À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4114 – vendredi 1er mai 2026)

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Le Travailleur Catalan évolue… les tarifs aussi

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Département

Médipôle et Saint-Pierre, du Groupe Elsan. Grève massive des salariés pour la dignité, les revenus et la qualité des soins
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Coup de gueule. La bave du crapeau…
Cachez ce drapeau !
Coup de gueule. La dangereuse bêtise homophobe
Alénya. Assemblée générale de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens (CRC)
Francine Sabaté, résistante. L’hommage nécessaire

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Top14. L’USAP n’ira pas en Pro D2

Culture

61ème festival du cinéma Confrontation. Cinéma du futur
Tautavel. Musiques sans frontières
Art. L’attrait du Canigou
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Stages en entreprise. Une obligation qui peut coûter la vie
L’audiovisuel public dans le viseur des droites. Le texte du député ciottiste a été adopté en commission parlementaire

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Cuba. La solidarité internationale s’intensifie

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Le temps, les saisons, le chaud, le froid

Les cinc arques. Capitol 9(3)

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La grève reconduite à Médipôle et Saint-Pierre (L’Indep)

Le mouvement de grève des cliniques Médipôle Saint-Roch et Saint-Pierre se poursuit et fusionne. Hier, après plus de quatre jours d’actions, les syndicats de chaque établissement se sont retrouvés à la clinique Saint-Pierre pour unir leurs forces. « Après notre assemblée générale et un deuxième rendez-vous avec la direction, sans accord trouve, nous sommes allés soutenir nos collègues de Saint-Pierre. On essaye de créer une action commune puisque nous avons les mêmes dirigeants. Demain matin (ce mercredi), c’est eux qui viendront à Cabestany », confie Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT de Médipôle, au cœur du mouvement avec le syndicat CFDT, représenté par Hélène Masse.

Les urgences restent ouvertes

Les personnels soignants, qui revendiquent de meilleures conditions de travail mais surtout une reconnaissance financière, se dirigeront en cortège vers l’ARS ce mercredi, puis jusqu’à la polyclinique Méditerranée de Perpignan, aussi groupe Elsan, en fin de matinée. « Il faut créer une dynamique pour marquer le coup », poursuit la déléguée syndicale. Elle précise par ailleurs que le PDG du groupe Elsan, Sébastien Proto, devait venir les rencontrer ce mercredi, « mais sa venue a été annulée ». Dans les services de la clinique, seul le premier étage reste ouvert. Les services de chirurgie et de médecine ont été regroupés et accueillent 36 patients au total. Les urgences restent ouvertes.

À la clinique Saint-Pierre, les revendications écrites ont été déposées au directeur Julien Coulomb ce mardi a 11 h. Les déléguées syndicales, Charlotte Bailly (CGT), Aurélie Stéfani (CGT) et Florie Bejat (CFTC), ont ensuite été reçues à 17 h 30.

« Aprés nos propositions, le directeur n’est pas contre une prime pérenne, mais pas de 1 500 € comme demandé, il n’est pas contre non plus une prime ‘one shot’ de 800 €. Il refuse cependant la prise en charge des jours de grève », confient-elles. L’augmentation salariale de 10 % progressive sur quatre ans a été refusée. Le directeur se serait engagé à étudier la qualité de vie au travail, tout comme un avenant sur l’accord d’intéressement avec un seuil déclencheur plus bas. « Mais pour lui, la seule condition est que le service de chimiothérapie arrête la grève et reprenne. Ce que refusent les salariés car ils considèrent cela comme du chantage », ajoutent les déléguées syndicales. La grève est donc reconduite. Et un nouveau rendez-vous calé aujourd’hui à 14 h.

L. Morales (L’Indépendant, le 29 avril 2026)

Manque d’effectif, surpopulation… les surveillants bloquent la prison (L’Indep)

Ce lundi, les surveillants pénitentiaires de la prison de Perpignan ont débrayé pour dénoncer des conditions de travail devenues « insoutenables ».

La tension monte. Une nouvelle fois. les surveillants du centre pénitentiaire de Perpignan tirent la sonnette d’alarme. Ce lundi 27 avril, à l’appel de l’Ufap-Unsa Justice, ils étaient une centaine à débrayer pour dénoncer des conditions de travail devenues « insoutenables ». Pour réclamer des mesures urgentes face à la surpopulation carcérale et au manque de personnel, les fonctionnaires ont bloqué l’accès à l’établissement.

Au cœur de la mobilisation, une pression carcérale record. Un taux d’occupation qui frôle les 300 % avec des détenus contraints de dormir au sol, jusqu’à 7 par cellule. « Un stop écroue continuelle » déplore Pierre Grousset, le représentant local du syndicat, jugeant la situation « explosive et tendue ». Le syndicaliste pointe aussi et surtout un déficit d’effectifs et une multiplication des agressions contre les surveillants « On est quasiment à 300 % de taux d’occupation. Il ne reste plus une place. Aujourd’hui, la seule place disponible, c’est un matelas au sol. Les tensions entre détenus se multiplient. Tout comme les agressions envers le personnel », martèle-t-il.

Mais au-delà de la surpopulation, c’est également le manque criant d’effectifs qui cristallise la colère. A Perpignan, 39 postes sont actuellement vacants. Résultat : « Les agents enchaînent les heures supplémentaires, parfois jusqu’à 40 heures par mois, avec des compteurs qui explosent. On a des postes découverts en permanence. A certains endroits, on devrait être trois, on est deux : Ca nous met en danger ».

Pour Sabrina et Julien, surveillants depuis respectivement 16 et 18 ans, le constat est sans appel. « Les conditions se dégradent d’année en année. Rythmes de travail intenses, rappels sur les jours de repos, sentiment d’insécurité… On en vient même à douter de notre avenir dans le métier. »

Face à cette situation, les revendications sont claires. Davantage de personnel et un désengorgement rapide des établissements. « On veut un plan massif. Peu importe comment, mais il faut des agents. » Le mouvement pourrait se poursuivre. Aucune date de reprise n’est encore fixée.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 28 avril 2026)

Les bergers et vachers catalans ont désormais leur syndicat (L’Indep)

Un syndicat des pâtres des Pyrénées catalanes CGT est en cours de création en cette fin de mois d’avril. Face à la précarité et à l’isolement, ces bergers veulent faire entendre leur voix et obtenir une reconnaissance de leurs conditions de travail.

Le métier de pâtre, ou berger, rime souvent avec un sentiment de liberté, au milieu de la nature, entouré d’animaux… Mais cette activité comporte aussi des difficultés souvent oubliées. En cette fin de mois d’avril, un nouveau syndicat des pâtres est en cours de création dans les Pyrénées Orientales. Une initiative pour que les cinquante à soixante-dix bergers et vachers saisonniers du département puissent être entendus et soutenus par la force du collectif.

Pour Samy, porteur du projet et pâtre depuis six ans dans le massif du Canigó, le point de départ de ce regroupement est « l’amour du métier ». Mais un contexte particulier est venu renforcer cette idée, celui de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a frappé le département les mois derniers. « Je fais partie des rares salariés qui ont perdu leur troupeau. Pendant la DNC, on a vu tout l’emballement médiatique, tous les protagonistes du monde agricole opérer, prendre la parole, mais la conclusion qu’on en a tirée, c’est que le salariat est totalement invisibilisé », insiste-t-il. Ainsi, à l’image du syndicat de l’Ariège, il a décidé de « suivre l’exemple », pour avoir une reconnaissance de leurs conditions.

Sophie, ouvnère agricole en élevage de vaches à Puyvalador, témoigne de son activité : « Il faut être très à l’écoute. Il faut qu’on partage la montagne, alors on a parfois des difficultés avec les gens qui se promènent, qui vont laisser les portes ouvertes… On s’inquiète, pourvu que les bêtes ne sortent pas sur la route, qu’il n’y ait pas d’accident, que les gens ne donnent pas pas des choses à manger qu’il ne faudrait pas, etc… »

Mais aussi sur le plan physique : « On est seuls face aux éléments, parfois il n’y a pas de couverture réseau, il y a des risques avec l’orage. Et nos cabanes ne sont pas en super bon état, il y a à peine de l’électricité et de l’eau », précise un autre berger qui exerce en Cerdagne. Mais Samy tient à rappeler que ces situations sont « très diversifiées » et dépendent des estives dans lesquelles ils travaillent.

Ainsi, ils souhaiteraient « une convention collective spécifique à leur activités », qui leur permettrait notamment de revaloriser leur temps de travail. Mais aussi pouvoir discuter des logistiques de ravitaillement de la nourriture, ou de la gestion et de la formation de leur chien, en dehors de la saison. « Si nos conditions sont améliorées, on fera mieux notre travail », concluent-ils.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 28 avril 2026)

Cabestany. Grève à Médipôle : la clinique en service minimum tout le week-end (L’Indep)

La clinique Médipôle Saint-Roch, à Cabestany, connait un mouvement de grève depuis ce vendredi au petit matin. Les syndicalistes évoquent un conflit avec la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. La clinique tourne depuis au ralenti. Une situation qui devrait durer tout le week-end.

Les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, dans les Pyrénées-Orientales « sont à bout ». Ce vendredi, à l’initiative de la CGT et de la CFDT, une partie des soignants de cette clinique privée de Cabestany a décidé de se mettre en grève.

Le mouvement a débuté des les premières minutes du service de jour, à 5 heures du matin. Anne-Laure Affani, délégué syndical CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch, dresse la situation : « Les conditions de travail se dégradent depuis des années. Mais cela s’est intensifié depuis deux ans. En un an, nous avons changé trois fois de directeur. Le dernier en date fait tout pour optimiser le travail. Nous ne critiquons pas tout, certaines décisions peuvent aller dans le bon sens Mais, globalement, nous devons travailler plus, sans plus de moyens. Et, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est que nous venons d’apprendre que nous n’aurons pas de prime de participation cette année ».

La participation est un dispositif d’épargne salariale qui permet de distribuer une partie des bénéfices de l’entreprise aux salariés. Toujours selon la déléguée syndicale, le contrat d’intéressement devrait être renégocié. « Ils veulent le revoir à la baisse, estime Laure Affani. Pour résumer, on nous demande de travailler plus, avec moins de personnels et on nous revoit les primes à la baisse ».

Un rendez-vous avec la direction ce lundi

Dans la matinée de ce vendredi, « 250 salariés grévistes » se sont retrouvés devant la clinique pour manifester leur mécontentement. À la mi journée, les syndicalistes assuraient que plusieurs services de l’établissement de santé privé seraient impactés par le mouvement.

« Nous devions être reçus par la direction à 15 h ce vendredi mais le rendez-vous a été reporté à lundi midi », indique la syndicaliste. D’ici là, une nouvelle assemblée générale est prévue ce samedi à 10 heures à Médipôle Saint-Roch. Mais les salariés prévoient déjà de reconduire la grève tout le week-end et, plus large-ment, jusqu’à l’entretien avec la direction.

Selon les informations de L’Indépendant, une assemblée générale serait également prévue en début de soirée de ce vendredi à la clinique Saint-Pierre.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 25 avril 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4113 – vendredi 24 avril 2026)

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