Céret. Un train pour le retour du train (L’Indep)

Ce samedi 20 juin, l’association Osons le rail a organisé une nouvelle action symbolique afin de sensibiliser le public et les décideurs à la nécessité, selon elle, de rétablir le transport de voyageurs sur la ligne Céret-Le Boulou-Elne.

Pour cette nouvelle mobilisation, Osons le rail a choisi une formule originale : en partenariat avec la CGT, les membres du collectif ont fait circuler un TER fictif entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et Céret, au niveau du butoir, en bout de voie, le long de la route d’Aubiry (parallèle à la D115). L’objectif n’était pas de faire rouler une rame réelle, mais de matérialiser ce que pourrait être demain le retour du train de voyageurs.

M. C.W. (L’Indépendant, le 21 juin 2026)

P.-О. : les syndicats alertent sur les conditions de transport (L’Indép)

La mobilité dans les Pyrénées-Orientales est un enjeu majeur pour les représentants syndicaux. Ces derniers réclament une LGV mixte, la modernisation des lignes locales et une meilleure cohérence entre train et bus pour dynamiser le territoire.

« La mobilité et le transport occupent une place essentielle dans la vie quotidienne des habitants des Pyrénées-Orientales », ont insisté à plusieurs reprises les représentants des différentes instances syndicales CGT lors d’une conférence de presse ce jeudi 18 juin. Aujourd’hui, il est essentiel selon eux de revoir l’avenir de ces mobilités, pour des questions à la fois « économiques, écologiques et sociales ».

La question du ferroviaire a premièrement été soulevée avec le projet de ligne à grande vitesse reliant Perpignan et Montpellier. « Nous sommes favorables à la LGV à condition qu’elle soit mixte, c’est-à-dire ouverte aux voyageurs comme au fret », ont-ils indiqué. Mais ils demandent également que les futurs TGV « desservent réellement Perpignan » et « répondent aux besoins des usagers du département ».

Parmi les revendications figure la modernisation des lignes existantes, notamment Perpignan-Villefranche, Perpignan-Cerbère et Perpignan-Narbonne, ainsi que la création de « nouvelles haltes ferroviaires ».

Les organisations défendent la réouverture de plusieurs lignes aujourd’hui fermées aux voyageurs, dont celles vers Céret et Quillan. « Dans un département marqué par un fort taux de chômage et de pauvreté, améliorer les transports est un levier essentiel pour permettre aux habitants de travailler, d’étudier ou d’accéder aux soins ».

Les associations ont également mis en avant la complémentarité entre le train et les bus. « Il ne s’agit pas d’opposer les modes de transport mais de construire un maillage cohérent du territoire ». Selon elles, la réouverture de certaines lignes ferroviaires doit s’accompagner d’une adaptation des dessertes routières afin de mieux relier les communes aux gares. « On se retrouve souvent sur des transports qui ne sont pas complémentaires en termes d’horaires. La ligne de Villefranche, par exemple, arrive 5 minutes après le départ des trains ».

Mais à cela s’ajoute une multiplication de la sous-traitance des dépôts. « L’un de nos collègues habite à Arles-sur-Tech et a été affecté au dépôt de Perpignan. Depuis, ses journées se sont considérablement allongées, il dispose de plusieurs heures de coupure mais ne peut pas se permettre de rentrer chez lui ». À cette situation qui « se répète », S’ajoute aussi le manque de climatisation dans les bus, dégradant un peu plus les conditions de travail.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 20 juin 2026)

Train : les défenseurs de retour sur les rails (L’Indép)

L’association Osons le rail, qui milite pour la réactivation de la ligne de transport de voyageurs Céret-Le Boulou-Elne, en plus du fret, organise une opération symbolique, ce samedi.

La réouverture de la ligne ferroviaire Céret-Le Boulou-Elne au trafic voyageurs continue de mobiliser l’association Osons le rail, engagée, depuis plusieurs mois, dans une campagne de sensibilisation sur ce sujet. Après une série d’initiatives, déjà menées -distributions de tracts, rassemblements devant la sous-préfecture, opérations de nettoyage symbolique de portions de voie- les membres de l’association entendent poursuivre la dynamique.

« Un TER fictif »

En partenariat avec la CGT, une nouvelle action est annoncée, ce samedi 20 juin Il s’agira de faire circuler un TER fictif entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et Céret. Le rendez-vous est fixé, à 10h30, au niveau du butoir, en bout de voie, le long de la route d’Aubiry (parallèle à la D115). Cette initiative se veut, avant tout, symbolique, avec pour objectif de maintenir l’attention sur un dossier que ses défenseurs estiment toujours d’actualité et qui répond, selon eux, à plusieurs enjeux : amélioration des déplacements du quotidien, réduction de la dépendance à la voiture individuelle et développement d’alternatives de transport plus durables. Déterminée, Osons le rail entend poursuivre ses actions, dans les prochains mois, afin de maintenir « la pression » autour de ce dossier. Tout en s’appuyant sur le soutien des élus et des collectivités locales.

M. C.W. (L’Indépendant, le 19 juin 2026)

Grève à la SNCF. Le trafic très perturbé (L’Indep)

En raison d’un mouvement social national, la circulation des trains régionaux sera très perturbée en Occitanie, ce mercredi. Les Trains LiO seront les plus impactés, avec seulement 7 sur 10 en circulations et des liaisons partiellement assurées par des autocars.

C’est une première pour Jean Castex. Ce mercredi 10 juin, l’ancien Premier ministre, ex-maire de Prades, fait face à son premier conflit social à la SNCF, dont il est désormais PDG. Le mouvement est annoncé pour 24 heures. Un premier test social donc pour Jean Castex qui avait apaisé ce climat social quand il était à la tête de la RATP. Les syndicats du rail revendiquent une hausse des salaires et S’inquiètent de la multiplication de sociétés filiales et du transfert annoncé dans ces structures de salariés de la SNCF.

Une certitude, dans la région Occitanie et donc dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude, la circulation sera très perturbée ce mercredi 10 juin. « En raison d’un mouvement social national, la circulation des trains régionaux sera très perturbée en Occitanie », confirme SNCF voyageurs.

Dans le détail : 7 trains LiO (TER) sur 10 seront en circulations, avec un trafic partiellement assuré par autocars.

Des perturbations sont à prévoir aussi pour les TGV INOUI et OUIGO avec en moyenne 2 TGV sur 3 en circulation, mais aussi sur les lignes Intercités de jour et de nuit avec environ 1 train sur 2.

La SNCF recommande aux voyageurs de se renseigner avant de se déplacer, la veille à partir de 17h.

« Les équipes SNCF Voyageurs sont pleinement mobilisées pour accompagner ; informer et être au plus près des voyageurs », assure-t-elle par communiqué.

Toutes les informations sur les conditions de circulation sont à retrouver sur LiO Trafic pour suivre en temps réel l’état du trafic en Occitanie et consulter les prévisions du lendemain Site liO Train SNCF : trainlio.sncf.com (rubrique Info Trafic) Chaine WhatsApp liO Occitanie. L’application et le site SNCF Connect : sncfconnect.com.

T. B. (L’Indépendant, le 10 juin 2026)

Les communistes ont fixé leurs priorités pour la ligne nouvelle du TGV (L’Indep)

La ligne a grande vitesse entre Perpignan et Montpellier divise toujours. Le PCF des Pyrénées-Orientales réclame un financement plus équitable et une LGV mixte, capable de réduire les émissions routières et d’éviter l’engorgement ferroviaire.

Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Perpignan à Montpellier est au cœur des débats depuis l’ouverture de l’enquête publique. La fédération du Parti communiste français des Pyrénées-Orientales (PCF) a partagé à son tour ses observations et ses priorités, à 48h de la dernière réunion publique qui se tiendra ce jeudi 28 mai à Rivesaltes.

Selon la fédération, deux remarques préalables peuvent être faites. La première, « accélérer la réalisation du projet, sous peine de ne pas être au rendez-vous de défis économiques et environnementaux vitaux pour le territoire ». La deuxième, un financement prévisionnel jugé « déséquilibré ».

« L’État a des moyens de légiférer pour aller chercher des ressources sur ces grands projets, mais 40 % des financements reposent sur les collectivités territoriales, ça veut dire payé par les habitants de la région, on considère ça complètement injuste », alerte Michel Coronas, porte-parole du PCF. Ainsi, pour conjuguer efficacité environnementale et sociale, Michel Coronas a réaffirmé les propositions qui semblent judicieuses au parti.

Tout d’abord, « s’inscrire dans la durabilité », en préférant un tracé du côté des Corbières et éviter celui du littoral qui serait sujet au recul du trait de côte. Ensuite, opter pour une LGV « mixte », avec transport de marchandises, face à l’urgence de « limiter les émissions de gaz à effet de serre sur la route ». Le PCF affirme également préconiser le tracé comportant le contournement de Perpignan (déviation ouest), afin d’éviter l’engorgement de la gare de Perpignan par les flux de trains de fret. Un contournement décrié, notamment du côté du Soler et de Baho, où le tracé est envisagé.

Ensuite, la volonté de recréer une nouvelle plateforme. « On sait que celles qui sont existantes n’utilisent pas le rail, ou très peu, c’est le cas de Saint-Charles. 90 à 95 % de la marchandise passe par la route », développe-t-il, proposant pour cela une implantation sur le site de Rivesaltes. Enfin, penser à la localisation de la gare voyageurs : « Il faut qu’elle ait un rôle de lien entre les lignes du quotidien. Par exemple, que quelqu’un qui serait Céret puisse changer à Perpignan et monter dans un TGV qui pourra l’amener à d’autres destinations, nationales ou internationales ».

En attendant, ils misent sur un plan d’urgence concernant les trains du quotidien. « On récupérerait immédiatement une part importante de trafic. Sur la ligne Perpignan-Villefranche par exemple, il y a environ 700 personnes quotidiennement. Ces 700 de moins qui sont dans les voitures ». À cela s’ajoute, pour le PCF, l’importance de rajouter des horaires et cadencements « plus adaptés ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 mai 2026)

Compte rendu de la réunion du Conseil d’administration de l’association Osons le rail du 11 mai 2026

Etaient présent(e)s : Brigitte Baranoff, Christophe Chevalier, Christian Cordier, Thierry Labelle, Régis Larre, Dominique Noguères, Pierre Stoeber, Alain Guerard (retraités CGT cheminots Perpignan), Henri Doutres (UL CGT du Vallespir), Marc Fernandez (CGT cheminots Perpignan), Catherine David (LFI), Liliane Mas (Bien Vivre en Vallespir)

Point 1 – La séance est ouverte par Thierry qui rappelle que nous ne nous sommes pas rencontrés depuis la réunion publique du Boulou qui s’est tenue dans un contexte particulier juste avant les élections municipales. Environ 100 personnes étaient présentes ce soir-là dont le nouveau maire qui sera élu quelque temps plus tard et aujourd’hui premier président de la communauté de communes.

Le 1er juin prochain seront désignés les membres des commissions à la communauté de communes, Thierry a postulé pour celle des mobilités.

Point 2 – Concernant le projet de l’initiative prévue le 20 juin 2026 sur la ligne entre Saint-Jean et Céret de la circulation d’un train Ter reconstitué.

Le projet avance, le matériel a été acheté il reste à faire la construction du TER qui sera sur les voies. Il est proposé, pour réaliser le prototype, le 27 mai (solliciter Olivier Mottet), à 09h30 au local des cheminots de Perpignan. Rendez-vous à 08h45 au parking Guitard pour un éventuel covoiturage. Retour prévu dans l’après-midi. La restauration sera assurée sur place. Christophe, Henri, Christian et Régis sont disponibles.

Si d’autres adhérent(e)s sont intéressé(e)s, se faire connaitre via la boite mail de l’association (osonslerail@laposte.net).

Communication :

  • La campagne de com pour gagner une participation importante pour cette initiative est primordiale. Il y aura une grande campagne d’affichage sur des palettes qui seront entre le heurtoir et Cap d’Ona avec un rendez-vous le 13 à 10h00 pour préparation des affiches. Thierry, Christophe et Henri seront présents.
  • Le vendredi 15 mai (une semaine avant la Fête de la cerise qui verra une circulation importante sur cet axe) elles seront installées : rendez-vous à 9h30 au siège de l’association (2 rue Jean Amade à Céret). D’ores et déjà Thierry, Henri, Christophe, Marc et Régis ont confirmé leur présence.
  • Des affiches seront déposées auprès de l’agence SNCF à Céret.
  • Une conférence de presse sera organisée une semaine avant l’initiative.
  • Les adhérent(e)s seront sollicité(e)s par message électronique.
  • Une expression envers les populations sera à distribuer à Céret, St-Jean-Pla-de-Corts et le Boulou. Régis travaille un projet.
  • Courrier sera envoyé aux élus (maires, communauté de commune, département, région).

Faire les déclarations de demande de manifestation auprès des 2 maires de Céret et de Saint-Jean ainsi qu’à la sous-préfecture, l’initiative ayant lieu de 09h00 à 12h00. Dominique s’en occupe.

Le bureau de l’association fera un point et finalisera la préparation le 2 juin.

Point 3 – Il est fait par Régis un point financier. Le solde bancaire à la date du 11 mai est de 2 285€. Il nous permet donc de faire face aux dépenses de l’initiative, Nous sommes toujours dans l’attente des subventions demandées auprès de la Mairie, du Département et de la Région. Pour mémoire, les 2 premiers nous avaient accordé 500 € chacun en 2025.

Concernant nos forces en 2026 :

  • 8 collectifs (9 en 2025 soit -1)
  • 41 adhérent(e)s individuel(le)s (63 en 2025 soit -22)
  • Total : 49 (72 en 2025 soit -23)

Une 2ème relance concernant le règlement des cotisations 2026 est à faire.

11 nouvelles et nouveaux adhérent(e)s nous ont rejoints en 2026.

Les initiatives décidées lors du CA doivent permettre d’améliorer cette situation !

Notre participation au forum des associations du 5 septembre à Céret est souhaitable et permettra de nous faire mieux connaître

Point 4 – La prochaine Assemblée Générale aura lieu le 8 septembre à la salle de l’union à 18h30. Il est nécessaire de réserver la salle dès maintenant (Dominique). Un bureau préparatoire sera organisé le 30 juin. Il y aura notamment le renouvellement du Conseil d’Administration en tenant compte du départ d’Hervé (vice-président) à Perpignan et des nouvelles fonctions municipales et communautaires de Thierry qui ne pourra plus assurer la présidence.

Après les élections, il est nécessaire de demander un 2ème rendez-vous avec la communauté de communes autour de la proposition que notre association a faite sur la possibilité de financements venant des fonds dédiés Européens INTERREG, nommés POCTEFA dont la thématique 1 « développer des services de mobilités et de transports transfrontaliers » est pleinement compatible avec le projet de réouverture de la ligne.

Plus rien n’étant à l’ordre du jour la séance se poursuit par un moment amical.