Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 22 juillet 2026)

« Le texte ne répond en rien aux urgences du monde agricole »
Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Cette loi d’urgence agricole était motivée par le souci de répondre à la colère paysanne de fin 2025 et début 2026.
La motivation première de cette colère, c’est la rémunération du travail paysan. Nos paysans ne demandent rien d’autre que de pouvoir vivre de leur travail.
Le texte issu de (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

La société de contrôle en marche
Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public (Ripost…)
Rave-parties, protoxyde d’azote, trafic de stupéfiants, meublés touristiques : les réalités sont différentes, les enjeux parfois sans rapport les uns avec les autres, mais votre réponse toujours la même – la répression. Pour vous, l’État ne protège plus, il contrôle ; il ne prévient plus, il (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Une interdiction pour communiquer, pas pour protéger
Protéger les mineurs des risques des réseaux sociaux
Nous l’avions dit en première lecture : l’interdiction ne constitue pas à elle seule une politique publique. Elle n’éduque pas, ne développe pas l’esprit critique, ne prépare pas les jeunes à maîtriser ces outils.
La CMP ne nous a pas fait changer d’avis. Elle a supprimé la liste noire, (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Contre la spéculation, pour une montagne habitée
Proposition de loi pour une montagne vivante et souveraine
En première lecture, Cécile Cukierman a rappelé que la montagne n’est pas qu’un paysage ou une destination touristique : c’est avant tout un territoire de vie, de travail, de production et de services publics, soumis à des contraintes particulières.
Le texte de la CMP comporte plusieurs (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Pour un football populaire contre le capitalisme sportif
Organisation, gestion et financement du sport professionnel
Je salue le parcours des Bleus et de Didier Deschamps. Mais à cette heure, un club mythique, celui des Girondins de Bordeaux, est plongé dans l’abîme. C’est l’histoire de la financiarisation du football français.
Détenu par M6, le club a été vendu à la hâte à un fonds de pension américain, (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Les autres interventions

Les questions orales : Faire payer les habitants, faire accuser les maires
Budget et fiscalité – Calcul des valeurs locatives cadastrales servant de base à la taxe foncière – par Céline Brulin – 22 juil. 2026

Les questions orales : RSA : contrôler, sanctionner… et abandonner ?
Solidarité – Réforme du RSA – par Michelle Gréaume – 22 juil. 2026

Journée internationale de la Paix du 21 septembre 2026. « Stop les guerres, stop les violences, stop la misère »

Le Collectif national des marches pour la paix appelle à multiplier les initiatives, partout du 19 au 26 septembre. L’espoir réside dans notre capacité collective à imposer d’autres choix que l’économie de la guerre et la guerre

Le Collectif national des marches pour la paix appelle les citoyennes et les citoyens, les organisations syndicales, associatives, politiques, culturelles, humanistes, philosophiques à multiplier les initiatives partout en France pour faire entendre l’immense aspiration de la population et des peuples à vivre en paix.

La situation internationale est d’une extrême gravité. Les guerres s’étendent, le droit international est trop souvent bafoué, les dépenses militaires augmentent massivement, les arsenaux nucléaires sont modernisés, et le risque d’une extension mondiale de la guerre, incluant l’utilisation possible d’armes nucléaires, ne peut être ignoré.

Dans ce contexte, le Collectif réaffirme son refus de la résignation et de la banalisation de la guerre. Depuis 2015, il rassemble près de 200 organisations nationales et locales autour d’un appel clair : « Pour la paix : stop la guerre, stop la violence, stop la misère. Exprimons notre volonté de vivre en paix dans un monde de solidarité, de justice, de fraternité. »

La guerre est toujours un échec. Elle détruit les vies, jette les populations civiles sur les routes de l’exil, aggrave les inégalités, nourrit les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et détourne des ressources considérables qui devraient être consacrées à l’emploi, aux salaires, à la santé, à l’éducation, au logement, aux services publics et à la transition écologique.

Nous refusons que les droits sociaux, les libertés, la dignité humaine, la sécurité des peuples et l’avenir des générations futures soient sacrifiés aux logiques de guerre, de domination et de militarisation. Le droit international doit primer sur la force. Les solutions politiques négociées doivent prévaloir sur la guerre et la violence. Une paix durable ne peut se construire sans justice sociale, justice écologique, coopération entre les peuples, respect de la souveraineté des États et réalisation concrète de tous les droits humains.

À travers cette mobilisation, le Collectif appelle à agir pour une sécurité humaine sur le plan national et mondial, construite sur les principes de la Charte des Nations Unies, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD, la mise en œuvre des huit domaines de la culture de la paix définis par les Nations Unies et la concrétisation des recommandations du GIEC pour lutter contre le réchauffement climatique.

Face à la spirale de la guerre, l’espoir réside dans l’action citoyenne, dans l’unité des forces sociales, syndicales, associatives, écologistes, féministes, humanistes, culturelles et politiques qui refusent la guerre comme horizon.

Le 21 septembre 2026, et durant toute la semaine du 19 au 26 septembre, le Collectif national des marches pour la paix invite donc à organiser partout des marches, rassemblements, débats publics, forums, concerts, expositions, initiatives culturelles, rencontres avec les élus, actions dans les quartiers, les villages, les entreprises, les écoles et les universités. Chaque initiative compte. Chaque prise de parole compte. Chaque présence dans l’espace public compte.

Le Collectif appelle également à prolonger cette dynamique autour de la Semaine des Nations Unies pour le désarmement (fin octobre-début novembre), en organisant des forums départementaux pour la paix afin de faire connaître les alternatives pour une sécurité humaine mondiale, portées par le collectif et fondées sur la réalisation concrète de tous les droits humains. Marchons ! Débattons ! Rassemblons-nous ! Agissons ! Ensemble pour la paix, la justice, les droits sociaux et les droits humains.

Le collectif national des marches pour la Paix – Juillet 2026

Communiqué de l’Union Confédérale des retraités CGT. Refusons l’économie de guerre

La situation internationale nous préoccupe avec la mise en place d’une « économie de guerre » qui a pour conséquences la diminution des budgets des services publics, de l’éducation, de la protection sociale…

La politique de Macron se traduit par un budget militaire de l’État de 32 milliards d’euros pour 2017, à 53,7 milliards d’euros en 2026, et une prévision de 67,4 milliards en 2030, soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.

La production militaire représente 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 65 % sont exportés, faisant de la France le deuxième pays exportateur d’armes dans le monde.

Pour maîtriser les comptes publics, le gouvernement impose ses choix : hors budget Défense, les budgets devront baisser de 4 milliards supplémentaires sur les dépenses de l’État, et de 2 milliards sur le champ social, notamment sur la Sécurité sociale.

Et le patronat cherche à imposer son agenda social, en exigeant des mesures d’économies supplémentaires sur le dos des salarié∙es comme des retraité∙es.

Cette politique « d’économie de guerre » est synonyme de régressions sociales et de remise en cause des libertés syndicales, des espaces démocratiques.

La course sans fin aux armements ne règle pas les conflits, au contraire. La seule voie possible reste la construction d’une solution diplomatique et négociée dans le cadre des institutions internationales.

L’ONU doit être reformée dans son fonctionnement pour remplir sa mission initiale : prévenir et faciliter le dialogue entre pays, autrement que par les armes.

Nous devons, plus que jamais, nous mobiliser contre les ambitions de ceux et celles qui veulent nous conduire à abandonner nos revendications de paix et de dialogue. La mobilisation des retraité∙es et des salarié∙s doit se poursuivre, se renforcer même, contre les reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.

Cela nécessite de porter nos revendications sur la revalorisation des pensions, le pouvoir d’achat, le droit à la santé, l’obtention de moyens pour la Sécurité sociale, la prise en compte de la perte d’autonomie.

Notre propre agenda pour un meilleur avenir des peuples est de repousser les discours belliqueux, qui, ce n’est pas un hasard, accompagnent la montée de l’extrême droite, partout dans le monde, et de ses discours nationalistes et haineux.

Nous, syndicalistes et militant∙es associatifs retraité∙e∙s sommes inquiet∙es des débats qui se diffusent dans la société, qui nourrissent la montée de l’extrême droite et les discours nationalistes et haineux.

Attaché∙es à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, nous rejetons la normalisation de l’injustice, de la haine de l’autre, de l’intolérance, du ressentiment.

C’est par la mobilisation des salarié∙es et des retraité∙s que nous imposerons de meilleures conditions de vie, de travail, de retraite, avec un autre partage des richesses, un développement des services publics, une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie, un salaire et une pension au minimum égale au Smic.

Face à ce tournant, notre responsabilité syndicale et associative est claire :

  • refuser que l’urgence militaire serve de prétexte à l’abandon du social ;
  • défendre la santé, le pouvoir d’achat, les droits sociaux ;
  • défendre la paix et la démocratie.

Le 21 septembre journée mondiale pour la paix sera l’occasion de participer aux manifestations, ensemble.

L’actu de la CGT (n° du 17 juillet 2026)

Combien vous coûte le gel du point d’indice ? 
Faites le test pour mesurer les effets de la non-indexation du point d’indice sur l’inflation avec le simulateur développé par la CGT, partagez l’information et alertez vos collègues.
—> Faire le test

Actualités

Canicule et travail : toutes les ressources de la CGT
Les épisodes de fortes chaleurs ne sont plus exceptionnels. Ils transforment durablement les conditions de travail et font émerger de nouveaux risques pour la santé des salarié·es. Pour y faire face, la CGT met à votre disposition un dossier complet : droits, analyses, témoignages, outils syndicaux, FAQ et propositions pour agir dans les entreprises et construire des réponses durables.
—> Accéder au dossier

Droit de retrait : comment l’exercer et faire valoir ses droits ?
Lorsque la chaleur met en danger la santé des salarié·es, le droit de retrait peut être exercé. Mais encore faut-il connaître les règles qui l’encadrent. Retrouvez ici la démarche à suivre pour faire valoir vos droits et protéger votre santé. 
—> Lire la suite

Canicule : comment travaillez-vous pendant les fortes chaleurs ?
Comment les fortes chaleurs impactent-elles vos conditions de travail ? La CGT lance une enquête pour recueillir les témoignages des salarié·es et porter leurs revendications en matière de santé et de sécurité au travail. 
—> Répondre à l’enquête

Les propositions de la CGT pour protéger les salarié·es
La CGT présente un plan d’ensemble avec des mesures concrètes pour mieux protéger les salarié·es : nouvelles obligations pour les employeurs, renforcement des droits des travailleurs, adaptation des lieux de travail et action contre le dérèglement climatique. 
—> Voir les propositions

Des flyers et des affichettes pour faire connaitre l’enquête canicule
Pour faire connaître l’enquête nationale de la CGT sur les conditions de travail pendant les fortes chaleurs, retrouvez une série de flyers et d’affichettes à télécharger, imprimer et partager largement dans les entreprises et les services.
—> Télécharger les visuels

Feux de forêt : agir avant qu’il ne soit trop tard
Les feux de forêt ne sont plus des événements exceptionnels ni limités à quelques territoires. Avec le dérèglement climatique, les incendies sont plus précoces, plus fréquents et plus intenses. Face à cette nouvelle réalité, la prévention, les moyens de lutte et la protection des populations doivent devenir une priorité des politiques publiques. 
—> Lire la suite

L’égalité salariale ne peut plus attendre
À travail de valeur égale, salaire égal
Ce principe connu et inscrit dans le droit depuis des décennies reste une promesse non tenue. Les écarts de rémunération persistent, les métiers à prédominance féminine restent insuffisamment reconnus, précarisés, sous-payés et invisibilisés.
—> Lire la tribune

Communiqués de presse

Aides publiques aux entreprises : la CGT exige la transparence !
Fin 2025, le Premier ministre a confié au Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) une mission sur la définition, le suivi et l’évaluation des aides publiques aux entreprises. Cette mission avait pour objet de rendre un rapport devant proposer au Premier ministre un cadre de mesure du périmètre des aides publiques et d’évaluation de leur utilisation. 
—> Lire le communiqué

Déterminée à défendre la liberté syndicale : la CGT ne se laissera pas expulser de la bourse du travail d’Arles !
Partout dans le pays les attaques contre la CGT ses militant·es, ses dirigeant·es, s’accumulent : procès, mises en examen, expulsions programmées de ses locaux pour mener son activité de défense des intérêts des salarié·es, retraité·es, privé·ees d’emploi, pour une société où la satisfaction des besoins sociaux prime sur celle des actionnaires et autres directions d’entreprises. 
—> Lire le communiqué

La CGT et la CFE-CGC veulent remédier au gel de la valeur du point AGIRC-ARRCO pour 2026
À l’automne 2025, le conseil d’administration de l’AGIRC-ARRCO n’est pas parvenu à trouver un accord sur la revalorisation des retraites complémentaires des salarié·es du privé. Alors que les comptes et réserves de ce régime sont très solides, les organisations patronales voulaient imposer une revalorisation de 0,2% quand toutes les organisations syndicales demandaient une revalorisation à l’inflation, soit 1% (maximum prévu par les textes encadrant la gouvernance du régime). 
—> Lire le communiqué