Carole Delga relance les rencontres avec la population avec trois premières dates dans les P.-O. et l’Aude (L’Indep)

Inaugurée en 2025, la « Tournée citoyenne » aura une deuxième édition cette année, de ce 23 avril, dans les Pyrénées-Orientales, jusqu’au 1er juillet.

Plus de 330 rendez-vous dans les treize départements, 30 000 personnes rencontrées, 5 000 questionnaires remplis et 1500 propositions recueillies. Le bilan de la première édition a poussé la présidente de Région a renouvelé le dispositif (qui a coûté un peu plus de 300 000 euros l’an dernier, un peu moins cette année) dès ce 23 avril 2026.

Gares, trains, parkings de supermarchés

Le but reste le même : « Montrer que les élus de la Région ne se cachent pas, ne restent pas dans l’entre-soi et sont au service des gens, au contact de leur réalité de vie et de la diversité de leurs modes de vie aussi », résume Carole Delga en annonçant cette deuxième « Tournée citoyenne ».

Les élus, accompagnés d’agents régionaux, reprendront place dans les gares, dans les trains, pendant les festivals, en porte-a-porte, sur les parkings de super-marchés… Des lieux où les habitants ont peu l’habitude de les croiser, surtout hors période électorale.

« C’est justement pour cela que les gens étaient contents de nous voir », juge la présidente de Région. « On a rendu compte de nos actions et on a pu mieux faire connaitre nos dispositifs, notamment sur les déplacements ». Un sujet beaucoup évoqué par les habitants et qui a donné lieu au développement d’une nouvelle version de l’application Fairtiq, qui facilite les voyages en train.

D’autres demandes ont été prises en compte par la Région autour des trois principaux sujets évoqués : la santé, le transport et le vivre ensemble.

Ainsi la Région a-t-elle procédé au recrutement de médecins spécialistes pour les hôpitaux locaux, a mis en place le train à 1 euro pour les associations et les clubs de sport et travaille à faciliter le bénévolat comme l’éducation à l’alimentation.

Démocratie participative

Carole Delga veut aussi montrer là une « constance dans la démocratie participative »
qui se décline en région, et renouvelle donc cette initiative « unique parmi les Régions françaises », assure le vice-président Vincent Garel.

Des rencontres qui permettent aussi d’occuper le terrain : « Dans les territoires où le vote Rassemblement national est là, où il peut y avoir manipulation du communautarisme, on a été bien accueilli et ça m’a même surprise, rappelle la présidente PS. Les gens ont besoin de nous voir et de nous parler ».

Premier rendez-vous 2026 ce 26 avril au marché de Banyuls-sur-Mer et en gare de Perpignan. Puis le jeudi 30 avril au Matacamp festival de Gruissan, dans l’Aude. Les 30 premiers rendez-vous sont consultables sur le site web dédié : laregiontoujoursla.fr.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 21 avril 2026)

Élection de Louis Alliot à la Métropole. Les réactions d’Édith Pugnet (communiste, seul opposition) (L’Indep)

« Ce résultat est la chronique de ce qui était annoncé. Mais je ne m’attendais pas à un tel score. Je pensais récolter quatre ou cinq voix, celles des élus de gauche. Finalement, 18 conseillers ont voté pour moi ce qui est extraordinaire. Cela montre que certains sont gênés par la situation. Et ils sont beaucoup plus nombreux que ce que j’imaginais. Pour le reste, je suis en total désaccord avec la stratégie de Louis Aliot. Deux tiers des communes ne sont pas représentées aux postes de vice-présidents. C’est un scandale, surtout quand on porte le projet d’une gouvernance partagée. Au final, il se garde presque tous les pouvoirs. »

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 19 avril 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 17 avril 2026)

« Le tout numérique renforce les inégalités existantes »
Question d’actualité au Gouvernement
Le rapport 2025 de la Défenseure des droits est sans appel : dans notre pays l’accès au service public est mis à mal.
165 000 réclamations en 2025 soit +17 % en un an et +70 % depuis 2020. En cause, la dématérialisation galopante des services publics qui éloigne les personnes de plus en plus (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Caraillas

Une résolution pour la paix au Liban
Proposition de résolution relative à la situation au Liban et à l’urgence du respect par Israël d’un cessez-le-feu et aux obligations de la France à l’égard des soldats engagés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)
I. Une guerre imposée à un pays souverain encore fragilisé
Depuis le 2 mars 2026, le Liban est entré dans un nouveau cycle de violence, suite à l’agression israélo-américaine contre l’Iran.
Le Liban n’est pas partie prenante à ce conflit : c’est un État souverain, doté depuis janvier 2026 (…)
—> Lire l’intervention

« Misons sur les transports collectifs face au changement climatique »
Loi-cadre transport
Vaste sujet que celui des transports pour répondre aux besoins des mobilités et à la préservation de l’environnement ! Le sujet est impérieux, mais souffre d’un sous-investissement chronique, alors qu’il est la pierre angulaire de tant de politiques publiques.
Le transport exige une (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin

« Il ne s’agit plus de bien juger, mais de juger vite »
Renforcement des juridictions criminelles
Nous avons tous en partage un même constat : les délais de jugement sont trop longs et tout le monde en pâtit. La lassitude pourrait nous guetter. Nous alertons, budget après budget, sur les manques chroniques de moyens de la justice. Mais nous n’arrêterons pas de nous battre.
Le service (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

La simplification, paravent de la dérégulation
Simplification de la vie économique
Il y a deux ans, ce texte nous était présenté comme urgent. Il fallait faire vite, la simplification ne pouvait attendre. Elle rapporterait jusqu’à trois points de PIB…
C’est un texte profondément transformé qui nous revient, sur lequel le Parlement n’a jamais pu se prononcer de manière (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

Hydroélectricité : reprendre le contrôle face au dogme européen
Relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique
L’hydroélectricité occupe une place singulière dans notre modèle énergétique. Première source d’électricité renouvelable, elle est profondément liée à l’histoire ouvrière du service public de l’énergie et à l’aménagement du territoire.
Mais les règles de la libéralisation imposée au forceps (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

En cas d’égalité, pour un 3ème tour aux élections municipales
Proposition de loi relative à l’organisation d’un troisième tour en cas d’égalité parfaite aux élections municipales
Les élections municipales de 2026 ont récemment mis en lumière, de manière particulièrement concrète, les limites du droit électoral en cas d’égalité parfaite des suffrages.
Le cas de Val-de-Scie en Seine-Maritime en constitue une illustration particulièrement significative : à l’issue du (…)
—> Lire l’intervention

Les autres interventions

Les questions écrites : Mettre fin à cette logique de désengagement de l’État
Budget et fiscalité – Transfert de charges vers les communes rurales à travers l’augmentation de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties en faveur des surfaces agricoles – par Marianne Margaté – 15 avr. 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 10 avril 2026)

« La stratégie du chaos et de la terre brûlée n’a jamais apporté la paix »
Question d’actualité au Gouvernement
Ce matin, un cessez-le-feu a été annoncé, après une nuit où le monde a, une fois encore, frôlé le pire. Mais chacun voit bien qu’il est fragile.
Je veux réaffirmer avec force que la stratégie de Donald Trump, faite de menaces, de bombardements et de démonstrations de force, est une impasse. (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Gemapi : l’engagement de l’État n’est pas à la hauteur des besoins
Gouvernance claire, juste et solidaire pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi)
La compétence Gemapi est lourde en termes de financements et de responsabilité. Les risques s’aggravent, la sinistralité progressera de 6 à 19 % d’ici à 2050.
Selon France Assureurs, le coût des sinistres dus aux catastrophes naturelles passera de 1,86 milliard d’euros par an en moyenne sur (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Sans péréquation, la fibre creusera les inégalités
Équilibre économique de l’exploitation des réseaux d’initiative publique (RIP) par un mécanisme de péréquation
Les collectivités territoriales se sont fortement engagées pour assurer la couverture fibrée du territoire. L’enjeu principal n’est plus la couverture : il s’agit désormais d’assurer un financement durable des RIP, créés pour pallier l’absence d’initiative privée.
Or nous constatons que les (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

« Ne donnons pas les pleins pouvoirs aux puissances du numérique »
Présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle (IA)
Neve alienam segetem pellexeris : « tu n’attireras pas à toi par magie la moisson de ton voisin ». Cet interdit, édicté par la loi des Douze Tables, remonte au Ve siècle avant notre ère.
Certes, les plateformes d’IA générative ne sont pas magiques, mais automatisées. Néanmoins, elles (…)
—> Lire l’intervention de Piere Ouzoulias

Quand la contractualisation masque la rigueur budgétaire
Rapport public annuel de la Cour des comptes
Il est quelque peu paradoxal de consacrer quatre minutes à un rapport de 500 pages que la Cour des comptes a mis des mois à documenter… Ce format ne nous permet pas de débattre correctement de l’action publique, pourtant essentielle pour les habitants de nos territoires.
La Cour parle d’un (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

« L’épargne salariale sert à accompagner les aléas de la vie, pas à faire un plein d’essence ! »
Renforcement de l’attractivité de l’épargne salariale
Le 17 octobre, monsieur le ministre, vous avez annoncé une prime d’intéressement, coup de pouce au pouvoir d’achat des salariés. Finalement la « prime Papin » s’est transformée en prime pépin : elle risque d’être réservée aux seuls cadres des grandes entreprises et de détourner le dispositif (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

« La question du financement du service public de la petite enfance reste entière »
Exercice de l’ensemble des compétences du service public de la petite enfance
Depuis la loi Plein emploi, les communes, devenues autorités organisatrices du service public de la petite enfance, ont hérité de quatre compétences : le recensement des besoins, l’information et l’accompagnement des familles, la planification pluriannuelle de l’offre d’accueil et le soutien à (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Devoir conjugal : fin d’une anomalie
Mettre fin au devoir conjugal
C’est bien grâce aux combats et aux luttes des féministes d’hier et d’aujourd’hui que nous sommes là aujourd’hui, et je souhaite les en remercier et leur rendre hommage. Et pourtant, la route vers l’égalité semble encore bien longue.
Pendant trop longtemps, le mariage a été associé à une idée (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Le don de plasma : un enjeu de santé publique et d’indépendance nationale
Proposition de résolution pour ériger le don de plasma en grande cause nationale pour 2027
La souveraineté sanitaire de la France est aujourd’hui mise à l’épreuve par une dépendance croissante envers les importations de plasma, produit vital pour la fabrication de médicaments dérivés du plasma (MDP).
Un enjeu de santé publique et d’indépendance nationale
Les besoins annuels en (…)
—> Lire l’intervention

Les autres interventions

Les questions écrites : Un accord qui participe à une militarisation croissante de l’Afrique de l’Est et de la zone de l’océan Indien
International – Accord de coopération en matière de défense signé avec la République du Kenya le 29 octobre 2025 – par Marianne Margaté – 7 avr. 2026

Les questions écrites : Adéquation des moyens humains de la Mutualité sociale agricole à l’accroissement de ses missionspar Marie-Claude Varaillas – 3 avr. 2026

Emmanuel Tjibaou : « On ne peut pas parler de décolonisation sans le FLNKS » (La Marseillaise)

Dans une atmosphère tendue, par 190 voix pour et 107 contre l’Assemblée nationale a adopté jeudi la motion de rejet préalable du député kanak Emmanuel Tjibaou contre le projet de loi constitutionnelle du gouvernement visant à réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie. Le texte, défendu par la ministre des Outre-Mer Naïma Moutchou, rebascule désormais au Sénat, où il sera à nouveau discuté. En réaction au vote, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce que le gouvernement réunirait « la semaine prochaine » les forces politiques signataires de l’accord dit « Bougival ».
Entretien avec Emmanuel Tjibaou, député de Kanaky-Nouvelle-Calédonie au sein du groupe GDR (communiste et ultramarin). Il préside l’Union calédonienne (UC), composante du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).

La Marseillaise : Pourquoi rejetez-vous ce projet de loi constitutionnel ?

Emmanuel Tjibaou : En tant qu’indépendantistes, les propositions qui ont été formulées dans le texte ne nous conviennent pas. Il est question d’un État de Nouvelle-Calédonie, d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu par la communauté internationale. En droit international, ça n’existe pas un État souverain qui existe à l’intérieur d’un autre. C’est une autonomie, tout au moins. D’autant plus que la nationalité qui est formulée dans la proposition n’existe que si elle est rattachée à la nationalité française. Donc clairement, c’est une souveraineté de papier. Sur l’exercice du droit à l’autodétermination, il est prévu dans la Constitution de 1946 que la France accompagne les territoires au sortir de la Seconde Guerre mondiale sur une trajectoire d’indépendance. L’exercice du droit à l’autodétermination tel qu’il est décliné dans l’accord de Bougival, nécessiterait de décrocher une majorité qualifiée de 64 % au Congrès de Nouvelle-Calédonie. C’est davantage que la majorité qualifiée du Congrès de Versailles pour changer la Constitution française. Même si on obtient cette majorité qualifiée, seul l’État peut convoquer un référendum pour faire voter les Calédoniens sur l’obtention de compétences régaliennes. Enfin, si par miracle, on les obtient, les partenaires doivent se réunir pour déterminer les modalités du nouveau lien avec la France. Donc, même après ce chemin de croix, on n’a pas la certitude qu’on chemine vers une décolonisation pleine et entière…

La Marseillaise : Le gouvernement a tenté le passage en force ?

Emmanuel Tjibaou : C’est un accord non consensuel qui a été négocié au forceps. Certains ont dit après la séquence d’Élysée-Oudinot du 19 janvier qu’il y avait eu un chantage au plan de relance. Si on ne souscrivait pas à cet accord, les subsides de l’État et les subventions n’arriveraient pas. Les parlementaires avaient déjà statué à l’automne dernier, lors du report des élections provinciales, en demandant de manière explicite qu’il puisse permettre au gouvernement de reprendre la main pour rejeter Bougival et aller vers un accord consensuel. Il ne l’a pas fait. On a statué sans loi organique accompagnant ce texte, ce qui est quand même assez incroyable.

La Marseillaise : Vous demandez la réouverture des négociations ?

Emmanuel Tjibaou : Maintenant qu’on a rejeté le texte et que le calendrier du congrès de Versailles pour la réforme constitutionnelle ne tient plus, il faut tenir les élections provinciales. Notre objectif était aussi rattaché à l’exercice du pouvoir démocratique car ce texte aurait provoqué un quatrième report de ce scrutin, ce qui ne s’est jamais produit sur aucun territoire ni département de la République sous la Ve. On demande aux parlementaires de trouver des équilibres que le gouvernement n’a pas pu trouver, c’est assez gonflé. On s’est inscrits par deux fois en 1988 et en 1998 dans des accords qui ont été validés et constitutionnalisés avec deux présidents successifs, Mitterrand et Chirac, sur une démarche de décolonisation. Ce qui signifie qu’aujourd’hui, je siège à l’Assemblée, mais l’ensemble des compétences, elles ont déjà été dévolues à la Nouvelle-Calédonie, il ne reste que les régaliennes. Pour nous, la perspective est de définir un calendrier dans lequel la question de l’indépendance ou en tout cas d’une souveraineté partagée, peuvent être définies comme cadre de négociation. On ne peut pas parler de décolonisation sans le mouvement de libération, le FLNKS, au nom duquel je parle aujourd’hui.

La Marseillaise : L’exécutif se soumet à ses élus loyalistes ?

Emmanuel Tjibaou : L’impartialité de l’État est clairement questionnée pour nous. On n’a pas demandé à être français, on nous l’a imposé en 1853 avec des fusils à baïonnettes. Aujourd’hui, on négocie avec le représentant de l’État français et son exécutif. Le FLNKS a fait un pas de côté avec l’UNI (Union nationale pour l’indépendance), Calédonie Ensemble et l’Éveil Océanien, parce qu’on avait souscrit au projet de souveraineté partagée emmené par le ministre d’État Manuel Valls. En revanche, en aucun cas le pas de côté a été fait par les loyalistes et les partenaires lorsque le FLNKS s’est mis en retrait de la séquence de Bougival. Or, notre principe dans la négociation, puisque c’est l’application de la méthode Rocard, c’est aussi de faire valoir les éléments de consensus. C’est comme ça qu’on travaille, nous, dans le Pacifique. Je veux bien croire qu’en Occident, c’est la force qui prévaut mais ce n’est pas comme ça qu’on entrevoit la discussion. Et encore moins quand on est dans une situation décoloniale.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 3 avril 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 3 avril 2026)

« Entre le peuple et les actionnaires, choisissez, pour une fois, l’intérêt général ! »
Question d’actualité au Gouvernement sur le prix de l’énergie
Face à l’explosion des prix du carburant, allez-vous faire le choix des intérêts du peuple en plafonnant les marges des profiteurs de guerre ou céder aux chantages des actionnaires de TotalEnergies ?
Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement, et chargée de l’énergie . (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Réguler les GAFAM, pas les enfants
Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux et l’addiction aux écrans ont des effets délétères sur la santé mentale, nous en convenons tous.
Hélas, nous sommes en présence d’un texte d’affichage, qui donne le sentiment de répondre à une inquiétude légitime sans s’attaquer aux causes réelles des problèmes. Car (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo

« Planifier, produire, souverainiser : la voie industrielle française »
Débat : « Face à la désindustrialisation, quelle nouvelle politique industrielle pour la France ? »
La théorie du PDG d’Alcatel, Serge Tchuruk, d’une France sans usine est un échec. Les néolibéraux y ont cru. Résultat, deux millions d’emplois industriels ont disparu en quarante ans et la part de l’industrie est passée sous la barre des 10 % du PIB.
Plutôt que de quémander des (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

« Construisons une politique industrielle qui préserve les savoir-faire, sécurise les emplois et prépare l’avenir »
Débat : « Face à la désindustrialisation, quelle nouvelle politique industrielle pour la France ? »
Dans le bassin minier et le Pas-de-Calais, la désindustrialisation n’est pas une abstraction : elle fait partie de l’histoire de milliers de familles, qui se sentent abandonnées et doutent de l’État comme des élus locaux.
Qu’une usine vacille, et des centaines d’emplois, des sous-traitants, (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Désindustrialisation, rattraper le temps perdu
Débat : « Face à la désindustrialisation, quelle nouvelle politique industrielle pour la France ? »
À l’issue de ce débat sur la désindustrialisation demandé par notre groupe, un premier élément de satisfaction : nous nous rejoignons pour constater qu’en raison de la désindustrialisation, l’orientation d’une France sans usine doit être abandonnée ; que de temps perdu…
Monsieur le (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Contre la fin de la trêve des expulsions locatives, défendons le droit au logement de toutes et tous !
Le 31 mars, comme chaque année, la trêve hivernale des expulsions locatives prendra fin. A une différence près : l’arsenal administratif et judiciaire s’est renforcé au détriment des locataires, aujourd’hui toujours plus nombreux à être menacés d’une mise à la rue.
En un an, les expulsions (…)
—> Lire l’intervention

12 milliards pris à l’Unédic, et la facture pour les chômeurs
Protocole d’accord relatif à l’assurance chômage
L’avenant n°3 réduit la durée maximale d’indemnisation dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle à 15 mois pour les moins de 55 ans et à 20,5 mois et 30 mois pour les plus de 55 ans et les résidents outre-mer. Selon l’étude d’impact, cela générera entre 600 et 800 millions d’euros (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Peut-on condamner la junte tout en commerçant avec elle ?
Accord France-Birmanie
Cinq ans après le coup d’État, la situation au Myanmar demeure dramatique. Six mille morts, vingt mille détenus, trois millions de déplacés, crimes de guerre, crimes contre l’humanité : tous ces faits ont conduit la CPI à demander un mandat d’arrêt contre le général auteur du putsch.
La junte (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Former plus, reconnaître mieux, soigner partout
faciliter l’exercice en France des médecins diplômés au Royaume-Uni avant le Brexit
Ce texte corrige une incohérence. Depuis le 1er janvier 2021, en raison du Brexit, les étudiants à diplôme britannique ne bénéficient plus de la reconnaissance automatique de leur diplôme, comme c’était le cas depuis 1975.
Les 117 médecins concernés pourront donc exercer en France et pallier (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

« Nos concitoyens de Martinique n’ont pas besoin de symboles, mais de solutions concrètes et durables »
Règles applicables en Martinique en matière d’énergie, d’eau et d’assainissement
Ce projet de loi, attendu, touche au quotidien de nos concitoyens martiniquais. Le territoire fait l’objet de contraintes spécifiques, qui rendent l’application des normes conçues pour l’Hexagone inopérante.
Continuer à légiférer de manière indifférenciée conduit à l’inefficacité.
Sur le (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Baux précaires : quand l’État fragilise ses propres agents
Améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics ?
Qui pourrait s’opposer à l’accès au logement des travailleurs des services publics ? Comme les 12 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, ils rencontrent des difficultés pour que leur droit au logement soit respecté.
Le logement privé répond de moins en moins à cette (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Les autres interventions

Les questions écrites : Une réflexion globale sur une refonte du système actuel est nécessaire
Institutions, élus et collectivités – Licences IV et lieux de sociabilité – par Marianne Margaté – 1er avr. 2026

Les questions orales : Éducation prioritaire : le Pas-de-Calais oublié des arbitrages nationaux ?
Éducation et recherche – Moyens d’enseignement dans le Pas-de-Calais – par Jean-Pierre Corbisez – 31 mars 2026

Les questions écrites : Un véritable pillage sur les ressources de la formation professionnelle des agents des collectivités locales
Institutions, élus et collectivités – Plafonnement des recettes du centre national de la fonction publique territoriale à 397 millions d’euros – par Marianne Margaté – 30 mars 2026

Vernet-les-Bains. Les thermes ont rouvert leurs portes, perspectives et renouveau (L’Indep)

31 mars 2026. C’est un événement important pour le village : la réouverture annuelle des thermes a eu lieu dimanche dernier.

C’est important car cet établissement et tout ce qui gravite autour. Il constitue un des poumons de la commune. C’est tellement vrai que Pierre Serra le maire et une partie de ses adjoints et équipe se sont déplacés pour rencontrer Liis Puig la directrice des thermes.

Cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune. « Encore faut-il », explique avec force et irritation la directrice, « que la population comprenne bien qu’il n’y a aucun changement dans les remboursements des cures. Si un temps avant l’adoption du budget de la sécurité sociale, des économies sur les remboursements avaient été évoquées avec force couverture médiatique, l’abandon de cette perspective très impopulaire n’a pas eu l’écho mérité. Le mal a été fait, seules les mauvaises nouvelles se vendent bien ! ». Et de continuer « c’est une grande chance pour les Vernetois et Conflentois que de pouvoir bénéficier des bienfaits scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort, (et c’est rare) à une température entre 50 et 67 degrés. D’ailleurs nous proposons différentes formules, accessibles à tous, depuis la journée jusqu’à la cure complète de 18 jours. Et des thématiques nouvelles et innovantes comme les mini-cures du sportif, bien-être, lâcher prise ou tonicité dos ».

Et toujours les traditionnelles cures pour les voies respiratoires et la rhumatologie. « Le lien était distendu avec la population locale et la municipalité, nous souhaitons le réactiver et non seulement pour le poumon économique que sont les thermes mais aussi pour en faire un centre d’activité et de participation à la vie locale ».

Interrogé sur le sens de sa visite, Pierre Serra, le maire, confirme totalement les propos de Liis Puig et affirme « sa volonté de recréer des liens forts afin de redynamiser les activités économiques qui gravitent autour des thermes ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 avril 2026)

Clara-Villerach. Patrick Marcel est reparti pour un nouveau mandat (L’Indep)

Les 11 membres du nouveau conseil municipal élu au premier tour, le 15 mars, se sont réunis, ce vendredi, pour élire leur maire et les adjoints.

Sans surprise, Patrick Marcel a été reconduit à son poste de maire. Celui-ci a alors remercié les élus et les habitants de Clara-Villerach par un discours très touchant, où il a remercié ceux qui ont porté leurs suffrages sur sa liste. Pour lui, « être maire, c’est être au cœur de la vie quotidienne, au plus près des habitants, de leurs attentes, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs espoirs. C’est ici que se vivent concrètement les valeurs de la République: la solidarité, l’égalité, la fraternité, mais aussi le respect, l’engagement et la participation de tous. » Saluant l’ensemble des membres du nouveau conseil municipal, il ajoute, à l’adresse de ceux-ci « Chacune et chacun d’entre vous porte une part de cette responsabilité collective. Nous aurons à travailler ensemble, dans le respect de nos sensibilités, mais avec une seule boussole : l’intérêt général et l’avenir de Clara-Villerach. »

Puis vint le moment du vote des adjoints. Ont été élus : Stéphane Salies, Eliane Prats et Pascal Ascola. Les conseillers élus : Nathalie Pélissié, Marie-José Lago, Mélodie Keovongsack, Marie Laurence Parayre, Bruno Bousquet, Johan Schroyen, Olivier Monségur. Suppléante Dominique Pucheu.

L’Indépendant, le 31 mars 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 26 mars 2026)

Au nom du droit international
Débat sur la situation au Proche et Moyen-Orient
Trois semaines d’escalade continue, durant lesquelles la situation n’a cessé de se dégrader, déstabilisant la région et l’équilibre du monde.
Si l’exécutif a exprimé la position de la France, le Parlement doit jouer son rôle : débattre, éclairer, contribuer aux choix qui nous engagent.
Nous (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Bloquons les prix du gaz et des carburants !
Proposition de loi visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise
Depuis 2022, les ménages français subissent une hausse continue du coût des carburants, du gaz et de l’électricité, qui pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat et fragilise l’activité économique.
Depuis 2022, les ménages français subissent une hausse continue du coût des carburants, du gaz (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

ARC France : l’État mis face à ses responsabilités industrielles
Question d’actualité au Gouvernement
La mise en redressement d’ARC en janvier a jeté dans la stupeur familles et élus dans le Pas-de-Calais.
En 25 ans, cette usine est passée de 12 000 salariés à 3 000. On ne peut afficher une politique de réindustrialisation en acceptant des milliers de suppressions d’emplois. Notre territoire (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Ce n’est pas aux data centers de faire la loi
Proposition de loi visant à encadrer l’implantation des centres de données sur le territoire français
Le Gouvernement rêve d’une France eldorado des data centers. De fait, ces mastodontes, gourmands en électricité, en eau et en foncier mais peu pourvoyeurs d’emplois, se multiplient à la faveur d’un cadre assoupli.
Alors que ces transformations rapides engagent notre modèle énergétique, (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

« La sécurité, droit fondamental, ne se décrète pas »
Débat : « Comment mettre fin à l’explosion de la violence au quotidien ? »
Les violences du quotidien, qui ne sont pas l’addition de faits divers ou de statistiques, traduisent un malaise profond. Dans nos quartiers, nos villages, beaucoup ont un sentiment d’abandon, d’insécurité et de relégation. En laissant le marché fracturer notre société, en abandonnant les plus (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

Levez les rideaux du petit commerce
Proposition de loi visant à soutenir et valoriser les commerces de proximité
Nous partageons tous le diagnostic, mais quand il s’agit de passer à l’action, tout se bloque. Vous reconnaissez la hausse des loyers commerciaux, mais refusez l’idée même d’une régulation. Vous déplorez la vacance, mais refusez aux maires les moyens d’agir.
Atteinte au droit de propriété, à (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

« Derrière la dénonciation de la surtransposition se cache une logique de dérégulation ciblée »
Débat : « La fin des surtranspositions des règles européennes : où en est-on ? »
La colère agricole s’enracine dans une crise profonde : revenu agricole, pression des marchés, volatilité des prix, concurrence internationale, effets du changement climatique…
Paperasserie, bureaucratie : l’empilement des règles peut entraîner une charge administrative réelle et un (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Les autres interventions

Les questions écrites :
Une image désastreuse de l’action de la France
International – Téléphérique d’Antananarivo à Madagascar – par Marianne Margaté – 25 mars 2026