Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 16 janvier 2026)

Trump : « Il n’est de défaite que celle que nous acceptons ! »
Question d’actualité au Gouvernement
En novembre dernier, le Président Macron annonçait l’entrée au Panthéon de Marc Bloch, le 16 juin 2026, jour anniversaire de son exécution par les nazis.
Le président Trump, pour organiser un combat de boxe sous un chapiteau dressé dans les jardins de la Maison-Blanche, le jour de son propre (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

Renforcer les prérogatives du Premier ministre
Proposition de loi constitutionnelle
Chacun en conviendra, notre pays traverse une crise multiforme violente, tant sur le plan économique, que social ou institutionnel.
L’histoire souligne que la mauvaise prise en compte, voire la négation des aspirations populaires face à un mal vivre croissant, débouche dans une forme (…)
—> Lire l’intervention

Pour les 25 ans de la loi SRU : un anniversaire attaqué !
Proposition de loi Loi « CHOC » pour le logement (Conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction).
La possibilité pour toute personne de disposer d’un logement décent est, je cite, « un objectif de valeur constitutionnelle découlant des dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution de 1946 ».
C’est ce qu’on peut lire dans l’exposé des motifs de cette proposition de loi, dont (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Alep : la nécessité pour la France d’agir en faveur de la protection des civils, des Kurdes et de la reprise des négociations
Communiqué de presse Syrie
Depuis le 6 janvier, des groupes djihadistes intégrés au sein de l’armée syrienne attaquent les quartiers kurdes de la ville d’Alep afin de les en chasser. Ces violences ont fait au moins 21 morts et ont conduit au déplacement forcé de milliers de civils. Ceux qui n’ont pas pu fuir subissent un (…)
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Les autres interventions

Lois : Saisies et confiscations : l’urgence de renforcer l’action sans affaiblir la justice
Justice et police – Améliorer les moyens d’action de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) – par Pierre Barros – 14 janv. 2026

Lois : « La sécurité juridique des entreprises et des justiciables risque d’être fragilisée »
Justice et police – Confidentialité des consultations des juristes d’entreprise – par Gérard Lahellec – 14 janv. 2026

Protection sociale complémentaire. Les organisations syndicales CGT, FO, SUD, UNSA quittent la table des « négociations ».

Le cycle de négociations sur la mise en place de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) pour les 1,2 million de fonctionnaires hospitaliers s’est ouvert vendredi 9 janvier 2026 en l’absence de la Ministre, cinq ans après la promulgation de l’ordonnance prévoyant la participation des employeurs à la PSC.

La lettre de cadrage des trois ministres de la Santé, du Budget et de la Fonction Publique a été envoyée la veille aux organisations syndicales.. Elle fixe la négociation à 4 mois alors que les négociations dans l’État et la Territoriale en ont duré 18! Le gouvernement annonce d’entrée de jeu qu’il n’y aura aucune extension de la gratuité des soins. qu’il n’est pas question d’un financement supplémentaire de la PSC, et qu’il dispose d’un « scénario » d’avance de décision unilatérale en cas d’échec des « négociations »…

Dans ces conditions nous ne signerons aucun accord !

Lors de l’ouverture des discussions, l’intersyndicale CGT, FO, SUD, UNSA a posé deux questions :

  • Quelle est l’enveloppe financière garantie par l’État hors ONDAM ?
  • Le gouvernement compte-t-il amender l’article 722 du Code Général de la Fonction Publique afin de pouvoir étendre et garantir effectivement la gratuité des soins à l’ensemble des agents de la Fonction Publique Hospitalière ?

Les représentants du Ministère n’ont pas été en mesure de nous donner ces garanties minimales.
Sans financement clair garanti par l’État, la PSC reposerait :

  • Sur les hôpitaux, c’est-à-dire, à moyens constants sur les suppressions de postes, de services et d’établissements, la poursuite de la dégradation de travail pour les agents.
  • Sur l’augmentation des cotisations des agents comme c’est déjà le cas dans les autres fonctions publiques.

Les hospitaliers refusent de faire davantage de sacrifices sur leur santé !

L’intersyndicale CGT, FO, SUD, UNSA exige une nouvelle lettre de cadrage et se donne rendez-vous le 16 janvier au Ministère.

L’édito du webzine. Le Mercosur, symbole d’une Europe à la croisée des chemins

L’Europe vient de tourner une page de son histoire agricole en validant l’accord UE-Mercosur. Les États membres ont scellé un pacte qui sonne comme un abandon pour des milliers d’agriculteurs français et européens.

« Colère totale des paysans » : l’expression, reprise en chœur par les syndicats, résume l’incompréhension et la révolte face à un texte qui sacrifie la souveraineté alimentaire sur l’autel du libre-échange. Les images parlent d’elles-mêmes : tracteurs bloquant les routes, œufs lancés contre les sièges des institutions.

La mobilisation, massive et déterminée, révèle un monde agricole au bord de l’asphyxie. Entre la hausse des coûts de production, les épizooties à répétition et une concurrence déloyale -où le soja OGM et les normes environnementales bâclées du Mercosur font office d’armes de guerre économique-, les paysans français ne demandent qu’une chose : survivre.

Un vote sous tension, une Europe divisée

Pour la première fois, un accord commercial européen est adopté sans unanimité. Cinq pays, dont la France, ont dit non. Un symbole fort, mais insuffisant. Car si l’Irlande, la Pologne ou l’Autriche ont résisté, la majorité qualifiée(*) a passé en force, révélant une fracture profonde : celle d’une Union européenne tiraillée entre ses idéaux et ses intérêts, entre la défense de ses producteurs et l’appel des sirènes du marché global.

Le Parlement européen, qui doit se prononcer le 21 janvier, détient désormais une responsabilité historique. Les 150 parlementaires de 20 nationalités prêts à saisir la justice européenne le rappellent : cet accord n’est pas une fatalité. Il est encore temps d’inverser la vapeur, de défendre un modèle agricole qui concilie performance et respect de l’environnement, plutôt que de céder à la loi du moins-disant social et écologique.

Relocaliser ou disparaître

Face à la grogne des agriculteurs, le gouvernement français promet des « annonces en leur faveur ». Mais les demi-mesures ne suffiront plus. Ce que réclament les paysans, c’est une politique ambitieuse : un moratoire sur les contrôles abusifs, la fin des abattages massifs de troupeaux, et surtout, une remise à plat des règles du jeu commercial. Car le vrai scandale du Mercosur, c’est son hypocrisie : on y exporte nos normes, mais on y importe des produits issus de pratiques que nous interdisons chez nous.

La question dépasse désormais le cadre agricole. Elle interroge le projet européen dans son ensemble : veut-on une Europe forte, maître de son destin alimentaire et industriel, ou une Europe diluée, otage des appétits des géants du Sud ? Les agriculteurs, en première ligne, ont choisi leur camp. À nous de les suivre.

Dominique Gerbault

(*) 21 États sur 27 ont approuvé cet accord, représentant 68,55% de la population européenne. La majorité qualifiée est à 65%.

Les médecins libéraux marchent contre « une dérive autoritaire » (L’Indep)

Samedi, environ 20.000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, alors que la mobilisation devrait connaître son point d’orgue en début de semaine.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait dit laisser sa porte ouverte, samedi, jour de manifestation des médecins libéraux dans les rues de Paris; elle est restée seule. L’ensemble de l’intersyndicale a rejeté la proposition de rendez-vous, « qui ne nous semble pas de nature à modifier le cours des lois votées ou des projets de loi en attente de vote. Votre ministère sait depuis longtemps les points bloquants dont vous n’avez pas pu ou su ou voulu empêcher le vote », ont-ils écrit.

Sur le pavé en revanche, il y avait du monde. Plusieurs milliers de médecins en grève depuis lundi, 20.000 selon les organisateurs, ont défilé en blouse blanche, dans le froid, pour dénoncer la « dérive autoritaire » qui menace, selon eux, leur « liberté d’exercice ». « Nous ne sommes pas des délinquants, nous n’avons rien à faire dans un projet de loi anti-fraudes », a lancé Patricia Lefébure, présidente de la Fédération des médecins de France.

Ce projet de loi prévoit la possibilité d’imposer des objectifs de réduction de prescriptions d’arrêts maladie aux médecins qui en prescrivent plus que leurs confrères en situation comparable. Parmi les autres griefs mis en avant par les manifestants, la possibilité donnée au directeur de l’Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux dans certains cas ou la réduction à un mois de la durée maximale d’un premier arrêt de travail.

Ils redoutent également des entraves futures à leur liberté d’installation, alors que deux propositions de lois pour imposer un début de régulation sont en concurrence.

Entamée lundi et prévue pour durer jusqu’au 15 janvier, cette mobilisation devrait connaitre un point d’orgue en début de semaine, avec la fermeture de blocs opératoires dans de nombreuses cliniques privées. Après la manifestation, environ 2.000 médecins – anesthésistes, chirurgiens, obstétriciens – ont d’ailleurs annoncé qu’ils embarqueraient, ce dimanche, à bord de cars pour Bruxelles pour « un exil symbolique ».

Plus globalement, si le gouvernement évoque une diminution de 19 % de l’activité des généralistes et 12 % chez les spécialistes, les syndicats estiment que 80 % des praticiens participent au mouvement, sous la forme d’une grève perlée, souvent. Ils en appellent au Premier ministre pour mettre fin au conflit.

L’Indépendant, le 11 janvier 2026

L’actu de la CGT (n° du 9 janvier 2026)

En 2025, la lutte a payé !
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2025 a été une année de lutte : retraites, budget, emploi… La mobilisation des travailleur·ses, organisé·es avec la CGT, a permis d’enrayer les projets antisociaux du patronat et du gouvernement.
­—> Lire la suite et télécharger le tract

Face à la violation du droit international, mobilisation samedi 10 janvier
Non à l’impérialisme !
­Après l’attaque militaire des États-Unis contre Caracas, le silence et l’ambiguïté des autorités françaises sont inacceptables. La mobilisation est indispensable.
La CGT appelle à se rassembler partout dans le pays ce samedi 10 janvier.
­—> Liste des lieux d’action Samedi 10/01

Actualités

De l’argent, il y en a pour nos services publics !
L’encre de la loi de finances dite « spéciale » n’était pas encore sèche, que le gouvernement s’est empressé de limiter drastiquement, pour la plupart des ministères, les crédits à leur attribuer.
—> En savoir plus

Conférence : luttes et droits des travailleur·ses migrants
La CGT organise une conférence le 15 janvier prochain à la Bourse nationale du travail de Montreuil pour revenir sur son engagement auprès des travailleur·ses migrant·es.
—> En savoir plus

Communiqués de presse

Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé
Cette proposition de loi, soumise au vote d’une niche parlementaire le 22 janvier, remettrait en cause ce jour de repos rémunéré pour l’ensemble des salarié·es. Le projet d’établir une liste d’établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai.
—> Lire le communiqué intersyndical

Assurance chômage : le patronat bordélise délibérément les négociations
Les organisations syndicales demandent d’engager d’abord une négociation ciblée sur le recours de plus en plus abusif du patronat aux contrats courts, conformément aux engagements pris par le patronat lors de la signature de l’avenant « bonus-malus » au printemps dernier.
—> Lire le communiqué

Un logement digne, un droit inaliénable pour toutes et tous
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La proposition de loi « visant à conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction » doit être présentée au Sénat le 13 janvier. La CGT dénonce fermement ce projet de dérégulation au service du marché qui n’est en aucun cas une loi confortant le droit au logement.
—> Lire le communiqué