Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 21 mai 2026)

La délinquance du quotidien soluble dans une amende ?
Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité (Loi Ripost)
Sous un même intitulé, ce texte fourre-tout agrège pêle-mêle rodéos motorisés, occupations de meublés touristiques, rave-parties, protoxyde d’azote et trafic de stupéfiants – des phénomènes sociaux différents qui appellent des réponses adaptées. Au lieu de cela, on leur applique le même (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

« La dignité de notre peuple doit être notre métronome »
Intégration des natifs dans le corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de Nouvelle-Calédonie
Le sujet sensible sur les natifs, vous les posez là à six semaines des élections provinciales, ce qui va nous cliver encore la population calédonienne.
Après avoir décalé trois fois le vote pour renouveler notre congrès alors que nous nous étions opposés, après avoir déterré cette proposition (…)
—> Lire l’intervention de Robert Xavie

« Notre pacte républicain repose sur une exigence de dignité, non sur une logique de suspicion »
Mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile
À chaque crise sociale, chaque faillite des politiques néolibérales, les mêmes responsables politiques ressortent les mêmes recettes : désigner l’étranger, fabriquer de la peur et faire croire aux peuples que leurs difficultés viendraient des exilés plutôt que des logiques économiques qui (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Qui distribuera encore les journaux demain ?
Question d’actualité au Gouvernement
L’accès libre de chaque citoyen au pluralisme de la presse est indispensable à notre vie démocratique. Surtout à moins d’un an d’élections au combien importantes pour notre pays.
Pourtant, sur le terrain, le maillon essentiel qui assure cette mission d’intérêt général est en train de (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

La nomination de M. Moulin à la Banque de France reste un désaveu pour É. Macron
À 58 voix contre, 52 pour, une majorité de parlementaires s’est opposée à la nomination de
l’ancien secrétaire général de l’Élysée d’É. Macron comme gouverneur de la Banque de
France. Un désaveu pour le Président de la République.
—> Lire l’intervention Pascal Savoldelli

« Depuis vingt ans, nous glissons vers un état d’exception diffus »
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Problèmes psychologiques, dangerosité, immigration, terrorisme : ce texte suggère une continuité là où il n’y a qu’amalgame.
De cette confusion qu’il instaure, il prétend tirer des solutions. Mais ce n’est qu’un texte de postures, instrumentalisant une émotion légitime pour faire passer des (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« Alors que le chômage repart à la hausse, vous vous entêtez à réduire les droits des chômeurs ! »
Protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage
Ce débat est absurde. Alors que le chômage repart à la hausse, vous vous entêtez à réduire les droits des chômeurs.
Depuis sept ans, toujours la même logique : réduire les droits des chômeurs pour faire baisser le chômage. L’Assemblée nationale n’a pas voulu vous suivre, à 77 voix contre 32. (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

« Si l’on veut vraiment réindustrialiser, il faut donner aux territoires les moyens d’accueillir et d’accompagner les activités ! »
Baisse de la compensation d’exonérations de fiscalité pour les communes et intercommunalités accueillant des activités industrielles
La loi de finances pour 2026 a réduit de 300 millions d’euros la compensation versée par l’État aux communes et intercommunalités accueillant des activités industrielles.
Cette compensation des allègements de fiscalité accordés aux entreprises devait être diminuée, à l’origine, d’un quart. Le (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

« En votant ce texte, nous célébrons un deuil, mais aussi une renaissance »
Déclassement et remise à la collectivité de Guyane de restes humains kali’nas
Chacun de nous se sent atteint au meilleur de son intelligence et de sa sensibilité, lorsqu’il assiste au spectacle d’un gouvernement qui renie ce qui fait la beauté d’une nation civilisée ; je veux dire : le souci d’être juste, la volonté d’être bon envers tous les membres de la famille (…)
—> Lire l’intervention Pierre Ouzoulias

Les autres interventions

Lois : « La régularisation est préférable à la surexploitation clandestine »
Immigration – Mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile – par Pascal Savoldelli – 21 mai 2026

Les courriers officiels : Les familles doivent pouvoir compter sur un service public de l’éducation accueillant et de proximité dès leur arrivée

Les courriers officiels : Éducation et recherche – Situation particulièrement préoccupante de l’école primaire de Verneuil-l’Étang – par Marianne Margaté – 19 mai 2026

Lois :,Une question de souveraineté industrielle
Économie – Cession du pôle défense du groupe Europlasma – par Michelle Gréaume – 19 mai 2026

Les questions écrites : Garantir le maintien de l’intégralité des activités de l’UTD de Nemours
Situation alarmante de l’unité de traitement de la douleur du site hospitalier de Nemours en Seine-et-Marne – par Marianne Margaté – 18 mai 2026

Yannick Monnet. « Une triple peine pour les femmes victimes d’un cancer du sein » (La Marseillaise)

Un an après son adoption à l’unanimité, la loi sur la prise en charge des soins liés au cancer du sein reste lettre morte, faute de décrets d’application. Yannick Monnet, député PCF de l’Allier, est l’un des rapporteurs de cette loi. Il interpelle le gouvernement avec une pétition pour exiger l’application immédiate de la loi.

La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à porter cette proposition de loi sur le remboursement des soins de support pour les patientes atteintes d’un cancer du sein ?

Yannick Monnet : Une femme victime de cette maladie avait sollicité Fabien Roussel [secrétaire national du PCF, Ndlr] et moi-même, à deux moments différents. Elle nous avait expliqué qu’en plus de ses traitements contre le cancer, elle devait acheter des pommades et du vernis à ongles spécifiques. Ces dépenses, considérées comme soins de support, s’élèvent en moyenne 2 000 euros et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Tout comme les dépassements d’honoraires, les prothèses capillaires et les implants mammaires. Pourtant, ces soins ont été reconnus comme essentiels à la guérison physique, mais aussi psychologique des patientes. Nous avons rencontré des acteurs qui suivent ces femmes, comme chez moi l’association Accanthe, qui financent des espaces d’accompagnements thérapeutiques pour les victimes de cancer du sein. Elles peuvent y consulter des kinésithérapeutes, des diététiciennes, des sophrologues… Notre objectif était donc d’obtenir la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein, avant la chimiothérapie, pendant et après la rémission. Malheureusement, on n’a pas obtenu tout ce qu’on voulait. Nous avons dû retirer en commission la question du dépassement d’honoraires. On a eu, en contrepartie, l’engagement de l’ancien Premier ministre, François Bayrou, qu’un rapport sera fait sur le dépassement d’honoraires. Mais il y a, tout de même, un certain nombre de progrès qui sont permis par la loi. Faut-il encore que les décrets soient écrits et appliqués.

La Marseillaise : Justement, avez-vous connaissance d’un calendrier gouvernemental pour la publication de ces décrets ?

Yannick Monnet : Aucun. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de calendrier. On est encore dans des logiques financières, ce qui n’a aucun sens. Pour les femmes qui sont victimes d’un cancer du sein, c’est la double, voire la triple peine : l’angoisse de la maladie, une vie personnelle complètement bouleversée et, parfois, une vie professionnelle mise entre parenthèses. Beaucoup de femmes divorcent ou quittent leur emploi. Et, en plus, elles doivent assumer des dépenses pour se soigner correctement. Je pense que c’est un problème de volonté politique pour ne pas dépenser trop d’argent. C’est pourquoi nous lançons une pétition. Mais c’est terrible qu’on soit obligés d’en arriver à un rapport de force. Aujourd’hui, le législatif a fait son boulot, de façon assez rapide, puisqu’on a mis peu de temps pour aboutir à cette loi, moins de deux ans. Maintenant, c’est à l’exécutif de faire le sien. Et il ne le fait pas, pour l’instant… Les réponses administratives et technocratiques que je reçois ne m’intéressent pas. C’est du prétexte. Et ça crée de faux espoirs pour ces femmes. J’ai vu des procédures accélérées. On est capable de voter des budgets pour des dispositions militaires. On n’a pas mis trois ans.

La Marseillaise : Pensez-vous qu’il existe un déséquilibre dans la volonté d’agir en fonction des sujets ?

Yannick Monnet : Clairement, aujourd’hui, on cherche à faire des économies en matière de dépenses de santé. On passe son temps à vouloir réduire les dépenses. Donc il y a une volonté politique. En tout cas, il y a un risque de voir la Sécurité sociale disparaître si l’on continue à en assécher les financements. Dans le cas de cette proposition de loi, il est invraisemblable que les décrets n’aient toujours pas été publiés. Ils finiront bien par l’être, mais cela traîne des pieds. Le problème, c’est que les ministres ont une durée de vie qui était assez courte, donc, « après moi, le déluge ». Pourtant, ce n’est pas compliqué de rembourser des produits qui bénéficient aux femmes victimes d’un cancer du sein. Je me dis qu’avec cette pétition, le gouvernement ne pourra plus ignorer la nécessité de publier ces décrets.

Entretien réalisé par Carmen Vollenweider (La Marseillaise, le 20 mai 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 13 mai 2026)

« Le droit à l’aide à mourir est un droit d’exception »
Égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs et à l’aide à mourir
L’examen de ces deux textes est très loin d’être un long fleuve tranquille. Dernier psychodrame : le report, décidé la veille de la réunion de la commission. Et je ne reviens pas sur le triste spectacle donné par le Sénat qui a totalement réécrit le texte, avant de le rejeter…
Nous appelons (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Une rentrée scolaire sous le signe de la déstabilisation
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le ministre de l’Éducation nationale, chaque année, la carte scolaire et les suppressions de postes annoncées provoquent une véritable irruption dans nos départements.
Chez nous, nous avons célébré le 50e anniversaire de la naissance du premier RPI (Regroupement Pédagogique (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

« Ce texte criminalise la précarité »
Lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Nous refusons que la lutte contre la fraude serve à surveiller les pauvres et à traquer les allocataires pendant que les puissants organisent tranquillement leur impunité.
Ce texte criminalise la précarité. Il considère les bénéficiaires de droits comme des individus non à protéger, mais à (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Les autres interventions

Les questions écrites :
Un mécanisme de compensation digne de ce nom doit être mis en place
Budget et fiscalité – Chute forte et brutale de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle – par Marianne Margaté – 12 mai 2026

« Un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé » (L’Indep)

Les aidants familiaux sont au cœur d’un enjeu social majeur. Dans les Pyrénées-Orientales, près de 80 000 personnes soutiennent un proche dépendant. Une nouvelle plateforme leur offre des ressources et un accompagnement adapté.

C’est parfois un enfant, un conjoint, un parent ou un grand-parent… En France, une personne sur cinq accompagne un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou de maladie chronique. Ces personnes, de tous âges, deviennent ainsi des « aidants », même sans le savoir.

Dans les Pyrénées-Orientales, ils sont « environ 80 000, avec une part de mineurs et une surreprésentation des femmes », selon les données du Département. Ainsi, Françoise Fiter, vice-présidente en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, a insisté sur la nécessité de « mener une politique départementale prioritaire à destination de ces aidants ». « Ils ne prennent pas la mesure du rôle qu’ils occupent. Ils peuvent être impactés sur le plan familial, santé ou professionnel », ajoute-t-elle. En effet, un aidant sur deux est en activité professionnelle à côté de l’accompagnement de son proche.

Ce lundi 11 mai, la plateforme nationale « Ma boussole aidants » a été introduite, un projet visant à mieux les soutenir, en partenariat avec l’institution de retraite complémentaire Klesia Agirc-Arrco.

« Elle permet de faire passer l’information, de mieux prendre en compte les besoins des aidants et de centraliser les aides ». Disponible via le site du Département, il est possible d’accéder aux aides et services adaptés à sa situation : accompagnement, soutien à domicile, démarches administratives ou conseils pratiques. Mais aussi de retrouver des rendez-vous dédiés aux aidants : ateliers, conférences, groupes d’échange ou temps d’information. Chaque donnée est adaptable selon le lieu, le profil et la situation de son proche.

Parmi les services recensés, on retrouve notamment la rubrique « vacances/séjours de répit » ou « S’absenter », qui permet aux aidants de confier leur proche à un organisme adapté. Une assistance importante pour qu’ils puissent se reposer, quand on sait qu’un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé.

Cette plateforme est utile également pour les structures professionnelles. Agly côté aidants par exemple, intervient sur le territoire des Fenouillèdes et propose des actions individuelles et collectives avec des permanences d’informations, de soutien ou de bien-être.

Pour la directrice, cette idée va être utile en termes de communication. « Sur un territoire comme le nôtre, c’est très compliqué, on va souvent démarcher mais ça prend beaucoup de temps. C’est intéressant aussi de savoir ce que font les différents professionnels ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 12 mai 2026)

La plateforme « Ma boussole aidants » est disponible sur le site Ledépartement66.fr, rubrique « A mon service », section « Seniors ».

Discours de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, lors de la cérémonie du 8 mai

Mesdames et messieurs les représentants des associations d’anciens combattants et du souvenir,
Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs les agents du SDIS, de la gendarmerie et de la PR,
Mesdames et messiers les agents des services municipaux,
Mesdames et messieurs les enseignants, les représentants de nos associations locales,
Mesdames et messieurs les élus du conseil municipal,
Mesdames, messieurs,
Chers amis, Chers enfants,

Nous commémorons aujourd’hui le 81ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme, qui marque la fin de la seconde guerre mondiale. C’est une date gravée dans notre mémoire collective. C’est la victoire de celles et ceux qui depuis des années ont combattu pied à pied le nazisme mais aussi le fascisme en Italie, le franquisme en Espagne, et les régimes de collaboration et de soumission comme celui de Vichy.

Ce jour est un jour de souvenir. Mais il est aussi celui de l’engagement, de la transmission, et de l’espoir que nous portons ensemble pour les générations futures.

Transmettre aux jeunes générations est, pour nous, un devoir. Un devoir qui prend corps tout au long de l’année dans notre commune. À ce titre, je tiens à saluer les enseignants et les associations engagées qui s’efforcent à faire vivre la mémoire de l’histoire de notre Pays et de ceux qui la font, comme ceux qui s’engagèrent, tout près d’ici dans le maquis Henri Barbusse, pour défendre notre liberté.

Il y a 81 ans, l’Europe sortait de l’enfer. 60 millions de morts, des familles déchirées, des villes réduites en cendres. Derrière ces chiffres, il y a des noms, des visages, des destins. Des soldats tombés au combat, des civils massacrés, des déportés disparus dans la nuit des camps.

Face à la barbarie, des femmes et des hommes ont choisi de refuser la résignation et se sont soulevés. Ils étaient instituteurs, ouvriers, paysans, intellectuels. Parmi eux, Marc Bloch historien juif qui doit faire son entrée au Panthéon le mois prochain, mais aussi Lucie Aubrac femme engagée, ou Julien Panchot résistant communiste exécuté par les allemands nazis au site dit de la1 Pinouse à Valmanya, et tant d’autres, connus ou anonymes. Tous ont formé la Résistance, unis par un même idéal : celui d’une France libre, solidaire et fidèle à ses principes.

Le Conseil National de la Résistance, sous l’impulsion de Jean Moulin, a incarné cette espérance.

Leur programme, Les Jours heureux, était bien plus qu’un manifeste. C’était la promesse d’une société où la dignité humaine primerait sur les égoïsmes et les haines. Une société où la Sécurité sociale, l’école pour tous et le droit au travail ne seraient pas des privilèges, mais des droits.

Aujourd’hui, alors que les derniers témoins de cette époque nous quittent, notre responsabilité est immense. La mémoire est une flamme fragile que nous devons entretenir. Oui ! nous devons l’entretenir, puisque cette flamme est menacée : menacée par ceux qui, délibérément ou par ignorance, propagent la haine, la division et les fausses nouvelles.

Car souvenons nous : la guerre de 1939-1945 n’a pas surgi par hasard.

Elle a été rendue possible par l’effritement des démocraties, la montée des replis nationalistes, mais aussi par des complicités plus discrètes. Dans les années 30, alors que la République vacillait sous la pression des groupes factieux, certains cercles de la finance et de l’industrie ont regardé avec indulgence l’essor des régimes autoritaires en Europe. À leurs yeux, les conquêtes sociales portées par les mouvements populaires représentaient une menace plus importante et immédiate que ces régimes eux-mêmes. En se rendant complices de ceux qui se réclamaient de l’ordre, ils ont permis la mise en place d’un modèle de société excluant et injuste, en pensant servir prioritairement leur propre intérêt, et qui a conduit à une des catastrophes humaines majeure du XXème siècle.

De ces accointances et de ces calculs cyniques, nous devons nous souvenir ; car ce sont les signes d’une histoire qui bégaye.

À l’heure où les discours de haine, les replis identitaires et les positionnements simplistes prospèrent sur les réseaux sociaux comme sur certaines chaînes d’information en continu, il est essentiel de rappeler que l’ouverture aux autres et au monde n’est pas un renoncement à ce que nous sommes. Elle constitue au contraire une force, une richesse et l’une des conditions du vivre-ensemble.

Alors soyons vigilants et critiques. Ne laissons ni les algorithmes ni les puissances d’influence décider à notre place de notre destin. Ne laissons pas la peur dicter nos choix.

En ce 8 mai 2026, rendons hommage à celles et ceux qui ont défendu les valeurs affichées au frontons de nos mairies : liberté égalité et fraternité :

  • Aux soldats de le France et des nations alliées, venus de loin pour libérer les territoires occupés.
  • Aux résistants dont beaucoup ont payé de leur vie leur amour de la liberté.
  • Aux déportés, dont le martyre demeure un avertissement.
  • Aux civils, victimes innocentes d’une folie collective.

Leur sacrifice nous oblige à être dignes de leur héritage.

Clamons haut et fort notre ambition de paix pour tous les peuples. Et rappelons-nous que la paix n’est jamais un cadeau du ciel. Elle est un héritage à défendre, une promesse à tenir et un combat à mener contre l’ignorance et l’obscurantisme sous toutes leurs formes.

Œuvrons ensemble pour que notre commune, notre pays, notre continent demeurent des phares de paix, de tolérance et de fraternité.

Ne détournons jamais les yeux devant l’injustice ou la désinformation. Ne laissons jamais la haine l’emporter sur la raison.

Continuons, ensemble, à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui font de nous une nation unie et solidaire, une nation dont nous sommes fiers.

Le 8 mai 1945 marquait la fin d’une guerre. Mais ce n’était pas la fin de l’Histoire.

L’Histoire, aujourd’hui encore, c’est nous qui l’écrivons par nos actes et par nos engagements.

Je vous remercie.

Vernet-les-Bains. Pierre Serra souhaite tout revoir (L’Indep)

D’élu d’opposition à maire et premier vice-président de la communauté de communes Conflent-Canigo, le grand saut de Pierre Serra.

Son grand-père était le ferronnier du village. L’histoire de Vernet-les-Bains coule dans ses veines et Pierre Serra entend bien faire briller son village en Confient et au-delà. Le quinquagénaire, enselgnant, a été élu au mois de mars avec 61 % des voix et remplace ainsi Henri Guitart (2014-2026).

Vous avez été élu avec une belle avance, était-ce prévisible ?

C’était une bonne surprise. Nous avions proposé une liste sans étiquette, une liste de rassemblement autour d’un projet politique. L’écart du nombre de voix montre une vraie attente des citoyens.

Quelle a été votre première décision en tant que maire ?

Nous avons immédiatement fait un diagnostic de la commune et nous avons constaté que tout était à revoir. Les agents n’ont, par exemple, aucune fiche de poste complète. Autre exemple, ce chantier à 750 000 euros, réceptionné par l’ancien maire avec de nombreuses malfaçons.

La réfection de la piscine ?

Oui, en plus le budget initial a été largement dépassé et il reste encore des actions à mener, notamment sur la ventilation. Mais c’est l’occasion d’honorer une de nos promesses de campagne qui était d’améliorer la communication envers la population. Nous sommes en train d’effectuer un audit complet de ces travaux et nous en présenterons les résultats, dès que nous les aurons. Il en sera ainsi a chaque fois qu’il y aura quelque chose d’important sur la commune. Les administres sont aussi invités à s’exprimer à tous les conseils municipaux, des que la séance est levée.

Quels sont vos principaux projets ?

Nous voudrions optimiser la récupération des eaux chaude pour une valorisation calorifique. Une étude montre que cela pourrait nous permettre de chauffer nos bâtiments communaux et la piscine avec de grosses économies de fioul à la clé. Nous souhaitons aussi travailler sur la culture avec la création d’une médiathèque digne de ce nom ou encore mettre en place une navette municipale. Il y a enfin la rénovation de la voirie à mettre en place et un plan pluriannuel sur l’urbanisme au sens large. Nais tout cela doit ce faire en maitrisant notre budget.

Vous aviez promis une baisse d’impôts, chose faite ?

Effectivement, Vernet souffre d’un taux d’imposition très élevé. Nous avons commencé à le diminuer mais il faut qu’on ait une maitrise des finances. On considère que les dépenses de fonctionnement sont excessives, si l’on se compare aux communes de la même strate. Nous allons avancer prudemment, sans se lancer dans des projets pharaoniques. Des emprunts arrivent à échéance et il y a des pistes d’économies. Nous avons, par exemple, une police rurale surdimensionnée.

Quid de l’état des commerces vernétois ?

Je pense qu’il y a une belle dynamique. Le tabac a été repris, il va y avoir une nouvelle boulangerie et nous avons des contacts avec des gens qui veulent s’installer. Il y a enfin le casino, qui est un pole important et que nous voulons remettre au cœur de la politique culturelle. Pour cela il faut déjà travailler sur le bâtiment qui souffre entre autres de fuites. C’est dommage, car il s’agit d’un bâtiment classé qui avait bénéficié de subventions que l’ancienne municipalité n’a jamais encaissées.

Il y a actuellement un problème sanitaire aux thermes, avez-vous des informations ?

C’est un coup dur pour Vernet. Pour autant, selon nos informations, cela reste mineur. Le taux de bactérie est raisonnable mais les règles sont stricte dans le thermalisme est c’est tout à fait normal. Nous faisons entièrement confiance aux gérants qui prennent toutes les mesures nécessaires pour une réouverture rapide. Les thermes sont un point central de la commune, d’ailleurs ils sont dans le nom du village.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 8 mai 2026) (L’Indépendant, le 8 mai 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 7 mai 2026)

Allez-vous garantir un audiovisuel public fort, capable de résister aux puissances d’argent et à l’extrême droite ?
Question d’actualité au Gouvernement
La désolante commission d’enquête sur l’audiovisuel public est devenue une tribune pour l’extrême droite.
Pendant ce temps, la concentration des médias se poursuit. Des milliardaires contrôlent chaînes, radios, journaux. CNews, Europe 1, C8 multiplient les dérives xénophobes, et le RN (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« On ne protège pas la République en affaiblissant les libertés publiques »
Proposition de loi visant à lutter contre l’entrisme islamiste en France
Sous couvert de défendre la République, ce texte en altère profondément le socle. Il s’appuie sur un rapport rédigé par l’ancien ministre de l’intérieur revenu sur nos bancs, dont les ambitions présidentielles ne sont plus un mystère.
Selon l’ancien rapporteur général de l’Observatoire de la (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brosat

« Vous jouez à la pignata sur notre état de droit ! »
Lutter contre l’entrisme islamiste en France
Personne, dans cet hémicycle, je l’espère, ne conteste la nécessité de combattre fermement ceux qui voudraient remettre en cause les fondements de la République, dont les islamistes. Mais là n’est pas la question.
On ne cherche pas avec ce texte la justesse juridique ou la protection de la (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Pérennisation de l’encadrement des loyers
Le Gouvernement doit agir !
Lors des questions d’actualité au Gouvernement aujourd’hui au Sénat, le ministre du logement n’a pas répondu sur la nécessité de pérenniser l’encadrement des loyers.
Le dispositif de protection des locataires arrive à échéance en novembre 2026, date de fin de l’expérimentation. Le ministre (…)
—> Lire l’intervention

Inondations : les communes ne peuvent plus payer seules
Prévention et la gestion des inondations
Le temps long du parcours législatif de cette proposition de loi est inversement proportionnel à la nécessité d’agir vite et de manière globale sur la prévention et la gestion des inondations.
Nous comprenons la volonté du rapporteur d’aboutir à un vote conforme, car l’urgence est là. Les (…)
—> Lire l’intervention de Jean-Pierre Corbisez

Contre le narcobanditisme, protéger les citoyens engagés
Protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée
Nous examinons aujourd’hui un texte dont je regrette profondément qu’il ait été rejeté par la commission des lois.
Nous aurions collectivement gagné à travailler à son amélioration plutôt qu’à son rejet pur et simple. Car derrière ce texte, il y a une réalité que personne ici ne peut (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

« Nous nous opposons à toute défense qui alimente les profiteurs de guerre et une logique d’escalade »
Débat sur les enjeux stratégiques de l’actualisation de la loi de programmation militaire
L’actualisation de la LPM n’est pas un simple ajustement budgétaire. Dans un pays où le déficit public atteint 5,1 % du PIB – imputable aux choix fiscaux en faveur des plus fortunés et des grandes entreprises – , vous avez justifié l’austérité et la dégradation de nos services publics par la (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

La cabanisation ne se règle pas à coups de bulldozer
Lutte contre la cabanisation
Articuler le droit de l’urbanisme et le droit de l’environnement avec le droit au logement et à la propriété privée est une question délicate à laquelle cette proposition de loi ne répond pas, faute de distinguer les différentes formes de cabanisation et de définir leurs facteurs explicatifs : (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Musées, État, République : la fin du déni sur les restitutions
Projet de loi relatif à la restitution de biens culturels
Avec le vote de ce jour, nous mettons un terme provisoire à une longue séquence commencée au Sénat en 2001 par une proposition de loi déposée par notre collègue Nicolas About. De nombreux textes ont suivi, à l’initiative ou sous le contrôle de Catherine Morin-Desailly dont le nom restera attaché (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

Les autres interventions

Les courriers officiels :
La pénurie critique en matière de gynécologues médicaux doit prendre fin
Santé et protection sociale – Lettre à la ministre de la Santé – par Marianne Margaté – 5 mai 2026

Cabestany. Conseil municipal : un budget sous contraintes mais assumé (L’Indep)

Entre austérité imposée et maintien du service public, la majorité a défendu ses choix.

« Chacun sait combien le vote du budget constitue un moment essentiel de la vie locale ». En ouvrant la séance consacrée en grande partie aux finances, la maire Édith Pugnet a posé le cadre d’un exercice « contraint », marqué par l’instabilité nationale et une baisse continue des ressources.

Sur les 26 affaires inscrites a l’ordre du jour, dont deux retirées, dix portaient sur le budget, toutes adoptées à la majorité des voix.

Présidant le nouveau conseil municipal constitué de 36 membres de la majorité et 7 pour l’opposition, l’édile a dénoncé « une construction budgétaire très délicate », évoquant une dotation globale de fonctionnement réduite à « peau de chagrin » et un système de péréquation amputant les recettes de plus d’un million d’euros.

« C’est un effet ciseaux », a-t-elle résumé, « entre recettes en baisse et dépenses en hausse, notamment sous l’effet des mesures nationales sur les personnels. Malgré ce contexte, la commune tient bon », affirmant « croire à la force de la solidarité » et défendre « un service public fort ». Les délégations au maire restent inchangées, les indemnités des élus reconduites à l’identique de la précédente mandature et les commissions structurées autour de trois pôles majeurs : finances, culture et sport, travaux. La commission d’appel d’offres (CAO), « très importante », sera présidée par Hervé Blanchard, 1er adjoint, chargé des finances.

Sur le plan financier, ce dernier a présenté un compte excédentaire grâce aux reports, malgré des dépenses supérieures aux recettes. « C’est un choix raisonnable », a-t-il plaidé en défendant une hausse de 1 % de la fiscalité, destinée à absorber la hausse des coûts énergétiques et des charges de personnel. « L’imposition à Cabestany reste bien en deçà des autres communes », a-t-il insisté.

Contestée par l’opposition, cette augmentation interroge. « Veut-on appauvrir les prestations ou maintenir un service publie prioritaire ? », a rétorqué la maire, annonçant une future consultation des habitants sur le sujet. Le Centre communal d’actions sociales (CCAS) a vu sa subvention annuelle validée, confirmant l’attention portée aux politiques sociales.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 6 mai 2026)

Le prochain conseil municipal se tiendra lundi 18 mai.

Situation du groupe Elsan. Courrier de la Coopératives des élu•es communistes républicain•es et citoyen•nes 66 à Monsieur le Préfet des Pyrénées Orientales

Monsieur le Préfet

Depuis plusieurs jours les salariés de divers établissements du groupe de santé privé Elsan sont en grève.

Leurs revendications constituent des demandes légitimes au vu des difficultés rencontrées par ces salariés afin de faire face aux fins de mois difficiles dans une période ou une reprise de l’inflation est amorcée et que les tarifs de l’énergie, dont ceux des carburants, flambent.

Par ailleurs le groupe Elsan dispose des moyens pour satisfaire ces revendications salariales de même que d’autres concernant les conditions de travail pénibles auxquelles sont confrontés ces personnels.

Devant ce mouvement social légitime les directions tergiversent et n’engagent pas de véritables négociations comme les y obligent les dispositions des NAO annuelles.

Les élus locaux que nous représentons sont particulièrement sensibles à cette dégradation du climat social et aux enjeux qui en découlent pour les salariés et les populations.

Cette attitude est particulièrement inappropriée au regard des obligations pour les directions d’entreprises de développer un dialogue social réel mais aussi au regard des enjeux de mission de service public de santé pour les populations du Département qui ont été livrées progressivement à ces groupes de santé privés.

Nous vous demandons en conséquence d’intervenir auprès de la Direction du groupe Elsan afin qu’elle s’engage dans de véritables négociations salariales au lieu de parier sur un pourrissement du conflit social au détriment des salariés et des patients.

Je vous prie d’agréer Monsieur le Préfet l’expression de nos sincères salutations
 
Jean-André Magdalou

Maire d’Alénya
Président de la Coopérative 66 des élus

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 30 avril 2026)

Travailleurs des plateformes : quand l’Europe avance, pourquoi la France tergiverse ?
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le Ministre, Vous êtes Ministre du travail. Hier, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Des milliers de travailleurs, livreurs à domicile, portent plainte contre Uber Eat et Deliveroo. Le motif ? « Traite des êtres humains ».
Médecins du monde évoque un (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Libérez Raphaëlle Primet !
Attaque de la flottille pour Gaza
Le sénateur de Paris, Ian Brossat, appelle le Gouvernement à agir pour libérer Raphaelle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, et ses camarades arraisonnés dans les eaux internationales à 900km de Gaza par l’armée israélienne en violation du droit maritime international.
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Mobilité : le Gouvernement cale sur le financement et poursuit l’ouverture à la concurrence
Projet de loi-cadre relatif au développement des transports
Les mobilités sont centrales pour notre pays et ses habitants. Le projet de loi-cadre devait être ambitieux, c’est une occasion manquée.
Je salue la mémoire de Pierre Lefebvre, sénateur communiste du Nord qui a siégé de 1997 à 2001 au Sénat. Cheminot, il était un défenseur acharné du service (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin

Loi-cadre transports : une occasion manquée
Communiqué de presse
Le Sénat adopte une loi transports sans ambition réelle. Sans financements ni garanties, elle reste une coquille vide. Refus du tout-concurrence, priorité au ferroviaire, aux petites lignes et aux mobilités du quotidien : une autre voie est possible.
—> Lire l’intervention

Jeunesse en souffrance : l’urgence silencieuse
« Quelle politique de prise en charge de la santé mentale des jeunes ? »
Ce débat prolonge utilement le rapport que MM. Sol et Chasseing et moi-même avons élaboré. La santé mentale des jeunes se dégrade, notamment chez les filles.
Les troubles se développent précocement. Rouen est la première file active de France : plus de 10 000 jeunes patients sont suivis au (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Craignez-vous un projet de loi de finances rectificative ?
Débat sur le rapport d’avancement annuel sur le plan budgétaire et structurel de moyen terme 2025-2029
Le Plan budgétaire et structurel à moyen terme a été transmis à Bruxelles en octobre 2024 par le gouvernement Barnier — censuré deux mois plus tard. C’est le point de départ : la trajectoire budgétaire qui engage la France jusqu’en 2029 a été négociée et signée par un gouvernement que la (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Transition énergétique : sans réseau, pas de révolution
Clarifier le déploiement de la production d’énergie solaire sur le territoire
La PPE 3 prévoit une hausse importante de la production d’électricité décarbonée. D’où une jungle de projets de production d’énergies renouvelables – qui se heurtent à une contrainte matérielle majeure quand il s’agit de se raccorder au réseau électrique.
Daniel Gremillet l’a dit, la (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

Pourrait-on aller jusqu’à se passer de scrutin en cas de candidat unique au premier tour ?
Organisation des scrutins en cas de candidature unique au second tour
La démocratie n’est pas complexe : nul besoin de la simplifier, donc. Méfiance : à force de simplification, on risque de chercher à s’en passer.
Ce texte traite d’un épiphénomène, qui fut peut-être plus fréquent du temps des alternances gauche-droite, mais qui tend à se réduire, en raison (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Sapeurs-pompiers : sauver ceux qui sauvent
Débat sur le fonctionnement et le financement des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis)
Les organisations syndicales, unanimes, alertent sur un système à bout de souffle, entre effectifs insuffisants, moyens contraints et organisation sous tension permanente. Résultat : les délais d’intervention s’allongent, la fatigue des personnels s’accroît, la prise en charge risque d’en pâtir. (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

50 euros pour saisir le juge : une contribution qui pénalise les plus vulnérables
Conséquences du timbre fiscal de 50 euros pour l’accès à la justice des victimes d’accidents du travail et des personnes en situation de handicap
Mme Michelle Gréaume attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les conséquences de l’instauration, depuis le 1er mars, d’une contribution obligatoire de 50 euros pour saisir le tribunal judiciaire (pôle social) ou un conseil de prud’hommes.
Cette mesure, (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume