Category Archives: National
L’édito du TC par René Granmont. Débattre à partir du véritable réel
Le point de vue des milliardaires s’étale partout. Ils possèdent presque tout ce que compte le monde des médias : chaînes d’info en continu, journaux, radios, plate-formes numériques… Cela leur permet de fabriquer « leur réel », de modeler les consciences, d’infliger leurs mensonges comme la seule vérité, d’imposer ce qui mérite d’être discuté, ce qui doit être oublié… Tout doit plier devant leur vision de la société et leurs choix pour l’avenir. Et interdit de sortir du rang ! Vous voulez organiser un colloque d’historiens sur l’histoire de la Palestine au Collège de France ?
Interdit dit le ministre de l’Enseignement supérieur (une première depuis Napoléon III ! ). New-York se dote d’un maire de gauche ? « C’est un antisémite » clament toutes les chaînes ! De Trump à Macron, nous avons aujourd’hui basculé dans le monde de « la post-vérité » où les mots sont vidés de leur sens, de leur complexité pour interdire tout débat qui, de près ou de loin, pourrait remettre en cause un système capitaliste (utilisons les mots justes ! ). D’où la nécessité, devant cette manipulation permanente de l’actualité, de faire connaître des informations claires, vérifiables, de fournir des éléments d’analyses précis, conditions absolument nécessaires pour permettre un débat réellement démocratique où les citoyennes et citoyens peuvent choisir en connaissance de cause. C’est ce qu’a voulu faire Le Travailleur Catalan en publiant cet imposant dossier sur la réalité économique des Pyrénées-Orientales. Sur son évolution, sur les idées fausses la concernant, sur ses caractéristiques essentielles, sur les difficultés (pauvreté, chômage, précarité, logement…) qui persistent… Certes, ce dossier, loin d’être exhaustif, mérite d’être complété, affiné, approfondi. Mais il permet néanmoins d’ouvrir un profond débat sur les causes des difficultés et sur les solutions à mettre en œuvre pour les résoudre. Ce que ce journal a voulu amorcer en interrogeant le secrétaire départemental de la CGT et un responsable du PCF 66.
P.S. : Certains d’entre vous jettent peut-être pour la première fois un œil dans le Travailleur Catalan… Rappelons-leur donc que ce journal presque nonagénaire n’est pas, comme près de 90 % de la presse française, la propriété de quelque milliardaire qui, en investissant dans la presse, ne vise absolument pas le moindre profit financier, mais simplement à imposer sa vision du monde. Le TC, réalisé presque totalement par des bénévoles, ne vit très difficilement que grâce à ses lecteurs, grâce à leur soutien financier. Aussi nous vous invitons à rejoindre la belle famille de ses lecteurs en vous abonnant et/ou à répondre à notre appel à souscrire pour assurer la persistance de cet hebdomadaire…
Le billet de Jean-Michel Galano. Des vilains mots pour désigner de grandes et belles choses
« La France, championne du monde des prélèvements obligatoires …» ; « Les Français ont la gueule de bois pour avoir abusé de la dépense publique… » ; « Il faut baisser le coût du travail… » Ces mensonges, assénés en boucle à longueur d’antenne, finissent par entrer dans les êtes. C’est là qu’il faut tenir bon et rappeler un certain certain nombre de faits.
Sous le nom de « prélèvements obligatoires », à savoir la différence sur le bulletin de paie entre le salaire brut et le salaire net, il y a le financement de la sécurité sociale et des services publics. Ceux qui veulent comme le RN par exemple en finir avec ces « prélèvements obligatoires » doivent assumer le fait qu’ils veulent tout privatiser ; éducation, hôpital, justice, retraites, sécurité, tout ! C’est l’honneur de la France d’avoir cet élément de communisme, si précieux et si menacé : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Et il n’est pas anodin de constater que dans le projet de budget actuellement débattu, le gouvernement cherche à pénaliser les plus modestes avec le doublement des franchises médicales et le reste à charge plutôt que d’aller chercher les recettes nécessaires chez ceux qui engrangent des dividendes faramineux. « Prélèvements obligatoires » et « dépense publique », ce sont les vilains noms donnés par la droite et les puissances d’argent à la solidarité nationale.
S’agissant du « coût du travail »… Parler de « coût » à propos du travail, c’est exactement comme si l’on disait qui la santé est une maladie. Le travail produit de la richesse, il ajoute de la valeur aux choses, il crée en outre un tissu social, permet de satisfaire des besoins humains, et quand il n’est pas normé par des impératifs de profit, d’embellir et de protéger la nature tout en développement les potentialités humaines. Ce qui a un coût, ce n’est pas le travail, c’est l’achat de la force et des moyens de travail, investissement rapidement compensé par la production de richesses, sans compter le fait que le salarié fait l’avance de son travail avant de recevoir son salaire.
Par contre, ce qui coûte aux entreprises, ce sont les frais bancaires, les profits non réinvestis, les taux d’intérêt et le renchérissement du crédit. C’est ce que les communistes appellent « le cancer financier », qui explique à la fois que des entreprises saines soient contraintes de déposer le bilan et que des salariés se retrouvent au chômage, qui , lui, coûte très cher à la communauté nationale.
Jean-Michel Galano
Le billet de Jean-Michel Galano. Les communistes contre la starisation de la vie politique
Ainsi donc, Rachida Dati a fini par obtenir de François Bayrou, alors Premier Ministre, une modification de la loi dite « PLM » qui laissait dans les trois plus grands villes de France l’élection du maire entre les mains du conseil municipal. Cette loi avait permis que dans ces trois villes le débat politique sur les enjeux municipaux soit au premier plan. Elle avait du même coup favorisé l’accession aux responsabilités de personnalités locales liées au milieu associatif. Rachida Dati, créature médiatique s’il en est, cherche à se faire élire maire non pas sur un programme, mais sur son aura et sa supposée popularité. Pour nous les communistes, nous considérons, et nous l’avons montré y compris localement, qu’à tous les échelons de la vie politique la question déterminante ne doit pas être la question « qui ? » mais la question « quoi ». Les soi-disantes figures charismatiques, les personnages providentiels, tout cela relève d’une conception archaïque de la politique. Je veux bien qu’au Moyen-Age on ait eu le souci de ne pas mettre la charrue devant les bœufs, mais justement nous sommes au XXI° siècle et le monde, y compris le monde agricole, a bien changé. C’est le programme qui doit venir en premier, et non pas les ambitions ou les prétentions personnelles. A quelque niveau que ce soit, l’étalage des égos est une survivance choquante, qui atteste un profond mépris de l’opinion publique. Et celle-ci, en général, ne s’y trompe pas.
Jean-Michel Galano
Communiqué de la Commission nationale santé et protection sociale. PLFSS 2026: un marché de dupes !
Après le vote sur le volet des recettes qui s’inscrit pleinement dans l’objectif de contraintes accrues sur les dépenses, avec la contribution complètement injuste des retraité.es et des malades et des familles, le débat en première lecture du PLFSS 2026 s’est terminé sur le vote de l’article 45-bis reprenant la proposition du gouvernement de la « suspension de la réforme des retraites » . Si nous ne pouvons banaliser l’effet des mobilisations sociales pour l’abrogation pure et simple de cette loi inique, démontrant ainsi que le gouvernement a dû en tenir compte, comme l’avait exprimé le premier ministre Lecornu, il demeure que le vote d’un simple décalage jusqu’en 2028 ne peut prétendre à « une avancée sociale » !
En effet, seulement 10 à 15 % du salariat pourrait « bénéficier » au mieux d’un trimestre…
Plus grave, le vote de ce décalage dans le temps entérine la loi des 64 ans, imposée par le 49-3.
Plus que jamais : abrogation de la réforme des 64 ans !
Il demeure qu’en l’état, le débat n’a toujours pas eu lieu sur la dure réalité des difficultés d’accès aux soins, la terrible situation des hôpitaux publics qui va être aggravée par ce budget austéritaire sans précédent, le développement imparable des besoins de santé, et surtout, sur les moyens financiers à dégager pour y faire face.
Les tenants du capital peuvent dormir tranquilles !
En retour les salarié.es, les malades et les retraité.es doivent se rassembler sur des contenus clairs pour mettre en échec les attendus de ce PLFSS.
In fine, pour le gouvernement, le droite et l’extrême-droite, défendant les intérêts du capital contre l’intérêt général, les problèmes financiers de la Sécurité sociale restent des excès de dépenses et non l’insuffisance des recettes.
À l’évidence, le fil rouge de ce PLFSS, après les précédents, n’est pas de résoudre le problème de financement comme en atteste la pérennisation du déficit pour les années à venir, mais plutôt de réduire le périmètre de la couverture socialisée des besoins sociaux, au profit du privé !
Défendons plus que jamais le financement solidaire par la cotisation !
Novembre 2025
Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 14 novembre 2025)
« Tant qu’on ne s’attaquera pas aux grandes entreprises, toute lutte contre la fraude sera une imposture »
Lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Dans cette République inversée, on traque le fraudeur de 640 euros plutôt que celui de 300 millions. Pendant que les dividendes augmentent de 85 % en six ans, on rogne sur les APL, on traque les prétendus fraudeurs du quotidien.
Et pendant ce temps, la DGFiP a perdu 30 000 agents depuis 2008 (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
Mercosur : un traité qui va dans le mauvais sens
Question d’actualité au Gouvernement sur le traité de libre-échange Union européenne-Mercosur
Concernant le traité de libre-échange Union européenne-Mercosur, le Président de la République a déclaré à la fin de la réunion du conseil européen du mois dernier, je le cite : « tout va dans le bon sens » ajoutant même : « on attend la finalisation ». (fin de citation).
Interrogeons-nous : (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec
Quand la pauvreté devient suspecte
Lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Après avoir fragilisé la puissance publique et multiplié les cadeaux fiscaux aux entreprises, le Gouvernement prétend, avec ce projet de loi au titre ambitieux, rétablir la justice par la suspicion.
Sous un vernis d’équité, ce texte fait porter l’effort sur les plus modestes tout en épargnant (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani
Pour un pôle public d’éradication de l’amiante
Proposition de loi du groupe CRCE-K
Bien que l’amiante soit interdite en France depuis 1997, elle reste présente dans de nombreux bâtiments et équipements, posant encore aujourd’hui de graves risques sanitaires et environnementaux.
L’amiante serait responsable de 100 000 décès d’ici 2050, selon l’Agence nationale de santé (…)
—> Lire l’intervention
TVA à 5,5 % sur l’énergie, on signe !
Une proposition de loi pour baisser le coût de l’énergie
Pour une juste fiscalité de l’électricité et du gaz, on soutient la proposition de loi des
sénateurs et sénatrices du groupe CRCE-K pour un taux réduit de TVA sur l’énergie en signant la pétition
—> Lire l’intervention
Proposition de résolution visant à condamner fermement le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis contre Cuba et appelant à une politique française et européenne équilibrée fondée sur la coopération et le développement durable
Depuis l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis, son administration laisse une empreinte profonde dans les relations internationales, réaffirmant la logique de domination impérialiste de Washington à travers des mesures coercitives, des pressions économiques et un discours (…)
—> Lire l’intervention







