ! (l’Indep)

La police rurale de Vernet-les-Bains se modernise en s’équipant de vélos à assistance électrique.

Ce nouveau mode de déplacement permettra aux agents d’intervenir plus facilement dans les rues les plus étroites de la commune, tout en réduisant les dépenses énergétiques et l’impact environnemental de leurs missions, au service de la population. Un choix qui fait également la part belle au savoir-faire local: les vélos ont été conçus par Caminade, à Ille-sur-Têt. Fiables et éprouvés, ils sont les seuls vélos du marché à bénéficier du label Origine France Garantie, avec 90 % de composants, fabriqués en France, dont le moteur doté d’une boîte de vitesses automatique.

L’entretien de ces vélos sera assuré, localement, par Teddy Maignan, de Vélo Transmission, a Vernet-les-Bains.

Grâce à ce nouvel équipement, les échanges avec les habitants seront facilités et les missions de prévention renforcées.

Un investissement de la nouvelle municipalité, autour du maire, Pierre Serra, qui conjugue proximité, innovation, engagement environnemental et économie locale. Une nouvelle façon de faire de la sécurité… au plus près des Vernétoises et des Vernétois.

L’Indépendant, le 1er août 2026

Cabestany. Des riverains vent debout contre une nouvelle antenne-relais SFR (L’Indep)

Réunis en collectif, les habitants dénoncent une implantation, à quelques dizaines de mètres de leurs maisons. La municipalité reconnaît ne pas avoir su s’y opposer à temps et promet d’engager des discussions, avec l’opérateur, pour obtenir un déplacement du pylône.

L’apparition soudaine d’une antenne-relais SFR sur un terrain privé appartenant à Chausson Matériaux, à une cinquantaine de mètres des premières habitations, suscite une vive colère à Cabestany. Réunis en collectif, les riverains ont convié les élus municipaux afin d’obtenir des explications et de faire entendre leurs revendications.

« Le 17 juillet au matin, il n’y avait rien devant chez moi. À midi, en rentrant de la plage, l’antenne était debout. Les engins sont arrivés et tout s’est fait très vite », raconte un habitant.

En seulement deux jours, une pétition en ligne a déjà recueilli 131 signatures, tandis que les riverains poursuivent le tractage dans les quartiers voisins.

Le collectif ne remet pas en cause la nécessité d’assurer la couverture mobile du territoire, mais estime que d’autres solutions existent. Dans un communiqué lu lors de la réunion, les habitants rappellent que les opérateurs peuvent mutualiser leurs équipements ou privilégier des emplacements plus éloignés des habitations, quitte à investir davantage. Ils soulignent qu’à plusieurs reprises par le passé, la commune avait obtenu le déplacement de projets similaires afin de préserver les riverains.

Les inquiétudes portent autant sur la proximité de l’installation que sur ses conséquences.

« Nous craignons une dépréciation de nos biens et nous nous interrogeons sur les effets de cette antenne 5G sur la santé », expliquent-ils. Les habitants regrettent également de n’avoir jamais été informés directement. « L’affichage était peut-être conforme, mais personne dans le lotissement n’a été averti ».

Face à eux, le premier adjoint Hervé Blanchard a reconnu les limites de l’action municipale. « Ce n’était pas notre souhait qu’une antenne soit installée ici. Nous aurions dû nous opposer au projet plus tôt. Nous nous sommes ratés », admet-il. Après vérification, la commune indique toutefois que l’ensemble des procédures administratives a été respecté, notamment l’affichage réglementaire, constaté par huissier.

Pour autant, les élus assurent ne pas baisser les bras. « L’antenne n’est pas encore en service et les travaux ne sont pas totalement achevés. Nous avons déja pris contact avec SPR-Bouygues pour rechercher une solution et étudier un de placement de l’installation », poursuit Hervé Blanchard, précisant que la voie juridique apparait aujourd’hui très limitée.

Même constat pour James Gillon, élu à l’environnement, qui rappelle que la réglementation a évolué. « Les procédures ont été largement simplifiées pour les opérateurs. Une simple déclaration préalable suffit désormais et les possibilités d’opposition des communes sont réduites ». Selon lui, la piste la plus réaliste consiste à négocier avec SFR, notamment autour d’une mutualisation des pylônes existants, solution également encouragée par l’État.

Les habitants, eux, demandent que tout soit tenté pour empêcher la mise en service du site et obtenir son déplacement vers un secteur moins exposé. De leur côté, les élus assurent vouloir faire front commun avec le collectif afin d’ouvrir des discussions avec l’opérateur: Un dialogue dont tous espèrent désormais qu’il permettra de trouver un compromis acceptable pour les riverains.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)

Lien pétition : https://corg/vVp7tK4s/6

Précisions de SFR-Bouygues sur cette installation d’antenne

Alors que l’installation d’une nouvelle antenne-relais suscite l’opposition d’un collectif d’habitants SPR-Bouygues Telecom apporte à son tour des précisions sur les raisons qui ont conduit à la réalisation de ce projet.

Selon Isabelle Simon, déléguée régionale, représentant les opérateurs, la première option étudiée consistait à mutualiser une infrastructure déjà existante, avec d’autres opérateurs. Cette solution a toutefois été abandonnée après analyse technique. « Il aurait fallu re prendre entièrement le support existant, le rehausser et engager des travaux particulièrement complexes », explique-t-elle. « Une telle opération aurait également engendré des coûts financiers importants ainsi qu’un impact environnemental supérieur à celui de la création d’un nouveau site ».

Face à cette impossibilité, les opérateurs ont retenu la construction d’une nouvelle antenne, présentée comme la seule solution permettant de répondre aux besoins de couverture du secteur. L’objectif, selon SFR-Bouygues Telecom, est d’assurer une qualité de service optimale aux abonnés, dans une zone où les performances du réseau devaient être renforcées.

Sur le volet réglementaire, Isabelle Simon affirme que « l’ensemble de la procédure a été respecté. Les obligations d’affichage et d’information du public ont été réalisées, conformément aux dispositions en vigueur ». Elle ajoute que ces démarches ont fait l’objet d’un constat d’huissier, attestant, selon elle, le respect des formalités administratives.

Concernant les demandes de déplacements de l’antenne formulées par certains riverains, la représentante des opérateurs se montre prudente. « Une telle hypothèse apparait, particulièrement difficile à mettre en œuvre, tant sur le plan technique que financier. L’infrastructure est désormais installée et représente un investissement conséquent ».

Pour autant, SFR-Bouygues indique vouloir poursuivre les échanges avec la municipalité de Cabestany, afin d’examiner les différentes possibilités. Si le dialogue reste ouvert, l’opérateur, estime, néanmoins, qu’un déplacement de l’antenne se-rait, aujourd’hui, très complexe à envisager.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)