Sur la ligne du Train Jaune, deux cheminots CGT se voient reprocher des manquements au Règlement intérieur.
L’un pour avoir laissé une personne de la presse pénétrer dans le poste de conduite d’une rame et ce afin de réaliser un reportage consistant à la promotion de ladite ligne.
L’autre pour avoir manqué à une règle de procédure de conduite.
Le positionnement de la Direction Régionale est de menacer ces deux cheminots de la sanction la plus élevée avant la révocation soit respectivement dix et douze jours de suspension de traitement assortis pour le dernier cas d’une menace de mutation, qui nous rappelle de fâcheux précédents sur cette même ligne.
La Direction Régionale a la main très lourde pour des fautes qui n’ont entrainé ni l’une, ni l’autre des conséquences pour la sécurité des passagers.
Dans le premier cas il n’est pas rare qu’à des fins promotionnelles des personnes soient présentes quelques instants dans la cabine de pilotage de la motrice.
Dans le second cas pour des faits similaires qui ont eu lieu il y a deux ans sur la même ligne aucune sanction n’a été prise si ce n’est un rappel à l’ordre formel.

La différence est que ces deux cheminots concernés sont des militants CGT et que dans le deuxième cas il s’agit du secrétaire de l’Union Départementale CGT des P.-O, notre camarade Julien Berthélémy.
Le niveau des sanctions envisagées est clairement discriminatoire.
Si la Direction Régionale de la SNCF persiste dans cette voie c’est une volonté de mener une politique de répression à l’encontre des acteurs de l’organisation syndicale, qui en relation avec la population et l’opinion publique a depuis des décennies mené les luttes qui ont permis de sauver le Train Jaune.
Un Conseil de discipline se tiendra le 17 septembre 2026 à Toulouse. Nous invitons tous les camarades disponibles à se joindre à l’initiative de l’UD CGT dont vous trouverez les modalités d’organisation ci-contre et dans l’agenda.
Michel Coronas
Pour le secrétariat Départemental du PCF 66
