Quelques jours après la fin du mégafeu de Trévillach, la CGT des Pyrénées-Orientales tire la sonnette d’alarme et appelle à des investissements massifs.
À peine le mégafeu de Trévillach fixé, la CGT 66 monte au créneau. Hier, lors d’une conférence de presse, le syndicat a dressé un constat alarmant de la situation en Pays catalan. Une situation marquée par la canicule, la sécheresse et les incendies à répétition.
« Plus de quarante jours sans pluie, des températures extrêmes et des incendies de plus en plus violents… Le département connait désormais des conditions qui correspondaient autrefois à une fin de mois d’août. Nous sommes déjà dans le monde de demain. Les moyens, eux, sont restés dans le monde d’hier », lance Nicolas Ribo, de l’Union départementale CGT 66.
Si le syndicat a salué le travail des pompiers, professionnels comme volontaires, il estime que les moyens de lutte ne sont plus adaptés. Et réclame davantage « de bombardiers d’eau, un renforcement des effectifs et une politique ambitieuse de prévention, alors que les friches agricoles liées à la crise viticole favorisent la propagation des flammes ».
Le syndicat a également abordé les conséquences économiques des incendies, entre campings endommages, entreprises à l’arrêt, pertes pour l’agriculture et le tourisme. « Un euro investi dans l’adaptation, c’est entre sept et huit euros économisés demain », fait valoir Nicolas Ribo.
Enfin, la CGT critique les dérogations accordées pour le travail dominical dans le secteur de Trévillach. « Pour la CGT, c’est non. Toutes les occasions sont bonnes pour s attaquer aux droits des salariés. Nous réclamons un véritable plan d’adaptation au changement climatique. »
Driss Chait (L’Indépendant, le 16 juillet 2026)
