Pour la CGT 66, la grève « Elsan » était inévitable (L’Indep)

Au lendemain de la fin officielle du conflit social à Saint-Pierre et Médipôle les cégétistes font le point.

« Ce qu’ils ont obtenu, c’est ni plus ni moins une victoire ! » Si, à la sortie de la grève, ce lundi matin, les salariés et délégués syndicats affichaient un constat mitigé d’un mois de grève dans plusieurs établissements de santé du groupe Elsan, Julien Berthélemy, secrétaire départemental CGT 66, se félicitait des résultats obtenus. Entouré de trois camarades grévistes, il tirait le bilan de cette mobilisation syndicale lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi.

Reconduction de la prime d’intéressement pour cinq ans (environ 1 500 € nets), une prime unique de partage de la valeur de 500 € nets, une prime pérenne de 400 € nets et la création de groupes de travail pour parler des conditions de travail : tels sont les quatre acquis « arrachés de haute lutte par les grévistes syndicalistes des cliniques Médipôle et Saint-Pierre », a rappelé Julien Berthélemy.

Au surlendemain de la date officielle de la fin de ce conflit qui aura duré plus d’un mois à Medipôle Saint-Roch et presque un mois à la clinique Saint-Pierre, Julien Berthélemy était entouré d’Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch, de Simon Ormeda, militant CGT, et de Sandrine Desmet, infirmière en oncologie et secrétaire générale de la CGT Saint-Pierre. Ils sont revenus sur les évènements. Et sur ces « victoires encore bien fragiles » ont-ils souligné d’une même voix.

« Cette grève était inévitable, les personnels soignants, pressurisés depuis des années sans pouvoir hausser la voix, devaient se soulever » a lâché Simon Ormeda. « Ce qui nous a poussés à tenir le coup contre vents et marées ce sont les encouragements et les soutiens de nos patients, et des passants » a soufflé Sandrine Desmet.

« Certes, il aura fallu 32 jours de grève à Médipôle et 26 jours à Saint-Pierre pour remporter la lutte, mais il y aura incontestablement un avant et un après ce conflit social de mai 2026 », a conclu sobrement le secrétaire départemental CGT 66.

Valérie Pons (L’Indépendant, le 28 mai 2026)

Fin de la grève à Médipôle. « On se sent résignés et fatigués », une victoire en demi-teinte pour les soignants (L’Indep)

Après 32 jours de conflit social, la grève a la clinique Médipôle prendra officiellement fin ce mardi à 7 heures du matin. Un accord a été signé entre la direction et les syndicats ce lundi. Mais pour les derniers grévistes, cette victoire, qui ne leur apporterait pas de nouveaux droits, a un gout d’inachevé.

Trente-deux jours de lutte plus tard, les syndicats et la direction de la clinique Médipôle ont trouvé un accord. Une signature ratifiée en ce lundi de Pentecôte autour de quatre grands principes : la reconduction du contrat d’intéressement pour cinq ans (environ 1 500 € nets), une prime unique de partage de la valeur de 500 € nets, une prime pérenne de 400 € nets et la création de groupes de travail pour parler des conditions de travail.

« La lutte a payé », confirme la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « Les vraies victoires sont les 1 500 € assurés pour les cinq prochaines années et l’émergence de l’idée d’une prime pérenne ». « Des avancées significatives ont, dans le cadre de cet accord, été réalisées par la direction », affirme le groupe Elsan dans un communiqué. « Permettant ainsi de renouveler le contrat d’intéressement, de finaliser les négociations annuelles 2026 et d’anticiper celles de 2027. »

La direction confirme la reprise du travail ce mardi à 7 heures. « Une attention particulière sera portée à la reprogrammation des soins qui avaient du être différés, afin de garantir aux patients une prise en charge rapide », précise encore la direction.

Cette signature sonne la fin d’un très long conflit social. Mais peut-être pas le glas. Car ce lundi 25 mai, dans les rangs dégarnis des grévistes, les derniers protestataires n’ont ni l’impression d’avoir gagné la bataille, ni celle d’avoir perdu la guerre. « De manière générale, nous n’avons pas eu ce que l’on voulait, c’est-à-dire une prime pérenne conséquente et des conditions de travail améliorées », confie une soignante. « Au final, nous avons juste obtenu le maintien de ce que la direction voulait nous supprimer. Mais nous n’avons gagné aucun nouveau droit alors que l’on continue de nous en demander toujours plus. »

Certains personnels ne s’en cachent pas, la reprise du travail ce mardi matin se fera sans optimisme. « Franchement, tout cela n’est pas très encourageant », confirme une salariée de Médipôle. « On se sent résignés et fatigués par la charge de boulot mais aussi par ces longues journées de conflit. Nous avons réussi à gratter le maintien de quelques acquis mais pour cinq ans à peine. Après, que se passera-t-il ? Cela ne va pas aller en s’arrangeant. »

Après trente-deux jours de lutte acharnée pour un conflit social qui aura mobilisé jusqu’au préfet des Pyrénées-Orientales et le tribunal administratif de Montpellier, comment reprendre un dialogue social serein au sein de la clinique Médipôle ? En s’adressant aux derniers grévistes présents ce lundi, la déléguée syndicale CGT, Anne-Laure Affani, tentait justement de recruter parmi les ultimes motivés.

« Nous avons réussi à mobiliser jusqu’à 300 personnes durant cette grève. Si vous voulez renforcer les équipes militantes pour faire des choses plus grandes, sachez que nous, nous ne lâcherons rien. Nous avons créé des liens entre les syndicats et les différentes structures. Nous allons les poursuivre car nous pourrions réaliser des choses encore plus grandes. Il nous reste des années à bosser, au moins jusqu’à 64 ans, nous devrons encore affronter de nombreuses luttes. »

Valéry Folcher, le directeur, assure ce lundi, lui, que « l’heure est désormais à la reconstruction collective, au dialogue et à la confiance retrouvée. Notre responsabilité commune est de recréer les conditions d’un fonctionnement serein, respectueux des engagements pris et résolument tourné vers l’avenir de notre établissement, au bénéfice des patients du territoire ».

À Médipôle, le dialogue social est ressuscité en ce lundi de Pentecôte. Les soignants vont retrouver un quotidien qui n’a rien d’un électrocardiogramme plat. « On a plutôt l’impression de devoir avoir six bras », lâchaient-ils en-fin.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 26 mai 2026)

Face à « l’ultime proposition » de la direction, la grève va être levée (L’Indep)

À près d’un mois du mouvement de grève qui touche la clinique Médipôle depuis le 24 avril, il semblerait que la mobilisation touche à sa fin. En effet, après la 3e médiation qui se déroulait hier entre les délégués syndicaux et le directeur de l’établissement, et malgré les propositions qui n’ont pas évolué, les syndicats et les salariés ont décidé de signer l’accord, annonçant la fin de la grève.

Ce vendredi 22 mai marquait le 3e jour de médiation entre les délégués syndicaux de la clinique Médipôle et le directeur, Valéry Folcher. À l’issue du rendez-vous et dans un climat tendu face à des négociations qui n’évoluent pas, il semblerait pourtant que le bout du tunnel soit proche.

Une avancée de quelques dizaines d’euros pour la prime de fidélisation

Pour rappel, les propositions de ces derniers jours restaient les mêmes : un intéressement plafonne à 1500 € sur 5 ans, avec un seuil de déclenchement toujours basé sur le nombre de séjours, une prime pérenne fixée à 400 € à partir de 2027, avec possibilité d’augmentation via les futures NAO (Négociations annuelles obligatoires), mais sans montant garanti à ce jour, un plan d’action sur les conditions de travail avec l’Aract (Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail), toujours sans engagement écrit concret, un étalement des jours de grève sur 2 mois et la possibilité de se faire payer les jours de récupérations pour compenser la perte de salaire.

Seul changement proposé a l’issue de la médiation du jour, une augmentation concernant la prime de fidélisation touchée par les salariés et liée à leur ancienneté: + 30 € brut pour les tranches 5-9 ans / 10-14 ans / 15-19 ans et + 50 € brut pour les autres tranches, « Le directeur a précisé que c’était l’ultime proposition qu’il pouvait nous faire », expliquait Hélène Massé, déléguée syndicale CFDT. Ainsi, à la fin des présentations des montants, une seule question était posée sur la table: continuer ou arrêter la grève ?

« Peu importe la décision qui sera prise, ces propositions ne sont pas acceptables mais quel choix nous reste-t-il ? C’est un compromis. On accepte parce qu’on n’aura pas le choix: Malgré la détermination, on sent que certains arrivent au bout. Nous sommes dans un tournant de notre lutte », ajoutait Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT, non sans émotion. « C’est dur de se dire qu’aujourd’hui la mobilisation permet juste de maintenir ce qu’on a ».

Sur place, un vote a été décidé pour faire le point sur les salariés en faveur d’une reprise ou non de l’activité dès lors que l’accord sera étudié « ligne par ligne » et signé. Une majorité des personnels soignants se sont positionnés pour. Cependant, comme expliqué par les délégués syndicaux, « l’expert-comptable et l’avocat doivent encore analyser les chiffres, les propositions et les engagements avant un retour définitif. Une décision finale ne pourra être prise qu’une fois tous les éléments validés et l’accord officiellement signé ». Mais c’est plus vite que prévu que les choses ont été faites, « Après vérification des différents éléments avec l’expert-comptable et après échanges avec la direction afin d’éclaircir les dernières zones d’ombre, le CSE a donné un accord de principe concernant le contrat d’intéressement, la clôture des NAO 2026 et le protocole de fin de conflit », déclaraient les délégués syndicaux hier en fin de journée. Une dernière assemblée générale est prévue ce lundi à 10 h devant la clinique Médipôle, suivie de la signature des accords. La fin de la grève est prévue pour mardi 26 mai dès 5 h.

Laura Morales (L’Indépendant, le 23 mai 2026)

Après les propositions, la décision pour les salariés…

Lors du vote de l’assemblée générale hier, les personnels soignants partageaient leur sentiment sur l’issue de ce mouvement de grève avant que ne soit communiqué la date de signature de l’accord et la levée de la grève pour mardi. « Nous avons voté pour la reprise si sur le papier tout est validé car on estime qu’ils devaient tout nous enlever, on ne devait plus avoir d’argent et là on se retrouve avec quelque chose de convenable. La seule chose qui n’a pas été abordée et qui est critique, ce sont les conditions de travail. Je pense que ça peut causer problème comme par exemple créer des tensions entre grévistes et non-grévistes. Ça fait 2-3 ans que c’est déplorable. On s’est battu certes mais certains seront sûrement démoralisés et ça va se répercuter sur les personnes qui ont envie de travailler », confiait Loïs, aide-soignante en médecine et néphrologie.

Quant à Sabrina, infirmière au bloc opératoire en salle de réveil, elle explique son choix de se positionner contre une reprise immédiate : « Je me suis mise du côté non, pas pour réfuter les propositions mais je ne veux pas les signer aujourd’hui. Je veux que les avocats voient les papiers et qu’on soit sûrs. Je suis pour qu’on attende mardi. On va accepter de toute façon, on n’a pas le choix, nous sommes dos au mur ». « Je pense que la reprise du travail va être compliquée. J’ai déjà prévenu ma cadre que je ne m’investirais plus comme avant. Je prendrai mes pauses repas et je terminerai à l’heure », assurait-elle.

Après 24h d’arrêt, les médecins reprennent leur activité

Jeudi, les médecins de la clinique Médipôle annonçaient suspendre leur activité opératoire en raison de « mauvaises conditions de travail et de sécurité » liée à l’incertitude de présence ou non de personnels soignants d’un jour sur l’autre. Mais hier, en fin de journée, le président de la Commission médicale d’établissement (CME), le Dr Frédéric Perrot, chirurgien viscéral, annonçait reprendre l’activité après avoir échangé avec le directeur de l’établissement ce jour et en vue de la fin du mouvement de grève.

« Nous allons reprendre petit à petit dès ce soir. Nous prendrons les urgences en fonction du nombre de lits disponibles ce week-end, nous sommes juste bloqués à ce niveau-là. Mais dès mardi, l’activité devrait revenir entièrement à la normale. C’est une bonne chose », confiait le médecin.

Grève reconduite à Médipôle. Les médecins suspendent leur activité (L’Indep)

Après une première médiation au sein de l’inspection du travail ce mercredi entre les représentants syndicaux et le directeur de l’établissement, un 2e rendez-vous était programmé hier au matin. L’objectif était de reprendre le dialogue social et de poursuivre les négociations mais à l’issue de la journée, la grève a été reconduite.

Au 28e jour de grève à la clinique Médipôle, la journée de ce jeudi a démarré par une assemblée générale relatant la médiation qui s’était tenue la veille entre les délégués syndicaux (CGT et CFDT) représentés par Anne-Laure Affani et Hélène Massé, et le directeur de la clinique Médipôle, Valéry Folcher. L’entretien s’est déroulé en présence d’un médiateur nommé mardi en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties.

« Ils sont restés sur les propositions qui avaient été faites lundi, à savoir un intéressement de 1 500 € sur 5 ans, 400 € de prime pérenne et 500 € de ppv (prime de pouvoir d’achat) », expliquait Anne-Laure Affani (CGT) avant de quitter l’assemblée pour la 2e médiation. Et bis repetita. Comme chacun de ces derniers jours, à l’issue du rendez-vous, le point a été fait face aux salariés. Sans aucunes réelles avancées quant aux montants réclamés, à mesure que s’installe un sentiment de lassitude. Seule nouveauté concernant les jours de récupération et congés payés : « Pour les jours de grève, ils veulent bien les déduire sur deux mois et ceux qui ont des récupérations, vous pourrez demander qu’elles soient payées ». « On ne va pas se mentir, la grève c’est long, c’est dur, ça nous fait perdre du salaire. On pourrait obtenir gain de cause ou faire évoluer les choses sur certaines petites modalités mais ça nous couterait encore beaucoup de jours de grève. Quand on voit qu’après 28 jours on arrive juste à maintenir nos pseudo-acquis…. Là, on en est au stade ou est-ce qu’on a encore l’envie et la force de se battre ? », confiait Anne-Laure Affani en milieu d’après-midi.

La question sera en tout cas posée à l’assemblée générale prévue ce matin à 10h qui sera suivie d’une 3e médiation à 11h.

« Une prise d’otage depuis un mois »

Dans ce contexte, les médecins ont aussi fait savoir leur mécontentement ce jeudi. Par une action simple et symbolique: la suspension de leur activité au sein de la clinique Médipôle depuis hier 8h et jusqu’au mardi 26 mai, date du prochain conseil d’administration de la Commission médicale d’établissement (CME), « sauf si la grève s’arrête ». « On veut travailler dans des conditions correctes et que nos patients soient en sécurité ». C’est via un courrier adressé à l’ARS des Pyrénées-Orientales et au directeur de l’établissement de santé, Valéry Folcher, mercredi soir, qu’ils ont fait connaître leur décision. Le directeur départemental adjoint de l’ARS, Rémi Cros, précisait cependant qu’« un service minimum, à savoir les urgences vitales, serait assuré ». « Les médecins ont évoqué notamment des problématiques concernant les préparations pharmaceutiques et la sécurité devant l’établissement. La clinique a renforcé la sécurité et une réquisition de plus a été faite pour un préparateur en pharmacie ».

De son côté, le Dr Frédéric Perrot, chirurgien viscéral et président de la CME, s’explique : « On a décidé de suspendre l’activité. Nous allons tout de même gérer nos patients hospitalisés, mais nous ne rentrerons plus aucun nouveau patient en clinique ». « Nous ne pouvons plus assurer notre travail dans de bonnes conditions. D’un jour à l’autre, nous ne savons pas si les personnels soignants seront présents ou non. Même s’il y a des réquisitions, certains ne viennent pas. Donc c’est compliqué. Il nous a été demandé, dans ce contexte de grève, de procéder aux opérations avec des urgences vitales. Mais à quel moment y a-t-il urgence ? L’ARS ne se positionne pas. C’est à l’appréciation des médecins mais si une personne n’a pas été prise en charge et que son état se dégrade, ce sera de notre faute », poursuit le Dr Perrot.

Le médecin avoue avoir « conscience de la situation », mais déplore « une prise d’otage depuis un mois ». « On essaye d’opérer mais c’est compliqué, confesse-t-il. On subit ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 22 mai 2026)

Médipôle. La grève reconduite jusqu’à ce matin au moins, la médiation doit se poursuivre (L’Indep)

Après l’apothéose des crispations qui ont rythmé, mardi, le 26e jour de la grève à la clinique Médipôle de Cabestany, syndicats et direction ont rencontré ce mercredi le « spécialiste reconnu de la médiation ». Serge Deltor, a été nommé la veille en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties, totalement interrompu depuis le matin même dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). Depuis que la direction avait retiré toutes ses propositions de négociations et annulé le rendez-vous prévu avec les représentants des salaries (photo M.C.).

Ce mercredi, les réunions avec le médiateur se sont tenues à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). « Le médiateur et les deux parties se sont réunies, c’était une première prise de contact, indiquaient du bout des lèvres les services de la préfecture ce mercredi soir. Le médiateur prend ses marques. Il faut lui laisser le temps d’évaluer la situation ».
La discrétion reste de mise ce mercredi.

Les syndicalistes n’en diront pas plus, non plus, sur les évolutions des discussions. « Nous tiendrons ce jeudi une assemblée générale à 10 heures devant la clinique. La médiation reprendra à 11 heures », communiquait ce mercredi soir la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani.

Le combat continue.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Médipôle. Comment les négociations ont plongé dans un coma artificiel (L’indep)

Cette 26e journée de grève a la clinique Médipôle aura marqué un tournant dans le mouvement ce mardi. Les négociations ont été totalement arrêtées, la direction retirant ses propositions et menaçant même de fermer la clinique privée de Cabestany si le conflit s’enlisait encore plus. Explications.

Les tensions auront atteint leur paroxysme ce mardi. Au 26e jour du conflit opposant syndicats et direction dans le cadre des « négociations annuelles obligatoires » (NAO), le dialogue s’est soudainement rompu. Ce mardi matin, lors d’une assemblée générale devant l’entrée de la clinique de Cabestany, la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani révélait aux grévistes que la direction avait retiré, quelques heures plus tôt, « toutes ses propositions mises sur la table, avant de raccrocher ». Et avait annulé le rendez-vous de négociations prévu initialement à midi. Une information confirmée par la direction de la clinique.

Revirement impensable pour certains grévistes puisque des salariées du service HAD, pour hospitalisation à domicile, imaginaient le scénario inverse en se rendant à la clinique ce matin. « Honnêtement, on pensait que nous allions accepter les dernières propositions de la direction. Nous pensions même finir la journée de travail normalement. Jamais nous aurions envisagé que la direction retire ses propositions ce matin. » Pour mémoire, les dernières « offres » de la direction se résumaient à : 500 € de prime pouvoir d’achat (contre 700 € demandés par les syndicalistes), un intéressement aux bénéfices de 1 500 € (avec la demande des syndicats d’un seuil calculé non plus sur l’activité mais sur les séjours, soit le nombre de patients) et une prime annuelle pérenne de 400 €, que la direction avait proposé de mensualiser.

La clinique privée bientôt fermée?

Mais qu’est-ce qui a donc mis le feu aux poudres ? Pour comprendre, il faut se retourner sur la décision du tribunal administratif de Montpellier rendue la veille tardivement. Car ce lundi, la justice a donné raison aux syndicats. Ils l’avaient saisie après la décision du préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe, de réquisitionner, malgré la grève, certains salariés afin de garantir le maintien d’un service minimum à la clinique. Les syndicats ont attaqué certaines réquisitions, selon eux « abusives ». Elles ont été annulées par le tribunal administratif. Selon Anne-Laure Affani, toutes les réquisitions des prochains jours pourraient encore donner lieu à une procédure.

Une situation incompréhensible pour la direction qui dénonce « un niveau de blocage inédit ». Et elle va plus loin en accusant les salariés grévistes de créer une situation qui mettrait « directement en péril la sécurité et la continuité des soins des patients, ce qui est totalement inacceptable ». Allant même jusqu’à lâcher : « ce qui revient à prendre les patients en otage ». La direction se défendait d’avoir voulu rompre le dialogue social mais elle reprochait le recours au tribunal administratif qui montrerait, selon elle, « une défiance des organisations syndicales vis-à-vis de l’obligation de continuité des soins et même de l’autorité préfectorale ».

Face à cette conjoncture inextricable, la direction demandait ce mardi « l’intervention d’un médiateur externe ». Une requête entendue en début de soirée par le préfet des Pyrénées-Orientales qui nommait en urgence un « spécialiste reconnu de la médiation » (voir encadré ci-dessous). Un peu plus tôt dans la journée, la direction avait brandi la menace de fermer la clinique si la situation continuait à s’enliser. « La direction de l’établissement envisage également de transférer certains patients vers d’autres établissements hospitaliers de la région et de fermer temporairement l’établissement si cela s’avérait nécessaire. »

À Médipôle, le dialogue social semble mis sous respirateur artificiel.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 20 mai 2026)

Le préfet nomme en urgence un
« spécialiste reconnu de la médiation »

Face au nouveau palier de crispation franchi ce mardi dans le mouvement de grève à la clinique Médipôle, le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe a annoncé en début de soirée sur ses réseaux sociaux désigner un médiateur spécialiste. Le représentant de l’État précisait : « En accord avec les deux parties, je désigne Serge Deltor pour poursuivre le travail de médiation bien engagé par la DDETS (Direction départementale emploi, travail, solidarité des Pyrénées-Orientales). Monsieur Deltor est un spécialiste reconnu de la médiation et de la question des conditions de travail. Il sera à pied d’œuvre dès le 20 mai ».

Le préfet assurait ainsi vouloir poursuivre son action « de médiation impartiale pour une sortie de crise ». La semaine dernière déjà, une médiation menée par l’inspection du travail avait été mise en place.

Le représentant de l’État est aussi revenu sur les arrêtés de réquisitions qu’il avait pris afin de « garantir la continuité des soins » malgré la grève. « Ces réquisitions ont donné lieu à deux recours devant le tribunal administratif de Montpellier: Le 18 mai, le tribunal a suspendu certains arrêtes de réquisition.
Le 19 mai, il a validé de nouveaux arrêtes en confirmant leur légalité »
, écrivait Pierre Regnault de la Mothe. Et il assurait : « les services de l’ARS et de la préfecture tiennent compte, bien sûr, des remarques du juge administratif. Notre objectif est simple : assurer une juste conciliation entre l’impératif de continuité des soins et le droit de grève. »

25 jours de grève et toujours pas d’accord à la polyclinique Médipôle (L’Indep)

Ce lundi 18 mai 2026, les négociations entre la direction et les représentants du personnel ont repris en présence de l’Inspection du travail à la clinique Médipôle de Cabestany. Les salariés doivent se réunir ce mardi matin à 10 heures pour débattre des nouvelles propositions de la direction et décider de la suite du mouvement.

Le contraste est saisissant. Grévistes assis dans l’herbe ou attablés, chants… lors du repas et du début d’après-midi, l’ambiance était conviviale devant la clinique Médipôle de Cabestany. Cependant, en fin d’après-midi, à l’issue de la nouvelle séance de négociation avec la direction, tous faisaient grise mine.

Après avoir rencontré les deux parties vendredi dernier, l’Inspection du travail, mandatée par le préfet pour tenter de débloquer les discussions, était représentée lors de la séance. Lors de celle-ci, la direction a fait évoluer ses propositions. Mais visiblement pas assez aux yeux de nombreux salariés présents lors du débriefing que les élus du personnel ont organisé sur les coups de 17 heures, ce lundi.

« La prime de partage de la valeur (qui serait versée en juin 2026, NDLR) passerait de 300 à 500 euros », a dans un premier temps annoncé la déléguée syndicale CFDT Helene Masse. « La prime cotisée pérenne resterait à 400 euros (par an, à partir de janvier 2027), mais le seuil de déclenchement de l’intéressement a changé. On serait quasiment sûrs d’avoir 1 500 euros par an jusqu’en 2031. »

Précision utile : concernant la prime cotisée pérenne, elle pourrait, selon les syndicats, augmenter peu à peu à partir de 2028, au gré des négociations annuelles obligatoires (NAO). « Dernière chose : au niveau des conditions de travail, un organisme qui fait partie de l’Inspection du travail va venir dans chaque service, puis émettra des préconisations et vérifiera ensuite qu’elles sont bien appliquées », a ajouté Hélène Massé.

À l’annonce de ces nouvelles propositions, les grévistes, dont l’une des principales revendications était l’obtention d’une prime cotisée pérenne de 1 500 euros afin de sécuriser leurs revenus, n’ont pas paru particulièrement enthousiastes. « Ça met le moral dans les chaussettes, mais il faut être solidaires », a souligné la déléguée syndicale CGT Kate Level. « Demain à 10 heures, il faut que tout le monde soit là pour qu’on prenne une décision tous ensemble. »

La cinquantaine de grévistes qui étaient présents lorsque les déléguées syndicales sont sorties des négociations n’ont donc pas pris de décision pour le moment. Et pour cause : lors de leur assemblée générale de ce lundi matin, les salariés avaient d’ores et déjà prévu de se réunir pour décider de la suite du mouvement ce mardi matin. Histoire de se laisser le temps de la réflexion ?

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 mai 2026)

Sollicité par L’Indépendant, ce lundi, le groupe Elsan n’a pas donné suite.

Les syndicats attaquent certaines réquisitions au tribunal

Il s’agit de l’un des autres points de crispation du conflit.
Dans le secteur de la santé, le préfet peut, lors des grèves, réquisitionner certains salariés afin de garantir le maintien d’un service minimum.
Ce qu’il a fait dans le cadre du mouvement qui touche actuellement la polyclinique Saint-Roch.
Cependant, dans ce cas précis, les syndicats estiment que certaines de ces réquisitions seraient « abusives ».
C’est pourquoi ils ont attaqué plusieurs d’entre elles au tribunal administratif, qui a audiencé l’affaire ce lundi. Le tribunal ayant été saisi via une procédure en urgence (référé), la décision devrait être rendue rapidement.
Ce lundi, en fin de journée, les organisations syndicales n’en connaissaient cependant pas encore la teneur.
Pour mémoire, la question des réquisitions avait également été évoquée à la clinique Saint-Pierre de Perpignan, où la grève débutée en même temps qu’a Medipole s’est terminée mercredi dernier à la suite de la signature d’un accord.
Là-bas, c’est la direction qui avait mis l’accent sur ce point. En assurant que certains personnels «refusaient» d’être réquisitionnés.

A. A. (L’Indépendant, le 19 mai 2026)

Grève à Médipôle : l’Inspection du travail tente de relancer le dialogue (L’Indep)

Hier, une délégation de l’Inspection du travail s’est rendue à la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany afin d’aider représentants du personnel et direction à trouver un compromis à même de mettre fin à la grève débutée le 24 avril dernier.

La médiation promise par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, semble sur les rails. Ce vendredi matin, une délégation de la Direction de l’emploi, du travail et des solidarités (Deets) s’est rendue à la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany, où la grève débutée le 24 avril s’enracine, pour tenter de relancer le dialogue. La délégation a rencontré les représentants du personnel, puis ceux de la direction.

« L’Inspection du travail nous a surtout écoutés. Ils voulaient entre autres comprendre les points de blocage », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « Nous avons reformulé nos propositions par écrit en demandant que si elle prend des engagements, la direction le fasse également par écrit. »

De son côté, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, confirme que la direction de l’établissement a bien rencontré la délégation de l’Inspection du travail ce vendredi et qu’une nouvelle séance de négociation avec les représentants du personnel a été programmée ce lundi 18 mai.

Temps fort revendicatif ce lundi

Sur la page Facebook dédiée au mouvement, les syndicats ont également annoncé la tenue d’une nouvelle assemblée générale ce samedi à 11 heures, ainsi que le passage des élus dans les services au cours du week-end. Le temps fort revendicatif prévu lundi est maintenu.

Pour mémoire, la direction a mis sur la table ce mercredi soir le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, la reconduction pour 5 ans de la prime d’intéressement plafonnée à 1 500 euros par an, ainsi qu’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de 2027. Les syndicats (CGT et CFDT) réclament que la direction s’engage par écrit à porter cette dernière à 1 500 euros à compter de 2031, afin de remplacer la prime d’intéressement qui arrivera alors à échéance.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

Grève reconduite à Médipôle en attendant la médiation (L’Indep)

Hier, lors de leur assemblée générale, les salariés de la clinique Médipôle de Cabestany, en grève depuis 21 jours, ont une nouvelle fois décidé de reconduire leur mouvement ils ont juge insuffisantes les nouvelles propositions de la direction, formulées ce mercredi soir alors que le préfet venait d’annoncer la mise en place d’une médiation sous l’égide de l’Inspection du travail.

Les salariés de Médipôle n’ont finalement pas emboîté le pas à leurs homologues de la clinique Saint-Pierre de Perpignan, qui ont mis fin ce mercredi à la grève entamée le 24 avril. Ce jeudi matin, lors de leur assemblée générale, qui a réuni une centaine de personnes, les soignants en lutte de Cabestany ont décidé à l’unanimité de reconduire le mouvement et de solliciter le préfet afin qu’il mette en place le plus rapidement possible la médiation entre la direction et les représentants du personnel annoncée ce mercredi.

Le principal point à l’ordre du jour de l’assemblée générale concernait les nouvelles propositions formulées par la direction ce mercredi soir, dans la foulée de l’annonce du préfet.

À savoir : le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, l’octroi d’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de janvier 2027 et la reconduction pour cinq ans de la prime d’intéressement déclenchée à partir d’un certain seuil d’activité et plafonnée à 1.500 euros par an.

« Ces propositions ne satisfont pas les salariés, qui ont besoin de sécuriser leurs revenus », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « La prime pérenne de 400 euros sur laquelle s’est engagé le directeur devra être renégociée chaque année. L’idée est d’arriver aux 1 500 euros d’intéressement qui n’existeront plus dans cinq ans, de mettre en place un système qui prenne le relais. Mais le directeur a refusé de s’engager par écrit sur ce point. On ne demande pas la lune. Ça fait trois fois qu’on doit se battre pour garder le contrat d’intéressement. Les salariés en ont ras le bol. » Également présent lors de l’assemblée générale, le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, a indiqué avoir contacté le préfet pour lui demander de mettre en place d’ici ce vendredi la médiation promise entre la direction et les représentants du personnel. Médiation en laquelle les salariés de Médipôle, qui envisagent l’organisation d’une « action coup de poing » ce lundi, semblent désormais placer leurs espoirs.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, n’a pas donné suite.

Le préfet annonce que la médiatrice
se rendra sur place dès ce vendredi matin

La réaction du préfet, Pierre Regnault de la Mothe, ne s’est pas fait attendre. Ce jeudi, en début d’après-midi, dans la foulée de la reconduction de la grève, celui-ci a confirmé à L’Indépendant qu’il avait d’ores et déjà désigné comme médiatrice pour ce dossier une responsable de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (DDETS). Il a également annoncé que celle-ci se rendrait sur place dès ce vendredi matin. « Pour engager les discussions avec les deux parties »

Fin de la grève a la clinique saint-Pierre, « tensions » à Médipôle : le récit d’une journée sous haute pression (L’Indep)

La journée d’hier s’est révélée riche en rebondissements dans les cliniques Saint-Pierre de Perpignan et Médipôle de Cabestany. À la suite de l’intervention du préfet et de nouvelles propositions de la direction, les salariés de Saint-Pierre ont mis fin au mouvement en fin d’après-midi après vingt jours de grève. Du côté de Médipôle aussi, les négociations ont repris, mais elles n’ont pas permis de déboucher sur un accord. Le récit de vingt-quatre heures sous tension.

10 heures. En ce mercredi matin, la grève s’éternise dans les cliniques Médipôle de Cabestany et Saint-Pierre de Perpignan, toutes deux propriétés du groupe Elsan. Le combat, engagé pour obtenir le maintien du pouvoir d’achat des salariés et une amélioration des conditions de travail, dure depuis 20 jours. Les négociations semblent dans l’impasse. Lors de leur assemblée générale, les grévistes de Médipôle revoient leurs revendications à la baisse. Au lieu du 13e mois, qu’ils réclamaient afin de sanctuariser les sommes qu’ils percevaient jusqu’ici au titre de la prime d’intéressement, ils ont décidé de revendiquer une prime pérenne de 2.000 euros par an qui « coûterait un peu moins cher à la direction ».

La direction dénonce des « occupations illégales »

12 heures. A Saint-Pierre, après une réunion infructueuse en fin de matinée, une partie des salariés organise un sit-in devant les bureaux de la direction Le groupe Elsan évoque une « occupation illégale de l’établissement ». À Médipôle aussi, la tension monte d’un cran. Afin d’obtenir une nouvelle réunion de négociation, un groupe de salariés s’installe devant la porte de la direction pour « faire du bruit ». Le directeur territorial du groupe Elsan, Fabrice Derbias, évoque après coup « un envahissement », avec des « hurlements » et des « coups de poing assénés sur la porte pendant plusieurs minutes », qui ont conduit la direction de l’établissement à faire intervenir les forces de l’ordre pour ramener le calme. L’entreprise indique également avoir fait appel à un huissier pour constater la situation et « mandaté des avocats pour porter plainte ».

Le préfet annonce une concertation

15h30. Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, annonce sur les réseaux sociaux qu’il a décidé, « en accord avec les deux parties », d’engager une médiation placée sous l’égide de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (Inspection du travail). « Je souhaite que cette médiation soit de nature à faciliter la reprise d’un dialogue apaisé entre les représentants des directions et les représentants du personnel, souligne le représentant de l’État dans son post. Le niveau de tension atteint aujourd’hui n’est pas acceptable. J’appelle chacun à entrer dans une logique de négociation et d’apaisement. Je reste attentif à la continuité des soins, qui doit être assurée. Comme je l’ai déjà indiqué, je souhaite en particulier que la continuité des chimiothérapies soit assurée de façon systématique. »

Les négociations reprennent

16 heures. Les syndicats de la clinique Saint-Pierre, à qui la direction a proposé une nouvelle réunion après l’annonce du préfet, convoquent une assemblée générale en indiquant que de nouvelles propositions « décentes et acceptables » ont été formulées.

17 heures. Les salariés en lutte de la clinique Saint-Pierre votent à une large majorité la fin de la grève, tandis que du côté de Médipôle, les négociations reprennent entre la direction et les représentants du personnel.

19h30. À Médipôle, la réunion entre syndicats et direction s’achève sans qu’un accord de fin de conflit ait pu être conclu. « Nous avons fait des propositions qui sont remontées au groupe Elsan. La direction a également revu ses propositions. C’est mieux que ce qu’elle avait mis sur la table jusqu’à présent, mais moins que ce que l’on demandait », résume la déléguée syndicale CFDT Hélène Massé. « Pour l’heure, rien n’est signé, rien n’est acté. Nous organiserons une assemblée générale ce jeudi à 10 heures pour faire le point avec les salariés. »

A. A. (L’Indépendant, le 14 mai 2026)

Caisses de grève et concert de soutien

Au niveau salarial, le mouvement constitue un véritable sacrifice pour les grévistes. Et pour cause : à moins d’un accord sur ce point, les jours de grève ne sont pas payés. Le protocole de fin de conflit conclu ce mercredi à la clinique Saint-Pierre prévoit bien un étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois, mais en aucun cas leur paiement.

Toutefois, les salariés se sont organisés en amont pour amortir la perte de salaire, notamment en mettant en place des caisses de grève. Celle gérée par l’union départementale de la CGT contenait par exemple ce mercredi matin « près de 11.000 euros » et une autre cagnotte lancée en ligne « environ 2.000 euros » de plus.

« Nous allons recenser les grévistes et partager cet argent au prorata du nombre d’heures de gréve effectuées par chacun », explique une syndicaliste.

Un concert de soutien avec Nima (Nico des Raskai) et L’Agram est également prévu ce mardi 19 mai, de 18 heures à 22 heures, au parc Guilhem, à Cabestany, pour récolter des fonds.