Category Archives: Social
Un livreur Uber Eats dénonce l’insécurité face aux intempéries (L’Indep)
Malgré l’alerte rouge, hier a cause de la tempête Nils qui a frappé le département, Uber Eats a continué ses livraisons. Au grand dam d’un livreur.
Alors que la tempête Nils sévissait dans les Pyrénées-Orientales et que le département a été placé en vigilance rouge hier, un livreur de la plateforme de livraison de repas Uber Bats, a partagé son incompréhension.
« Depuis ce matin, les livraisons tournent à plein régime à Perpignan malgré la tempête. J’ai personnellement pris mon droit de retrait à cause du risque. Mais aujourd’hui Uber Bats a fait passer son business avant la sécurité des livreurs », a-t-il témoigné anonymement. Selon le livreur, dans des conditions d’alerte rouge, la plateforme n’aurait pas du fonctionner. Cependant, la préfecture des Pyrénées-Orientales n’avait pas donné de consignes aux établissements de fermer. Ainsi, ce dernier a souhaité prendre les choses en main : « J’ai prévenu la mairie qui est en train d’échanger avec la préfecture. Il faut vraiment qu’on arrive à faire éteindre l’application. Les livreurs peuvent refuser une livraison mais en cas d’accident, qui est le responsable ? », questionnait-il.
Depuis hier matin, le livreur a comptabilisé une cinquantaine de commandes passées par les habitants des P.-O. En témoignaient les captures d’écran de l’application sur son téléphone, lui proposant d’aller dans les quatre coins de la ville et des alentours. Selon lui, la plateforme Deliveroo a également continué de fonctionner.
Emma Lemaire (L’Indépendant, le 13 février 2026)
La CGT 66 dénonce la situation chaotique générée par le manque d’anticipation du préfet
La situation météorologique exceptionnelle a été anticipée par les services de Météo France. L’Aude a été placée hier en alerte rouge pour la journée d’aujourd’hui. Dans les Pyrénées Orientales, les établissements ont été fermés pour la journée. Alors que de nombreux éléments montraient une possible dégradation de la situation, la vigilance rouge a été décrétée à 8h30.
Alors que la situation l’exigeait, le Préfet n’a pas pris les mesures nécessaires à la protection des salarié.es, de la population, des usagers des services publics, les mettant en danger et à la merci de nombreux accidents de trajet.
Le secteur des transports est fortement touché par de nombreux accidents, des bus sont bloqués dans tout le département, des trains accidentés.
De nombreux salarié.es partis travailler avant 8h30 et habitants se retrouvent bloqués dans tout le département alors que l’alerte rouge est décrétée. Les usagers des services publics de transport se retrouvent bloqués sans solution pour rentrer.
Malgré la situation très dangereuse, la plupart des salarié.es ont été obligés d’aller travailler malgré la situation très dangereuse et alors que des mesures auraient pu être prises par leurs employeurs, en particulier pour les salarié.es qui parcourent les routes. Proposer un congés dans de telles conditions est inacceptable.
Nous apportons tout notre soutien aux nombreuses et nombreux agent.es des services publics et du secteur privé mobilisé.es pour sécuriser, protéger, prévenir et réparer dans des conditions extrêmes. Ces services essentiels sont trop souvent malmenés et victimes de coupes budgétaires depuis des années.
La situation que nous vivons est amenée à se reproduire de plus en plus fréquemment en raison du dérèglement climatique et les événements climatiques extrêmes vont se multiplier. L’adaptation au dérèglement nécessite des moyens humains et financiers, un renforcement des services publics de protection et de prévention. Les plans d’adaptation indispensables pour protéger les salarié.es et les populations doivent être mieux anticipés, discutés avec les syndicats de salarié.es pour proposer des mesures qui ne pénalisent pas les salarié.es.
À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4103 – vendredi 13 février 2026)
L’édito de René Granmont. Apolitique ?
Annonces
Le Travailleur Catalan soutien l’appel à la libération de Christophe Gleuzes
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Ce que le préfet ne dit pas
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Municipales 2026. Maury,Berceau des vignes et des saisons, terre d’avenir
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Municipales Perpignan. Incompréhension et colère
Le Travailleur Catalan a interrogé Françoise Fiter, cheffe de file des communistes à Perpignan Autrement
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Céret-Vallespir. L’économie de « rente » en accusation
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Faune. Les hérissons sont malades
Elne. La rifle de la section A.M.I
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USAP. Un melting Pau de rugby
Rugby à XIII. Dragons & Déesses débytent bien leur année
Culture
Amis d’Alain Marinaro. Concert Les Multitimbrés, un triomphe
Perpignan. Deux expositions, l’une à l’autel Pam, l’autre à la chapelle de la Funenària ( Camélia Otero & Marie-Anne Caasel)
Concert. Frabcis Poulenc à l’honneur
Où sortir ?
France
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Après le drame de Sanary
Monde
USA. Tout le pouvoir au peuple !
L’humeur de Jean-Marie Philibert
Le mur…
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Enfance catalane : « Les éducateurs de rue sont à bout de souffle » (L’Indep)
La CGT pointe du doigt des problématiques d’organisation et de management qui compromettraient la mission des douze éducateurs qu’embauche l’association L’Enfance catalane pour intervenir auprès des jeunes des quartiers de Perpignan.
« Démissions, turn-over, management toxique, organisation de travail non adaptée aux missions… » Selon la déléguée syndicale CGT de L’Enfance catalane, Leila Dutailly, les douze éducateurs de rue du service prévention de l’association, qui interviennent auprès des 11-25 ans dans plusieurs quartiers perpignanais (Saint-Mathieu, Saint-Jacques, Champs-de-Mars, Vernet) sont tout simplement « a bout de souffle ».
Plusieurs salariés concernés confirment. « Depuis janvier 2024, une quinzaine d’éducateurs sont passés dans le service puis repartis », confie l’un deux. Par ailleurs, après une enquête interne qui a abouti à un licenciement, la direction a décidé en septembre dernier de revoir l’organisation du service en mettant en place un nouveau règlement.
« Pas adapté à ce qu’on fait sur le terrain »
« Ce nouveau règlement n’est pas adapté à ce qu’on fait sur le terrain », déplore la délégation d’éducateurs qui tire la sonnette d’alarme avec le soutien de la CGT. « Ils nous demandent par exemple de faire un emploi du temps sur 15 jours, alors que notre métier est par nature rempli d’imprévus. Le nouveau règlement précise aussi qu’une posture professionnelle exclut toute familiarité excessive. Si on checke avec un jeune, on peut nous le reprocher, alors qu’on est dans leur quartier et qu’on doit s’adapter à leurs codes. »
La délégation dénonce aussi une logique comptable incompatible avec le métier : « L’an dernier, on a accompagné 190 jeunes alors que notre appel à projet parle de 320 minimum. On nous dit que 190 jeunes, ce n’est pas assez, alors qu’en matière de prévention, on vise la qualité plutôt que la quantité. On nous demande aussi de faire beaucoup d’administratif. Au détriment du travail de terrain. On s’intéresse tellement aux chiffres qu’on en oublie les bases. »
Forte de ce constat, la CGT réclame « que l’employeur respecte ses obligations en matière de prévention des risques psychosociaux ». Et demande en parallèle au conseil départemental, qui finance l’association, de réagir.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 février 2026)
Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 30 janvier 2026)
Police municipale : quelle égalité républicaine devant la loi ?
Police municipale et gardes champêtres
Nous étions très enthousiastes à l’idée d’un projet de loi consacré aux policiers municipaux et gardes champêtres. À l’occasion de l’examen du projet de loi présenté sur le sujet par Jean-Pierre Chevènement, notre ancien collègue et ami Michel Duffour affirmait : « Il est devenu indispensable de (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
L’IA peut vite devenir un outil de domination
Question d’actualité au Gouvernement
Amazon, IBM, CapGemini, Microsoft, Intel, Hewlett-Packard : ces entreprises annoncent des licenciements massifs en lien avec l’intelligence artificielle.
Selon l’OCDE, l’IA pourrait remplacer 95 % des emplois administratifs ; de nombreux métiers sont menacés : management, ressources humaines, (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin
JO Alpes 2030 : « des Jeux populaires, sociaux et respectueux de l’environnement »
Conclusions de la CMP sur le projet de loi relatif à l’organisation des JOP de 2030
Nous examinons aujourd’hui ce texte dans un moment particulier pour la politique sportive de notre pays. Depuis plusieurs mois, le sport français est gouverné dans une transition permanente : intérim à la direction des Sports, pilotage incertain de l’Agence nationale du sport, et aucune décision (…)
—> Lire l’intervention d’Cécile Cukierman
LMB Aerospace : ne bradez pas nos industries stratégiques !
Question écrite
LMB Aerospace est un équipementier situé en Corrèze, spécialisé dans la fabrication de moteurs et de ventilateurs électriques à destination notamment des Rafales, des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, du char Leclerc ou du porte-avions Charles de Gaulle.
Elle fait donc partie d’un (…)
—> Lire l’intervention Fabien Gay
Les autres interventions
Lois :
Communes nouvelles : quand la loi rattrape enfin la réalité locale
Institutions, élus et collectivités – Faciliter la création et le fonctionnement des communes nouvelles – par Cécile Cukierman – 5 févr. 2026
Les questions écrites :
Un secteur privé uniquement déterminé par une logique de profits immédiats
Éducation et recherche – Dérives du système privé de formation de pilotes – par Marianne Margaté – 5 févr. 2026
Les courriers officiels :
Situation de l’AJECTA
Culture et médias – Pour un maintien vivant de l’histoire sociale et industrielle de nos territoires – par Marianne Margaté – 3 févr. 2026
Affaires économiques :
Don’t Drill. Don’t Drill. Don’t Drill.
Économie – Exploitation des hydrocarbures en outre-mer – par Fabien Gay – 30 janv. 2026
Immigration : « un système qui fabrique des sans-papiers » (L’Indep)
Contrôles aux frontières, arrestations de sans-papiers… à la suite de la conférence de presse que le préfet des Pyrénées-Orientales a organisée sur ces sujets le 15 janvier dernier au poste frontière du Perthus, seize associations et syndicats ont décidé de prendre la parole en commun pour lui répondre.
Pour les associations, certains des propos que le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, a tenus le 15 janvier dernier ne passent pas. Mais alors pas du tout. Premier point de désaccord: les contrôles aux frontières, auxquels le représentant de l’État a souligné dédier des moyens conséquents.
« Nous déplorons la remise en place de frontières dans l’espace Schengen sous divers prétextes depuis dix ans. Nous considérons que cette situation est contraire au droit européen », martèle Dominique Ségard, de la Cimade, une des principales associations d’aide aux migrants. « Par ailleurs, nous constatons des abus lors des contrôles, des mineurs non pris en charge ou des refus d’accès qui rendent impossible les demandes d’asile. »
Par ailleurs, en réponse au préfet qui a annoncé que plus de 8.000 étrangers en situation irrégulière avaient été arrêtés dans le département en 2025, les associations pointent du doigt « un système qui fabrique des sans-papiers ». Elles dénoncent plus précisément des « dysfonctionnements » du portail numérique qui permet de déposer des demandes de titre de séjour ou de naturalisation, ainsi qu’un accueil « désastreux » dans le service de la préfecture en charge de ces demandes (files d’attente « des deux heures du matin »…).
« On a des gens qui travaillent, qui veulent juste faire renouveler leur titre de séjour et qui perdent leurs droits car ils n’arrivent pas à avoir de rendez-vous », s’insurge Josie Boucher, de l’Association de solidarité avec tous les immigrés (Asti). « Nous demandons seulement que les gens puissent effectuer leurs démarches et que celles-ci soient examinées en temps voulu dans les conditions prévues par la loi. »
Et les associations de s’interroger : « Combien de personnes « éloignées du territoire » sont-elles devenues ce que certains appellent « des illégaux » simplement parce que l’État, par ses carences, les a empêchées de renouveler ou de demander le titre de séjour auquel elles auraient eu droit ? »
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 février 2026)








