Le MRAP condamne l’agression du Venezuela par les États-Unis !

Le MRAP, condamne l’intervention militaire des États-unis au Venezuela, le bombardement de Caracas, et l’enlèvement du président Maduro.

Ce procédé ne résout aucun problème et ajoute à l’instabilité de la situation internationale.

Le MRAP réaffirme la primauté du droit international que cet acte bafoue, ouvrant la porte à toutes les aventures.

Communiqué de presse de la FSU. Soutien au peuple vénézuélien

La capitale du Venezuela, Caracas, et plusieurs régions du pays ont été bombardées par l’armée des États-Unis d’Amérique cette nuit. Le gouvernement de Washington revendique un raid terrestre et l’enlèvement du président du pays, Nicolas Maduro.

Cette tentative impérialiste d’imposer un changement de régime au Venezuela survient après des semaines d’escalade et de frappes des États-Unis contre des navires, aux Caraïbes et dans le Pacifique, sous prétexte d’une lutte contre le trafic de drogues. Des actes dénoncés par le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU comme inacceptables et réalisés en violation complète du droit international.

La FSU se tient aux côtés du peuple vénézuélien. Si elle n’a pas d’illusion sur le régime en place à Caracas, son autoritarisme et ses atteintes aux droits de l’homme, elle n’en a pas non plus sur les motivations de l’administration Trump, notamment à l’égard des ressources pétrolières.

C’est au peuple vénézuélien qu’appartient souverainement le droit de déterminer son avenir et de gérer les ressources du pays, hors des tentatives de prédation étrangères.

L’agression militaire des Etats-Unis est inadmissible. Elle risque d’entraîner le chaos, la guerre civile et une souffrance accrue d’une population déjà confrontée à un blocus économique.

La FSU attend du gouvernement et de la communauté internationale qu’elle condamne cette intervention et défende les principes qui fondent le droit international.

La FSU appelle à se joindre aux mobilisations et rassemblements de soutien au peuple vénézuélien, contre l’agression des États-Unis.

Le Mouvement de la Paix appelle à manifester pour condamner l’agression des USA contre le Venezuela

À Paris, le samedi 3 janvier 2026 à 18h, République

Durant la nuit du 2 au 3 janvier 2026 les USA ont bombardé la République bolivarienne du Venezuela et le président des Usa a revendiqué l’enlèvement du président Nicolas Maduro.

Le Mouvement de la Paix condamne cette agression militaire contre un État souverain. Cette agression constitue une violation de la charte des Nations unies et du droit international.

Le Mouvement de la Paix, appelle à participer au rassemblement qui aura lieu à Paris ce samedi 3 janvier 2026 à 18 h Place de la République, pour condamner cette agression, réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux même et affirmer notre solidarité avec le peuple vénézuélien.

Il appelle partout en France ses comités à initier et à participer des rassemblements unitaires locaux le lundi 5 janvier 2026 ou les jours suivants pour dénoncer cette agression, demander que la France et l’Onu condamnent cette agression qui ne peut que contribuer à aggraver la situation internationale et demandent la libération du président Vénézuélien.

Il appelle en particulier à mettre en place des rassemblements devant les consulats des USA à Bordeaux, Lyon, Marseille, Rennes, Strasbourg.Le Mouvement de la Paix rappelle que dans une déclaration du 9 octobre 2025 (notes 1 et 2) il avait dénoncé l’intervention militaire des États-Unis dans les Caraïbes ( avec la destruction de quatre embarcations et 21 tués ), intervention qui constituait une menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région et au-delà au plan international.

Le Mouvement de la Paix le 3 janvier 2026

Note 1 : Déclaration du Mouvement de la paix en date du 9 octobre 2026
Note 2 : Dans un article publié dans Ouest France international en septembre 2025 ( suite première intervention militaire des usa), Raphaël Laurent souligne que « Le message accompagné d’une vidéo de la frappe est clairement un coup de communication du président républicain à destination de son électorat mais aussi pour accentuer la pression sur son homologue vénézuélien… Mais surtout parce que le pays (le Venezuela) de 28 millions d’habitants détient les premières réserves mondiales prouvées de pétrole brut (302,25 milliards de barils, soit un cinquième des réserves) et les quatrièmes réserves en gaz naturel. Un trésor qui échappe pour l’instant à l’économie américaine. »

Leon Battista Alberti, figure oubliée de la Renaissance, inventeur de l’athéisme

Dans son ouvrage « L’Œil ailé, la naissance de l’athéisme »(*) (éditions Pont 9), le philosophe Jean-Michel Galano explore la figure oubliée de Leon Battista Alberti. Au cœur de la Première Renaissance italienne, ce précurseur est l’auteur du Momus, une satire corrosive qui démonte les « puissants » et met à nu la mécanique de la sacralisation. Entretien.

Qui est Léon Battista Alberti ?

Jean-Michel Galano : C’est un bâtard, le fils illégitime et non reconnu d’une grande famille florentine exilée à Gênes. Non reconnu, donc spolié de son héritage et obligé de ne compter que sur lui-même pour se faire reconnaître dans la société et pour, comme on le dit, se faire un nom. À telle enseigne d’ailleurs qu’il s’est donné un nouveau prénom, mettant « Leon » devant son prénom officiel « Battista ». Il s’est donné aussi ses propres armoiries. Au plan professionnel, sa grande singularité est d’avoir commencé comme juriste, « abbreviatore » c’est-à-dire rédacteur à la Curie romaine, et à ce titre spectateur privilégié, mais spectateur impuissant, d’une papauté en crise et même en décomposition. Et alors que ses goûts et son tempérament le portaient initialement vers la littérature (il avait organisé, le tout premier, un concours de poésie en « volgare », c’est-à-dire en italien populaire), il bifurque vers les sciences appliquées, notamment vers l’ingénierie, la cartographie et surtout l’architecture. Ce genre d’évolution menant de la littérature et de la fréquentation des milieux politiques à la pratique des arts appliqués est rarissime.

Il est vraiment l’homme de la Première Renaissance : cette période de crise et de rupture, qui est aussi celle de Jérôme Bosch et du Moyen Âge finissant, n’a pas la sérénité, la mesure et l’ampleur esthétique qui s’épanouiront lors de la Seconde Renaissance, avec les réalisations notamment dans les arts plastiques de Raphaël, Léonard de Vinci et tant d’autres. La Première Renaissance est un moment critique, celui où le fait de la dislocation d’un monde ancien s’impose aux yeux de tout témoin lucide, alors que les valeurs émergentes caractéristiques d’un monde nouveau peinent à s’affirmer.

Pourquoi avoir écrit sur lui aujourd’hui ?

Jean-Michel Galano : Notamment parce que nous sommes à beaucoup d’égards dans une situation comparable. On sent bien que notre civilisation est en crise, et même en péril. Sous le vocable de « nouveau monde », un « Jupiter autoproclamé » a cherché à nous vendre les recettes les plus éculées du libéralisme économique. Comme le disait Gramsci, les « monstres » ont surgi parmi nous, et les pires régressions sont non seulement possibles, mais déjà dans les journaux. Il était bon de montrer à certains que l’histoire bégaie.

Pour quelqu’un qui ne l’a jamais lu : qu’est-ce que le Momus (le texte que vous mettez au centre) raconte, et pourquoi vous le jugez si explosif ?

Dans la mythologie grecque, Momus est un dieu très mineur, qui correspond tout à fait au « grincheux » des contes pour enfants : c’est celui qui n’est jamais content, qui trouve tout le temps à redire, et qui par exemple suggère que Zeus aurait pu mieux faire, par exemple en dotant le corps humain d’une fenêtre permettant de voir ce que chacun a dans le cœur. Un bouffon parfois drôle et parfois exaspérant. Alberti fait de ce personnage tout autre chose : un ferment désintégrateur, une puissance non plus de négation mais de négativité, qui démolit impitoyablement les figures d’une harmonie factice, et notamment le paternalisme et le pharisaïsme des dieux, qu’il appelle significativement « superi », c’est-à-dire « les puissants », en rappelant et en retournant contre eux la violence prédatrice dont leur pouvoir est issu.

Votre sous-titre parle de « naissance de l’athéisme » : de quel athéisme parle-t-on exactement, et comment le repérez-vous au XVe siècle sans plaquer nos catégories d’aujourd’hui ?

Jean-Michel Galano : L’athéisme d’Alberti est de l’ordre du fait, et se manifeste d’abord comme une sorte d’inaptitude à imaginer quelque forme de transcendance que ce soit. C’est ce qui m’a frappé à ma première lecture du Momus. Les dieux et les hommes vivent dans la même temporalité, dans le même espace, partagent les mêmes passions. Il y a des dieux stupides. Il y a des dieux séniles. La seule différence entre les deux « races » est que les « superi » ont infligé aux hommes, à l’origine tout aussi divins qu’eux, la mortalité et les tourments qui vont avec. Ils vivent du produit du travail des hommes, qu’ils s’approprient par le biais de la sacralisation, et de leurs offrandes. Ils ne vivent qu’avec notre permission.

Alberti ne fait en aucune façon une théorie de l’athéisme. L’athéisme est chez lui instinctif. On est dans un matérialisme intégral. Évidemment, le problème de tout matérialisme est de rendre raison de l’immatériel : signifiés, rapports, catégories, temps, nécessité : Alberti n’esquive pas cette difficulté. Il y répond en faisant fonctionner les catégories de la cosmologie et surtout de la logique stoïciennes : le destin, figure chez lui de la nécessité, et les différents aspects de la théorie stoïcienne du signe.

Qu’est-ce que « L’œil ailé », qui donne son titre à votre livre ?

Jean-Michel Galano : Comme je l’ai dit, Alberti s’est donné à lui-même son patronyme et ses armoiries, lesquelles exhibent les valeurs dont il se réclame : curiosité, lucidité, vitesse, regard du technicien qui saisit à la fois l’ensemble et le détail. Valeurs et normes qui rompent avec celles en honneur dans le christianisme médiéval de modestie, de soumission et de prudence.

Dans votre lecture, Alberti invite à se détourner des « illusions religieuses et mythologiques » : qu’est-ce qu’il reproche au religieux, et qu’est-ce qu’il met à la place ?

Jean-Michel Galano : Au-delà des critiques strictement politiques qu’il fait de la papauté, et qui nourrissent sa féroce satire, Alberti produit une critique véhémente de la consécration et de la sacralisation – termes exactement synonymes. Il interprète la démarche qui consiste à rendre grâce aux dieux comme une intrusion violente des « superi » dans la vie des hommes. Les grands comme les petits plaisirs de la vie sont gâchés par la mauvaise conscience et projetés « au ciel ». De surcroît, la vie est trop courte pour faire davantage que commencer à la vivre.

Mais Alberti ne s’en tient pas à cette dénonciation. Il propose une double issue à cette situation aliénante.

– D’abord, cesser d’accorder notre créance à des dieux qui, à supposer même qu’ils existent, ne la méritent pas. Pas de confiance, donc pas de croyance ! La croyance doit se dépouiller de toute affectivité, et n’être considérée que comme un crédit ou encore une créance, accordée conditionnellement et révisable.

– Ensuite, il convient de travailler à mieux connaître les conditions matérielles de l’existence humaine, de façon à allonger la durée de la vie et d’en améliorer la qualité, à défaut de vaincre la mort. D’où l’importance conférée au cadre matériel de la vie des hommes, sur lequel il est possible d’agir : architecture, urbanisme, hygiène publique. D’où également l’importance de développer une connaissance objective de la vie et de la nature permettant de relier les passions, si dévastatrices quand on les subit, à une physiologie des humeurs, s’affranchissant ainsi des discours moralisateurs. Avec à la clé une recommandation aux « princes » : assurer la paix et laisser chercheurs et techniciens travailler à améliorer la vie humaine.

Au-delà, Alberti cherche à remplacer la dévotion par le rire, « rire décent », prétend-il : rire souvent féroce, mais qui relève aussi de l’ironie la plus subtile, comme en témoignent de nombreuses séquences antithétiques de la Bible, des Évangiles et de la Divine Comédie de Dante. Witz enfin, qui convertit, c’était bien leur tour, les stériles illusions religieuses en fécondes et suggestives images poétiques.

Qu’est-ce que votre Alberti dit de nos débats contemporains sur la sécularisation, la technique et l’émancipation ?

Jean-Michel Galano : Beaucoup de choses en fait, et le mécanisme d’aliénation par le biais de la sacralisation est à l’œuvre sous nos yeux perpétuellement et en temps réel : « figures », personnages « charismatiques », fantasmes d’harmonie sociale, paternalisme, acceptation des bouffons et des parasites, mais intolérance réelle à l’égard du sujet différent. Quand Witold Gombrowicz dénonce dans Ferdydurke ce qu’il appelle la « cuculisation », c’est-à-dire l’infantilisation organisée par le pouvoir en place non seulement des enfants et des jeunes, mais de toute la population de façon à imposer un ordre éternitaire et à couler tout le monde au même moule, il me semble qu’il retrouve l’inspiration d’Alberti dans le Momus. Mais je pense aussi que vous avez raison de faire le lien entre sécularisation, technique et émancipation ; Alberti a donné l’exemple d’une véritable culture technique, lui qui a inventé l’anémomètre et très probablement la camera obscura tout en s’occupant de poésie, de réflexions sur l’éducation et de cartographie. Or la notion de culture technologique est encore de nos jours l’objet de dénigrements et de refus. L’humanisme est encore trop souvent réduit aux « humanités ». Et il me semble illusoire d’imaginer une laïcité sans processus effectif de laïcisation, c’est-à-dire d’acquisition par chacun et chacune d’une autonomie de jugement et d’action, ce qui passe par l’appropriation effective du plus grand nombre possible de savoir-faire et de savoir-être. Alberti, lui-même excellent cavalier et très habile de ses mains, était le contemporain des premiers théoriciens de l’éducation physique et de l’initiation aux travaux manuels. Toutes choses dont nos institutions actuelles se désintéressent de plus en plus, ce qui porte en germe un recul de la citoyenneté. Oui, nous avons encore à tirer profit d’analyses produites déjà au XVe siècle, et ce n’est pas pour nous un titre de gloire.

Propos recueillis par Maxime Cochard (revuecommune.fr)

(*) Jean-Michel Galano, « L’Œil ailé, la naissance de l’athéisme », éditions Pont 9, 2026, 25,90 €.

Collectif national Stop CETA – Mercosur (Lettre d’infos n°8)

Transformons le report de la ratification en un abandon définitif
Une (petite) victoire qui nous impose de renforcer la mobilisation !

Lire et partager notre la réaction complète du collectif, avec citation des organisations membres du collectif.

Les mobilisations agricoles et citoyennes ont payé : c’est la première fois dans l’histoire européenne que les promoteurs des accords de libre-échange, dans l’incapacité de réunir une majorité qualifiée, doivent repousser la ratification d’un de ces accords, ici le le plus nocif et le plus contesté de l’histoire de l’UE.

C’est une bonne nouvelle pour les filières économiques les plus fragiles des deux côtés de l’Atlantique, pour le climat, la lutte contre la déforestation et les droits humains. Cet accord obsolète doit désormais être enterré : nous méritons mieux que d’importer des carcasses de viande réfrigérées et d’exporter des voitures thermiques et des pesticides.

Le collectif national Stop Mercosur appelle toutes et tous à s’engager dans ce combat à nos côtés : nous ne voulons ni de la loi de la jungle de Trump, ni d’une mondialisation néolibérale désastreuse, mais une relocalisation écologique et solidaire qui permette de satisfaire les besoins des populations sans détruire les activités des agriculteurs et des salariés, pas plus que la planète.

Bien sûr, ce report n’est pas un abandon.

Un webinaire d’infos sera organisé à la rentrée : inscrivez-vous et indiquez date et horaire souhaités.

Partagez le dernier visuel – tract que vous trouverez en bas du communiqué.

Suite à des questions, voici les principales organisations membres du collectif national Stop Mercosur : ActionAid France, Aitec, Amis de la Terre France, Attac France, Confédération Paysanne, CGT, Greenpeace France, Fédération Artisans du Monde, Fondation Copernic, FoodWatch, FNE, FSU, Les Amis du Monde Diplo, Solidaires, etc… Voir le détail.

La signature de l’accord UE-Mercosur est reportée au mois de janvier (L’Indep)

Alors que Bruxelles a vécu une journée de tensions, avec près de 10.000 agriculteurs dans les rues, dont 4 000 Français selon la FNSEA, les politiques temporisent.

Des tensions, il y en a eu durant cette chaude journée de jeudi, autour du siège de l’Union européenne, à Bruxelles. Des agriculteurs de plusieurs pays y ont convergé pour protester contre l’accord de libre-échange, négocié depuis l’an 2000 et qui doit lier l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Un peu moins de 10.000 exploitants s’y étaient retrouvés, dont 4.000 Français, selon la FNSEA, accompagnés de tracteurs. Des heurts ont éclaté avec la police, déployée en nombre autour du siège de l’UE. Le calme est revenu dans la soirée. Un calme qu’aimeraient prolonger les dirigeants européens, au premier rang desquels Emmanuel Macron.

L’Italie est venue au secours de la France

Dans la matinée, le président français confirmait son opposition, en déclarant que « le compte n’y est pas », au sujet de l’accord de libre-échange. Confirmant ainsi que la France n’était pas prête à signer en l’état l’accord commercial. « Je veux dire à nos agriculteurs qui manifestent la clarté de la position de la France depuis le début : sur le Mercosur, nous considérons que le compte n’y est pas et que cet accord ne peut pas être signé », a-t-il déclaré, réaffirmant la position de la France et réclamant un report de la signature de l’accord contesté.

Alors qu’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne souhaite aller au Brésil signer le dit accord samedi, elle a vu ses plans contrecarrés par la position de l’Italie. Sa Première ministre Giorgia Meloni s’est exprimée dans la journée pour demander officiellement un report de la signature. Venant ainsi à la rescousse de la France, et offrant à Emmanuel Macron un renfort de poids dans sa stratégie de temporiser sur la signature de l’accord. D’ailleurs, dans l’après-midi, Giorgia Meloni a adressé officiellement une demande de report de cette signature au président brésilien Lula, qui préside le Mercosur. Ce dernier a précisé un peu plus tard qu’il se ferait le messager, lors du sommet du Mercosur, samedi, d’une demande de la Première ministre italienne de repousser la signature de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. Le bloc sud-américain doit se réunir dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu, avec néanmoins l’espoir de signer le traité. Lula, qui a eu un échange téléphonique avec la Première ministre italienne, a déclaré que Giorgia Meloni « m’a demandé que si nous pouvions avoir de la patience une semaine, dix jours, un mois, l’Italie soutiendra l’accord ». Il a précisé qu’il revient aux pays du Mercosur de « décider quoi faire ».

La confirmation du report de la signature est intervenue en dé but de soirée. Lors du sommet des 27, réunis à Bruxelles, Ursula von der Leyen a annoncé le report de la signature du traité de libre-échange avec le Mercosur au mois de janvier. Elle actait ainsi l’échec d’obtenir au préalable l’aval de la majorité qualifiée nécessaire des États membres, face à l’opposition associée de la France et de l’Italie. Reste maintenant à connaitre la position des quatre pays qui constituent le Mercosur. Nul doute qu’ils ne manqueront pas d’exprimer leur déception, eux qui négocient cet accord depuis plus de deux décennies.

Les professionnels des vins et spiritueux favorables

Et les déçus ne sont pas seulement dans le camp sud-américain. On en trouve aussi du côté des acteurs économiques européens. Les professionnels des vins et spiritueux français ont affiché jeudi, en pleine crise, leur soutien à l’accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur.

Leur fédération juge, dans un communiqué, « indispensable d’ouvrir de nouveaux marchés », actant dans le Mercosur « une opportunité stratégique majeure » pour un secteur en crise. En effet, le traité prévoit la suppression des droits de douane sur les vins et spiritueux, actuellement compris entre 20 et 27 % Un allègement jugé crucial pour stimuler les exportations vers ces pays.

L’Indépendant, le 19 décembre 2025

Collectif national Stop CETA – Mercosur (Lettre d’infos n°7)

E. Macron demande le « report » la ratification de l’accord UE-Mercosur. Nous voulons son abandon.

Trois jours pour bloquer l’accord… et quelques bonnes nouvelles

Diffusez un dernier tract / visuel de campagne

Sous la pression de la mobilisation d’une partie du monde agricole, E. Macron, la girouette, demande désormais à Bruxelles le « report » de la ratification de l’accord UE-Mercosur : après le « Non en l’État », après « les aspects positifs » énoncés avant la COP30 au Brésil et après la réception des lobbyistes brésiliens à l’Élysée (VIDEOtoute l’histoire), E. Macron fait à nouveau mine de s’opposer à l’accord … sans ne jamais rien tenter pour l’enterrer définitivement.

Alors que 80 % de la population est contre cet accord, ainsi que la totalité de la société civile et que les deux assemblées se sont exprimées à la quasi-unanimité contre cet accord, il est temps de ne plus tergiverser. Clause de sauvegarde ou pas. NOUS VOULONS SON ABANDON.

Aidez-nous, soutenez-nous : nous avons besoin de vos dons pour continuer à mener campagne… jusqu’au Parlement européen au printemps (dites-nous si vous n’y arrivez pas).

Passez à l’action : écrivez à E. Macron, ses ministres et aux eurodéputés !

Échos de campagne :

  • dans la rue : la Conf paysanne et la Via Campesina Europe organisent ce 17 décembre une action sur l’aéroport de Liège (Belgique) pour dénoncer la concurrence déloyale et l’accord UE-Mercosur.
  • au Parlement européen : nous avons obtenu que les eurodéputés votent de nombreux amendements faisant la démonstration que la clause de sauvegarde de l’accord UE-Mercosur est faible et incapable de protéger les filières les plus fragiles. Lire notre communiqué.
  • dans les autres capitales européennes : à écouter la presse française, seul E. Macron s’opposerait à l’accord. C’est FAUX. L’Autriche et la Pologne viennent de confirmer un Non ferme, l’Irlande aussi. Bref, un minorité de blocage est possible. Et l’Italie semble vouloir également un report. Détails ici.
  • au Parlement français : après l’Assemblée nationale, c’est le Sénat qui appelle l’exécutif français, non à demander le report de la ratification de l’accord UE-Mercosur, mais à s’opposer à cet accord ;
  • sur le terrain : les nombreuses mobilisations agricoles en cours font le bien sûr lien avec l’accord UE-Mercosur. De nombreux rassemblements sont prévus ce 18 décembre à l’initiative de la Conf paysanne. Ici à Lyon par exemple.
  • plusieurs nouvelles collectivités territoriales ont voté des vœux contre l’accord UE-Mercosur et pour la relocalisation écologique et solidaire : toutes les infos et téléchargez notre kit de campagne pour interpeller les collectivités territoriales !
  • webinaire de campagne : le 5 déc, nous avons organisé un webinaire d’information – écrivez-nous pour recevoir la vidéo et/ou les slides si vous ne les avez pas eus ;

Pour rester informé :

Pour s’informer sur le fond :

Le billet d’Yvon Huet. Anecdote ?

Le conseil constitutionnel polonais vient d’interdire le Parti communiste au nom des valeurs de la civilisation européenne et chrétienne… Une nouvelle passée inaperçue bien évidemment dans les médias. Elle va dans le sens du vote dans lequel s’étaient vautrés la majorité des députés européens dont des socialistes, des verts et, particulièrement un certain Raphaël Glucksmann, champion de l’anticommunisme bobo. La chasse aux communistes existe donc bien en Europe et pas seulement en Pologne.

L’Ukraine fait partie de ce petit monde qui ferme les yeux sur les agissements de groupes néonazi mais s’acharne à vouloir rentrer dans une Europe chrétienne intégriste tout aussi rétrograde que l’islamisme étatique. En Allemagne, le Berufsverbot décrété par les nazis quand ils sont arrivés au pouvoir est toujours en vigueur à l’égard des communistes.

Autant dire, quel que soit l’opinion qu’on peut se faire des communistes de l’Est de l’Europe, dont certains ont tiré les leçons de l’échec du modèle soviétique que ces chasses aux sorcières désavouent l’affichage d’une Europe qui serait démocratique face aux barbares de la Fédération de Russie. Je n’entends que trop rarement quelques réactions du côté des défenseurs des droits humains. 80 ans de guerre froide auront fait leur œuvre qui, aujourd’hui, permettent aux partis de l’extrême droite de prendre le pouvoir pendant que les communistes dont les ainés ont contribué à la chute du nazisme en payant de leur vie et de leur liberté sont priés de vivre sous la terre.

Yvon Huet

Le Mouvement de la paix condamne avec la plus grande fermeté le massacre antisémite commis à Sydney (Australie) le 14 décembre 2025

Pour le Mouvement de la paix qui appelle en permanence à lutter contre tous les racismes dont l’antisémitisme, rien ne peut excuser le massacre perpétré sur une plage de Sydney le 14 octobre 2025.

Le Mouvement de la paix rappelle qu’il fonde son action sur la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence qui, selon les résolutions des Nations Unies « consiste à développer au quotidien des comportements et des attitudes qui favorisent la compréhension, la tolérance, la solidarité, le dialogue, au niveau des relations entre les États, les groupes, les peuples, les individus, les religions et les cultures dans le respect mutuel ».

En France le Mouvement de la paix appelle à développer la culture de la paix et s’appuie sur la laïcité pour lutter contre tous les racismes, contre l’antisémitisme, contre toutes les ségrégations.

Il appelle sur ces fondements toutes les citoyennes et citoyens à agir pour le droit des êtres humains à vivre ensemble en paix dans le respect de nos diversités.

Le Mouvement de la paix
Le 15 décembre 2025