Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 7 mai 2026)

Allez-vous garantir un audiovisuel public fort, capable de résister aux puissances d’argent et à l’extrême droite ?
Question d’actualité au Gouvernement
La désolante commission d’enquête sur l’audiovisuel public est devenue une tribune pour l’extrême droite.
Pendant ce temps, la concentration des médias se poursuit. Des milliardaires contrôlent chaînes, radios, journaux. CNews, Europe 1, C8 multiplient les dérives xénophobes, et le RN (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« On ne protège pas la République en affaiblissant les libertés publiques »
Proposition de loi visant à lutter contre l’entrisme islamiste en France
Sous couvert de défendre la République, ce texte en altère profondément le socle. Il s’appuie sur un rapport rédigé par l’ancien ministre de l’intérieur revenu sur nos bancs, dont les ambitions présidentielles ne sont plus un mystère.
Selon l’ancien rapporteur général de l’Observatoire de la (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brosat

« Vous jouez à la pignata sur notre état de droit ! »
Lutter contre l’entrisme islamiste en France
Personne, dans cet hémicycle, je l’espère, ne conteste la nécessité de combattre fermement ceux qui voudraient remettre en cause les fondements de la République, dont les islamistes. Mais là n’est pas la question.
On ne cherche pas avec ce texte la justesse juridique ou la protection de la (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Pérennisation de l’encadrement des loyers
Le Gouvernement doit agir !
Lors des questions d’actualité au Gouvernement aujourd’hui au Sénat, le ministre du logement n’a pas répondu sur la nécessité de pérenniser l’encadrement des loyers.
Le dispositif de protection des locataires arrive à échéance en novembre 2026, date de fin de l’expérimentation. Le ministre (…)
—> Lire l’intervention

Inondations : les communes ne peuvent plus payer seules
Prévention et la gestion des inondations
Le temps long du parcours législatif de cette proposition de loi est inversement proportionnel à la nécessité d’agir vite et de manière globale sur la prévention et la gestion des inondations.
Nous comprenons la volonté du rapporteur d’aboutir à un vote conforme, car l’urgence est là. Les (…)
—> Lire l’intervention de Jean-Pierre Corbisez

Contre le narcobanditisme, protéger les citoyens engagés
Protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée
Nous examinons aujourd’hui un texte dont je regrette profondément qu’il ait été rejeté par la commission des lois.
Nous aurions collectivement gagné à travailler à son amélioration plutôt qu’à son rejet pur et simple. Car derrière ce texte, il y a une réalité que personne ici ne peut (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

« Nous nous opposons à toute défense qui alimente les profiteurs de guerre et une logique d’escalade »
Débat sur les enjeux stratégiques de l’actualisation de la loi de programmation militaire
L’actualisation de la LPM n’est pas un simple ajustement budgétaire. Dans un pays où le déficit public atteint 5,1 % du PIB – imputable aux choix fiscaux en faveur des plus fortunés et des grandes entreprises – , vous avez justifié l’austérité et la dégradation de nos services publics par la (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

La cabanisation ne se règle pas à coups de bulldozer
Lutte contre la cabanisation
Articuler le droit de l’urbanisme et le droit de l’environnement avec le droit au logement et à la propriété privée est une question délicate à laquelle cette proposition de loi ne répond pas, faute de distinguer les différentes formes de cabanisation et de définir leurs facteurs explicatifs : (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Musées, État, République : la fin du déni sur les restitutions
Projet de loi relatif à la restitution de biens culturels
Avec le vote de ce jour, nous mettons un terme provisoire à une longue séquence commencée au Sénat en 2001 par une proposition de loi déposée par notre collègue Nicolas About. De nombreux textes ont suivi, à l’initiative ou sous le contrôle de Catherine Morin-Desailly dont le nom restera attaché (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

Les autres interventions

Les courriers officiels :
La pénurie critique en matière de gynécologues médicaux doit prendre fin
Santé et protection sociale – Lettre à la ministre de la Santé – par Marianne Margaté – 5 mai 2026

Cabestany. Conseil municipal : un budget sous contraintes mais assumé (L’Indep)

Entre austérité imposée et maintien du service public, la majorité a défendu ses choix.

« Chacun sait combien le vote du budget constitue un moment essentiel de la vie locale ». En ouvrant la séance consacrée en grande partie aux finances, la maire Édith Pugnet a posé le cadre d’un exercice « contraint », marqué par l’instabilité nationale et une baisse continue des ressources.

Sur les 26 affaires inscrites a l’ordre du jour, dont deux retirées, dix portaient sur le budget, toutes adoptées à la majorité des voix.

Présidant le nouveau conseil municipal constitué de 36 membres de la majorité et 7 pour l’opposition, l’édile a dénoncé « une construction budgétaire très délicate », évoquant une dotation globale de fonctionnement réduite à « peau de chagrin » et un système de péréquation amputant les recettes de plus d’un million d’euros.

« C’est un effet ciseaux », a-t-elle résumé, « entre recettes en baisse et dépenses en hausse, notamment sous l’effet des mesures nationales sur les personnels. Malgré ce contexte, la commune tient bon », affirmant « croire à la force de la solidarité » et défendre « un service public fort ». Les délégations au maire restent inchangées, les indemnités des élus reconduites à l’identique de la précédente mandature et les commissions structurées autour de trois pôles majeurs : finances, culture et sport, travaux. La commission d’appel d’offres (CAO), « très importante », sera présidée par Hervé Blanchard, 1er adjoint, chargé des finances.

Sur le plan financier, ce dernier a présenté un compte excédentaire grâce aux reports, malgré des dépenses supérieures aux recettes. « C’est un choix raisonnable », a-t-il plaidé en défendant une hausse de 1 % de la fiscalité, destinée à absorber la hausse des coûts énergétiques et des charges de personnel. « L’imposition à Cabestany reste bien en deçà des autres communes », a-t-il insisté.

Contestée par l’opposition, cette augmentation interroge. « Veut-on appauvrir les prestations ou maintenir un service publie prioritaire ? », a rétorqué la maire, annonçant une future consultation des habitants sur le sujet. Le Centre communal d’actions sociales (CCAS) a vu sa subvention annuelle validée, confirmant l’attention portée aux politiques sociales.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 6 mai 2026)

Le prochain conseil municipal se tiendra lundi 18 mai.

Situation du groupe Elsan. Courrier de la Coopératives des élu•es communistes républicain•es et citoyen•nes 66 à Monsieur le Préfet des Pyrénées Orientales

Monsieur le Préfet

Depuis plusieurs jours les salariés de divers établissements du groupe de santé privé Elsan sont en grève.

Leurs revendications constituent des demandes légitimes au vu des difficultés rencontrées par ces salariés afin de faire face aux fins de mois difficiles dans une période ou une reprise de l’inflation est amorcée et que les tarifs de l’énergie, dont ceux des carburants, flambent.

Par ailleurs le groupe Elsan dispose des moyens pour satisfaire ces revendications salariales de même que d’autres concernant les conditions de travail pénibles auxquelles sont confrontés ces personnels.

Devant ce mouvement social légitime les directions tergiversent et n’engagent pas de véritables négociations comme les y obligent les dispositions des NAO annuelles.

Les élus locaux que nous représentons sont particulièrement sensibles à cette dégradation du climat social et aux enjeux qui en découlent pour les salariés et les populations.

Cette attitude est particulièrement inappropriée au regard des obligations pour les directions d’entreprises de développer un dialogue social réel mais aussi au regard des enjeux de mission de service public de santé pour les populations du Département qui ont été livrées progressivement à ces groupes de santé privés.

Nous vous demandons en conséquence d’intervenir auprès de la Direction du groupe Elsan afin qu’elle s’engage dans de véritables négociations salariales au lieu de parier sur un pourrissement du conflit social au détriment des salariés et des patients.

Je vous prie d’agréer Monsieur le Préfet l’expression de nos sincères salutations
 
Jean-André Magdalou

Maire d’Alénya
Président de la Coopérative 66 des élus

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 30 avril 2026)

Travailleurs des plateformes : quand l’Europe avance, pourquoi la France tergiverse ?
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le Ministre, Vous êtes Ministre du travail. Hier, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Des milliers de travailleurs, livreurs à domicile, portent plainte contre Uber Eat et Deliveroo. Le motif ? « Traite des êtres humains ».
Médecins du monde évoque un (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Libérez Raphaëlle Primet !
Attaque de la flottille pour Gaza
Le sénateur de Paris, Ian Brossat, appelle le Gouvernement à agir pour libérer Raphaelle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, et ses camarades arraisonnés dans les eaux internationales à 900km de Gaza par l’armée israélienne en violation du droit maritime international.
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Mobilité : le Gouvernement cale sur le financement et poursuit l’ouverture à la concurrence
Projet de loi-cadre relatif au développement des transports
Les mobilités sont centrales pour notre pays et ses habitants. Le projet de loi-cadre devait être ambitieux, c’est une occasion manquée.
Je salue la mémoire de Pierre Lefebvre, sénateur communiste du Nord qui a siégé de 1997 à 2001 au Sénat. Cheminot, il était un défenseur acharné du service (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin

Loi-cadre transports : une occasion manquée
Communiqué de presse
Le Sénat adopte une loi transports sans ambition réelle. Sans financements ni garanties, elle reste une coquille vide. Refus du tout-concurrence, priorité au ferroviaire, aux petites lignes et aux mobilités du quotidien : une autre voie est possible.
—> Lire l’intervention

Jeunesse en souffrance : l’urgence silencieuse
« Quelle politique de prise en charge de la santé mentale des jeunes ? »
Ce débat prolonge utilement le rapport que MM. Sol et Chasseing et moi-même avons élaboré. La santé mentale des jeunes se dégrade, notamment chez les filles.
Les troubles se développent précocement. Rouen est la première file active de France : plus de 10 000 jeunes patients sont suivis au (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Craignez-vous un projet de loi de finances rectificative ?
Débat sur le rapport d’avancement annuel sur le plan budgétaire et structurel de moyen terme 2025-2029
Le Plan budgétaire et structurel à moyen terme a été transmis à Bruxelles en octobre 2024 par le gouvernement Barnier — censuré deux mois plus tard. C’est le point de départ : la trajectoire budgétaire qui engage la France jusqu’en 2029 a été négociée et signée par un gouvernement que la (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Transition énergétique : sans réseau, pas de révolution
Clarifier le déploiement de la production d’énergie solaire sur le territoire
La PPE 3 prévoit une hausse importante de la production d’électricité décarbonée. D’où une jungle de projets de production d’énergies renouvelables – qui se heurtent à une contrainte matérielle majeure quand il s’agit de se raccorder au réseau électrique.
Daniel Gremillet l’a dit, la (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

Pourrait-on aller jusqu’à se passer de scrutin en cas de candidat unique au premier tour ?
Organisation des scrutins en cas de candidature unique au second tour
La démocratie n’est pas complexe : nul besoin de la simplifier, donc. Méfiance : à force de simplification, on risque de chercher à s’en passer.
Ce texte traite d’un épiphénomène, qui fut peut-être plus fréquent du temps des alternances gauche-droite, mais qui tend à se réduire, en raison (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Sapeurs-pompiers : sauver ceux qui sauvent
Débat sur le fonctionnement et le financement des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis)
Les organisations syndicales, unanimes, alertent sur un système à bout de souffle, entre effectifs insuffisants, moyens contraints et organisation sous tension permanente. Résultat : les délais d’intervention s’allongent, la fatigue des personnels s’accroît, la prise en charge risque d’en pâtir. (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

50 euros pour saisir le juge : une contribution qui pénalise les plus vulnérables
Conséquences du timbre fiscal de 50 euros pour l’accès à la justice des victimes d’accidents du travail et des personnes en situation de handicap
Mme Michelle Gréaume attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les conséquences de l’instauration, depuis le 1er mars, d’une contribution obligatoire de 50 euros pour saisir le tribunal judiciaire (pôle social) ou un conseil de prud’hommes.
Cette mesure, (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

L’édito du webzine. « Changer la vie » et lutter contre les idées reçues

Les élu•es de la Région Occitanie reprenne leurs bâtons de pélerins pour retourner sur le terrain afin d’être au plus près à l’écoute des citoyens. Une démarche inédite de démocratie participative.

La Région Occitanie a lancé en 2025 l’opération « La Région à vos côtés », une tournée des élu•es régionaux pour rencontrer les habitant·e·s sur le terrain. 30 000 habitant•es ont été rencontré•es lors de 330 événements et 5 000 questionnaires remplis, donnant lieu à 1 500 propositions concrètes.

Critiquée par l’opposition (droite, RN) pour son coût (310 000 €) et son aspect « communication », cette initiative, unique en France, vise trois objectifs :

  • Expliquer l’action concrète de la Région, à l’occasion de ses 10 ans ;
  • Recueillir les attentes et doléances des citoyen •nes ;
  • Démonter les idées reçues et les mensonges propagés par l’extrême droite.

Pour Carole Delga (PS), présidente de la Région, cette démarche est nécessaire face au « désamour » croissant entre élu•es et citoyen• nes, alors que ces dernier sont demandeurs de contact direct. « L’an passé, ils ne nous fuyaient pas et venaient nous questionner, quel que soit leur âge », souligne Zina Bourguet (écologiste).

Cette consultation a permis de confirmer des priorités (transports, pouvoir d’achat, santé) et d’y répondre. En matière de santé, la Région a recruté 20 spécialistes dans 12 hôpitaux et 150 médecins. Il y a eu l’amélioration des services de transport avec le développement de l’application Fairtiq pour simplifier l’accès aux tarifs des trains ainsi que l’instaurations du TER à 1 € pour les clubs sportifs. Les retours des citoyen•nes ont mis également en lumière des points de mécontentement, comme les retards des trains ou la paperasse administrative, incitant la Région à agir.

Cette tournée est aussi l’occasion de « démonter les contrevérités » du Rassemblement National (RN), qui « réécrit l’Histoire ». Jérôme Monamy (PCF) rappelle que le RN vote contre le TER à 1 €.

Face à la montée des idées d’extrême droite, la Région entend réaffirmer les valeurs de solidarité et de service public, en s’appuyant sur des réalisations tangibles et un dialogue direct avec les citoyen•nes.

L’opération « La Région à vos côtés » illustre une démarche innovante de démocratie participative, permettant à la fois de répondre aux attentes des habitant•es, de corriger des dysfonctionnements et de lutter contre la désinformation politique. Une initiative qui montre que l’action publique peut être proche du terrain et efficace, malgré les critiques.

Dominique Gerbault

LGV : le PCF veut remettre l’État sur les rails (La Marseillaise)

Le vice-président régional Jean-Luc Gibelin s’inquiète du désengagement financier de l’État et refuse toute idée d’un recours au privé pour financer les deux lignes TGV occitanes.

Bordeaux-Toulouse (2033) puis Montpellier-Perpignan (2040). Maintes fois retardés, les deux projets de Ligne à grande vitesse (LGV) sont censés être sur de bons rails depuis que la clé de financement a été trouvée (40% État, 40% collectivités et 20% Europe). Et pourtant…

Depuis quelques mois, l’État traîne à ce point des pieds que les élus régionaux des groupes communistes, républicains et citoyen (CRC) d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine ont décidé conjointement de tirer le signal d’alarme mi-avril. « Le maillon faible c’est le ministère. L’État n’est pas au rendez-vous ! », s’inquiète Jean-Luc Gibelin (PCF).

Le vice-président régional aux transports est formel : « Tout le monde a payé ses appels de fonds réguliers sauf l’État. » Ils concernent la ligne du Grand Sud-Ouest Bordeaux-Toulouse. Et s’ils ont pour l’heure été compensés par la trésorerie de la Région, la situation inquiète. D’autant que le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), s’il confirme l’utilité de la ligne, a fait savoir que la participation de l’État sera « difficilement mobilisable » dans le contexte budgétaire actuel et dans ce calendrier jugé « irréaliste ».

L’hypothèse d’un PPP rejetée

Pour ne pas avoir à payer maintenant, Bercy commence à faire entendre la petite musique d’un Partenariat public privé (PPP) qui permettrait à l’État, suppléé par une multinationale (Vinci ou autre), de ne régler sa note qu’à la fin du marché. Hors de question, prévient Jean-Luc Gibelin dans la droite ligne de la position de la présidente occitane, Carole Delga (PS). « C’est de la cavalerie ! » Selon l’élu communiste, cette « vision court-termiste » aurait deux inconvénients majeurs. Le premier serait un surcoût du projet évalué à 7 milliards d’euros dont 4,5 pour l’entreprise qui entrerait au PPP. Car « il faudrait clore les 180 marchés déjà passés sur Bordeaux-Toulouse (autour de 70-80 pour Montpellier-Perpignan) ». Le second serait un retard d’au moins 2 ans.

En ce qui concerne la ligne Montpellier-Perpignan, dont la concertation publique vient de débuter, pas encore de mauvais signaux mais les finances rabougries de l’État peuvent laisser craindre une logique identique le moment venu. « On est très mobilisés. Il n’est pas question de laisser faire, laisser penser qu’on pourrait peut-être faire autrement », prévient Jean-Luc Gibelin.

Mardi 21 avril, une rencontre était prévue entre Carole Delga et le Premier ministre. Elle a été reportée pour un imprévu dans l’agenda de ce dernier sans que, pour l’heure, une autre date ne soit fixée. Après avoir voté un vœu en février, le Conseil régional d’Occitanie pourrait remettre les LGV à son prochain ordre du jour le 4 juin. Histoire de maintenir la pression.

Rémy Cougnenc (La Marseillaise, le 24 avril 2026)

Le nouveau maire d’Elne efface le soutien à la cause LGBT (L’Indep)

Le nouveau maire d’extrême droite d’Elne a décide de retirer les marqueurs de soutien à la communauté LGBT qui avaient été mis en place depuis 2021.

Dans les Pyrénées-Orientales, il y avait eu la nouvelle élue RN qui s’attaquait au drapeau européen. La maire de Canohès, Carla Muti, s’étant mise en scène sur les réseaux sociaux, au lendemain de son élection, en retirant le drapeau de l’Union européenne du fronton de sa mairie. Désormais, il y a aussi celui qui efface les symboles LGBT.

Le nouveau maire d’Elne d’extrême droite, Steve Fortel, a retiré le drapeau LGBT de Hôtel de ville, érigé jusque là en soutien à la communauté gay, lesbienne, bisexuelle, transgenre…. L’édile est allé encore plus loin en repeignant le passage piéton devant la municipalité qui était aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, autre symbole de la communauté LGBT.

Ces symboles avaient été installés sur la commune d’Elne en décembre 2021. Un choix pris alors par l’ancien maire communiste, Nicolas Garcia, après une série d’agressions de la communauté LGBT. « C’était, pour moi, le marqueur d’une ville qui se dresse contre toutes les discriminations », maintient aujourd’hui encore Nicolas Garcia. « C’était une manière de dire que notre ville respectait tout le monde, quelle que soit son orientation sexuelle, sa religion, son athéisme ou sa philosophie. Le fronton de la mairie, sous ma mandature, avait toujours été un lieu d’expression. Nous y avions également inscrit notre soutien aux agriculteurs avec le message « Pas de pays sans paysan », ce-lui-là, il ne l’a pas touché… »

Cette décision, prise au lendemain du conseil municipal d’installation, sera donc la première du maire d’extrême droite. Tout un symbole. Contacté, l’édile ne veut pas « faire de commentaire particulier ». Il précise simplement qu’il apportera « une réponse complète et officielle lors du prochain conseil municipal où l’opposition ne manquera pas d’aborder le sujet ». André Trives en est le chef de file. S’il confirme qu’il portera ce sujet en séance plénière, c’est parce qu’il « se désole d’un tel acte. Je suis attristé qu’Elne soit rattachée à cela, qu’on en parle pour cela ».

Interrogé mardi soir en conseil municipal par le conseiller d’opposition Roland Castanier, Steve Fortel s’est justifié brièvement. « Permettez-moi de douter de la sincérité de la pose de ce drapeau. je pense qu’il y a un esprit plutôt communicatif (sic) que sincère. Mais ça n’engage que moi. Ma responsabilité, en tant que maire, est de rassembler. Et les espaces publics de la commune doivent rester neutres. C’est pour cela que j’ai pris cette décision et je ne reviendrai pas dessus et je l’assume entièrement. »

Ce parti pris restera lourd de sens dans ce village catalan historique, symbole de la résistance incarnée par la maternité suisse d’Elne qui avait permis de sauver des femmes enceintes durant la retirada. C’était en 1939. 87 ans plus tard, la bascule de cette commune à l’extrême droite au mois de mars avait d’ailleurs suscité l’émoi en Catalogne sud, plusieurs commentateurs s’inquiétant du « profil » du nouvel édile, proche de l’ultra-droite et ancien membre du Parti nationaliste français.

Si le drapeau LGBT ne flotte plus au-dessus de la mairie d’Elne, celui de l’Union européenne est, pour l’heure, toujours en place.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 22 avril 2026)

Carole Delga relance les rencontres avec la population avec trois premières dates dans les P.-O. et l’Aude (L’Indep)

Inaugurée en 2025, la « Tournée citoyenne » aura une deuxième édition cette année, de ce 23 avril, dans les Pyrénées-Orientales, jusqu’au 1er juillet.

Plus de 330 rendez-vous dans les treize départements, 30 000 personnes rencontrées, 5 000 questionnaires remplis et 1500 propositions recueillies. Le bilan de la première édition a poussé la présidente de Région a renouvelé le dispositif (qui a coûté un peu plus de 300 000 euros l’an dernier, un peu moins cette année) dès ce 23 avril 2026.

Gares, trains, parkings de supermarchés

Le but reste le même : « Montrer que les élus de la Région ne se cachent pas, ne restent pas dans l’entre-soi et sont au service des gens, au contact de leur réalité de vie et de la diversité de leurs modes de vie aussi », résume Carole Delga en annonçant cette deuxième « Tournée citoyenne ».

Les élus, accompagnés d’agents régionaux, reprendront place dans les gares, dans les trains, pendant les festivals, en porte-a-porte, sur les parkings de super-marchés… Des lieux où les habitants ont peu l’habitude de les croiser, surtout hors période électorale.

« C’est justement pour cela que les gens étaient contents de nous voir », juge la présidente de Région. « On a rendu compte de nos actions et on a pu mieux faire connaitre nos dispositifs, notamment sur les déplacements ». Un sujet beaucoup évoqué par les habitants et qui a donné lieu au développement d’une nouvelle version de l’application Fairtiq, qui facilite les voyages en train.

D’autres demandes ont été prises en compte par la Région autour des trois principaux sujets évoqués : la santé, le transport et le vivre ensemble.

Ainsi la Région a-t-elle procédé au recrutement de médecins spécialistes pour les hôpitaux locaux, a mis en place le train à 1 euro pour les associations et les clubs de sport et travaille à faciliter le bénévolat comme l’éducation à l’alimentation.

Démocratie participative

Carole Delga veut aussi montrer là une « constance dans la démocratie participative »
qui se décline en région, et renouvelle donc cette initiative « unique parmi les Régions françaises », assure le vice-président Vincent Garel.

Des rencontres qui permettent aussi d’occuper le terrain : « Dans les territoires où le vote Rassemblement national est là, où il peut y avoir manipulation du communautarisme, on a été bien accueilli et ça m’a même surprise, rappelle la présidente PS. Les gens ont besoin de nous voir et de nous parler ».

Premier rendez-vous 2026 ce 26 avril au marché de Banyuls-sur-Mer et en gare de Perpignan. Puis le jeudi 30 avril au Matacamp festival de Gruissan, dans l’Aude. Les 30 premiers rendez-vous sont consultables sur le site web dédié : laregiontoujoursla.fr.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 21 avril 2026)

Élection de Louis Alliot à la Métropole. Les réactions d’Édith Pugnet (communiste, seul opposition) (L’Indep)

« Ce résultat est la chronique de ce qui était annoncé. Mais je ne m’attendais pas à un tel score. Je pensais récolter quatre ou cinq voix, celles des élus de gauche. Finalement, 18 conseillers ont voté pour moi ce qui est extraordinaire. Cela montre que certains sont gênés par la situation. Et ils sont beaucoup plus nombreux que ce que j’imaginais. Pour le reste, je suis en total désaccord avec la stratégie de Louis Aliot. Deux tiers des communes ne sont pas représentées aux postes de vice-présidents. C’est un scandale, surtout quand on porte le projet d’une gouvernance partagée. Au final, il se garde presque tous les pouvoirs. »

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 19 avril 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 17 avril 2026)

« Le tout numérique renforce les inégalités existantes »
Question d’actualité au Gouvernement
Le rapport 2025 de la Défenseure des droits est sans appel : dans notre pays l’accès au service public est mis à mal.
165 000 réclamations en 2025 soit +17 % en un an et +70 % depuis 2020. En cause, la dématérialisation galopante des services publics qui éloigne les personnes de plus en plus (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Caraillas

Une résolution pour la paix au Liban
Proposition de résolution relative à la situation au Liban et à l’urgence du respect par Israël d’un cessez-le-feu et aux obligations de la France à l’égard des soldats engagés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)
I. Une guerre imposée à un pays souverain encore fragilisé
Depuis le 2 mars 2026, le Liban est entré dans un nouveau cycle de violence, suite à l’agression israélo-américaine contre l’Iran.
Le Liban n’est pas partie prenante à ce conflit : c’est un État souverain, doté depuis janvier 2026 (…)
—> Lire l’intervention

« Misons sur les transports collectifs face au changement climatique »
Loi-cadre transport
Vaste sujet que celui des transports pour répondre aux besoins des mobilités et à la préservation de l’environnement ! Le sujet est impérieux, mais souffre d’un sous-investissement chronique, alors qu’il est la pierre angulaire de tant de politiques publiques.
Le transport exige une (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin

« Il ne s’agit plus de bien juger, mais de juger vite »
Renforcement des juridictions criminelles
Nous avons tous en partage un même constat : les délais de jugement sont trop longs et tout le monde en pâtit. La lassitude pourrait nous guetter. Nous alertons, budget après budget, sur les manques chroniques de moyens de la justice. Mais nous n’arrêterons pas de nous battre.
Le service (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

La simplification, paravent de la dérégulation
Simplification de la vie économique
Il y a deux ans, ce texte nous était présenté comme urgent. Il fallait faire vite, la simplification ne pouvait attendre. Elle rapporterait jusqu’à trois points de PIB…
C’est un texte profondément transformé qui nous revient, sur lequel le Parlement n’a jamais pu se prononcer de manière (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

Hydroélectricité : reprendre le contrôle face au dogme européen
Relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique
L’hydroélectricité occupe une place singulière dans notre modèle énergétique. Première source d’électricité renouvelable, elle est profondément liée à l’histoire ouvrière du service public de l’énergie et à l’aménagement du territoire.
Mais les règles de la libéralisation imposée au forceps (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

En cas d’égalité, pour un 3ème tour aux élections municipales
Proposition de loi relative à l’organisation d’un troisième tour en cas d’égalité parfaite aux élections municipales
Les élections municipales de 2026 ont récemment mis en lumière, de manière particulièrement concrète, les limites du droit électoral en cas d’égalité parfaite des suffrages.
Le cas de Val-de-Scie en Seine-Maritime en constitue une illustration particulièrement significative : à l’issue du (…)
—> Lire l’intervention

Les autres interventions

Les questions écrites : Mettre fin à cette logique de désengagement de l’État
Budget et fiscalité – Transfert de charges vers les communes rurales à travers l’augmentation de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties en faveur des surfaces agricoles – par Marianne Margaté – 15 avr. 2026