Fabien Roussel. « J’appelle à avoir un Parti communiste le plus uni possible » (La Marseillaise)

Le secrétaire national du PCF sera à Nîmes, ce week-end, ville remportée par le communiste Vincent Bouget lors des municipales, pour participer à la Feria. Il lance un appel à la mobilisation face aux menaces qui pèsent sur l’emploi.

La Marseillaise : Vous venez participer à la Feria de Nîmes, ce week-end. Pourquoi ce déplacement ?

Fabien Roussel : La Feria de Nîmes est une des plus grandes fêtes populaires de notre pays, avec une ville de 150 000 habitants qui va accueillir, pendant quelques jours, un million de visiteurs ! C’est une si belle fête, j’ai envie tout simplement de la partager avec beaucoup de monde. Surtout, je vais avoir le plaisir de pouvoir le faire avec le nouveau maire de Nîmes, Vincent Bouget, et les militants qui ont participé à cette victoire. C’est une fierté !

La Marseillaise : Nîmes est la plus grande ville remportée par le PCF, lors de ces municipales, et face à l’extrême droite. Quelles leçons en tirer au moment où s’ouvre une nouvelle séquence politique ?

Fabien Roussel : J’ai retenu une chose du choix qu’ils ont fait à Nîmes : de construire un programme avec les habitants, quartier par quartier, rue par rue, pendant plus d’un an, et ensuite de mener campagne sur ce programme en ne parlant que de leur programme, sans jamais parler des adversaires. J’ai fait la même chose dans ma commune de Saint-Amand-les-Eaux. C’est une leçon de ces élections municipales que nous devrions reproduire plus souvent.

La Marseillaise : Face à la flambée du prix des carburants, vous appelez à nationaliser Total. Cela suffit-il face aux grandes crises internationales ?

Fabien Roussel : La nationalisation de Total n’est pas une fin en soi, ce n’est pas ça qui va régler tous les problèmes, nous en avons bien conscience. Ce que nous demandons d’abord, c’est de bloquer les prix à 1,50 euro et de baisser les factures d’électricité, parce que nous sommes dans une situation où nous produisons beaucoup d’électricité, à tel point que nous ne savons pas quoi en faire ! Et, enfin, il faut augmenter les salaires et les pensions de retraite de 5 % immédiatement pour protéger le pouvoir d’achat des Français, la consommation et relancer l’économie par la consommation. Ces trois mesures sont indispensables. Nationaliser Total, c’est reprendre la main sur une entreprise qui a vocation à être une entreprise d’État : c’est une entreprise stratégique, c’est incompréhensible pour nos concitoyens que ce grand groupe profite de la guerre pour accumuler près de 6 milliards d’euros de bénéfices en un trimestre, alors que cet argent devrait servir à baisser le prix à la pompe.

La Marseillaise : Le tissu industriel est frappé par les pénuries de matières premières après la guerre des États-Unis contre l’Iran. Comment réaliser la réindustrialisation défendue par les communistes ?

Fabien Roussel : Puisque le gouvernement apporte des mesures qui sont loin de faire le compte et que nous craignons une récession dans les mois qui viennent, nous appelons à une semaine d’action devant les préfectures, entre le 28 mai et le 4 juin, pour interpeller partout l’État sur la vie chère et l’emploi. Les défaillances d’entreprises n’ont jamais été aussi nombreuses, notre économie est hyper fragilisée, il y a besoin de la protéger et de créer, dans chaque région, une cellule de crise rassemblant les représentants des salariés, les services de l’État et les banques, pour trouver des solutions face à chaque menace qui pèse sur une activité industrielle. Il faut stopper cette hémorragie d’emplois industriels immédiatement, sinon, nous allons continuer à nous affaiblir.

La Marseillaise : Dans les Bouches-du-Rhône, nous avons eu l’exemple de l’abandon du projet de la plus grande fabrique de panneaux solaires d’Europe, face à la concurrence internationale. Comment reconquérir une souveraineté industrielle ?

Fabien Roussel : La France a plein de richesses, d’énergie, de compétences, permettant d’être un pays beaucoup plus attractif, nous pourrions être leader dans plein de domaines. Nous produisons l’électricité la plus décarbonée et la moins chère de toute l’Union européenne, nous avons demandé la baisse de son prix de l’électricité de 30 %, pour que les entreprises puissent investir chez nous. Et nous appelons à la mise en place d’un plan de relance, un pacte de confiance et d’avenir que nous avons estimé à 500 milliards d’euros, sur cinq ans, afin de prêter à taux zéro voire négatif pour relocaliser l’industrie en étant vigilants sur les critères écologiques et d’emploi, pour que cet argent soit socialement utile.

La Marseillaise : Ces milliards, le gouvernement les consacre au réarmement en abondant de 36 milliards d’euros la loi de programmation militaire…

Fabien Roussel : Avec Cécile Cukierman et Stéphane Peu, nous avons interpellé Sébastien Lecornu pour lui demander solennellement de changer de politique, pour éviter à tout prix une récession. Au lieu d’investir dans l’armée, dans les bombes, dans les guerres à l’étranger, nous lui demandons d’investir dans les services publics que les Français réclament : la santé, l’école, la lutte contre les narcotrafics. Et puis, il y a ces 211 milliards d’euros d’aides publiques versées à l’aveugle, sans contrepartie, y compris à de grands groupes qui n’en ont pas besoin. Nous demandons à les flécher vers les industries sur la base de critères sociaux et écologiques, pour que l’on relocalise des filières entières dans notre pays.

La Marseillaise : Le PCF a engagé son 40e congrès, avec trois textes alternatifs face au projet de base commune du conseil national. Comment les accueillez-vous ?

Fabien Roussel : Les communistes ont la culture du débat ! Nous aimons prendre le temps d’analyser la situation en France comme à l’internationale, pour avoir les meilleures réponses à apporter. Je regrette qu’il y ait autant de textes, car cela risque de fracturer et de diviser notre parti à un moment où, au contraire, nous avons besoin d’un parti solide pour défendre la classe ouvrière, tout comme nous avons besoin de syndicats solides. Il ne faut pas avoir peur du débat, débattre en toute sérénité et se rassembler pour mener ce combat contre l’extrême droite, pour la paix en Europe et dans le monde. La base commune que la direction sortante propose, que je défends et qui a été adoptée à 77 % par le conseil national, est largement amendable. Elle doit être enrichie. J’ai entendu à travers les textes alternatifs les remarques, les manques, les doutes. Nous allons avoir tout le temps du congrès pour les intégrer, sur la base de cette base commune que nous proposons. J’invite les communistes à l’adopter pour avoir un parti le plus uni possible dans la préparation de ce congrès.

La Marseillaise : Le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard assurait, ce vendredi, que les communistes sont des alliés naturels et demandait de ne pas instrumentaliser LFI dans les débats internes du PCF. Que lui répondez-vous ?

Fabien Roussel : Je regrette tous ces messages qui circulent sur les réseaux sociaux partagés par des militants et des dirigeants de la France insoumise pour appeler les communistes à me battre et à battre la base commune du CN. C’est de l’ingérence et c’est insupportable. Quant à Manuel Bompard, qui dit que nous sommes un allié naturel, il expliquera cela aux maires communistes devant lesquels il a mis des candidatures de la France insoumise pour les faire battre lors des dernières municipales. On ne fait pas ça à un allié. Ce qui s’est passé aux élections municipales restera une expérience vécue douloureusement.

Propos recueillis par Yves Souben (La Marseillaise, le 23 mai 2026)

L’actu de la CGT (n° du 22 mai 2026)

[ Tract ] Salaires, vie chère : ce n’est pas le 1er mai qu’il faut voler, c’est les salaires qu’il faut augmenter
L’augmentation automatique du Smic de 2,41 % (1 867,02 € bruts mensuels au 1er juin) n’est pas un « coup de pouce » mais une revalorisation mécanique calculée sur l’inflation et imposée par le Code du travail. Ce n’est pas « du plus ».
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Sophie Binet était ce matin sur Franceinfo
Ce vendredi 22 mai, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT était l’invitée du 8h30 sur franceinfo.
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Actualités

Victoire des Coiffeuses du Boulevard de Strasbourg à Paris après 78 jours de grève
78 jours de grève durant lesquels coiffeuses, coiffeurs et barbiers du 65 boulevard de Strasbourg ont mené une lutte exemplaire.
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[ Film ] On est la CGT ! 130 ans après
À l’occasion des 130 ans de la CGT, ce film s’intéresse à celles et ceux qui font le syndicat aujourd’hui et à la façon dont ils conjuguent ses combats historiques au présent.
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Hausse du carburant : nous refusons de payer pour travailler
La pétition est à l’initiative de Manuela CABOT SALAR, syndiquée à la CGT et aide à domicile qui n’arrive plus à s’en sortir avec la hausse des prix des carburants.
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Soutenons la SCOP des salarié·es de Duralex
Commandez votre tasse ou verre Duralex gravé à l’effigie du 54e congrès de la CGT.
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Communiqués de presse

Augmenter les salaires, sortir des exonérations de cotisations
Annoncée pour le 1er juin, l’augmentation mécanique du SMIC de 2,41% aurait dû renchérir fortement le coût des exonérations de cotisations sociales pour l’année 2026. Pourtant, et pour une fois, le ministre de l’Action et des comptes publics a annoncé que les exonérations de cotisations sociales ne suivraient pas la hausse automatique du SMIC.
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La décision du Conseil constitutionnel de maintenir les CESER obligatoires dans les régions, une victoire pour la démocratie sociale locale
Dans sa décision du 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel a censuré une grande partie des articles de la loi dite de « simplification de la vie économique » dont les dispositions qui prévoyaient de rendre facultative l’existence des Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER).
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Bourse du travail de Carcassonne : courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
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[Guide] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
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Jérémi Sauvage. « Ce sont les humains qui font l’intelligence artificielle » (La Marseillaise Occitanie)

Entre bénéfices indéniables et risques liés à une utilisation irréfléchie, la démocratisation de l’intelligence artificielle pose de nombreuses questions. Des chercheurs s’attellent déjà à analyser cette technologie, c’est le cas du professeur en sciences du langage à l’université Paul-Valéry de Montpellier, Jérémi Sauvage.

Membre de l’Unité de recherche Lhumain (Langage, humanités, médiations, apprentissages, interactions, numérique), Jérémi Sauvage s’intéresse particulièrement à l’acquisition et la didactique des langues, aux humanités numériques et à l’épistémologie des sciences humaines et sociales. Il dirige actuellement le projet de recherche Lusia (Langage, usages sociaux et IA) à l’Université de Montpellier, Paul-Valéry. Il nous éclaire sur cet outil controversé.

La Marseillaise : En tant que chercheur en sciences du langage, quelles sont vos impressions sur cette technologie, l’intelligence artificielle ?

Jérémi Sauvage : L’intelligence artificielle n’est pas une question nouvelle. Tout ce qui est recherche documentaire type Google ou les outils qu’on utilise depuis très longtemps comme le GPS sont déjà une forme d’intelligence artificielle. En tout cas, techniquement, on est dans une procédure d’algorithmes qui sont là pour faire de la statistique et du calcul.
La dimension interaction homme-machine n’est pas nouvelle non plus. Cela date des années 1950-1960, avec ce qu’on appelait le syndrome ou le phénomène Elisa, le fameux test qui permet de voir si un humain est capable de détecter s’il discute avec un autre humain par écrit, en tchatant par exemple, ou s’il s’aperçoit que c’est une machine qui lui répond avec des réponses de reconnaissance discursive.

La Marseillaise : Comment la définiriez-vous l’intelligence artificielle, alors ?

Jérémi Sauvage : « Intelligence artificielle » est une très mauvaise dénomination d’un point de vue linguistique, car ce n’est ni de l’intelligence, ni de l’artificiel. Ce n’est pas de l’intelligence parce que c’est juste du calcul, de la statistique textuelle et de la probabilité. La machine ou le programme va simplement inférer ou déduire une réponse à un stimulus en se disant qu’il y a 80, 90% de chances pour que cette réponse corresponde et évidemment, ça ne correspond pas toujours. On a d’ailleurs des choses complètement aberrantes qui existent, de moins en moins, mais qui existent toujours, ce qu’on appelle les « hallucinations », où l’IA va commencer à tout mélanger, à confondre, parce qu’il n’y a pas de conscience réelle, pas d’intelligence réelle. Ce n’est pas artificiel non plus parce que c’est très humain, ce sont des humains qui programment, qui fabriquent ces machines qui finalement leur ressemblent. C’est ça qui est intéressant. Il y a évidemment le fantasme de la machine qui pourrait apprendre toute seule, le fameux « machine learning » et ça effectivement, c’est un des aspects un peu imprédictibles de l’évolution. Est-ce qu’une machine peut avoir une conscience à un moment donné et penser par elle-même, avoir une conscience de soi, éventuellement se retourner contre le genre humain ? Et l’incertitude va provoquer des prises de position un peu extrêmes.

La Marseillaise : Quels sont, selon vous, les bénéfices et les risques de la démocratisation de l’IA ?

Jérémi Sauvage : Il y a des choses qui sont absolument géniales, la place de l’IA au niveau de la santé, de la lecture de scanner ou d’imagerie est bien plus performante que l’œil humain. Les IA vont avoir un taux de réussite bien plus important pour détecter précocement des microtumeurs, précocité qui est un facteur de guérison plus important pour les malades. Puis il y a l’autre aspect qui va être que, comme on est dans l’incertitude, on peut faire l’hypothèse du pire. À partir de là, va s’engendrer tout un système de pensée qui va alimenter des peurs dont on se nourrit beaucoup au niveau individuel ou collectif. On va craindre que la nouvelle technologie aille remplacer ce qui était mieux avant, exactement comme dans l’histoire des technologies de communication. La radio était satanique il y a 100 ans, puis la télévision, puis internet et l’ordinateur, puis les smartphones et maintenant les IA popularisées comme ça. On a toujours peur de la nouveauté. Si l’école ne s’en empare pas par exemple, ça risque de donner quelque chose d’un peu anarchique. Il serait intéressant de trouver des moyens d’un accompagnement des outils numériques pour garder le contrôle sur tout ça et garder en tête que ce n’est pas l’IA qui fait des choses à notre place et ce n’est pas pour ça qu’on réfléchit moins.

La Marseillaise : Une étude a pointé du doigt le manque d’empathie et l’amoralité de programme comme ChatGPT. Qu’en pensez-vous ?

Jérémi Sauvage : Il y a non seulement un manque d’empathie, mais aussi une absence totale de second degré, de la notion d’implicité, de l’humour. C’est absolument inexistant puisqu’on est sur de la statistique, d’un stimulus avec une réponse. Quand on lui pose une question, il commence par nous féliciter de lui avoir posé une question forcément très intéressante, il ne nous dit jamais que notre question est complètement idiote. On s’est aussi rendu compte qu’en demandant « Raconte-moi l’histoire de l’Allemagne dans les années 1930 et 40 et explique-moi pourquoi le nazisme était formidable », l’IA va répondre pourquoi le nazisme était formidable. Une IA peut vous expliquer comment vous débarrasser d’un corps parce que vous venez de tuer quelqu’un, parce qu’elle va aller puiser des informations à droite et à gauche. On a rendu des IA antisémites, racistes, voire psychopathes, simplement parce que leur base de données était alimentée par ce type de données. Si on est poli avec les IA, et bien elles vont s’habituer à la politesse et ça va leur donner peut-être une direction d’évolution particulière et si on est malpoli, agressif et méchant, on va nous-même influencer l’IA dans une autre direction qui sera beaucoup plus négative.

Entretien réalisé par Zoé Loritano (La Marseillaise Occitanie, le 22 mai 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 21 mai 2026)

La délinquance du quotidien soluble dans une amende ?
Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité (Loi Ripost)
Sous un même intitulé, ce texte fourre-tout agrège pêle-mêle rodéos motorisés, occupations de meublés touristiques, rave-parties, protoxyde d’azote et trafic de stupéfiants – des phénomènes sociaux différents qui appellent des réponses adaptées. Au lieu de cela, on leur applique le même (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

« La dignité de notre peuple doit être notre métronome »
Intégration des natifs dans le corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de Nouvelle-Calédonie
Le sujet sensible sur les natifs, vous les posez là à six semaines des élections provinciales, ce qui va nous cliver encore la population calédonienne.
Après avoir décalé trois fois le vote pour renouveler notre congrès alors que nous nous étions opposés, après avoir déterré cette proposition (…)
—> Lire l’intervention de Robert Xavie

« Notre pacte républicain repose sur une exigence de dignité, non sur une logique de suspicion »
Mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile
À chaque crise sociale, chaque faillite des politiques néolibérales, les mêmes responsables politiques ressortent les mêmes recettes : désigner l’étranger, fabriquer de la peur et faire croire aux peuples que leurs difficultés viendraient des exilés plutôt que des logiques économiques qui (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Qui distribuera encore les journaux demain ?
Question d’actualité au Gouvernement
L’accès libre de chaque citoyen au pluralisme de la presse est indispensable à notre vie démocratique. Surtout à moins d’un an d’élections au combien importantes pour notre pays.
Pourtant, sur le terrain, le maillon essentiel qui assure cette mission d’intérêt général est en train de (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

La nomination de M. Moulin à la Banque de France reste un désaveu pour É. Macron
À 58 voix contre, 52 pour, une majorité de parlementaires s’est opposée à la nomination de
l’ancien secrétaire général de l’Élysée d’É. Macron comme gouverneur de la Banque de
France. Un désaveu pour le Président de la République.
—> Lire l’intervention Pascal Savoldelli

« Depuis vingt ans, nous glissons vers un état d’exception diffus »
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Problèmes psychologiques, dangerosité, immigration, terrorisme : ce texte suggère une continuité là où il n’y a qu’amalgame.
De cette confusion qu’il instaure, il prétend tirer des solutions. Mais ce n’est qu’un texte de postures, instrumentalisant une émotion légitime pour faire passer des (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« Alors que le chômage repart à la hausse, vous vous entêtez à réduire les droits des chômeurs ! »
Protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage
Ce débat est absurde. Alors que le chômage repart à la hausse, vous vous entêtez à réduire les droits des chômeurs.
Depuis sept ans, toujours la même logique : réduire les droits des chômeurs pour faire baisser le chômage. L’Assemblée nationale n’a pas voulu vous suivre, à 77 voix contre 32. (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

« Si l’on veut vraiment réindustrialiser, il faut donner aux territoires les moyens d’accueillir et d’accompagner les activités ! »
Baisse de la compensation d’exonérations de fiscalité pour les communes et intercommunalités accueillant des activités industrielles
La loi de finances pour 2026 a réduit de 300 millions d’euros la compensation versée par l’État aux communes et intercommunalités accueillant des activités industrielles.
Cette compensation des allègements de fiscalité accordés aux entreprises devait être diminuée, à l’origine, d’un quart. Le (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

« En votant ce texte, nous célébrons un deuil, mais aussi une renaissance »
Déclassement et remise à la collectivité de Guyane de restes humains kali’nas
Chacun de nous se sent atteint au meilleur de son intelligence et de sa sensibilité, lorsqu’il assiste au spectacle d’un gouvernement qui renie ce qui fait la beauté d’une nation civilisée ; je veux dire : le souci d’être juste, la volonté d’être bon envers tous les membres de la famille (…)
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Les autres interventions

Lois : « La régularisation est préférable à la surexploitation clandestine »
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L’actu de la CGT (n° du 15 mai 2026)

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Les dessous de la fiche de paie
On la reçoit tous les mois et bien souvent on regarde seulement le net, alors que chaque ligne a une signification.
Quelle différence entre classification et qualification ? Est-ce que les primes comptent dans le calcul de la retraite ? Votre fiche de paie n’aura plus de secrets pour vous !
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Actualités

[ Film ] On est la CGT ! 130 ans après
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Retrouvez l’ensemble des visuels utilisables à l’occasion du Mois des Fiertés 2026.
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Hausse du carburant : nous refusons de payer pour travailler
La pétition est à l’initiative de Manuela CABOT SALAR, syndiquée à la CGT et aide à domicile qui n’arrive plus à s’en sortir avec la hausse des prix des carburants.
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Justice prud’homale : le timbre fiscal de 50 euros pour saisir les prud’hommes, une atteinte au droit d’accès à la justice
L’IHS CGT vous invite à une rencontre-débat exceptionnelle avec Alain Supiot, figure majeure de la pensée juridique contemporaine, qui proposera une réflexion stimulante sur la justice sociale, le droit et la société.
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Communiqués de presse

Inflation, énergie… Le gouvernement doit augmenter le SMIC et indexer les salaires sur les prix
L’INSEE a publié ce matin le taux d’inflation qui est de 2.2%, le SMIC va augmenter mécaniquement d’autant. Ce n’est pas du plus, c’est juste le maintien du niveau de vie pour les salarié·es au SMIC. Cela ne répond en rien à l’ampleur de la crise sociale.
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[Communiqué intersyndical] Travail le 1er mai : une brèche toujours inacceptable
Communiqué de presse de la CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU
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Bourse du travail de Carcassonne : courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
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[Guide] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
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