Manifestons notre solidarité avec les cheminnots CGT du Train Jaune

Sur la ligne du Train Jaune, deux cheminots CGT se voient reprocher des manquements au Règlement intérieur.

L’un pour avoir laissé une personne de la presse pénétrer dans le poste de conduite d’une rame et ce afin de réaliser un reportage consistant à la promotion de ladite ligne.

L’autre pour avoir manqué à une règle de procédure de conduite.

Le positionnement de la Direction Régionale est de menacer ces deux cheminots de la sanction la plus élevée avant la révocation soit respectivement dix et douze jours de suspension de traitement assortis pour le dernier cas d’une menace de mutation, qui nous rappelle de fâcheux précédents sur cette même ligne.

La Direction Régionale a la main très lourde pour des fautes qui n’ont entrainé ni l’une, ni l’autre des conséquences pour la sécurité des passagers.

Dans le premier cas il n’est pas rare qu’à des fins promotionnelles des personnes soient présentes quelques instants dans la cabine de pilotage de la motrice.

Dans le second cas pour des faits similaires qui ont eu lieu il y a deux ans sur la même ligne aucune sanction n’a été prise si ce n’est un rappel à l’ordre formel.

La différence est que ces deux cheminots concernés sont des militants CGT et que dans le deuxième cas il s’agit du secrétaire de l’Union Départementale CGT des P.-O, notre camarade Julien Berthélémy.

Le niveau des sanctions envisagées est clairement discriminatoire.

Si la Direction Régionale de la SNCF persiste dans cette voie c’est une volonté de mener une politique de répression à l’encontre des acteurs de l’organisation syndicale, qui en relation avec la population et l’opinion publique a depuis des décennies mené les luttes qui ont permis de sauver le Train Jaune.

Un Conseil de discipline se tiendra le 17 septembre 2026 à Toulouse. Nous invitons tous les camarades disponibles à se joindre à l’initiative de l’UD CGT dont vous trouverez les modalités d’organisation ci-contre et dans l’agenda.

Michel Coronas
Pour le secrétariat Départemental du PCF 66

SNCF. Le secrétaire départemental de la CGT menacé de « mutation disciplinaire » (L’Indep)

Ce mardi 8 septembre, la CGT appelait les cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon à faire grève. Le syndicat dénonce, entre autres, une situation de sous-effectif et une augmentation du nombre de sanctions disciplinaires. Dans les Pyrénées-Orientales, deux conducteurs du Train jaune, dont le secrétaire général de l’union départementale de la CGT, Julien Berthélémy, sont dans le collimateur de la direction.

Jour de colère ce mardi 8 septembre pour les cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon. Après un été particulièrement chaud, notamment marqué par « une hausse du nombre d’agressions », les salariés de la SNCF se sont mobilisés pour réclamer des embauches, une amélioration des conditions de travail et « un arrêt du management par la sanction ». En pays catalan, plusieurs lignes ont été impactées, dont notamment celle reliant Perpignan à Port-Bou, celle entre Perpignan et Villefranche et celle du Train jaune.

Il faut dire que cette dernière est aux premières loges concernant les sanctions et menaces de sanctions que dénonce la CGT. Deux conducteurs du Train jaune sont convoqués en conseil de discipline le 17 septembre prochain. Et l’un d’entre eux n’est autre que le secrétaire général de l’union départementale de la CGT des Pyrénées-Orientales, Julien Berthélémy. Ce dernier, à qui la direction reprocherait de ne pas avoir attendu l’autorisation du chef de ligne pour repartir, encourait selon le syndicat « un dernier avertissement avant licenciement, 12 jours de mise à pied et une mutation disciplinaire ». Quant à son collègue, qui aurait fait monter un journaliste en cabine sans autorisation, la sanction proposée prévoirait « un dernier avertissement avant licenciement et 10 jours de mise à pied ».

Selon le secrétaire de la CGT Cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon, Eric Bringuier, ces deux convocations interviennent dans un contexte d’augmentation du nombre de sanctions à l’encontre des personnels de la SNCF. « Nous avons deux conducteurs concernés sur le Train jaune, mais également des mécaniciens ou des contrôleurs un peu partout dans la région », détaille-t-il. « Des qu’un cheminot sort la tête, la boîte fonctionne à la sanction, ce qui n’était pas le cas avant. Nos militants sont de plus en plus touchés. Certains agents ont peut-être commis une faute. Cela peut arriver. Ce que nous pointons du doigt, c’est le caractère disproportionné des sanctions proposées ».

Cependant, le mouvement de grève de ce mardi ne se cantonnait pas à ce thème. Eric Bringuier dénonce également une situation de sous-effectif mise en lumière par les problématiques rencontrées cet été : « Toute la saison, nous avons eu des problèmes d’effectifs. Tout le monde a souffert de la chaleur. Les voyageurs étaient excédés, notamment en raison de climatisations qui ne fonctionnaient pas, de toilettes qui étaient fermées ou de trains supprimés. Le nombre d’agressions envers les contrôleurs a doublé. On ne peut pas continuer comme ça ». Selon Éric Bringuier, cet été, des trains jugés « sensibles » où l’on met d’habitude deux contrôleurs, seraient partis « avec un seul, voire aucun contrôleur ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 9 septembre 2026)

Contactée, la direction de la SNCF n’a pas souhaité réagir.

Dix ans après les états généraux du rail, le train jaune exemple de réussite (L’Indep)

Dix ans après la tenue d’États généraux du Rail et de l’intermodalité, la Région Occitanie tire le bilan de sa politique des transports et en rend compte aux habitants jusqu’à la fin de l’année.

C’est bien sûr le vice-président de Région aux transports, Jean-Luc Gibelin, qui assure la tournée citoyenne. En gare de Perpignan ce 4 septembre 2026 (précisément à la Maison de la Région qui y a ses locaux), l’élu est venu « rendre compte » des engagements politiques pris après la grande consultation de 2016. Onze chantiers avaient alors émergé des préoccupations citoyennes. Parmi eux, la « sauvegarde des lignes ferroviaires » jugées prioritaires par les habitants, dont celle du Train jaune dans les Pyrénées-Orientales.

La Région a injecté 100 millions d’euros pour sauver le Train jaune

« La Région a mis 50 millions d’euros dans la rénovation du matériel et 50 millions dans l’infrastructure », récapitule Jean-Luc Gibelin dont le budget, celui des Transports donc, première compétence régionale, frôle le milliard.

Le « canari » a été considéré comme sauvé en 2019 dans le cadre d’un Plan Rail (389 millions engagés sur l’ensemble du réseau dont 273 financés par la Région) qui a aussi permis la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon et la reprise du trafic sur la rive droite du Rhône.

« On a aussi inventé une tarification Train jaune pour qu’il soit un train du quotidien », ajoute l’élu. « Il y a par exemple une vraie complémentarité entre Villefranche-de-Conflent et le plateau cerdan grâce au lien entre trains et autocars. On a aussi réorganisé la gare routière de Perpignan en la mettant en lien avec la gare SNCF ».

Dans l’Aude, l’échec de la ligne Limoux-Quillan

L’Aude a notamment bénéficié d’une « structuration du réseau routier et de sa complémentarité avec les transports scolaires qui sont devenus gratuits. On transporte 165 000 enfants chaque jour en Occitanie grâce à 5 000 véhicules ». En revanche, le département est toujours privé de liaison ferroviaire entre Limoux et Quillan. Ce que Jean-Luc Gibelin appelle des « réouvertures qui ne vont pas assez vite » (c’est aussi le cas de Rodez-Séverac et Alès-Bessèges). « L’État n’a pas activé les crédits promis, déjà pour les études, environ 56 millions d’euros », explique-t-il. « Et, surtout, ne s’est pas manifesté pour financer l’infrastructure et sans cela, on ne peut rouvrir la ligne ». La Région tente toutefois d’inciter l’État à revoir sa position en proposant une option moins onéreuse, du matériel plus léger, actuellement testée entre Carcassonne et Limoux et cofinancé avec la SNCF. Limoux-Quillan est fermée depuis 2017.

Enfin, concernant la grande vitesse, le vice-président insiste sur la ligne à venir Montpellier-Perpignan : « En 2016, la LNMP (Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan) n’était pas prévue, pas financée et n’avait pas de calendrier ». Sa réalisation a en effet été entérinée par Jean Castex, alors Premier ministre, après des années de combats d’élus locaux dont Carole Delga.

Plus généralement en région, Jean-Luc Gibelin pointe le succès des billets de TER à 1 euro, « 910 000 rien qu’entre le 14 juillet et le 15 aout », la circulation de trains innovants utilisant l’hydrogène, des batteries lithium ou hybride, un Plan Vélo comprenant un cluster de 80 entreprises (dont Caminade installée à Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales), des vélos en libre service dans les lycées ou en location longue durée dans les gares ou encore des rosalies « Oui Cycle » déployées dans certains territoires ruraux.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

40 emplois menacés au terminal ferroviaire de Cerbère (L’Indep)

Le groupe DB Cargo Iberia, dont dépend le site ferroviaire de Cerbère dédié au changement d’essieux nécessaire pour permettre aux trains de fret français de circuler côté espagnol, a annoncé la fermeture de l’atelier au 31 décembre 2026. Un plan social avec 40 suppressions de postes à la clé est en cours de négociation.

Ce n’est pas à proprement parler une surprise. Avec le report d’une partie du transport de marchandises vers la ligne TGV entre Perpignan et Barcelone, le terminal de Cerbère connait depuis un certain nombre d’années une inquiétante baisse de trafic. Cette diminution impacte directement l’activité des 40 salariés qui changent les essieux des trains de fret traversant la frontière en raison de la différence d’espacement des rails sur le réseau espagnol.

Selon les représentants des salariés, le groupe dont dépend l’entreprise gestionnaire de cet atelier, DB Cargo Iberia, a annoncé ses intentions depuis plusieurs mois. « La direction du groupe a décidé des décembre 2025 de fermer le site », assure Antoine Calero, le secrétaire du syndicat FO de la société DB Cargo Iberia Axie Change, qui regroupe les chantiers de Cerbère et d’Hendaye.

En cet été 2026, le processus a franchi une étape décisive. « Nous sommes en train de négocier un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). S’il n’y a pas de repreneurs, le site fermera au 31 décembre », résume Sébastien Auzou, du syndicat CFTC.

Une « grève du zèle » stratégique

La quarantaine d’emplois que recense l’atelier est menacée. « Il n’y a rien dans le PSE de la direction », dénonce Antoine Calero. « En l’état, on partirait avec une main devant et une main derrière. »

Du coup, les salariés ont décidé de faire monter la pression. En entamant une « grève du zèle » destinée à ralentir le trafic alors que le site de Cerbère doit actuellement absorber les rames de marchandises qui passent généralement par l’atelier d’Hendaye, en travaux ce mois-ci.

Petite lueur d’espoir : selon le maire de Cerbère, Christian Grau, « il y aurait deux entreprises intéressées par une reprise du site, mais on ne connait ni leurs noms, ni leurs projets ». S’il confirme que deux entreprises auraient manifesté leur intérêt, Antoine Calero précise qu’à ce jour, aucun repreneur ne s’est concrètement positionné : « Et s’il y en avait un, il ne ferait pas forcément le même métier que nous et ne serait pas obligé de reprendre le personnel. »

Les négociations autour du PSE devraient se poursuivre jusqu’au 15 septembre prochain.

Arnaud (L’Indépendant, le 20 août 2026)

Christian Grau : « Nous essayons d’alerter les pouvoirs publics depuis 2020 »

Pour le maire de Cerbère, Christian Grau, à l’heure où la décarbonation de l’économie est présentée comme une priorité, la fermeture du site tiendrait du paradoxe. « Si les rames qui passaient jusqu’ici par Cerbère ne peuvent passer ni par la ligne TGV (Perpignan-Barcelone, NDLR) qui arrive à saturation, ni par Hendaye, les marchandises devront être transportées par des camions, prédit-il. On ne peut pas faire passer le fret uniquement par la ligne TGV, qui doit aussi être entretenue la nuit. On va vers une solution routière alors qu’on a un site et un savoir-faire. »

Christian Grau rappelle également que le combat pour le maintien de l’atelier ne date pas d’hier : « Cela fait depuis début 2020 que nous essayons d’alerter les pouvoirs publics. Le directeur du site a fait toute une série de propositions pour qu’on lui adresse de l’activité, mais aucune n’a été retenue. L’outil de travail risque d’être démantelé, alors que ces infrastructures pourraient être également utilisées pour certaines opérations de maintenance ferroviaire. »

De son côté, le secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Cerbère, David Cerdan, pointe également du doigt « des choix politiques qui favorisent depuis des années le routier ». Tout en mettant également en cause les conséquences de l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire.

L’Indépendant, le 20 août 2026

Lettre publique de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, au préfet des Pyrénées-Orientales

Monsieur le Préfet,

Le 12 août 2026 en pleine après-midi, un hélicoptère du SAMU a atterri sur une voie de circulation de notre commune (boulevard du Cady), alors que celle-ci était particulièrement fréquentée, comme cela est le cas pendant la période estivale.

Cet atterrissage a eu lieu sans aucune information auprès des services du sécurité que ce soit la gendarmerie (à notre connaissance) ou les services de la commune, dans un endroit inédit, et sans aucune sécurisation que ce soit pour les usagers de la voie publique ou les pilotes et passagers de l’hélicoptère eux même, pour intervenir dans le cadre d’un appel suite à un AVC.

Nous souhaitons vous faire part de notre profond mécontentement et forte inquiétude sur la façon dont l’intervention a été menée.

Comme vous le savez, les appareils intervenants du SAMU sont opérés pour une période donnée par des opérateurs privés. Ceux-ci ne semblent pas évoluer dans le même cadre que celui défini par l’État pour ses propres services. Effectivement, lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, service du SDIS), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernées normalisée).

Sans remettre en cause, bien sûr, ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible, il semble logique et nécessaire que les modalités d’intervention de ce type d’appareils soient toutes soumises au même cadre clair et rigoureux, notamment lorsqu’elles ont des conséquences directes sur la sécurité et la vie quotidienne des habitants et des intervenants. De l’aveu d’un des membres de l’équipage, le lieu d’atterrissage, choisi d’autorité par le pilote, par la proximité des panneaux de signalisation notamment, a mis en danger l’ensemble des personnes concernées, et cela sans réelle « plus-value » en terme de rapidité d’action.

À défaut d’une gestion totale par les services publics des interventions de secours dont le caractère fondamental en terme de sécurité publique justifierait pourtant à lui seul la mise en place, nous souhaitons donc attirer votre attention sur la nécessité de mieux encadrer les conditions dans lesquelles l’ensemble des hélicoptères peuvent être amenés à se poser sur notre commune. Il nous semblerait notamment souhaitable que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants.

Nous demandons également qu’une attention particulière soit portée à la communication et la coordination avec les responsables des collectivités locales et l’ensemble des services concernés, afin que tous puissent, autant que possible, être informés et associés aux dispositifs prévus.

Vous le comprenez notre démarche ne vise nullement à remettre en cause l’action proprement dite indispensable des personnels du SAMU et des services de secours. Elle vise au contraire à ce que leurs interventions puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population, et donc dans le respect des règles de circulation et de sécurité publique.

Nous vous demandons par conséquent de bien vouloir examiner cette situation et de nous indiquer quelles mesures pourraient être prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise, particulièrement durant les périodes de forte fréquentation touristique.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Pierre Serra
Maire de Vernet-les-Bains

Train jaune ou Train rouge ? (L’Indép)

Le duel du jour de la rubrique de l’été de L’Indépendant oppose deux locomotives emblématiques du territoire. Plutôt choisir le Train rouge du Pays cathare, ou le mythique Train jaune aussi surnommé le Canari ? Entre vignobles et sommets pyrénéens, ces deux lignes racontent chacune à leur manière l’histoire d’un territoire.

Dès le quai, le débat et les passagers prennent place. D’un côté, le Train rouge traverse le Fenouillèdes entre Rivesaltes et Axat, à cheval entre les Pyrénées Orientales et l’Aude. De l’autre, le Train jaune revendique fièrement son ancrage montagnard en reliant Villefranche-de-Conflent à Latour-de Carol, au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

Le Train rouge, une excursion vers nos voisins

Les partisans du Train rouge mettent en avant son gout pour la surprise. Le voyage offre un condensé de paysages: vignobles réputés du Roussillon, falaises des Corbières ou encore la silhouette du château de Quéribus. Aux alentours d’Axat, tunnels, viaducs et jeux de cache-cache avec les eaux vives de l’Aude complètent le décor.

Train uniquement touristique, le Train rouge cultive aussi un certain sens de la fête. Train théâtre, train d’Halloween, train du Père Noël: difficile de lui reprocher un manque d’imagination. Roulant aujourd’hui au biocarburant, il mise également sur des innovations plus respectueuses de l’environnement.

Le Train jaune, ou l’indétrônable Canari

Face à lui, le Train jaune joue la carte du monument régional. Né au début du XXe siècle, ce projet porté par Emmanuel Brousse, d’ailleurs journaliste à L’Indépendant et élu local, devait sortir la Cerdagne de son isolement. Aujourd’hui encore, le « Tren Groc » (en catalan) serpente à 30km/h entre Villefranche-de-Content et La-tour-de-Carol. Une allure qui pourrait faire sourire les plus pressés, mais qui laisse tout le loisir d’admirer les superbes paysages pyrénéens.

Plus haut chemin de fer de France, il fonctionne grâce à un système électrique et est inscrit depuis 2002 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Train jaune assure d’ailleurs plusieurs rotations quotidiennes tout au long de l’année, quelles que soient les conditions climatiques. Il a même son comité de défense vigilant sur la poursuite de cette mission de services publics et refusant qu’il ne devienne qu’un train touristique.

Alors qu’importe la couleur du train, les rails invitent à découvrir deux voyages atypiques à travers le département, et un peu plus, et rappellent simplement la variété du territoire.

Lou-Ann Algay (L’Indépendant, le 26 juillet 2026)

« La ligne Rivesaltes-Axat doit rester dans le réseau SNCF » (L’Indép)

Des élus communistes des Pyrénées-Orientales ont écrit à Jean Castex, le PDG de la SNCF, pour alerter « sur l’abandon que constituerait la vente des emprises ferroviaires de la ligne Rivesaltes-Axat au syndicat mix ». Une décision, si elle se confirme, qui selon eux « mettrait en danger la ligne » où circule le Train Rouge.

Les élus communistes de la Vallée de l’Agly, soutenu par leur parti, craignent un « déraillement ». Du coup, ils écrivent au patron de la SNCF, Jean Castex, aussi ancien maire de Prades et conseiller départemental des Pyrénées-Orientales de 2015 à 2020. « Nous venons d’apprendre que la SNCF-Réseau s’appéterait à céder les emprises de la voie ferrée Rivesaltes-Axat au syndicat mixte exploitant le train touristique Train du Pays Cathare et du Fenouilledes (Le Train Rouge) circulant sur cette voie. Nous tenons à vous faire part de notre opposition à cette transaction ». Cette ligne est longue 60 kilomètres. « Cette vente marquerait un abandon du service public ferroviaire dans un périmètre celui de l’agglomération de Perpignan qui soutire d’une congestion permanente de ses accès en direction des trois vallées que vous connaissez bien », insistent Dominique Poirot, Lola Beuze et Patrick Cases, les trois élus communistes du secteur.

« Les Pyrénées Orientales sont au premier rang des effets de la sécheresse et nous savons que le mode routier est à l’origine de 85 % des rejets de GES selon une étude indépendante réalisée en 2024. Si l’on veut être conséquent avec le discours tenu par les pouvoirs publics l’urgence est à réorganiser le transfert modal vers le ferroviaire ».

S’ils assurent « nous n’avons rien contre le train touristique TPCF », ils ajoutent « il ne constitue pas la solution pour pérenniser la ligne dont l’entretien et la conservation seraient mis à la charge du contribuable local dont nous rappelons qu’il est l’un des plus pauvre de France ».

Et de conclure : « Nous vous demandons Monsieur le Président d’abandonner cette perspective d’abandon de la ligne Rivesaltes-Axat et d’accorder une attention sur les propositions un temps nommées TER Catalan et qui sont la relance des trains du quotidien. Il serait difficilement compréhensible que l’on s’apprête à mobiliser plusieurs milliards pour financer le chainon manquant de la LGV entre Montpellier et Perpignan et que l’on ne consacre pas quelques dizaines de millions d’euros pour financer les trains du quotidien dans notre département avec un retour d’investissement social et environnemental immédiat ».

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 28 juin 2026)

Céret. Un train pour le retour du train (L’Indep)

Ce samedi 20 juin, l’association Osons le rail a organisé une nouvelle action symbolique afin de sensibiliser le public et les décideurs à la nécessité, selon elle, de rétablir le transport de voyageurs sur la ligne Céret-Le Boulou-Elne.

Pour cette nouvelle mobilisation, Osons le rail a choisi une formule originale : en partenariat avec la CGT, les membres du collectif ont fait circuler un TER fictif entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et Céret, au niveau du butoir, en bout de voie, le long de la route d’Aubiry (parallèle à la D115). L’objectif n’était pas de faire rouler une rame réelle, mais de matérialiser ce que pourrait être demain le retour du train de voyageurs.

M. C.W. (L’Indépendant, le 21 juin 2026)

P.-О. : les syndicats alertent sur les conditions de transport (L’Indép)

La mobilité dans les Pyrénées-Orientales est un enjeu majeur pour les représentants syndicaux. Ces derniers réclament une LGV mixte, la modernisation des lignes locales et une meilleure cohérence entre train et bus pour dynamiser le territoire.

« La mobilité et le transport occupent une place essentielle dans la vie quotidienne des habitants des Pyrénées-Orientales », ont insisté à plusieurs reprises les représentants des différentes instances syndicales CGT lors d’une conférence de presse ce jeudi 18 juin. Aujourd’hui, il est essentiel selon eux de revoir l’avenir de ces mobilités, pour des questions à la fois « économiques, écologiques et sociales ».

La question du ferroviaire a premièrement été soulevée avec le projet de ligne à grande vitesse reliant Perpignan et Montpellier. « Nous sommes favorables à la LGV à condition qu’elle soit mixte, c’est-à-dire ouverte aux voyageurs comme au fret », ont-ils indiqué. Mais ils demandent également que les futurs TGV « desservent réellement Perpignan » et « répondent aux besoins des usagers du département ».

Parmi les revendications figure la modernisation des lignes existantes, notamment Perpignan-Villefranche, Perpignan-Cerbère et Perpignan-Narbonne, ainsi que la création de « nouvelles haltes ferroviaires ».

Les organisations défendent la réouverture de plusieurs lignes aujourd’hui fermées aux voyageurs, dont celles vers Céret et Quillan. « Dans un département marqué par un fort taux de chômage et de pauvreté, améliorer les transports est un levier essentiel pour permettre aux habitants de travailler, d’étudier ou d’accéder aux soins ».

Les associations ont également mis en avant la complémentarité entre le train et les bus. « Il ne s’agit pas d’opposer les modes de transport mais de construire un maillage cohérent du territoire ». Selon elles, la réouverture de certaines lignes ferroviaires doit s’accompagner d’une adaptation des dessertes routières afin de mieux relier les communes aux gares. « On se retrouve souvent sur des transports qui ne sont pas complémentaires en termes d’horaires. La ligne de Villefranche, par exemple, arrive 5 minutes après le départ des trains ».

Mais à cela s’ajoute une multiplication de la sous-traitance des dépôts. « L’un de nos collègues habite à Arles-sur-Tech et a été affecté au dépôt de Perpignan. Depuis, ses journées se sont considérablement allongées, il dispose de plusieurs heures de coupure mais ne peut pas se permettre de rentrer chez lui ». À cette situation qui « se répète », S’ajoute aussi le manque de climatisation dans les bus, dégradant un peu plus les conditions de travail.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 20 juin 2026)