Category Archives: Social
Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 27 octobre 2025)
Un débat budgétaire en faux-semblant
Notre groupe a soutenu la censure du Gouvernement. Vos projets budgétaires sont minoritaires, vous êtes cacophoniques sur les retraites. Dont acte.
« Nous proposons, vous débattez, vous votez », dites-vous. Mais la représentation nationale sera-t-elle vraiment souveraine ? L’abandon du 49.3 (…)
—> Lire l’intervention de Pacal Savoldélli
« Chaque mois, 40 maires démissionnent »
Encourager, faciliter et sécuriser l’exercice du mandat d’élu local
Chaque mois, quarante maires démissionnent, quatre fois plus qu’il y a dix ans : c’est un signal d’alarme, révélateur d’une colère, d’une lassitude et d’une impuissance face à un État qui demande de faire toujours plus avec toujours moins.
Confrontés à une bureaucratie complexe, à des budgets (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
Le gouvernement bloque le débat sur la proposition de loi de report des élections provinciales en Kanaky
Communiqué de presse
—> Lire l’intervention de Robert Xowie
L’impératif de former plus de soignants
Formation en santé
Il y a un an, notre groupe insistait sur la nécessité de former davantage de soignants. J’étais intervenue pour pointer la mise en œuvre chaotique de la réforme et l’insuffisante diversification des profils, sans oublier les difficultés de la réforme Parcoursup, notamment avec le doublement du (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin
Céder gratuitement aux hôpitaux les masques arrivant à péremption
Proposition de loi du groupe CRCE-K
La crise de covid-19 a rappelé l’enjeu de disposer d’un stock stratégique national de produits de santé, de médicaments et dispositifs médicaux comme des masques, des blouses et des gants.
En France, l’Agence nationale de santé publique est chargée de la gestion des stocks pour protéger la (…)
—> Lire l’intervention
Avec les visées impérialistes de Trump, le retour de la doctrine Monroe en Amérique du Sud
Communiqué de presse
Le Groupe CRCE-K exprime sa plus ferme condamnation face à l’escalade militaire et politique engagée par l’administration du président Donald Trump contre la République bolivarienne du Venezuela et, au-delà, contre l’ensemble des nations d’Amérique du Sud.
Depuis plusieurs semaines, la (…)
—> Lire l’intervention
Les vrais leviers de la cohésion nationale
Garantir la prééminence des lois de la République ?
Nous voyons régulièrement revenir des textes qui visent à opposer et à diviser : ce texte en est l’illustration.
Qui pourrait être contre la prééminence des lois de la République ?
Ce texte envoie en fait un message politique : la République serait menacée de l’intérieur.
C’est grave ! En (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
Une avancée contre les violences intrafamiliales
Se libérer de l’obligation alimentaire à l’égard d’un parent défaillant
Ce texte répond à une attente forte des victimes d’abus ou d’abandon de leur parent. Un enfant sur huit est victime de maltraitance et un sur dix d’inceste. L’obligation alimentaire contraint chaque jour un enfant à subvenir aux besoins de ses parents, y compris lorsqu’il en a été victime. Aux (…)
—> Lire l’intervention de Évelyne Corbière Naminzo
De la micro-entreprise à la macro-précarité : il est temps d’agir
Garantir un cadre fiscal pour les micro-entrepreneurs et petites entreprises
En décembre dernier, le Gouvernement glissait dans le PLF un amendement abaissant le seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros – grâce à la seconde délibération, qui a balayé tous les amendements de justice fiscale que la gauche avait fait adopter. De telles méthodes ne sauraient devenir (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros
L’édito du webzine. Budget 2026, la purge continue
Pour économiser 200 millions d’euros, le gouvernement envisage de relever à 18 ans l’âge de revalorisation des allocations familiales, sans demander l’avis au Parlement. Sébastien Lecornu n’a même plus besoin de 49.3 pour squeezer le débat parlementaire.
Le gouvernement envisage de réduire les prestations sociales pour réaliser des économies en augmentant l’âge de revalorisation des allocations familiales de 14 à 18 ans pour le deuxième enfant.
Actuellement, les allocations familiales sont augmentées lorsque le deuxième enfant atteint 14 ans, avec des montants variant de 18,88 euros à 75,53 euros par mois selon les revenus du foyer. Si cette nouvelle mesure est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur en mars 2026 et entraîner une perte sèche pour les familles d’environ 200 millions d’euros par an. L’impact de cette mesure serait très lourd notamment pour les familles monoparentales et les familles modestes.
Le ministère de la Santé justifie cette décision par une étude de sa Direction des études statistiques, qui remet en question les coûts associés aux enfants de moins et de plus de 14 ans, suggérant que le soutien devrait être ajusté en fonction des dépenses réelles.
Le projet de décret concernant les allocations familiales sera examiné en parallèle du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, le gouvernement a choisi de ne pas l’inclure dans ce projet de loi donc pas de débat parlementaire
Une atteinte à l’esprit de la Sécurité sociale
Cette décision constitue une atteinte aux Droits de l’Enfant dont les besoins en matière d’éducation, santé, loisirs augmentent à l’adolescence et méritent la solidarité et le soutien du gouvernement. Elle constitue une atteinte au budget des familles modestes, les familles monoparentales pour lesquelles les allocations familiales sont indispensables. Elle constitue une atteinte à l’esprit de la sécurité sociale fondée il y a 80 ans par Ambroise Croizat, ministre communiste. Une sécurité sociale dont le principe est : Chacun reçoit selon ses besoins et cotise selon ses moyens.
Dans le même temps, le gouvernement refuse obstinément de taxer les grandes entreprises (LVMH, Auchan, Michelin, Arcellor Mital …) qui reçoivent chaque année 211 milliards d’aides fiscales et d’allégement de cotisations sociales de l’État.
L’argent public doit servir enfin l’intérêt général et améliorer notre vie. La justice fiscale, ça urge ! Taxe Zucmann, Impôt de Solidarité sur la Fortune… Des dizaines de milliards que la gauche veut arracher.
Dominique Gerbault
Communiqué de presse de l’UCR-CGT. Les retraité∙es ne sont pas les vaches à lait du gouvernement !
Alors que le PLFSS 2026 n’a pas encore été débattu à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a fait valider en conseil des ministres exceptionnel du 23 octobre 2025, une lettre rectificative au PLFSS 2026.
Non content de geler les pensions en 2026, de les revaloriser de 0,4 % en dessous de l’inflation de 2027 à 2030, le gouvernement Lecornu alourdi la facture pour financer le pseudo décalage de l’application de la réforme des retraites 2023, dont le coût est estimé à 100 millions d’euros pour 2026 et 1,4 milliards d’euros en 2027.
Il faut donc trouver de nouvelles ressources.
Le gouvernement les a trouvés principalement chez les retraité·es !
Elles et ils seront, à nouveau, mis à contribution par une nouvelle sous-indexation des pensions en 2027. Les pensions seront sous-revalorisées de 0,9 % par rapport à l’inflation. Autrement dit, 2027 sera une nouvelle année blanche pour les pensions des retraité·es.
Cette mesure est une attaque sans précédent contre le niveau de vie des retraité·es.
L’UCR-CGT appelle l’ensemble des retraité·es à se mobiliser massivement, dans les rassemblements et manifestations, le 6 novembre 2025.
Montreuil, le 23 octobre 2025
L’actu de la CGT (n° du 24 octobre 2025)
Budget Lecornu : un concentré de violence sociale
Face à la mobilisation massive de la population, le premier ministre a été contraint à renoncer au vol de deux jours fériés, et à « suspendre » en décalant la réforme des retraites. Malgré tout, le budget qu’il présente reste bien pire que celui de son prédécesseur.
—> Lire l’article de décryptage
« Suspension » ou blocage de la retraite à 64 ans, quel impact pour vous ?
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Actualités
Salaires : 9 raisons de contacter la CGT en territoire
Pour gagner des augmentations générales de salaires, souvent pendant les périodes des négociations annuelles, un syndicat peut s’appuyer sur les organisations interprofessionnelles CGT.
—> Lire la suite
16 associations et syndicats attaquent l’État
Sanctions contre les allocataires du RSA : 16 associations et syndicats attaquent l’Etat
Un collectif demande au Conseil d’État l’abrogation du décret sur les sanctions infligées aux allocataires du RSA et aux chômeurs.
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[Dossier] L’urgence c’est d’augmenter les salaires
L’inflation est amplifiée par les profits. L’urgence est d’augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux.
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Pétition et simulateur pour un prix juste de l’énergie
Signez la pétition de la CGT de l’énergie pour réduire les factures d’énergie, lutter contre la précarité énergétique et augmenter les salaires.
—> Signer la pétition
Communiqués de presse
Le patronat empêche la revalorisation des retraites complémentaires : inacceptable
Alors même que les réserves de l’organisme sont au plus haut à 88 milliards d’euros, soit le double de ce qui est exigé, le patronat a refusé de voter toute autre proposition que 0.2 % d’augmentation, et a profité des règles de vote en sa faveur pour empêcher tout accord.
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Les députés doivent voter contre le report du vote des élections provinciales en Kanaky
Pour l’USTKE et le FLNKS, ce report constitue une remise en cause de la logique de co-construction issue des Accords de Matignon et de Nouméa.
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ARPÈGE : un fiasco définitif, un scandale d’État
Depuis octobre 2024, le logiciel ARPÈGE, développé par Sopra Steria et imposé par la CNAM, a plongé les CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée dans un chaos sans précédent.
—> Lire le communiqué
Vie Ouvrière spéciale 80 ans de la Sécu. Prix : 9,50 €
Pour en savoir plus, lisez le numéro 14 de la Vie Ouvrière : « La sécu : une idée toujours révolutionnaire ».
Plongez dans l’histoire de cette conquête syndicale essentielle et découvrez dans ce numéro comment la lutte collective reste une force pour que ce rêve de justice ne soit jamais détricoté !
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L’édito du TC par de René Granmont. Ensemble !
On change de Premier ministre presque chaque matin, mais le projet de budget reste absolument le même entre austérité et militarisme. C’est que, pour maintenir au plus haut les profits, le grand capital a besoin de détruire tous les conquis sociaux et démocratiques, de laminer le droit, de mettre le feu à l’État social. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir, y compris de laisser pousser les graines du fascisme sur le terrain d’un régime institutionnel en décomposition.
De plateau en plateau, la cohorte des éditorialistes et des économistes vient débiter les mêmes mots, dette, ordre, submersion migratoire, réduction des dépenses, rejet de l’assistanat, lourdeur des charges et des normes, économie de guerre… pour que l’ouvrier, le petit paysan, l’artisan, le retraité acceptent sans broncher d’être encore plus sacrifiés au profit des grandes fortunes et des milieux d’affaires. Tout est fait pour brouiller les pistes, empêcher de comprendre, décourager, détourner les regards du fait essentiel : il n’y a pas de majorité dans le pays pour des politiques de soutien au capitalisme. Alors la même cohorte vient clamer que le pays est trop fragmenté pour être gérable…
Pourtant, il n’y a pas trente-six blocs politiques, il n’y en a que deux ! L’un est la gauche, les progressistes et les écologistes dans leur diversité qui, non sans difficultés certes, se sont mis d’accord sur un programme minimal : celui du Nouveau Front populaire. L’autre est la droite qui, de plus en plus, fait mouvement vers l’extrême droite qui, elle-même, fait mouvement vers la droite. Ensemble elles combattent de toutes leurs forces tout ce qui, de près ou de loin, remet en cause les intérêts du capital et des grosses fortunes. Ensemble elles prônent un « ordre nouveau » contre les acquis sociaux et démocratiques. Ensemble, elles sont prêtes à tout, même au pire, pour maintenir la domination sans partage de la haute bourgeoisie.
Or, on voit combien les seuls cadres institutionnels ne suffisent pas à ouvrir une issue pour les intérêts des salariés et de l’ensemble des travailleurs. Il y a donc nécessité que toutes les forces qui agissent pour la transformation sociale et écologique s’attellent à la construction d’une solide unité populaire. Tâche difficile certes. Mais la situation est devenue si dangereuse qu’aucun effort ne doit être négligé pour une union de qualité nouvelle comme avaient commencé à le faire les parties prenantes du Nouveau Front populaire.
Nicolas Sansu. « Les macronistes veulent aller jusqu’aux ordonnances » (La Marseillaise)
Nicolas Sansu, député communiste et secrétaire de la commission des Finances, dénonce une « alliance » entre « la droite et l’extrême droite », à l’occasion de l’examen du budget. Entretien.
La Marseillaise : Comment se passe jusqu’à présent l’examen du projet de loi de finances (PLF) en commission ?
Nicolas Sansu : On voit une petite alliance droite-extrême droite, ça donne le la sur ce que sera ce budget dégueulasse. Ils vont tout faire pour qu’il n’y ait aucune nouvelle recette qui taxe les plus riches. Les amendements sur la taxe Zucman, sur l’héritage et sur le pacte Dutreil vont être ratatinés. Ça va être très compliqué, le rapport des forces n’est pas bon. À partir du moment où l’extrême droite fait le lit de la Macronie sur toute la partie recette, c’est fini. L’amendement qui prévoit l’indexation de l’impôt sur le revenu sur toutes les tranches a été refusé, c’est incroyable. C’est-à-dire qu’accepter l’indexation sur la première tranche seulement, c’est mettre des gens dits « de la classe moyenne », dans la difficulté. Certains vont basculer dans une autre tranche.
La Marseillaise : C’est l’imposture sociale du RN qui est dévoilée au grand jour ?
Nicolas Sansu : Aujourd’hui, le RN c’est la béquille de la Macronie. Ils prennent très peu la parole. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils ne votent pas des recettes supplémentaires, mais veulent des dépenses supplémentaires. Ce qu’ils font n’a aucun sens.
La Marseillaise : Le « socle commun » – le camp présidentiel et LR – a déposé à lui seul plus de 750 amendements. Dans quel but ?
Nicolas Sansu : L’objectif est d’aller jusqu’aux ordonnances. Ils se gardent cette possibilité sous le coude. Ils ont déposé beaucoup d’amendements en commission, mais ça ne suffira pas à empêcher le débat. Il ira au bout. S’ils veulent faire durer le débat en séance, ils le feront. Ça peut être un choix, ce serait inédit, mais c’est une possibilité.
La Marseillaise : Qu’attendez-vous du débat qui débute vendredi dans l’hémicycle ? On imagine que la question de la taxe Zucman prendra une grande place dans les discussions ?
Nicolas Sansu : L’avantage, c’est que ce débat sera davantage mis en avant dans le public. Pour nous, l’objectif sera de démontrer que certains ne veulent pas de la taxe sur 1 800 foyers qui ont plus de 100 millions d’euros de patrimoine. Les gens se feront assez rapidement leur avis là-dessus.
La Marseillaise : Hasard du calendrier ou pas, ce budget, austéritaire et antisocial, a été présenté la semaine dernière, alors que la fortune de Bernard Arnault a bondi de 16 milliards d’euros en une seule journée…
Nicolas Sansu : Il a gagné 19 milliards de dollars en un jour. Sa richesse a augmenté parce que l’action de LVMH a augmenté. Le problème, c’est qu’il y a tellement de moyens pour transformer les actions en revenus dans des holdings familiales sans jamais qu’ils payent d’impôts. Il transmet ça à ses enfants sans jamais rien payer. C’est insupportable.
La Marseillaise : Après l’examen du PLF, place au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui prévoit, entre autres, la suspension de la réforme des retraites. Comment abordez-vous cette bataille ?
N.S. : Le PLFSS, c’est une boucherie ! Les apprentis qui sont assujettis à la CSG, auxquels on va piquer 45 euros par mois sur leurs salaires, c’est dégueulasse !
Pour la suspension de la réforme des retraites, on demande au gouvernement de faire une lettre rectificative. Le risque, si le budget passe par ordonnance, c’est que le texte initial soit repris. Si la suspension de la réforme des retraites n’est pas dedans, c’est fini. Le gouvernement aurait dû s’affranchir de ça en faisant un projet de loi ad hoc. C’était réglé, il avait le droit. Mais le voulait-il ? C’est une autre question.
Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 21 octobre 2025)









