À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4080 – vendredi 29 août 2025)

L’édito de Nicole Gaspon. Le coup de poker
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Université du PCF

Focus

La Fête de l’Humanité. La 89e !

L’événement. Mobilisation, blocages, manifestations, grève… Que se passera-t-il le 10 septembre ?

Humeur de rentrée. Pas de formule magique !
Quand la colère gronde…
CGT 66. « Il faut une grande mobilisation de rentrée ! »
Réseaux sociaux. 10 septembre, les réseaux se préparent

Département

Ça s’est passé cet été !

  • Perpignan. L’hommage des communistes à Jaurès
  • Canohès
  • Péage de l’autoroute
  • La mémoire ne faiblit pas. Valmanya – hommage aux résistants et message de paix
  • Rentrée scolaire. Le syndicat Éduc’Action CGT 66 accuse

Perpignan. Un projet qui ne passe pas
En Català. « En català » canvia !
Faire mumuse !
Elne. Baptême républicain de la salle des fêtes
Société. Question autour d’un procès
Témoignage. Yvelise, non voyante a gravi le Canigou

Culture

Exposition Catalogne septembre 2025
Estagel. Beau succès du 17e jour de théâtre
Paroles Révoltées. « El pueblo unido jamás será vencido »
Où sortir ?
Festival Musique et orgue de Vinça. Deuxième week-end en clôture de cette 50e édition
Cattlar. Rencontres culturels du Mas Riquer
Prades. Les 50 ans de l’Agram
Jazz en Tech. Un festival qui a du souffle

France

Plan Bayrou. Des millions de retraités spoliés

Monde

Bolivie. La gauche battue dès le 1er tour de la
Gaza. L’agonie d’un peuple

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Cabestany. « Le sport, c’était ma soupape et la leur » (L’Indep)

Surpopulation chronique, conditions de détention difficiles, violence et insécurité, manque de moyens pour la réinsertion et taux en hausse de récidive: l’univers carcéral est actuellement confronte a plusieurs défis majeurs. Stéphane Quintin, ancien surveillant pénitentiaire, apporte son témoignage sur 34 ans de carrière derrière les murs.

Vous souvenez-vous de votre premier jour en prison ?

Oui, comme si c’était hier. C’était à Fresnes, en 1986. J’avais 22 ans. Je n’avais jamais travaillé, et me retrouver là a été un véritable choc. J’ai encore l’image de cette immense grille qui s’ouvre, du long couloir de parquet grinçant menant au quartier disciplinaire. On avait l’impression d’avancer vers l’enfer. J’étais seul dans ma division, avec plus d’une centaine de détenus à gérer. La nuit surtout, c’était terrible: des cris étouffés, des agressions, mais la loi du silence régnait.

Vous étiez entré dans la pénitentiaire pour le sport ?

Exactement. A l’origine, je voulais être prof de sport. Comme j’avais raté le concours du Creps, j’ai tenté celui de surveillant. Mon espoir, c’était de devenir moniteur de sport en prison. Et j’y suis arrivé. Le sport a tout changé, pour moi comme pour les détenus. J’étais celui qui les sortait de leurs cellules pour souffler un peu. Je voyais des gars se détendre, retrouver un peu d’humanité. C’était une soupape pour eux, mais aussi pour moi. J’ai eu des moments d’émotion, des regards, des mercis silencieux. C’était ma récompense.

Comment décririez-vous vos relations avec les prisonniers ?

Ambiguës. On nous teste, on nous provoque parfois. Certains détenus cherchaient la faille, comme une sorte de bizutage. Mais j’ai aussi noué des rapports respectueux, voire amicaux. Les grands bandits, eux, savaient gérer leur détention. J’ai toujours eu plus d’affinité avec eux qu’avec les petits malfrats. Ils assumaient leur peine, s’organisaient, souvent de façon intelligente. Mais il ne faut pas se tromper : malgré ces échanges humains, chacun reste à sa place. Un détenu d’Action directe à l’époque m’avait prévenu : « On s’entend bien, mais si un jour je m’évade et que tu es sur mon chemin, je ne te ferai pas de cadeau ».

Quelle était la plus grande difficulté de votre métier ?

La surpopulation, sans hésiter. Trois détenus dans neuf mètres carrés, sans intimité, c’est une poudrière. Ajoutez à cela des profils totalement différents enfermés ensemble : niveau de délinquance, âge et milieu aux antipodes. Les tensions étaient permanentes. Et puis, il y a les drames : deux suicides dans ma carrière. On s’endurcit, on met une carapace pour tenir. L’uniforme, c’est aussi ça : on l’enfile le matin avec l’autorité qu’il impose, et on le laisse a la porte le soir pour retrouver une vie normale.

Avec le recul, que vous reste-t-il de ces années ?

Une vision de l’humain, dans tout ce qu’il a de plus dur, mais aussi de plus intense. La prison sécurise la société, mais elle ne réinsère pas. Beaucoup sortent pires qu’ils n’étaient entrés. Pourtant, j’ai vu des hommes s’accrocher, profiter d’un ballon ou d’un terrain de foot pour retrouver un souffle. Moi, c’est ce qui m’a sauvé aussi : le sport m’a permis de rester humain. Si c’était à refaire, oui, je le referais. Parce que malgré tout, j’ai vu des étincelles d’humanité dans un univers où tout est puissance dix.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 24 août 2025)

De Fresnes à Perpignan

Stéphane Quintin a quitté l’administration pénitentiaire en 2020, après 34 ans de service. De Fresnes à Perpignan, en passant par Moulins et Fleury-Mérogis, il a connu l’évolution des prisons françaises, mais aussi leurs échecs récurrents : la surpopulation, le manque de moyens, l’absence de réelle réinsertion. Syndicaliste CGT, il s’est engagé pour garantir de meilleures conditions du statut des surveillants par des mouvements sans cesse renouvelés. Pourtant, dans ce monde clos et dur, il garde en mémoire les instants de respiration qu’il a pu offrir grâce au sport. « Une bulle d’air », dit-il, qui lui a permis de traverser sa carrière sans se déshumaniser.

Amélie-les-bains. Fermeture du guichet de la Poste

Le bureau de Poste (rue coste) sera fermé les samedis 23,30 août, 20 septembre et le mardi 2 septembre après-midi (facebook-mairie 18/8) « pour absence de moyens de remplacement (fermé tous les lundis) ».

Cette situation a été souvent dénoncée par le collectif « Pour un véritable bureau de poste » auprès des responsables de la Poste, des autorités gouvernementales (Sous-préfête, président du la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale -CDDP66-), politiques ; aucune réponse, non respect des 500 signataires de la pétition lancée début 2025).

Le collectif citoyen ne compte pas rester sans réaction, il se réunira début septembre pour définir de nouvelles actions, voir manifestations publiques. Les Amélien.nes méritent respect, considération , d’autant qu’ils connaissent les résultats financiers du Groupe LaPoste au1er semestre 2025.

Les bénéfices s’élèvent à 719 Millions d’€ (+ 225 millions de plus que le 1er semestre 2024) pour un chiffre d’Affaires à 16.962 milliards d’€, tout cela sur le dos des postiè.res et des citoyen.nes pour un service public postal sans cesse dégradé. Les moyens financiers existent pour un vrai service public postal qui passe par le maintien et le développement du réseau de bureaux de poste. Le groupe Laposte, l’État peuvent assurer leur responsabilité.

Quant à l’achat des anciens locaux du Crédit Lyonnais (av du Vallespir) quelque 200.000 € tout est possible ; une goutte d’eau quand on sait que depuis le 26 mai 2025 Philippe Wahl et Philippe Bajou partagent le poste de Président Directeur Général du Groupe La Poste, le premier Président du Conseil d’Administration, le second mandataire social en tant que Directeur Général Délégué, avec la rémunération fixe maximale de 450.000 € prévue pour les entreprises publique… la fonction de PDG à 900.000 € ! Philippe Wahl touché par la limite d’âge, devait être remplacé avant le 25 juin 2025 ! On ne sait combien de temps va durer cet intérim, la nomination devant être précédée d’un passage par la voie parlementaire ?

Le collectif réaffirme avec force que les Amélien.nes ne peuvent pas se « passer des services au guichet du bureau de Poste » comme du distributeur de billets

Nota : l’agence de la Société générale (rue docteur Bouix) quitterait Amélie-les-bains en octobre prochain ! rentabilisation, rentabilisation.

Prades. Les 60 ans de Terra nostra et 50 ans de l’Agram fêtés (L’Indep)

Des revues, photos et 33 tours sont exposés.

Mardi 19 août, à l’espace Martin-Vivès, 81 bis rue du Palais-de-justice, Ramon
Gual, président de l’association Terra nostra, retrace dans une exposition magistrale les 60 ans de recherches et de publications de la revue Terra nostra et les 50 ans du groupe musical l’Agram. Les ouvrages rédigés en catalan ou version bilingue (catalan-français) constituent une référence précieuse pour la connaissance de l’histoire locale et du patrimoine catalan. Des albums originaux (33 tours) de l’Agram sont aussi exposés, ainsi que de très nombreuses photographies. Des cartes géographiques expliquent les différentes périodes historiques. Le dernier magasine Terra nostra 1965-2025 est proposé à la vente sur place, ainsi que plusieurs autres titres. Le samedi 30 août à 11 h et le samedi 20 septembre à 16 h 30 (dans le cadre des journées du patrimoine), Ramon Gual sera présent pour faire une visite commentée de son exposition. Entrée libre, à voir jusqu’au vendredi 26 septembre, du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.

Contact au 04 68 05 22 43.

Serge Andreu (L’Indépendant, le 22 août 2025)

Elne. De jeunes palestiniens accueillis en mairie (L’Indep)

En la salle des fêtes, la commune a accueilli 16 adolescents palestiniens de 14 à 16 ans étudiants en français d’Hebron et de Jérusalem, en présence des associations et des familles françaises dans le cadre d’une coopération linguistique et culturelle franco-palestinienne. Ces rendez-vous sont organisés par Jeunes reporters, les Francas avec le soutien de divers organismes dont le conseil départemental, représenté par Françoise Fiter, vice-présidente. Des témoignages émouvants d’enfances volées par la guerre. Des jeunes pleins d’espoirs et de confiance dans le peuple français.

L’Indépendant, le 22 août 2025

Elne. Hommage à Esther Senot, rescapée de la Shoah (L’Indep)

La ville a dévoilé une plaque en l’honneur de cette grande dame.

Fidèle à ses principes de justice, de solidarité et de lutte contre toutes les formes de haine, la ville a rendu un vibrant hommage à Esther Senot, l’une des dernières survivantes de la Shoah, en nommant en son honneur la salle des fêtes de l’hôtel de ville.

Déportée à l’âge de 15 ans à Auschwitz-Birkenau, Esther Senot a survécu à l’enfer des camps nazis. Depuis, elle consacre sa vie à témoigner, à transmettre, à sensibiliser les jeunes générations à travers les écoles, les associations et les lieux de mémoire.

Un combat de tous les instants pour que « cela ne se reproduise jamais ». Ce lundi 18 août, la commune s’est mobilisée pour honorer cette grande dame. La cérémonie a débuté par la projection du documentaire Esther Senot, rescapée d’Auschwitz, en présence de l’intéressée, de sa famille, du réalisateur illibérien Cyril Tricot et d’un public nombreux et ému.

Cette œuvre bouleversante retrace le parcours d’Esther, sa déportation, sa survie et son engagement sans faille pour la mémoire.

À 18h30, la salle des fêtes a officiellement été renommée en son honneur, en présence du maire Nicolas Garcia, des élus municipaux, d’Esther Senot, de la présidente du département Hermeline Malherbe de nombreux citoyens. Une plaque apposée à l’entrée de la salle rappelle désormais le combat et les valeurs portés par cette survivante hors du commun.

Dans son discours, le maire a insisté sur l’importance de préserver la mémoire, notamment en ces temps troublés où le fascisme et la haine sont aux portes du pouvoir, au niveau national comme local. Des propos partagés par Esther Senot elle-même, qui a déclaré avec force et émotion: « Ils ont changé de nom, mais pas d’idées », soulignant la nécessité de rester vigilant face aux résurgences de l’extrême droite. Cette cérémonie a été bien plus qu’un hommage: un acte citoyen, un rappel historique et un message d’espoir.

L’Indépendant, le 21 août 2025

Elne. La salle des fêtes portera le nom d’Esther Senot (L’Indep)

La commune fidèle a son engagement en faveur de la mémoire et du devoir
de transmission, met à l’honneur celles et ceux qui se sont battus ou ont
survécu aux drames de la Seconde Guerre mondiale. Le lundi 18 août, Nicolas Garcia, maire, et l’ensemble des élus ont choisi de rendre hommage à l’une des dernières survivantes de la Shoah, Esther Senot, déportée à l’âge de 15 ans au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

Depuis de nombreuses années, Esther Senot consacre sa vie à témoigner de l’horreur de la Shoah dans les établissements scolaires, les associations et les lieux de mémoire. Par ses paroles, elle œuvre à maintenir vivant le souvenir de cette tragédie humaine pour qu’elle ne se répète jamais.

Ce lundi 18 août, sera inaugurée, en sa présence, la plaque nommant la salle des fêtes de son nom. À travers ce geste symbolique, la municipalité réaffirme son attachement aux valeurs d’humanisme, de transmission et de mémoire. Le film documentaire Esther Senot, rescapée d’Auschwitz, réalisé par Cyril Tricot, sera projeté à 17 h 30 au cinéma Vautier. La cérémonie d’inauguration se déroulera ensuite à 18 h 30 devant la salle des fêtes de l’hôtel de ville, suivie d’un vin d’honneur dans le hall de la mairie.

L’Indépendant, le 16 août 2025

Valmanya. Commémorer pour ne pas oublier (L’Indep)

Sous la présidence de Didier Carponcin, sous-préfet de Prades, accompagné des autorités civiles et militaires, le maire Jean-Mare Monserrat a ouvert le cortège du souvenir. L’assemblée s’est dirigée et recueillie devant la crypte honorant le sacrifice des victimes, Julien Panchot et les combattants de la Résistance, les civils fusillés ou déportés.

Trois chants

Après la levée des couleurs, trois chants ont rythmé la cérémonie.

Tout d’abord, El cant dels ocells de Pablo Casals, interprété par Maëlle Rouifed. Cette mélodie catalane est un espoir pour la paix, pour retrouver la liberté op-pressée. Ce sont les oiseaux qui portent cette partition car ils n’ont de cesse de chanter chaque jour et de façon universelle au-delà des bruits de la fureur et des éteignoirs.

Le deuxième, Le chant des parti-sans, entonné par la foule pré-sente, a rendu hommage aux combattants. Ils se sont engagés, pour cette même liberté, de leur propre libre arbitre, et pour certains, comme Julien Panchot et les résistants, jusqu’au terme ultime. Enfin La Marseillaise pour laquelle tous les participants ont uni leur voix dans la volonté d’exprimer leur fierté républicaine et de défendre ses valeurs si fortes et fragiles: la liberté, l’égalité et la fraternité. La cérémonie se poursuivait au centre du village avec les discours du maire, du sous-préfet, du représentant de l’Association nationale des Anciens combattants de la Résistance, du maire de Malleval-en-Vercors. Elle s’est conclue par un poème lu par R. Maeso, petit-fils de Barthélémy Panchot. Tous ont rappelé avec rigueur et émotion la valeur d’exemple de la mobilisation de la Résistance et des civils face au fascisme et à la barbarie. Le sacrifice de ces combattants, des civils espagnols et français, l’incendie et la destruction du village de Valmanya en sont un témoignage poignant. Enfin, les autorités se sont recueillies avec salut aux drapeaux au monument aux Morts pour honorer toutes les victimes des conflits.

Commémorer pour ne pas répéter. Commémorer pour résister.

L’Indépendant, le 9 août 2025

Canohès. Une cérémonie en hommage à Julien Panchot (L’Indep)

Julien Panchot, résistant antifasciste, ainsi que ses frères Barthélémy et Aristide, ont été honorés. Chaque année, une cérémonie se tient au cimetière de Canohès rassemblant des membres de la famille Panchot, des élus locaux, des représentants d’associations d’Anciens combattants, des porte-drapeaux et des militants du Parti communiste français (PCF).

Julien Panchot, né en 1901 à Canohès, s’est engagé très tôt dans la lutte contre le fascisme. Il a participé à la guerre d’Espagne, puis a rejoint la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Membre des Francs-tireurs et partisans (FTPF), il a été capturé, torturé et exécuté par les nazis en août 1944 lors de l’attaque du maquis Henri-Barbusse à Valmanya. La cérémonie de commémoration s’est déroulée en deux temps : les discours avec le dépôt de gerbes, ainsi que les chants tels que Le chant des partisans et La Marseillaise, suivi d’une nouveauté cette année à la demande des membres de la famille, la diffusion d’un extrait d’un documentaire de 2021 rappelant le déroulé de cette guerre.

La municipalité a offert un pot de l’amitié. Cette cérémonie vise à rappeler l’engagement des frères Panchot et à transmettre leur mémoire aux générations futures.

En reconnaissance de leur sacrifice, plusieurs lieux portent le nom de Julien Panchot, notamment l’école élémentaire et une salle communale à Canohès.

Y. D. (L’Indépendant, le 8 août 2025)

La cellule de Canohès rend hommage à Julien Panchot

La cellule du PCF de Canohès comme tous les ans, rend hommage à Julien Panchot et dépose une gerbe sur sa tombe. Nous n’oublions pas Barthélémy et Aristide, c’est ensemble qu’ils ont écrit une page de l’histoire.

Au retour de son service militaire dans la marine, Julien adhère au Parti Communiste et part avec son frère Barthélémy en Tunisie où ils militent au parti communiste Tunisien. Il était un militant actif en France à son retour.

Volontaire dans les brigades internationales, il oeuvra dans le cadre du comité d’aide à l’Espagne républicaine et en tant que chauffeur routier, il transporta du matériel destiné aux républicains.

Avec son frère Aristide ils furent faits prisonniers par des Italiens au camp de Burgos où ils furent très mal traités. Libérés après une intervention du gouvernement, Édouard Daladier ayant reçu une lettre de André Marty concernant leur incarcération (cette lettre est parue dans le Travailleur Catalan).

Menacés d’arrestation avec Barthélemy ils passent dans la clandestinité et julien participe particulièrement à l’organisation des FTPF locaux (Francs-Tireurs Partisans Français).

Avec Barthélemy ils rejoignent le maquis Henri Barbusse et en deviennent des chefs, Julien fut chargé de la direction politique de ce maquis qui regroupa entre 25 et 70 hommes.

Ils firent des actions importantes dont la prise de Prades avec le groupe de l’AGE (Agrupacion de guerilleros espagnoles).

L’attaque de Valmanya par les Allemands s’inscrivait dans le cadre d’une stratégie générale décidée après le débarquement du 6 juin.

C’est après un très dur combat pour empêcher les Allemands d’investir le village de Velmanya que Julien fut blessé, torturé et finalement tué sur le mur des mines de la Pinosa, qui en porte encore les stigmates.

Les frères Panchot sont les héros d’une période troublée de l’histoire où l’engagement était la seule issue possible pour agir et changer le cours de l’histoire.

Ils étaient animés par l’espoir politique et social né du programme du conseil national de la résistance en 1944 appelé : « Les Jours heureux ».

Dans leurs pas, avec les camarades et amis de la cellule du parti communiste de Canohès nous continuons à vouloir participer à l’élaboration d’un projet de société qui applique la devise républicaine afin de garantir l’égalité, la liberté et la fraternité.

La fédération et l’engagement de chacun restent une arme dissuasive face aux événements dramatiques. L’histoire de notre société actuelle a besoin de citoyens fédérés et engagés pour l’écrire.

Nous avons une pensée émue pour notre camarade Simone Maso digne fille de cette famille militante, aux multiples engagements.