Vernet-les-Bains. Conseil municipal : mêlée, balle au centre (L’Indep)

Ils sont 15, comme au rugby, en deux équipes inégales. Comme au rugby, il y a le public, 16e joueur. Ici, silencieux le temps des débats. Même silencieux, il ne peut s’empêcher de réagir par des soupirs, brouhahas, mouvements et regards. Sa seule présence influence inconsciemment la tenue des équipes.

1re mi-temps, on déroule comme à l’entraînement. Une contestation, le compte rendu est « infidèle et incomplet » pour les uns, « strictement objectif » pour les autres. On s’observe, mais le public, déjà, réagit discrètement. Voté à 12 contre 3. Tableau des effectifs, conventions, reprise du « casot », commission sur les impôts directs, subvention au Téléthon…

2e mi-temps. Modification de l’éclairage public : Une décision doit être prise. « Modifiable à tout moment selon les vœux de la population ». Première tension, 1 abstention. Fonds alloués aux élus pour leurs formations. « C’est la loi ! » annonce Pierre Serra le maire. « On n’en a jamais eu besoin » dénonce l’opposition. Légalité contre pragmatisme, le public bouge. 2 voix contre. Vente d’un véhicule hors norme qui ne roule qu’avec des solutions non pérennes. Pour : « C’est la loi » ; contre : « Mais maintenant il va manquer un véhicule ! » Voté cependant à l’unanimité. Modification des règles de fonctionnement du marché et des coûts des emplacements. Pour : « C’est la loi et ça leur coûtera moins cher » ; contre : « Ils ne payaient déjà pas l’hiver ! »

Dans le public, des commerçants. Ils ont l’arbitrage vidéo et les replays, ça fait réagir le public. Voté avec 3 abstentions. Tarifs du nouvel enfeu au cimetière. Revenant à 1 914 euros les concessions seront vendues 1 700 euros. « On ne peut pas vendre à perte » ; contre « on a vérifié, c’est légal ». 3 votes contre.

3e mi-temps. Sécurité du village, des personnalités perturbatrices sont prises en charge pour un suivi médical. Et le public peut enfin « dire ses mots » passant parfois par-dessus ceux qui n’ont alors plus l’exclusivité de la parole. Voirie, sécurité, éclairage, marché. Tout y passe ou y « re-passe », avec précisions, témoignages, principes mais aussi ressentis, difficultés, envies, espoirs. Il y a de l’écoute et des clarifications, des explications de priorités, de moyens, etc…

Comme au rugby, si le jeu continue sans que la mêlée ne se relève, la présence « active » du public permet de faire comprendre qu’il n’est pas dupe entre demi-vérités qui ne sont pas des mensonges et demi-mensonges qui ne sont pas des vérités. C’est la démocratie qui fonctionne mais au rugby, les joueurs, par respect de ce même public, restent sur le terrain jusqu’au départ de tous.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 18 juin 2026)

Perpignan. Fin de la grève au collège Camus (L’Indep)

Hier en fin de matinée, après avoir été reçus à l’inspection académique, les professeurs du collège Camus, en grève depuis lundi matin, ont annonce qu’ils avaient obtenu le maintien du demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE) dont le rectorat leur avait annoncé la suppression pour la rentrée prochaine. Les enseignants reprennent le travail ce mercredi matin.

« On a ce qu’on voulait ! » Ce mardi ma-tin, peu avant 11 heures, la délégation d’enseignants qui a été reçue à l’inspection académique est sortie des locaux perpignanais de cette dernière sous les applaudissements des grévistes.

Les représentants des personnels ont finalement obtenu le maintien à temps plein de leurs deux conseillers principaux d’éducation à la rentrée prochaine. « Le demi-poste de conseiller principal d’éducation dont le rectorat nous avait annoncé la suppression est finalement renouvelé pour un an et un quart de poste d’assistant d’éducation (un surveillant, NDLR) nous est attribué du 1er octobre 2026 au 19 février 2027 », détaille l’une des porte-paroles des professeurs du collège. Ces derniers demandaient également l’augmentation du temps de présence sur l’établissement d’une assistante sociale et d’une psychologue. Sur ce point, ils sont toujours dans l’attente d’une décision. Leur principale revendication ayant été satisfaite, les grévistes n’en ont pas moins décidé de reprendre le travail dès ce mercredi matin. « Cependant, pour l’heure, ce demi-poste de CPE, c’est juste pour un an. L’objectif est qu’il soit pérennisé. Nous resterons vigilants l’an prochain », souligne le collectif des enseignants.

À la sortie de l’audience, les représentants des syndicats Snes-FSU et SE-Unsa qui ont accompagné les personnels lors de l’entretien ont salué une « mobilisation exemplaire », qui a permis « de débloquer en très peu de temps une situation particulièrement inconfortable ». Des responsables du Snalc, de la CGT et de Sud étaient également venus témoigner leur soutien aux personnels mobilisés. Tout comme la vice-présidente du conseil départemental Françoise Fiter, qui siège au conseil d’administration du collège Camus.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 17 juin 2026)

Festi-Conflent: « Junts sem més forts » (L’Indep)

Ce dimanche, le Conflent était célébré dans la station thermale.

Peu de discours lyriques aux grandes paroles pour ouvrir ce Festi-Conflent 2026 car Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains et Aude Vivès, présidente de la communauté de communes Confient-Canigó, entourés des élus du Conflent et des forces vives de cette structure, se sont contentés d’introduire dans la simplicité les festivités par un constat et une déclaration : « Le Conflent-Canigó est une terre d’accueil, de traditions, d’histoire, d’échange et de partage. Touristes, curistes, Confientois, jeunes et moins jeunes, ce territoire est le vôtre ». Que cela soit la flama del Canigó, le Parc naturel régional, le syndicat mixte Canigó grand site, le Train jaune, les producteurs locaux et autres exposants du jour, tous n’ont eu que ce credo : « Ensemble on est bien ». Le fait est qu’une fois de plus, la magie de ce parc historique très Belle Epoque a opéré. « Junts sem mes forts ! » étaient les mots d’Aude Vivès, repris tout au long de la journée et même mis en pratique lors des miracles d’équilibre des castells des Pallagos del Conflent (c’est d’ailleurs leur devise) en arrière-plan des costumes roussillonnais au son du tambour et de la gralla.

Et comme d’habitude, le soleil, les cloches, le concours intersidéral d’aïoli, les maquillages et les jeux en bois…. Pourquoi n’y a-t-il qu’un Festi-Confient par an et pourquoi seulement sur une journée ? Un grand bravo aux organisateurs, office du tourisme en tête.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 15 juin 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 11 juin 2026)

Lyhanna : briser la loi du silence demande des moyens
Question d’actualité au Gouvernement
Je veux d’abord apporter notre soutien à la famille de Lyhanna face à ce meurtre abject. Je veux saluer la hauteur des propos tenus par les élus locaux du Gers dont beaucoup devraient s’inspirer.
L’horreur, la compassion ne peuvent nous faire taire la réalité.
Votre garde des Sceaux a (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Pour la création d’une délégation sénatoriale aux droits de l’enfant
Courrier officiel au Président du Sénat
Depuis de nombreuses années, le groupe que j’ai l’honneur de présider aujourd’hui mène un combat permanent pour le respect des droits des enfants.
—> Lire l’intervention

« Ceux qui soutenaient il y a trois ans une réforme des retraites pour économiser 7 milliards d’euros voudraient aujourd’hui augmenter les dépenses militaires de 14 milliards ! »
Loi de programmation militaire 2024 à 2030
Nous avons vécu un moment parlementaire singulier. Alors que le groupe CRCE-K était bien seul à dénoncer une fuite en avant et une programmation insincère, voilà que la majorité sénatoriale a joint ses voix aux nôtres pour supprimer l’article 2 !
Mais pour des raisons opposées : nous (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« Soutenir sans mythifier, pérenniser sans sous-financer, intégrer sans dénaturer »
Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD)
Nous sommes favorables, comme beaucoup ici, à la pérennisation des TZCLD, qui ont montré leur utilité.
Pour celles et ceux qui sont durablement privés d’emploi, qui ont connu des parcours heurtés, ou présentent un handicap, cet outil de réparation ciblé, territorialisé, peut être décisif. (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Il faut maintenant un budget rectificatif !
Courrier au ministre des finances pour demander un projet de loi de finances rectificative
À la suite du drame de Lyhanna, dont les circonstances soulèvent de graves interrogations quant à notre capacité collective à protéger les enfants victimes de violences, nous souhaiterions que notre commission puisse procéder à l’audition du ministre de l’Éducation nationale.
—> Lire l’intervention

Et si on régulait aussi l’installation des médecins ?
Lutte contre les déserts médicaux
Il s’agit d’une proposition de loi issue d’un travail transpartisan de plusieurs années de nos collègues de l’Assemblée nationale, afin de permettre d’avancer sur le sujet de la régulation de l’installation des médecins, apportant une pierre à l’édifice beaucoup plus large que nous devons (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Faire payer la spéculation pour sauver le bâti rural
Proposition de loi visant à remobiliser le bâti rural
On a coutume de parler de « déprise », comme d’une marée qui se retire : un phénomène naturel, contre lequel nul ne pourrait rien. Je veux d’emblée récuser ce mot. Nos bourgs ne se sont pas vidés tout seuls.
Cette situation est le fruit de décennies de choix qui ont concentré les moyens du (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

« Devoir payer pour sauver un proche est scandaleux ! »
Garantir la neutralité financière du don d’organes par les vivants
En France, le don d’organes et de tissus est acte de générosité et de solidarité. Il permet à plus de 70 000 patients de rester en vie.
En 2025, 6 148 greffes ont été réalisées pour 23 000 patients en attente. La liste d’attente représente quatre fois le nombre de greffes réalisées, et cet (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

« Le travail créatif est un travail qui doit être rémunéré »
Proposition de loi relative au contrat d’édition
Cette proposition de loi traite de la reconnaissance et de la juste rémunération du travail de création.
Nombre d’auteurs peinent à vivre de leur travail. La précarité progresse, surtout chez les primo-auteurs et les traducteurs. La concentration du secteur se renforce autour de quelques (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

Une belle avancée pour les moniteurs stagiaires
Moniteurs de ski stagiaires
Un dispositif de solidarité intergénérationnelle qui fonctionne, une mutualisation du travail vertueuse, voilà de quoi nous inspirer !
Revenons sur ce système intelligent. Les moniteurs de ski sont plus de 17 000 dans notre pays. Pendant la haute saison, on a besoin de tout le monde ; pendant (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Les autres interventions

Affaires sociales : Les maladies cardiovasculaires frappent d’abord les plus modestes Santé et protection sociale – Accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire – par Silvana Silvani – 11 juin 2026

Les questions écrites :

Il faut sauver « 60 millions de consommateurs ». Économie – Situation de l’Institut national de la consommation et du journal 60 Millions de consommateurs – par Michelle Gréaume – 11 juin 2026

Finances : N’engageons pas le patrimoine de l’État dans une logique commerciale. Budget et fiscalité – gestion du patrimoine immobilier de l’État – par Pierre Barros – 11 juin 2026

Les courriers officiels :

Lyhanna : demande d’audition du ministre de l’Éducation nationale par le groupe CRCE-K. Éducation et recherche – Courrier au président de la commission de l’éducation – 10 juin 2026

Les questions écrites :

Transports : Il est nécessaire de maintenir et de développer des solutions innovantes adaptées aux lignes de desserte fine du territoire Transport – Projet de navette rail-route Flexy – par Marianne Margaté – 5 juin 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 4 juin 2026)

« Pendant que les crédits militaires explosent, notre diplomatie continue de s’affaiblir »
Loi de programmation militaire
L’actualisation qu’on nous propose n’est pas une simple augmentation de crédits : insidieusement, elle fragilise notre État de droit et enrôle notre économie et notre jeunesse pour la guerre.
Oui, les tensions internationales se multiplient, appelant lucidité et vigilance. Mais au-delà de la (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

Une loi de programmation insincère financièrement, démocratiquement et stratégiquement
Loi de programmation militaire
D’aucuns pourraient considérer que notre motion laissera la France désarmée. Mais ce texte est triplement insincère : financièrement, démocratiquement, stratégiquement. Il est donc illégitime.
Loin d’être une simple actualisation, il oriente notre politique étrangère, notre modèle industriel, (…)
—> Lire l’intervention de Jean-Pierre Corbiez

L’État est-il prêt à garantir le respect du principe d’égalité devant le suffrage ?
Élections provinciales en Nouvelle-Calédonie
À quelques jours des élections provinciales, l’État maintient à Nouméa le regroupement de 57 bureaux de vote sur neuf sites, établi en 2024 pour faire face aux émeutes, alors que cette urgence est passée : la situation sécuritaire est apaisée, les écoles sont réhabilitées.
Pourtant, le (…)
—> Lire l’intervention de Robert Xowie

Logement des agents publics : la fausse bonne idée
Améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics
Ce texte ne répond pas aux enjeux. Nous sommes opposés aux solutions qu’il prétend apporter, en particulier à l’article 1er qui lie logement et contrat de travail.
Il ajoute incertitude et précarité pour les agents, et introduit un système spécifique contraire à la vocation universelle du (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

La France doit renouer avec l’ambition du savoir
Régulation de l’enseignement supérieur privé
Longtemps la République a considéré qu’elle devait au peuple son instruction « comme moyen de perfectionner l’espèce humaine », ainsi que l’affirmait Condorcet.
L’école, l’université et la recherche eurent pour noble mission de donner à chacun le droit de s’élever dans la connaissance selon (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

« Ne fragilisons pas le paritarisme »
Représentativité au sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS)
Il est indéniable que le mode actuel de représentation des professions libérales au sein des URPS doit être repensé.
S’il peut sembler incongru d’en passer par la loi sur un sujet aussi technique, c’est bien au législateur qu’il appartient de simplifier le système pour favoriser la (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Le blocage des prix au menu de Initiatives 142
Le journal du groupe CRCE-K Mai-Juin 2026
Loi-cadre mobilité, Gémapi, interdiction des réseaux sociaux et une proposition de loi pour ne pas subir la hausse des prix de l’énergie sont au sommaire d’un numéro riche en réactions et propositions des sénatrice et sénateurs du groupe CRCE-K
—> Lire l’intervention

Les autres interventions

Les questions écrites : Quelles mesures pour les mineurs non accompagnés ?
Justice et police – Mineurs non accompagnés – par Michelle Gréaume – 4 juin 2026

Les questions écrites : Il faut mettre fin à la fragilisation des personnels
Éducation et recherche – Précarisation croissante des accompagnants d’élèves en situation de handicap – par Marianne Margaté – 3 juin 2026

Lab Santé Midi Libre: la santé et le handicap au cœur des débats (L’Indep)

Lab Santé Midi Libre faisait étape ce mercredi, pour la première fois, dans les Pyrénées-Orientales au siège de L’Indépendant a Perpignan. Deux tables rondes étaient organisées, entre les professionnels et acteurs de santé du territoire, mettant en avant l’expertise médicale : l’une sur le handicap au travail, l’autre intitulée « Les P.-O., territoire de santé d’excellence ».
La santé, un sujet essentiel qui « fait partie des premières préoccupations des Français et donc des habitants des Pyrénées-Orientales », introduisait Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales. Entourée de sa vice-présidente Françoise Fiter, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la présidente évoquait la problématique de désertification médicale à laquelle le conseil départemental a œuvre en « participant à l’ouverture de plusieurs maisons de santé pluridisciplinaire », avec la Région. Mais aussi « un pack santé qui accompagne autant la médecine libérale en termes d’infrastructures que tout ce qui est public comme les pôles santé ». « Ce ne sont pas nos missions obligatoires mais on a investi », se réjouissait Hermeline Malherbe.

Handicap : « Des avancées incontestables mais nous sommes loin du compte »

La première table ronde de la soirée plaçait au cœur des débats « Le handicap au travail » avec pour interlocuteurs Nicolas Franco, directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy et secrétaire général adjoint de l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux) et Françoise Fiter, vice-présidente au conseil départemental en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Avec pour point de départ le rappel de la loi Handicap 2005 pour l’égalité des droits et des chances, les acteurs ont souligné son importance menant à « inciter et obliger à avoir 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises ». « La loi de 2005 a permis de poser un cadre et de faire reculer le chômage chez les personnes en situation de handicap. Il y a eu des avancées incontestables mais nous sommes encore loin du compte. Il y a encore besoin d’investir », introduisait Françoise Fiter. Nicolas Franco soulignant que cette loi « a eu le mérite de réaffirmer la place des personnes en situation de handicap dans la société ». Mais dans le monde du travail, le débat s’orientait vers « ces freins à l’embauche » que peut représenter le handicap. « Il y a beaucoup de préjugés comme le fait qu’une personne handicapée serait moins efficace. Il y a de la discrimination et des craintes », confiait la vice-présidente du Département. Tandis que le directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy justifiait ces craintes par « un manque de connaissance. Il faut essayer de dépasser ce quota à respecter. L’enjeu essentiel c’est de maintenir l’embauche des personnes en situation de handicap et d’établir un lien employé-employeur. Il y a besoin d’un travail de proximité entre les acteurs. C’est important, une fois dans l’entre-prise, de continuer à accompagner les personnes en situation de handicap ». Un point particulier a été apporté sur l’importance de la sensibilisation en milieu professionnel. Quant aux perspectives pour l’avenir sur la question du handicap dans le travail, les avis divergeaient.

« Il faudrait une nouvelle loi de 2005 qui définisse les moyens nécessaires d’accompagnement. Plus nous serons nombreux à sensibiliser, mieux ce sera. En entreprise, il faut aussi accepter qu’une personne en situation de handicap soit moins efficace, même si ce n’est pas toujours forcément le cas. Mais les mentalités doivent encore évoluer là-dessus », confiait Françoise Fiter. Nicolas Franco avançait lui : « On a quand même multiplié par 10 l’inclusion depuis la loi 2005, c’est déjà un bon départ. Mais il faut du temps ». En 2025, 8452 orientations Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTF) avaient été demandées dans les Pyrénées-Orientales.

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Proximité, coordination et coopération sur un territoire d’excellence

Après avoir débattu sur le handicap au travail, le deuxième rendez-vous de la soirée avait pour thématique « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence ». Autour de la table, professionnels et acteurs du territoire avaient pris place : Barthélémy Mayol, directeur du centre hospitalier de Perpignan, Dr Tanguy Mraovic, chirurgien de la main au Centre main catalan (Aesio Santé), Sébastien Fleury, directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité (Groupe UGECAM) et Françoise Fiter, vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Les intervenants ont, dans un premier temps, placé le mot de « coopération » au centre de la discussion. En effet, « le parcours d’un patient ne passe en général pas que par un seul acteur. C’est l’acte d’une coopération. Et c’est là l’importance de remettre au centre du jeu la proximité et le parcours coordonné du patient. Les Pyrénées-Orientales sont un territoire qui est capable d’assurer », introduisait Sebastien Fleury. « Tous ensemble, on arrive à soigner toutes les pathologies », enchaînait le Dr Mraovic qui précisait opérer avec ses collègues du Centre de la main 3 000 patients par an. Pour le directeur du centre hospitalier, le thème « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence » était surtout l’occasion de « montrer ce qu’il reste à faire ». « Ce qui va permettre de maintenir notre département à un niveau d’excellence ce sont trois choses : l’enseignement, les soins et la recherche », déclarait Barthélémy Mayol.

Très vite, l’interrogation de la possibilité de tout soigner dans les P.-O. était mise au centre du débat. Bien sûr, pour le Centre main catalan, la réponse était « oui » en ce qui concerne la chirurgie des membres inférieurs. Pour Sébastien Fleury, dont l’établissement est implanté au Boulou « on est sur une médecine de ville ». « Nous sommes très limités sur la prise en charge des pathologies. En revanche, on s’efforce de répondre au plus près aux besoins identifiés », expliquait le directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité. « Notre objectif n’est pas de tout soigner mais d’être une filière de qualité », répondait le directeur du centre hospitalier de Perpignan. D’où l’importance des liens entre les acteurs de la santé pour un travail commun, comme le soulignait François Fiter.

La question de l’investissement, nécessaire pour porter l’excellence du territoire en matière de santé, était ensuite posée. « C’est indispensable dans le milieu hospitalier de continuer à investir, notamment dans la cancérologie, les soins palliatifs et le bloc opératoire », confiait Barthélémy Mayol. Au Centre main catalan, le Dr Tanguy Mraovic, détaillait les nouveaux équipements dont l’établissement s’était doté récemment comme un échographe pour la pratique de micro-incision. « Mais il ne faut pas non plus oublier l’investissement humain qui est très important », ajoutait-il. Au Boulou, au centre Le Vallespir, ce sont des investissements immobiliers qui sont en cours. « On modernise, on agrandit pour avoir un établissement de 15 000m2. Nous voulons proposer un environnement plus acceptable pour les professionnels de santé mais aussi pour l’accueil des patients », expliquait Sébastien Fleury. Le Département assurait être attentif à ce que la réponse aux besoins humains soit de qualité. Françoise Fiter résumait, pour conclure l’échange, les maîtres mots de la table ronde : proximité, coopération et coordination « car sans cela on n’avance pas et on ne répond pas aux besoins ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 28 mai 2026)

Monsieur le Ministre, pérennisez l’encadrement des loyers !
Question d’actualité au Gouvernement
L’encadrement des loyers doit être pérennisé, amélioré, généralisé.
Vous attendiez le rapport pour vous prononcer, il est entre vos mains. Vous avez les chiffres : entre 2 et 4% de baisse de loyers par rapport à la situation sans encadrement, 5% à Paris.
Cela représente un gain en moyenne (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Aux victimes des essais nucléaires, la République reconnaissante
Initiative du groupe CRCE-K pour reconnaître les victimes de l’exposition aux essais nucléaires français
Permettez-moi tout d’abord de saluer la présence dans nos tribunes de Mme Françoise Grellier, présidente de l’Association des vétérans des essais nucléaires.
Son engagement contribue depuis de nombreuses années à porter les revendications de reconnaissance et de réparation des victimes.
Si (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

« Nous avons besoin d’une chaîne de signalements simple et identifiable par tous »
Enquête administrative et contrôle des antécédents judiciaires des personnels d’encadrement des enfants
À La Réunion, en août 2025, un employé de crèche a été suspendu. Les violences sexuelles commises sur les mineurs traversent toute la société, tous les milieux.
Cette proposition de loi est nécessaire, alors que les témoignages explosent partout sur le territoire. On connaît les conséquences (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo

Ce que suppose l’électrification
Débat sur : « L’électrification des usages dans le contexte de crise internationale »
Le débat sur l’électrification des usages est profondément politique : il touche à notre souveraineté, à notre modèle industriel et au pouvoir d’achat des ménages.
Au-delà de nos idéologies, une réalité s’impose : tant que nos économies dépendront massivement des énergies fossiles importées, (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Aide publique au développement : un recul historique
Débat sur : « Enjeux et perspectives de l’aide publique au développement (APD) »
Ce débat se tient dans un contexte de bouleversement majeur : le capitalisme mondialisé est entré dans une crise profonde. À Gaza, un peuple est affamé, bombardé, déplacé sous les yeux du monde entier.
Au Soudan, la famine s’invite dans la guerre menée par une minorité de puissants. En (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Ne remplaçons pas l’égalité par la différenciation territoriale
Réforme des critères d’attribution de l’éducation prioritaire
La réécriture de la commission est une amélioration : elle abandonne le critère des résultats scolaires, inscrit l’éducation prioritaire dans la loi, prend mieux en compte l’éloignement et prévoit la révision périodique de la carte. Pourtant, plusieurs interrogations demeurent.
D’abord, le (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo

Chaque enfant concerné doit pouvoir être assisté par un avocat, maintenant
Assurer le droit de chaque enfant à être assisté d’un avocat
Certains textes ne devraient pas nous diviser. Nous souhaitons une adoption conforme. Nous parlons d’enfants, parfois très jeunes, cabossés, maltraités et qui se retrouvent devant une institution appelée à décider d’une partie de leur vie.
Qui va les accompagner, les écouter, leur expliquer (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Outre-mer : préparer l’école aux cyclones, pas aux coupes budgétaires
Débat sur « La place des collectivités territoriales dans la politique éducative »
Nos collectivités prennent leur part pour que l’école tienne sa promesse républicaine, mais elles manquent de moyens, en premier lieu pour rénover les écoles primaires.
Elles pensaient pouvoir s’appuyer sur le fonds vert, mais son montant a baissé drastiquement. Les inégalités se creusent (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo

Les autres interventions

Affaires sociales : Sortir de l’impasse administrative pour sécuriser le médico-social
Santé et protection sociale – Assouplir la procédure d’autorisation des établissements et services médico-sociaux à caractère expérimental – par Silvana Silvani – 28 mai 2026

Les questions écrites : Exclusion des directeurs d’établissements ED3S de la réforme de la haute fonction publique
Éducation et recherche – par Michelle Gréaume – 27 mai 2026

Lois : Non à la société de contrôle algorithmique
Justice et police – Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public (Ripost) – par Ian Brossat – 27 mai 2026

Affaires culturelles : Faire payer les victimes ? Une fausse solution pour la montagne
Justice et police – Débat sur les secours en montagne – par Jérémy Bacchi – 27 mai 2026

Affaires culturelles : PPL n°1762 Projet de loi relatif à la régulation de l’enseignement supérieur privé
Éducation et recherche – par Pierre Ouzoulias – 26 mai 2026

Affaires culturelles : PPL N° 506 sur la « Réforme des critères d’attribution de l’éducation prioritaire »
Éducation et recherche – par Évelyne Corbière Naminzo – 26 mai 2026

Les questions écrites : Ce projet est préjudiable du point de vue environnemental et ne garantit en aucun cas notre souveraineté
Environnement – Projet de « Campus IA » à Fouju en Seine-et-Marne – par Marianne Margaté – 22 mai 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 21 mai 2026)

La délinquance du quotidien soluble dans une amende ?
Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité (Loi Ripost)
Sous un même intitulé, ce texte fourre-tout agrège pêle-mêle rodéos motorisés, occupations de meublés touristiques, rave-parties, protoxyde d’azote et trafic de stupéfiants – des phénomènes sociaux différents qui appellent des réponses adaptées. Au lieu de cela, on leur applique le même (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

« La dignité de notre peuple doit être notre métronome »
Intégration des natifs dans le corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de Nouvelle-Calédonie
Le sujet sensible sur les natifs, vous les posez là à six semaines des élections provinciales, ce qui va nous cliver encore la population calédonienne.
Après avoir décalé trois fois le vote pour renouveler notre congrès alors que nous nous étions opposés, après avoir déterré cette proposition (…)
—> Lire l’intervention de Robert Xavie

« Notre pacte républicain repose sur une exigence de dignité, non sur une logique de suspicion »
Mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile
À chaque crise sociale, chaque faillite des politiques néolibérales, les mêmes responsables politiques ressortent les mêmes recettes : désigner l’étranger, fabriquer de la peur et faire croire aux peuples que leurs difficultés viendraient des exilés plutôt que des logiques économiques qui (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Qui distribuera encore les journaux demain ?
Question d’actualité au Gouvernement
L’accès libre de chaque citoyen au pluralisme de la presse est indispensable à notre vie démocratique. Surtout à moins d’un an d’élections au combien importantes pour notre pays.
Pourtant, sur le terrain, le maillon essentiel qui assure cette mission d’intérêt général est en train de (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

La nomination de M. Moulin à la Banque de France reste un désaveu pour É. Macron
À 58 voix contre, 52 pour, une majorité de parlementaires s’est opposée à la nomination de
l’ancien secrétaire général de l’Élysée d’É. Macron comme gouverneur de la Banque de
France. Un désaveu pour le Président de la République.
—> Lire l’intervention Pascal Savoldelli

« Depuis vingt ans, nous glissons vers un état d’exception diffus »
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Problèmes psychologiques, dangerosité, immigration, terrorisme : ce texte suggère une continuité là où il n’y a qu’amalgame.
De cette confusion qu’il instaure, il prétend tirer des solutions. Mais ce n’est qu’un texte de postures, instrumentalisant une émotion légitime pour faire passer des (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« Alors que le chômage repart à la hausse, vous vous entêtez à réduire les droits des chômeurs ! »
Protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage
Ce débat est absurde. Alors que le chômage repart à la hausse, vous vous entêtez à réduire les droits des chômeurs.
Depuis sept ans, toujours la même logique : réduire les droits des chômeurs pour faire baisser le chômage. L’Assemblée nationale n’a pas voulu vous suivre, à 77 voix contre 32. (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

« Si l’on veut vraiment réindustrialiser, il faut donner aux territoires les moyens d’accueillir et d’accompagner les activités ! »
Baisse de la compensation d’exonérations de fiscalité pour les communes et intercommunalités accueillant des activités industrielles
La loi de finances pour 2026 a réduit de 300 millions d’euros la compensation versée par l’État aux communes et intercommunalités accueillant des activités industrielles.
Cette compensation des allègements de fiscalité accordés aux entreprises devait être diminuée, à l’origine, d’un quart. Le (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

« En votant ce texte, nous célébrons un deuil, mais aussi une renaissance »
Déclassement et remise à la collectivité de Guyane de restes humains kali’nas
Chacun de nous se sent atteint au meilleur de son intelligence et de sa sensibilité, lorsqu’il assiste au spectacle d’un gouvernement qui renie ce qui fait la beauté d’une nation civilisée ; je veux dire : le souci d’être juste, la volonté d’être bon envers tous les membres de la famille (…)
—> Lire l’intervention Pierre Ouzoulias

Les autres interventions

Lois : « La régularisation est préférable à la surexploitation clandestine »
Immigration – Mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile – par Pascal Savoldelli – 21 mai 2026

Les courriers officiels : Les familles doivent pouvoir compter sur un service public de l’éducation accueillant et de proximité dès leur arrivée

Les courriers officiels : Éducation et recherche – Situation particulièrement préoccupante de l’école primaire de Verneuil-l’Étangpar Marianne Margaté – 19 mai 2026

Lois :,Une question de souveraineté industrielle
Économie – Cession du pôle défense du groupe Europlasma – par Michelle Gréaume – 19 mai 2026

Les questions écrites : Garantir le maintien de l’intégralité des activités de l’UTD de Nemours
Situation alarmante de l’unité de traitement de la douleur du site hospitalier de Nemours en Seine-et-Marne – par Marianne Margaté – 18 mai 2026

Yannick Monnet. « Une triple peine pour les femmes victimes d’un cancer du sein » (La Marseillaise)

Un an après son adoption à l’unanimité, la loi sur la prise en charge des soins liés au cancer du sein reste lettre morte, faute de décrets d’application. Yannick Monnet, député PCF de l’Allier, est l’un des rapporteurs de cette loi. Il interpelle le gouvernement avec une pétition pour exiger l’application immédiate de la loi.

La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à porter cette proposition de loi sur le remboursement des soins de support pour les patientes atteintes d’un cancer du sein ?

Yannick Monnet : Une femme victime de cette maladie avait sollicité Fabien Roussel [secrétaire national du PCF, Ndlr] et moi-même, à deux moments différents. Elle nous avait expliqué qu’en plus de ses traitements contre le cancer, elle devait acheter des pommades et du vernis à ongles spécifiques. Ces dépenses, considérées comme soins de support, s’élèvent en moyenne 2 000 euros et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Tout comme les dépassements d’honoraires, les prothèses capillaires et les implants mammaires. Pourtant, ces soins ont été reconnus comme essentiels à la guérison physique, mais aussi psychologique des patientes. Nous avons rencontré des acteurs qui suivent ces femmes, comme chez moi l’association Accanthe, qui financent des espaces d’accompagnements thérapeutiques pour les victimes de cancer du sein. Elles peuvent y consulter des kinésithérapeutes, des diététiciennes, des sophrologues… Notre objectif était donc d’obtenir la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein, avant la chimiothérapie, pendant et après la rémission. Malheureusement, on n’a pas obtenu tout ce qu’on voulait. Nous avons dû retirer en commission la question du dépassement d’honoraires. On a eu, en contrepartie, l’engagement de l’ancien Premier ministre, François Bayrou, qu’un rapport sera fait sur le dépassement d’honoraires. Mais il y a, tout de même, un certain nombre de progrès qui sont permis par la loi. Faut-il encore que les décrets soient écrits et appliqués.

La Marseillaise : Justement, avez-vous connaissance d’un calendrier gouvernemental pour la publication de ces décrets ?

Yannick Monnet : Aucun. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de calendrier. On est encore dans des logiques financières, ce qui n’a aucun sens. Pour les femmes qui sont victimes d’un cancer du sein, c’est la double, voire la triple peine : l’angoisse de la maladie, une vie personnelle complètement bouleversée et, parfois, une vie professionnelle mise entre parenthèses. Beaucoup de femmes divorcent ou quittent leur emploi. Et, en plus, elles doivent assumer des dépenses pour se soigner correctement. Je pense que c’est un problème de volonté politique pour ne pas dépenser trop d’argent. C’est pourquoi nous lançons une pétition. Mais c’est terrible qu’on soit obligés d’en arriver à un rapport de force. Aujourd’hui, le législatif a fait son boulot, de façon assez rapide, puisqu’on a mis peu de temps pour aboutir à cette loi, moins de deux ans. Maintenant, c’est à l’exécutif de faire le sien. Et il ne le fait pas, pour l’instant… Les réponses administratives et technocratiques que je reçois ne m’intéressent pas. C’est du prétexte. Et ça crée de faux espoirs pour ces femmes. J’ai vu des procédures accélérées. On est capable de voter des budgets pour des dispositions militaires. On n’a pas mis trois ans.

La Marseillaise : Pensez-vous qu’il existe un déséquilibre dans la volonté d’agir en fonction des sujets ?

Yannick Monnet : Clairement, aujourd’hui, on cherche à faire des économies en matière de dépenses de santé. On passe son temps à vouloir réduire les dépenses. Donc il y a une volonté politique. En tout cas, il y a un risque de voir la Sécurité sociale disparaître si l’on continue à en assécher les financements. Dans le cas de cette proposition de loi, il est invraisemblable que les décrets n’aient toujours pas été publiés. Ils finiront bien par l’être, mais cela traîne des pieds. Le problème, c’est que les ministres ont une durée de vie qui était assez courte, donc, « après moi, le déluge ». Pourtant, ce n’est pas compliqué de rembourser des produits qui bénéficient aux femmes victimes d’un cancer du sein. Je me dis qu’avec cette pétition, le gouvernement ne pourra plus ignorer la nécessité de publier ces décrets.

Entretien réalisé par Carmen Vollenweider (La Marseillaise, le 20 mai 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 13 mai 2026)

« Le droit à l’aide à mourir est un droit d’exception »
Égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs et à l’aide à mourir
L’examen de ces deux textes est très loin d’être un long fleuve tranquille. Dernier psychodrame : le report, décidé la veille de la réunion de la commission. Et je ne reviens pas sur le triste spectacle donné par le Sénat qui a totalement réécrit le texte, avant de le rejeter…
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Une rentrée scolaire sous le signe de la déstabilisation
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Monsieur le ministre de l’Éducation nationale, chaque année, la carte scolaire et les suppressions de postes annoncées provoquent une véritable irruption dans nos départements.
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« Ce texte criminalise la précarité »
Lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Nous refusons que la lutte contre la fraude serve à surveiller les pauvres et à traquer les allocataires pendant que les puissants organisent tranquillement leur impunité.
Ce texte criminalise la précarité. Il considère les bénéficiaires de droits comme des individus non à protéger, mais à (…)
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Budget et fiscalité – Chute forte et brutale de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle – par Marianne Margaté – 12 mai 2026